Sous les pieds des femmes de Krim Rachida
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Sous les pieds des femmes de Krim Rachida

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Fiche produite par le Centre de Documentation du Cinéma[s] Le France.
Site : abc-lefrance.com

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Langue Français
Sous les pieds des femmes de Rachida Krim FICHE FILM Fiche technique
France/AlgÈrie - 1997 -1h25 Couleur
RÈalisateur : Rachida Krim
ScÈnario : Rachida Krim Catherine Labruyere Colas
Musique : Alexandre Desplat
InterprËtes : Claudia Cardinale Fejria Deliba (Aya) Mohamad Bakri Hamid Tassili (Amin) Yorgo Voyagis Carim Messalti (Moncef) Nadia FarËs Leila Bouziane (Fuzilla) Assia Barge (Samira)
L E
D O C U M E N T
Entretien avec le rÈalisateur
Dans une scËne-clÈ du film, Aya dÈclare ´La rÈvolution algÈrienne, je lÕavais fait en moiª. Comment faut-il comprendr cette dÈclaration ? Lorsque les parents lÕont mariÈe Moncef, Aya est passÈe sans transitio du statut de fille ‡ celui de mËre. Elle nÕ jamais ÈtÈ femme. La lutte pour lÕind pendance et sa rencontre avec Amin von lui permettre de se libÈrer, dÕÈvoluer e profondeur. La guerre va la rendr capable de faire des choix, de prendr des dÈcisions ; son histoire dÕamour va l rÈvÈler en tant que femme, en lui faisan prendre conscience de son corps, de s fÈminitÈ. CÕest ainsi quÕAya accompli sa propre rÈvolution, alors que le hommes, eux, ne changeront guËre.
Durant tout le film, Aya donne le senti ment dÕune femme en lutte permanent et sur tous les plans. Mais, finalement, ne lutte-t-elle pas dÕabord pour ell mÍme ? Il faut imaginer dÕo˘ vient Aya. ElevÈ dans les montagnes, elle a connu lÕimm gration en France, ses parents ont Èt recrutÈs par des gens qui travaillaien pour de grosses sociÈtÈs miniËres, il fournissaient une main-dÕÏuvre bon ma chÈ. Puis elle fut mariÈe ‡ seize ans. E peu de temps aprËs, elle a plongÈ dans l lutte et a rencontrÈ cet homme, Amin Deux bouleversements majeurs. JÕai voulu retracer un plan de la guerr dÕindÈpendance ‡ travers lÕintimitÈ dÕ femme qui tient - pour une fois -, un rÙl actif et hÈroÔque. Je nÕai pas choisi Pari pour dÈcor, mais le Sud de la France e un milieu modeste, o˘ lÕon ne cÙtoie p des intellectuels et des leaders, mais de gens simples. JÕavais envie de racont lÕhistoire de la guerre ‡ travers ce genr de personnages. Ce parti pris et ce poin de vue me convenaient et mÕinspiraie aussi par rapport ‡ ma propre histoire.
Bien quÕAya ait un rÙle actif, on la
trËs en retrait dans les Èpisodes de 58, en position dÕacceptation muette fac aux hommes, notamment dans le scËnes de rÈunion. Pouvez-vous explique ce paradoxe ? Chez nous, les femmes que je connais n sont ni soumises ni endormies. Elle nÕobservent pas un silence passif. Ell passent pour des modËles de discrÈtion mais rien ne leur Èchappe. MÍme si elle nÕassistent pas aux rÈunions, elle savent, elle ont une intuition trËs forte Et le jour o˘ on leur demande de sorti dans la rue, elle sortent, elles son prÍtes. MÍme les plus traditionnelles sont capables, du jour au lendemain, d se teindre les cheveux, de porter de jupes, dÕenlever le voile et de se montr ‡ visage dÈcouvert ! Aya est une de ce femmes ; elle a ÈtÈ ÈduquÈe comme Áa pour servir, pour sÕoccuper de son mar de ses enfants et ne pas parler avec le hommesÉ Les petites AlgÈriennes, contrairemen aux garÁons, ont des vies trËs rudes, ell reÁoivent une Èducation toute diffÈrente DËs lÕ‚ge de trois ans, la fillette appren ‡ sÕoccuper de ses frËres et de se sÏurs, elle est dressÈe pour cela. Elle ne doit pas entrer dans les piËces o˘ il y des garÁonsÉ sa vie est sÈvËrement cloisonnÈe, et Áa dÈveloppe une force une curiositÈ trËs intÈrieure, intuitive, o˘ tous les sens sont en Èveil. Aya, je lÕ voulue comme cela.
