MON ONCLE de Jacques Ta ti

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Fiche technique du film " Mon oncle "
Produite par le Centre de Documentation du Cinéma[s] Le France.
Site : abc-lefrance.com

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Langue Français
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MON ONCLE F de Jacques Tati FICHE FILM Fiche technique France / Italie - 1956-58 - 2h Réalisateur : Jacques Tati Scénario : Jacques Tati Jacques Lagrange Jean l'Hôte Musique : Norbert Glanzberg Alain Romans Franck Barcellini Interprètes : Jacques Tati (Monsieur Hulot) Jean-Pierre Zola Résumé (Charles Arpel) Mme Arpel à, quant à elle, l’idée de marier son frère à une voisine snob : c’est encore M. Hulot, gentil hurluberlu, habite unAdrienne Servantie l’échec. M. Arpel revient à la charge : Hulot modeste deux pièces dans un vieux quar-(Madame Arpel) fera de la représentation à l’étranger. A tier populaire. Il rend parfois visite à sa l’aérodrome, où M. Arpel et Gérard sontAlain Becourt soeur, mariée à un riche industriel qui venus dire au revoir à Hulot, ils découvriront(Gérard Arpel) fabrique des tuyaux en plastique. Les Arpel l’amitié qui doit unir un père et son fils. habitent une villa ultra-moderne pourvue Lucien Frégis de tous les derniers perfectionnements de (Monsieur Pichard) Critiquel’électroménager. Gérard, leur fils âgé de neuf ans, adore cet oncle fantastique qui sait si bien partager ses jeux. Mais pour M. Lorsqu’il sortit, il y a quelque vingt ans, Arpel, cet oncle ne donne pas le bon Mon oncle suscita les réticences d’une exemple à son fils. Il cherche dès lors à bonne partie de la critique qui lui reprocha l’éloigner de Gérard. Il lui trouve à cet effet d’une part d’être réactionnaire, voire pouja- un emploi dans son usine où Hulot, inca- diste, d’autre part de ne pas obéir aux pable d’un travail suivi, sème le désordre. canons classiques du burlesque. Sur le pre- mier point, les réactions étaient visible- L E F R A N C E 1 D O C U M E N T S ment engendrées par le contexte et voyage en avion) mais une société où sion avec un réverbère, taper sur un cou- socio-économique. La France était enco- l'objet, fin en soi, a perdu toute fonctionna- vercle de lessiveuse en secouant un re largement sous-équipée en loge- lité réelle, dans la mesure où il détruit les pare-chocs pour susciter la dispute de ments, quantitativement et qualitative- rapports humains. Témoin évident : l'allée deux automobilistes. Le rire y est ment, et, après une longue période des Arpel élément d’un décor gratuit, mais d'abord exploitation de la passivité des d’austérité, les Francais commençaient juste faite pour qu'on ne s'y rencontre pas. individus, de l'abandon aux signaux. juste à bénéficier de ces signes exté- L'objet - comme le souhaite la publicité Ainsi cette dame deux fois témoin du rieurs de prospérité économique que contemporaine - se substitue à nous, deuxième jeu et qui ne saura pas se sont les gadgets. Dans ces conditions, devient notre image de marque, est acheté rendre compte qu’elle est victime d’un faire les moindres réserves sur le pour cela. Le poisson-jet d’eau ne fonction- réel accident. Dans les deux cas les bien-fondé à long terme du progrès ne pas pour le plaisir des Arpel, mais pour enfants enregistrent calmement leur matériel était irrémédiablement suspect. l’émerveillement des visiteurs. On ne le succès, contemplent avec quelque dis- Certes Tati n’était pas le premier à s’en met d’ailleurs pas en marche pour Hulot, tance les effets de leur gag sans y insis- prendre au modernisme. Chaplin avec proche parent des propriétaires et les ter davantage , sans commentaires. Les temps modernes, Clair avec A connaissant au-delà des apparences. Dans Cette démarche est très révélatrice du nous la liberté avaient été ses deux ce monde, tout est