Aéronautique - Espace (Résultats de l'enquête 2003)

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Commentés et illustrés, les résultats de l'enquête «Aéronautique-Espace 2003» en Aquitaine, enquête annuelle auprès des fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services de la construction aéronautique et spatiale. Quelques données de cadrage sur «Aéronautique-Espace et Grand Sud-Ouest», basées sur l'enquête menée conjointement en région Midi-Pyrénées. Pour les 588 établissements aquitains répondants, les données des exercices 2001 et 2002 : évolution des chiffres d'affaires et des effectifs salariés, activité totale et activité liée au secteur aéronautique-espace. Origine géographique des commandes, sous-traitance en chaîne, travaux pour le secteur militaire et premières tendances 2003 sont déclinés entre autres selon le département, la catégorie, la taille et l'activité principale des établissements. Pour les établissements industriels et de «recherche-études», un questionnement plus approfondi permet des résultats détaillés sur les thèmes «méthodes, stratégie», «relations et politiques commerciales», «activités et perspectives». Tableaux, cartes, graphiques. Définitions, méthodologie.

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LE DOSSIER
INSEE AQUITAINE
AÉRONAUTIQUE - ESPACE
Résultats de l’enquête
2003
ENQUÊTE ANNUELLE AUPRÈS DES FOURNISSEURS, SOUS-TRAITANTS ET
PRESTATAIRES DE SERVICES DU SECTEUR AÉRONAUTIQUE ET SPATIAL
A VEC LA P A R TICIP A TION DEINSEE
AQUITAINE
R E G I O N
INSTITUT NATIONAL
DE LA STATISTIQUE
ET DES ÉTUDES CESR
AQUITAINEÉCONOMIQUES PREFECTURE DE LA REGION AQUITAINE AQUITAINE
N°46
NOVEMBRE 2003Conception-rédaction : Fabrice Hillaireau, Michèle Charpentier
Gestion de l’enquête : Mireille Blondy, Mic
Merci à Marie-Hélène Bernard, Marlène Castel, Maïté Cisnal, Marie-Christine Huguet,
Bernadette Larche, Françoise Lautrette et Florence Mosser
pour leur participation à la collecte.
Couverture Crédit photos :
1 ESA/CNES/Arianespace (Ariane 5)
3
2 Photo Airbus Military (Airbus A400M)1
2
3 Document Thales Avionics, photo Patrick Darphin (Viseur de casque TOPOWL®)
Couverture : Joël LacosteSommaire
Commentaires - Méthodologie - Définitions
Méthodologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4
Résultats généraux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .5
Industrie-Recherche-Études . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Aéronautique-Espace et Grand Sud-Ouest . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Les indicateurs 2002 selon :
le département . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .14
la catégorie d’établissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
l’activité de l’établissement 16
la taille d’établissement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .17
le poids des commandes aéronautiques et spatiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
L’origine géographique des commandes aéronautiques et spatiales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
La sous-traitance en chaîne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .20
Les travaux pour le secteur militaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
Les tendances 2003 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
Organisation - Méthodes - Stratégie (Industrie-Recherche-Études). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Relations et politiques commerciales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
Activités - Perspectives (Industrie-Recherche-Études) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
Le questionnaire 2003 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2003 3 INSEE AQUITAINEMéthodologie
L’enquête annuelle "Aéronautique-Espace" est menée conjointe- Finalement 588 établissements aquitains ont contribué par leurs ré-
ment par l’Insee Aquitaine et l’Insee Midi-Pyrénées ; elle s’adresse ponses à l’édition des résultats ici présentés, portant sur les exerci-
aux fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services du secteur. ces 2001 et 2002 mais aussi sur les premières tendances 2003.
La consultation périodique des donneurs d’ordres nationaux de la Depuis l’édition 2001 de l’enquête, un volet de questions complé-
construction aéronautique et spatiale permet de dresser la liste des mentaires est destiné aux établissements dont l’activité principale
établissements régionaux susceptibles d’avoir travaillé pour le sec- relève de l’industrie, ainsi qu’aux établissements du secteur de la
teur l’une au moins des deux années considérées. recherche et des études.
Ce sont donc les établissements liés aux donneurs d’ordres du sec- Les réponses ont été collectées pour la plupart de mars à juin 2003 ;
les premières tendances 2003 et perspectives ne doivent donc êtreteur qui sont interrogés, et non pas les eux-mê-
considérées que comme la synthèse des opinions des chefs d’entre-mes.
prise recueillies alors.Ont été exclus du champ de l’enquête les établissements relevant
Les résultats du présent dossier ne sont pas destinés à être comparésd’activités comme le commerce de détail, dont les relations avec le
secteur ne sont que ponctuelles et non significatives. à ceux des enquêtes précédentes, du fait de l’inévitable variation
des taux de réponse d’une année à l’autre. Ainsi, le nombre d’éta-L’objet est donc bien d’identifier les "établissements liés", c’est à
blissements liés au secteur ne doit pas être interprété dans l’absolu.dire ceux dont l’activité dépend au moins en partie des commandes
Les données d’évolutions qui figurent dans le présent dossier sontdu secteur. On évoquera donc les "chiffres d’affaires liés" et "effec-
en revanche significatives car calculées à champ constant.tifs salariés liés" en considérant la part des chiffres d’affaires et effec-
tifs salariés totaux liée à ces commandes.