Dans les Èpisodes de 58, vous joue beaucoup sur les silences, les regard qui sÕÈvitentÉ Je parle de ma culture mais il y a, dan chaque culture, dans chaque famille, de codes, des maniËres de fonctionner, de traditions et des carcans. On retrouv cela partout. En fait, jÕai cherchÈ ‡ ce que cette histo re sÕadresse ‡ toutes les femmes, quell que soient leur nationalitÈ et leur histoi re. La guerre dÕAlgÈrie forme un arriËr plan car elle me touche profondÈment mais ce film se veut une histoire univer
SALLE D'ART ET D'ESSAI C L A S S … ER E C H E R C H E 8 ,R U ED EL AV A L S E 42100 SAINTETIENNE 04.77.32.76.96 R…PONDEUR : 04.77.32.71.71 Fax : 04.77.25.11.83
port ‡ la guerre, ‡ lÕamour, sur la relation homme-femme.
On voit rarement Aya ‡ lÕextÈrieur, ‡ part la scËne de la charge des policiers et la rencontre avec la voisine. Comment les AlgÈriennes vivaient-elles alors, en France ? Elles ne subissaient pas les mÍmes ten-sions que leurs sÏurs en AlgÈrie, mais elles sortaient trËs peu. CÕÈtait surtout les hommes qui faisaient les courses. NÕoublions pas quÕelles Ètaient analpha-bËtes. La rue, les magasins... cela les inquiËte, les fragilise encore aujourdÕhui. Ce quotidien leur faisait peut-Ítre alors plus peur que le combat, la collecte dÕargent et dÕarmes.
Autre moment-clÈ de lÕhistoire dÕAya : IÕexplication quÕelle fait de son choix de rester en France ‡ cause dÕAmin. Le personnage dÕAmin est un symbole, il incarne dans le film un certain type dÕindividu algÈrien, le rÈvolutionnaire partagÈ entre tradition et modernisme. Aya a su percevoir ses failles, et elle a rebroussÈ chemin. Elle a pressenti quÕen rentrant en AlgÈrie, elle perdrait ce quÕelle avait acquis, parce que les gens nÕÈtaient pas prÍts. Revenir, cÕÈtait rÈgresser, et elle nÕy aurait pas survÈcu. Face ‡ son mari, et pour ses enfants, elle a pris la dÈcision de rester en France afin dÕÍtre en harmonie avec sa propre Èvolu-tion. En AlgÈrie, jÕai rencontrÈ des femmes, pour qui jÕai beaucoup de respect, et qui furent de grandes combattantes. Certaines continuent ‡ militer aujourdÕhui pour aider leurs semblables en difficultÈ, avec tous les risques que cela implique. DÕautres sont rentrÈes ‡ la maison, ont fait beaucoup dÕenfants, se sont laissÈes aller, et finalement nÕont plus eu la force de se battre contre le pËre, contre le mari, alors que pendant la guerre, elles avaient accompli de vrais exploits.
La RÈvolution pouvait-elle offrir une vraie - -
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vie dÕelles ? CÕest un peu dÈlicat pour moi de juger d cela, ici et maintenant. Les femmes on jouÈ un rÙle trËs important pendant cett guerre. Mais aprËs ce combat, celui d leur affranchissement a continuÈ ‡ Ítr trËs difficile.
Revenons ‡ Aya. Sa dÈcision a quelqu chose de profondÈment douloureux, puis quÕelle ne retourne pas dans le pays po lequel elle sÕest battue, mais reste dan celui qui lÕa condamnÈe et torturÈe... Elle a fait ce choix en essayant de ne pa se sentir coupable, mais elle y a beau coup perdu - une partie de son identitÈ IÕamour dÕAmin et lÕAlgÈrie. Ce sont blessures dont elle ne sÕest jamais rem se et quÕelle porte toujours en elle. Mai elle ne regrette pas dÕavoir ÈlevÈ se enfants en France, de leur avoir offer cette libertÈ. Ce quÕelle exprime e disant quÕelle se fiche de savoir sÕils s moitiÈ Arabes ou moitiÈ FranÁais IÕessentiel Ètant quÕils puissent Ít libres de choisir ce quÕils veulent Ítre faire.
On perÁoit bien cet hÈritage dans le com portement de Fuzilla, sa fille. Aya a transmis le fruit de sa lutte ‡ se enfants, elle a assurÈ leur avenir en res tant en France. Mais elle leur a Ègale ment transmis lÕamour de lÕAlgÈrie. Cependant, il convient de faire la diffÈ rence entre la gÈnÈration de nos parents qui a immigrÈ, et la nÙtre, qui est nÈe ici. Nous nÕavons plus la mÍme problÈm tique, mÍme si une partie de cette pro blÈmatique nous a ÈtÈ transmise. Nou sommes nourris de deux cultures, nou sommes faits de deux pays. Pour en reve nir ‡ Aya, cÕest aussi parce quÕelle assumÈ son choix malgrÈ sa blessure parce quÕelle nÕa pas culpabilisÈ et pas eu de ressentiment envers la Franc parce que lÕAlgÈrie a gagnÈ la guerr que ses enfants ont pu assumer leu propre histoire, se construire une identit qui assimile les deux cultures. Aya a e un discours plutÙt positif en leur m
trant la possibilitÈ de faire des Ètudes, de travailler, de sÕexprimer.