réglé par un code social style Tati, style qui lui aussi appela des plus illustres prédécesseurs. Mais ce imposé, révélé par l’emploi constant de réserves à l`époque. que Clair comme Chaplin mettaient en signaux : flèches, lignes continues, cadre On lui reprocha trop de subtilité, un cause, c’était les conditions de travail, hiérarchique d’une place réservée, mais manque d'intrigue classique, un person- l’exploitation accrue de l’homme par aussi meubles et accessoires de cuisine nage central Hulot - qui ne commandait l’homme dont témoignaient avec éviden- dépersonnalisés exigeant, pour leur pas assez l’action. C’est que Tati se ce le machinisme, I’automation, le tra- emploi, une initiation qui en fait les signes situe effectivement ici à l’opposé du vail à la chaîne. C’était, aussi et surtout d’une caste. Tout le monde, à l’inverse, cinéma directif traditionnel. Le refus des l’anonymat du travailleur, son embriga- peut avoir accès au matériel du marchand effets faciles, celui d’un personnage dement, sa banalisation que symbolisa de beignets, éventuellement avec une central autour duquel les autres ne le célèbre troupeau de moutons. pointe d’hygiène en plus. A cela, à ce seraient que faire-valoir, I’art de l’ellipse Jacques Tati, lui, s’en prenait à la vie monde rectiligne dont les sociologues ont que l’on avait décelé dans Jour de fête privée, à l'amélioration du confort indivi- depuis montré la fonction politique, Tati et plus encore Les vacances de mon- duel, à toutes ces merveilleuses oppose le vieux quartier de Hulot, proba- sieur Hulot, I’intention de Tati d'aller machines électro-ménagères qui "libè- blement d’un confort médiocre (rien ne de plus en plus vers la discrétion de l'ef- rent la femme" comme le disait si bien l’indique avec certitude : nous ne péné- fet , de donner à voir sans imposer son la publicité d’un constructeur français. trons jamais dans les maisons) mais où propre regard. Protestant contre la pas- Ce qu’il dénonçait, c’était une exploita- l’histoire a sculpté des lieux de rencontre : sivité de l'individu , il commence par la tion économique plus sournoise, plus escalier, place, bistrot, marché, et où les refuser au spectateur. Pas de mots d'au- insidieuse, que le faible équipement rapports humains remplacent le signal. teur, de gros plans insistants, de d`alors ne rendait pas évidente. Depuis Cette idée n’était pas si folle ni si réaction- cadrages suggestifs, mais des plans les mentalités ont changé en même naire puisque les urbanistes d’aujourd’hui moyens ou d'ensemble où se déroulent temps qu'une bonne part des besoins renoncent de plus en plus à détruire pour des choses drôles comme dans la vie. A étaient satisfaits, et nos concitoyens rénover. Et ce type de vie ne doit pas être nous de savoir les surprendre, sur doutent de plus en plus que la qualité si méprisable puisque l’on s’attache à l’écran aujourd’hui, dans la rue demain. de la vie passe uniquement par le déve- chasser les ouvriers et les commerçants La seule aide que nous apporte le réali- loppement de la consommation. On le vers des périphéries abstraites pour loger sateur est dans l'épure même de son voit à travers l'extraordinaire vogue des dans ces vieux quartiers les plus nantis. Si image où l'oeil, aidé par une parfaite groupes écologistes. De là sans doute Tati refaisait Mon oncle, il aurait du mal organisation géographique, n’est jamais que le film soit mieux reçu aujourd’hui à trouver des petites gens dans la maison distrait par un détail inutile. Ce qui (la salle où je l'ai revu, composée pour de Hulot. n’empêche pas qu’un même plan puisse l'essentiel d'enfants et d'adolescents Dans ce monde où la courbe désordon- contenir plusieurs idées drôles. était littéralement pliée en deux de rire née remplace avantageusement la ligne Quant à Hulot, il n’est guère plus qu’un