INSEE AQUITAINE 4 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2003Résultats généraux
argement attendue depuis l’automne 2001, la vague Pas de lien uniforme au secteur
d’inquiétude liée à la conjoncture aéronautique mon-
Pour les 588 établissements étudiés, les commandes des don-Ldiale finit par atteindre les côtes aquitaines. Son impact
neurs d’ordres de la construction aéronautique et spatiale re-
semble amorti, mais n’est encore que partiellement mesuré.
présentent 26,4 % du chiffre d’affaires total. Derrière cette
Dans un climat assez largement pessimiste, les résultats de dépendance moyenne se glissent des réalités fort distinctes :
l’année 2002 s’avèrent pourtant globalement positifs pour les pour les fournisseurs, seulement 12 % du volume d’activité
établissements aquitains liés aux donneurs d’ordres de la 2002 découlent de ces commandes, soit un peu moins que
construction aéronautique et spatiale : leurs chiffres d’affaires pour les prestataires de services (14,6 %). Sans commune me-
et effectifs salariés progressent encore en 2002, progression sure avec ces deux catégories, les sous-traitants sont liés au
certes plus faible que celles mesurées les années précédentes. secteur pour une part majoritaire de leur chiffre d’affaires
Les opinions sur le début d’année 2003 augurent d’un futur (53,6 %).
proche plutôt difficile. La population des industriels et celle des sous-traitants se re-
Les 588 fournisseurs, sous-traitants et prestataires de services coupent largement : près de 75 % des établissements indus-
enquêtés emploient près de 20 900 salariés en fin d’année triels sont d’abord des sous-traitants, tandis que 80 % des
2002, et plus d’un quart de leur chiffre d’affaires total dépend sous-traitants œuvrent dans l’industrie.
des commandes du secteur aéronautique-espace. Aussi le lien avec le secteur aéronautique-espace est-il fort
Ces marchés semblent rester relativement porteurs : si les pro- pour les activités industrielles observées, concernant en
gressions des années 1999 à 2001 ne sont plus de mise, le moyenne 43,6 % du chiffre d’affaires. Le maximum (58,2 %)
chiffre d’affaires lié augmente davantage que le chiffre d’affai- est mesuré pour les établissements de “mécanique générale”
res total (respectivement +5 % et +2,6 %). (une centaine d’établissements de petite taille), puis on note
49,5 % en “métallurgie et transformation des métaux” (unePrincipaux bénéficiaires de l’exercice 2002, les prestataires
trentaine d’établissements de grande taille).de services doivent d’abord ces bons résultats aux comman-
des du secteur. Les évolutions conjoncturelles et structurelles du marché aé-
ronautique-espace sont donc particulièrement cruciales pourS’élevant à 3 %, la hausse des effectifs salariés totaux est
ces quelque 250 établissements industriels qui emploientmoindre que précédemment, n’atteignant pas cette fois-ci le
près de 9 000 salariés dans la région, et il faut constater qu’enmillier d’emplois supplémentaires.
2002 ce marché ne joue plus le rôle moteur qu’il a su jouer
auparavant : hormis en « mécanique générale », le différentielChiffres d’affaires : des progressions limitées
d’évolution entre le chiffre d’affaires lié au secteur et le resteet contrastées en 2002
du chiffre d’affaires n’est pas significativement favorable au
premier. Il lui est même défavorable dans les “industries desEn 2002, le chiffre d’affaires issu des commandes du secteur
équipements mécaniques”.aéronautique augmente de 5,4 %, celui lié au secteur spatial
de 1,8 % et celui relevant des autres marchés de 1,7 %. Quant aux activités non-industrielles, elles affichent quasi
systématiquement des progressions à deux chiffres sur le mar-Les trois catégories d’établissements connaissent des évolu-
ché aéronautique et spatial, si l’on excepte les activités “di-tions divergentes : les fournisseurs, peu dépendants du sec-
vers tertiaire”. Ces progressions sont généralement largementteur, connaissent une baisse de leur chiffre d’affaires lié
supérieures à celles observées sur les autres marchés (hormis(-6,7 %) mais la progression de leurs autres activités (+2,6 %)
dans l’informatique où la hausse est entre 16 et 17 % dans lesles maintient en zone positive ; les prestataires de services, à
deux cas).peine plus liés au secteur, progressent largement plus sur ce
marché aéronautique et spatial (+26,4 %) que sur les autres Informatique et “recherche-études” présentent de loin les
marchés (+3,9 %), pour afficher finalement le meilleur résul- meilleurs résultats sur le marché aéronautique-espace, ne
tat global (+6,7 %) ; enfin les sous-traitants, qui dépendent “pesant” au total que 2 000 salariés mais avec des liens au
majoritairement des commandes du secteur, progressent sur secteur parmi les plus forts.