Fuzilla tient devant son pËre, Moncef, des propos critiques, parfois violents, sur lÕAlgÈrie... Moncef a moins bien assumÈ la perte d lÕAlgÈrie. En restant en France, il a reno cÈ ‡ la possibilitÈ de reconstruire son pays. CÕest sa blessure ‡ lui. Il est dev nu trËs ´langue de boisª par rapport son pays, il voudrait croire que tout se passe bien l‡-bas, hormis les ÈvÈne-ments actuels, bien s˚r. Mais il se cache une part de la rÈalitÈ, il veut croire que la guerre a portÈ tous ses fruits, tout en sachant pertinemment quÕon ne sort pa indemne dÕune aussi longue pÈriode d colonisation et dÕacculturation. Monc dÈfendra toujours lÕAlgÈrie, envers contre tous. Et cÕest sur ce point qu sÕaffronte avec sa fille.
Moncef fait un trËs bel Èloge dÕAya lor quÕil Èvoque sa sortie de prison, aprËs l guerre. A-t-il fait, pour autant, sa propr ´rÈvolution ?ª Aya a entraÓnÈ Moncef dans son sillage. En lÕÈpousant, il se prÈparait ‡ vivre u mariage parfaitement traditionnel. Il a v changer Aya, il lÕa admirÈe pour son co rage et ses engagements quÕelle a chËr ment payÈs. Il Èprouve pour elle une tell admiration quÕil tolËre mÍme chez ell cet amour qui les a sÈparÈs. Moncef pleinement acceptÈ lÕÈvolution dÕAya, i consenti, par amour pour elle, ‡ rester e France avec leurs enfants. Il a su faire la distinction entre la mËre et la femme. Cela demandait un gros effort, un gran courage. CÕa ÈtÈ sa petite rÈvolution lui ! JÕaime beaucoup ce personnage...
CÕest une ´rÈvolutionª quÕAmin nÕa su faire. Amin revient en France quarante an aprËs la guerre, avec tous ses Èchecs et cet amour qui a tournÈ court par sa faute. Par son silence, il est rentrÈ dans le sys-tËme, il a acceptÈ le Code de la Famille,
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Lui qui sÕÈtait battu, qui Ètait un intellec-tuel, il pouvait apporter quelque chose, mais il nÕa rien fait, si ce nÕest un fils qui a dÈrivÈ et qui est devenu intÈgriste ! Il paye tout cela aujourdÕhui. CÕest un homme brisÈ qui revient vers Aya et qui accepte avec humilitÈ ce quÕelle peut lui apporter. Aya et Amin vont se parler. Ce retour, pour Amin, cÕest une prise de conscience et un nouveau dÈpart, un espoir. Un homme arabe qui exprime ‡ une femme ce quÕAmin dit dans sa lettre ‡ la fin, peut aller trËs loin...
Amin reconnaÓt ainsi quÕAya Ètait la plus forte, et quÕelle possËde quelque chose quÕil nÕa jamais pu acquÈrir. Amin est un homme prisonnier de son Ïdipe, de lÕemprise du systËme matriar-cal. La vie est trËs difficile pour les femmes en AlgÈrie, mais, dans la mesure o˘ elles ont la charge de lÕÈducation des garÁons, elles exercent aussi un terrible ascendant. Et comme elles sont Ègale-ment les gardiennes de la tradition, cette relation mËre-fils nourrit de grandes ambiguÔtÈs. Ces femmes subissent et transmettent, mais ce sont aussi des guerriËres, et elles sont trËs puissantes. CÕest lÕune des grandes contradictions inhÈrentes ‡ ces cultures. Les filles sont toujours des mËres en puissance ; cÕest ‡ la fois leur force et leur fardeau. Amin ne sÕest pas dÈtachÈ de cela. Il en souffre, mais il a fait le choix de la parole maternelle, il est retournÈ vers ses ori-gines, en AlgÈrie, et il a repris le statut qui est le sien dans sa culture.
CÕest peut-Ítre le personnage le plus tra-gique de cette histoire... Oui, cÕest le plus touchÈ car ses rÍves lÕavaient entraÓnÈ trËs loin pendant la guerre. JÕajoute que si la relation ‡ la mËre a toujours ÈtÈ trËs pesante, le rapport au pËre Ètait tout aussi problÈmatique, sur-tout durant la colonisation. CÕÈtait trou-blant, cette image de lÕhomme, du pËre, qui devait baisser la tÍte devant le Colon
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retrouver son autoritÈ, sa virilitÈ. E ainsi que les hommes sont rede des tyrans, en sÕappuyant sur la tr une tradition quÕils rÈinterprÈtaie vers leur humiliation.