pendant la projection). On s’aperçoit alors droite, les jeux préférés des enfants personnage parmi les autres. Ni vedette, que ce que Tati condamne, ce n’est pas le sont deux exploitations des automa- ni leader. Sa seule fonction particulière progrès technique (Hulot circule en Solex tismes : siffler pour provoquer une colli- est d’assurer le lien entre les deux L E F R A N C E SALLE D'ART ET D'ESSAI CLASSÉE RECHERCHE 8, RUE DE LA VALSE 42100 SAINT-ETIENNE 77.32.76.96 2 RÉPONDEUR : 77.32.71.71 Fax : 77.25.11.83 D O C U M E N T S groupes, de nous permettre la comparai- les contingences sociales. Dans une absolue nécessité. La chose va plus loin son, comme il la permet à son neveu. société qui n’est pas faite que de petits encore : le film - sorte de chronique quo- Mais les gags naissent aussi bien en métiers pittoresques, on aurait aimé que tidienne de la vie de l’oncle Hulot, de son absence. Contrairement à la plupart Tati aille plus loin dans la contestation. son neveu et des parents du neveu - (sinon la totalité) des comiques français, Qu'il déborde d’un microcosme semble être sans "histoire", suite de Jacques Tati ne se réserve pas le privi- petit-bourgeois. Que sa condamnation petites anecdotes liées ensemble et lège de faire rire le public. Ce qui, entre de l'asservissement automobile ne lui dont la somme ne constitue pas un scé- autres avantages, a celui de conférer fasse pas oublier les métros surchargés nario classique avec exposé, conflit, une vie réelle aux personnages secon- et les trains de banlieue de l’aube. crise et dénouement. Or, I'avant-derniè- daires, qui ne sont plus de simples utili- C’est peut-être, dira-t-on, un autre sujet. re scène du film - la brusque complicité tés, donc plus d’épaisseur sociale au Les écologistes actuels, eux aussi, se du père avec son fils, lors de la répéti- contexte dans lequel Hulot évolue. Là veulent au-dessus des partis et au-delà tion, involontaire du gag du réverbère - aussi, les intentions s’affirment par rap- de la lutte des classes. Sans doute prouve soudain qu’il y avait une histoire port aux films précédents. Dans Jour de faut-il définitivement rompre avec cette et que c’était celle de la découverte d’un fête, François le facteur restait l’attrac- philosophie politique qui veut que la vie fils par son père, grâce à l’intercession tion principale. Dans Les vacances, culturelle soit irrémédiablement soumi- d’un oncle. Dès lors, il suffit de remonter monsieur Hulot agissait comme cataly- se à l'économie. Mais sans doute aussi le cours du film pour déceler que l’his- seur. Ici, il n’est plus que simple témoin est-il imprudent de vouloir croire que toire a bien été racontée et même que, même s’il mène une quête identique de l’on pourra détruire une emprise si pro- sans nous en rendre compte, nous avons contact naturel avec les choses et les fonde sans véritable changement social. assisté à une évolution certaine du père, êtres, par-delà un naturel artificiel qui C’est là que s’arrête la pertinence de quasi inconsciente chez lui et qui a porté voudrait régir les rapports humains. En Mon oncle. Mais le plaisir pur que peu à peu ses fruits, durant que Hulot ce sens, il est bien le même personnage, nous offre cette magnifique horlogerie, taillait le petit poirier et "dépaysait" le tout aussi égaré dans un monde dont il où tout arrive en son temps pour que le couple par le spectacle de son incessant ignore les lois - dont il refuse la soumis- rire fuse, est aussi un sérieux avertisse- manège insolite. sion à un code abstrait à l’usine comme ment à tous ceux - et qui de nous n’en Comme tous les grands créateurs Tati à la pension de famille, chez les Arpel est pas un peu ? - qui se laissent engendre un univers particulier et qui comme à la plage. Mais ce cinéma non engloutir dans l’engrenage de la porte sa marque : aussi