Pendant et aprËs la guerre, il nÕy a dÕautre ´politique familialeª que l pur et simple aux traditions. On leur avait tout pris, IÕautoritÈ, l la langue. Que leur restait-il dÕau selon les familles, le degrÈ dÕac tion, le retour aux traditions sÕ dÕautant plus dur. Il faudra bien parler de ce problËme si lÕon veu ciser et mieux comprendre la re France-AlgÈrie. Car rien nÕest rÈgl
La scËne o˘ Amin rÈcite le Co avoue ‡ Aya quÕil ne sait pas lire est un autre moment fort. Cette scËne, avec lÕhumiliation d est porteuse, est pour moi dÕu grande force. Je ne connais pas violence que lÕacculturation forc peuple.
Pourriez-vous nous parler de lÕÈcri scÈnario ? Au dÈbut, je suis allÈe plusieurs f AlgÈrie, seule, pour me documente mÕimprÈgner de la rÈalitÈ ambian ensuite Ècrit un traitement que jÕ vaillÈ avec une amie, Cat LabruyËre-Colas, avec qui jÕavais Ècrit le court-mÈtrageEl Fatha. C vrai plaisir de travailler avec que de cette qualitÈ. Catherine et moi mis en forme une premiËre versio remportÈ des prix et obtenu lÕai rÈÈcriture du CNC. Eric Atlan mÕ conseillÈ de prendre un scÈnaris script manquait de rythme, la m Ètait l‡ mais pas encore la structur alors eu le plaisir de travailler avec Luc Seigle, qui a beaucoup de tale Au total, ce furent deux collabor diffÈrentes mais merveilleuses e caces parce que fondÈes sur une qualitÈ dÕÈcoute, un mÈlange sensibilitÈ et de professionnalisme.
Aviez-vous envisa construction en confrontation entre p Non, mon projet init ment les annÈes cin attachÈe au passÈ. avant de parler du p comprendre. Et je l faire le chemin lui-m que jÕallais en Alg des jeunes, que je cette actualitÈ me tr ont peu ‡ peu m˚ri confrontation passÈ Luc Seigle mÕa aidÈ Et puis, jÕavoue q voulais pas parler d de tenir un discours en AlgÈrie, je ne v manipuler lÕactual prÈtentieux dÕÈmett des problËmes aux confrontÈe. Mais lor ‡ aller l‡-bas, jÕai de mÕexprimer ‡ ce prÈtention dÕavoir t eu besoin dÕexpri ce que jÕai ressenti jÕai rencontrÈs, le soit celle des jeun modestes ou des i pouvais pas faire lÕi
Mais il fallait Ègale sur le passÈ ? Le passÈ offre des c ce qui se passe auj pour projeter le fut passÈ, cÕest donner prÈsent. CÕest pour cela qu 58, et notamment ‡ dÕAmin, ‡ travers s scËne de la lecture d je tenais ‡ livrer de de comprendre les
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Bien s˚r ! JÕai rencontrÈ l‡-bas des femmes magnifiques, formidables, qui prennent dÕÈnormes risques, tous les jours. Cela contredit le discours dominant qui prÈtend que les femmes algÈriennes sont des femmes soumises. Ce nÕest pas vrai. Elles savent se servir de leur pouvoir pour descendre dans la rue. Elles mani-festent contre le Code de la Famille et pour la dÈmocratie.
Mais arrivent-elles ‡ entraÓner les hommes ? Je pense que oui. Je veux le croire. CÕest pour dire cet espoir que jÕai mis une chanson au gÈnÈrique de fin qui sÕappelle ´AlgÈriaª, une chanson dÕun jeune musi-cien que jÕai dÈcouvert : Amazigh Kateb du groupe Gnawa diffusion. Sur une musique extraordinaire, un mÈlange de toutes les cultures, de musiques de Gnawas, de Chahabi, de rap, de reggae, de rythmes, les paroles Èvoquent la situation en AlgÈrie et disent que ´pen-dant quÕon br˚le de lÕencens on sacrifie des petites fillesª. Si lÕon veut que je parle de lÕAlgÈrie de demain, je parlerai de ce jeune artiste engagÈ. Son disque est magnifique. Alexandre Desplat a composÈ le reste de la musique. Je voulais jouer sur le bras-sage musical. Ce mÈtissage mÍle du classique avec du jazz, des rythmes Gnawas, arabes... JÕavais, entre autres, un musicien turc, un joueur de cythare syrien, un percussionniste Ègyptien, un percussionniste iranien, un percussion-niste marocain, trente cordes... CÕÈtait magnifique ! (É) Dossier distributeur
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