particulier, men- directif est aussi un comique de compli- consommation et du progrès écono- talement et esthétiquement, que celui cité. Cette communication humaine que mique. C’est si vrai que ce qui, en 1958, de Bresson ou de Langdon, d’Eisenstein souhaite Tati, il l'obtient ici en déclen- avait paru à beaucoup une fausse pro- ou de Chaplin. Il recrée un monde jouis- chant presque toujours le rire par le phétie appartient désormais, sur bien sant à la fois d’une autonomie absolue média d’un personnage sympathique : des points, à notre quotidien, sinon à et d’un profond réalisme, car basé sur le les enfants faisant leurs blagues, le notre passé. souvenir, c’est-à-dire qui n’est pas chien fermant la porte du garage, le François Chevassu image conservée du passé, mais recréa- petit vieux conseillant Arpel qui gare sa Revue du Cinéma n°325 tion de ce passé à travers le prisme du voiture, Hulo lui-même ou, plus simple- style et les pouvoirs de l’imagination. ment, le balayeur refusant obstinément Pas un mètre de pellicule gratuit. Tati, Il pose au départ deux univers : de balayer. Car Mon oncle est aussi, très mathématicien quand on lui parle 1° le quartier modeme où est la maison avant la lettre, une contestation du de ses œuvres, dirait sans doute le ultra-modeme des parents du gosse, métro-boulot-dodo. Le travail y est compte exact. Chaque gag débouche sur monde lisse, discipliné, aseptisé, méca- donné, dans le monde positif du quartier le suivant sans solution de continuité, nisé, ennuyeux, absurde, tragiquement de Hulot, comme quelque chose mieux : le film tout entier n’est qu’un propre et ordonné. Succursale de cet d’accessoire qui ne doit jamais empê- seul gag modulé de mille façons. univers : I’usine où l’on fabrique les cher de prendre le temps de vivre. Seul Chaque trait éclaire et sera éclairé par tuyaux - incandescence du premier Arpel et ses amis le considèrent comme le suivant ; à tel point que le spectateur modèle et où le mode de vie prend les une fin en soi, génératrice d’une hiérar- arrivé en cours de projection risque fort allures kafkaïennes des allées et venues chie qui se maintient même dans les de ne pas saisir certains gags dont les du "Château". Une faille dans le système pseudo-loisirs d’une laborieuse garden prémisses ont été posées auparavant, de la maison ultra-modeme : les visites party. Mais là réside pourtant le point avaient semblé sans importance sur le d’Hulot qui ne joue pas le jeu et compro- faible d’un film qui néglige un peu trop moment et n'acquièrent qu'alors leur met le frêle équilibre entre le poisson jet L E F R A N C E SALLE D'ART ET D'ESSAI CLASSÉE RECHERCHE 8, RUE DE LA VALSE 42100 SAINT-ETIENNE 77.32.76.96 3 RÉPONDEUR : 77.32.71.71 Fax : 77.25.11.83 D O C U M E N T S d’eau, la cuisine robot, le garage auto- jouer la vitre de sa fenêtre, offre le tout pour faire sentir leurs divergences". matique et les meubles fonctionnels. rayon de soleil que le ciel lui refuse. Il y a chez Tati un acte de foi dans Une faille dans l’univers de l’usine : les l’enfance qui est bien son apport per- ouvriers goguenards, indifférents, puis Jacques Doniol-Valcroze sonnel, ajoutait le critique. Il y a aussi, amusés par les catastrophes pro- Cahier du cinéma n° 82 - Avril 58 au-delà de l’amertume, une sorte de voquées par Hulot. Entre la maison et confiance finale dans l’homme. Sans l’usine un trait d’union : la voiture améri- cela Tati pourrait-il affirmer : "La possi-Le réalisateur caine qui change en cours de film pour bilité d’ouvrir une terrasse sur la vie et se moderniser encore plus. d’en faire connaître toutes les richesses Acteur et réalisateur français de son vrai 2°- Le vieux quartier où habite Hulot. Sa fait partie des multiples utilisations du nom Jacques Tatischeff, né en 1908. maison, conçue pour être à la fois cinéma". On peut lui préférer - et à Descendant d’un ambassadeur du tsar à secrète (intimité préservée) et lisible (les juste titre - Keaton, Fields ou Lloyd, infi- Paris, ayant reçu une excellente éduca- claires-voies extérieures de l’escalier). niment plus drôles, mais on ne peut nier tion artistique comme sportive (il joua Tout autour une humanité vivante, sans que Tati ait eu une ambition louable : au rugby, il sut tirer parti de ses dons cesse occupée paresseusement à de jeter sur le monde un regard neuf. d’observation et de cette formation lors- petites tâches, à de petites distractions, Jean Tullard qu’il se lança dans le cabaret et le mais n’échappant pas non plus à une Guide des réalisateurs music-hall. Acteur chez Autant-Lara joyeuse absurdité (le balayeur ne Sylvie et le fantôme, il esquissa paral- balayera jamais le tas d’ordures devant lèlement plusieurs brouillons de son lui, les outils tomberont toujours de la œuvre future dans des courts métrages voiture du légumier, le petit retraité Filmographiedont le dernier, L'école des facteurs, n’arrosera jamais ses plantes, etc...). annonce son premier long métrage, Entre ces deux univers, toujours cinéma- Courts métragesJour de fête, histoire de la tournée tographiquement séparés par la même Oscar champion de tennisd’un facteur un peu ahuri et d’une jour- image (au premier plan, un pan de mur (1932)née de fête foraine dans un petit village. en ruine dans un terrain vague, au fond Beaucoup de finesse dans l’observation, le quartier moderne), Hulot fait le lien. On demande une brute (1934)un comique acrobatique (la tournée sur Du premier, il ramène l’enfant dans le la bicyclette) et quelques gags très réus- second qui y découvre la joie de vivre. Gai dimanche (1935)sis (le musicien aux cymbales cherchant Quand part l’enfant de la maison, Ie à écraser l’insecte qui le persécute). Ce petit chien teckel suit le mouvement et, Soigne ton gauche (1936)sens de l’observation se retrouve dans pendant que l’enfant va rejoindre la Les vacances de monsieur Hulot, bande des petits poulbots du vieux quar- Retour à la terre (1938)mais les gags, souvent excellents (la tier, le teckel va rejoindre la bande de gare, la partie de tennis), sont déjà chiens bâtards du même vieux quartier ; L’école des facteurs (1947)moins nombreux. Ce qui intéresse désor- alors parallèlement les deux bandes mais Tati c’est l’individu face à la foule, commencent leurs méfaits et le soir Longs métrages: les réactions spontanées de l'enfant l’enfant et le teckel rentrent dans la devant la standardisation du monde Jour de fête (1949) maison moderne, éblouis par le souvenir moderne, I’innocence du simple heurté de l’univers libre et n’aspirant qu’à y Les vacances de Monsieur Hulot par des coutumes de plus en plus retourner. Démiurge impassible, impé- (1953)sophistiquées. Tati s’éloigne du bur- nétrable, mystérieux, Hulot arbitre et lesque primitif, ce qui lui vaut, de la part orchestre le mouvement. Il ne cherche Mon oncle (1958)des admirateurs de ce burlesque, de pas à convaincre, il est simplement pré- vives critiques. En définitive Tati a peu sent et sa seule présence modifie imper- Playtime (1967)tourné après Mon oncle. Les embarras ceptiblement I’ordre du monde. Une financiers ont assombri à partir de 1977 grande douceur comique a raison du Trafic (1971)les perspectives de le voir à nouveau sur ciment armé et par la brèche la poésie l’écran promener son personnage mali- avance, un peu gauche, timide, mais Parade (1974)cieux de M. Hulot. " On ne peut éviter de opiniâtre, sur les pattes du petit oiseau confronter Tati avec Chaplin, écrivait à qui chaque matin Hulot, en faisant Henri Agel, mais il faut que ce soit sur- L E F R A N C E SALLE D'ART ET D'ESSAI CLASSÉE RECHERCHE 8, RUE DE LA VALSE 42100 SAINT-ETIENNE 77.32.76.96 4 RÉPONDEUR : 77.32.71.71 Fax : 77.25.11.83