ce marché (+3,8 %) et s’assurent ainsi un équilibre global Dans la construction, le commerce de gros et les transports, le
(+0,2 %) malgré leurs difficultés sur les autres marchés lien au secteur est plus lâche (moins de 10 % des chiffres d’af-
(-3,6 %). faires totaux dans tous les cas), mais le volume des travaux
Les prestataires de services retrouvent ainsi une situation pri- concernés augmente de 10 % et plus. Ceci contraste avec le
vilégiée déjà connue en 2000, après une année 2001 où leurs reste des travaux, généralement atone en 2002.
effectifs salariés avaient davantage augmenté que leurs chif-
fres d’affaires. En 2001, les sous-traitants étaient les mieux La croissance des effectifs salariés
placés au vu des différentes évolutions de chiffres d’affaires. court toujours…
Ces divergences se retrouvent partiellement sur le marché Après trois exercices lors desquels la progression sensible et
spatial : nette baisse côté fournisseurs (-11,7 %), stagnation régulière des chiffres d’affaires s’accompagnait d’un gain an-
côté sous-traitants (-0,3 %) et enfin franche progression côté nuel d’environ mille emplois, le ralentissement de la crois-
prestataires de services (+14,5 %). sance mesuré en 2002 est assez logiquement assorti d’une
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2003 5 INSEE AQUITAINE
Résultats généraux
moindre augmentation des effectifs salariés : +3 %, soit un Dans les Pyrénées-Atlantiques, les sous-traitants sont majori-
gain légèrement supérieur à 600 emplois en 2002. taires (un peu plus de 110 unités pour 70 prestataires et 35
fournisseurs), d’où une dépendance moyenne élevée (44,9 %Ces emplois supplémentaires peuvent être répartis en deux
du chiffre d’affaires total).parts quasi égales, l’une dédiée aux travaux pour le secteur
aéronautique et spatial et l’autre relative aux autres travaux. A Des différences se lisent aussi dans les effectifs salariés : plus
l’origine de cette parité, une augmentation des commandes de 60 % des effectifs totaux sont girondins et 26 % pyrénéens,
du marché aéronautique-espace trois fois plus forte, mais por- mais les effectifs dédiés aux travaux pour le secteur aéronau-
tant sur un volume d’activité trois fois plus faible que celui lié tique et spatial sont pour 37 % en Gironde et pour 44 % dans
aux autres marchés. les Pyrénées-Atlantiques.
En fin d’année 2002, on estime donc aux environs de 6 400 Les départements de la Dordogne, des Landes et du
emplois les effectifs dédiés aux travaux pour le secteur aéro- Lot-et-Garonne se partagent donc un dixième des établisse-
nautique-espace au sein des 588 établissements étudiés, soit ments liés, 14 % des effectifs salariés totaux et 19 % des effec-
30 % de leur emploi total. tifs dédiés.
Les différences d’évolution entre les effectifs salariés totaux Dans les Landes comme en Lot-et-Garonne, les établisse-
des fournisseurs, des sous-traitants et des prestataires de servi- ments liés au secteur emploient environ un millier de salariés,
ces sont moindres que celles observées sur les chiffres d’affai- avec un poids du secteur aéronautique-espace supérieur à
res totaux, tout en respectant le même ordre : l’emploi total 50 % dans les deux cas.
augmente surtout chez les prestataires de services (+5,2 %), Aire-sur-l’Adour et Marmande présentent ainsi une concen-
moins chez les fournisseurs (+2,9 %) et chez les sous-traitants tration d’activité significative, certes sans commune mesure
(+1,4 %). avec les trois agglomérations majeures de la région.
De même, l’emploi dédié aux travaux pour la construction En Dordogne enfin, la taille des établissements concernés est
aéronautique et spatiale évolue parallèlement aux chiffres supérieure à la moyenne, mais ces ne sont que
d’affaires liés, mais avec des amplitudes moindres : légère faiblement liés au secteur (environ 10 % du chiffre d’affaires
baisse chez les fournisseurs et légère hausse chez les total en 2002).
sous-traitants (respectivement -2 et +2 %), forte hausse chez
les prestataires de services (+22 %). Proches services, lointaines fournitures
Les donneurs d’ordres de la construction aéronautique et spa-
Une région, plusieurs pôles
tiale faisant travailler les fournisseurs, sous-traitants et presta-
Près de 90 % des établissements aquitains liés au secteur sont taires de services aquitains ne sont pas tous implantés dans la
implantés en Gironde ou dans les Pyrénées-Atlantiques, assez région. Ainsi, 47 % du chiffre d’affaires lié au secteur résultent
largement concentrés autour des agglomérations de Bor- de commandes internes à la région ; 11 % proviennent de
deaux, Pau et Bayonne-Anglet-Biarritz. de Midi-Pyrénées et 25 % des autres régions
françaises. Les donneurs d’ordres étrangers sont donc à l’ori-Le tissu girondin et celui des Pyrénées-Atlantiques sont claire-
gine de 17 % du chiffre d’affaires lié, dont 12 % pour l’Unionment distincts, notamment par leur répartition catégorielle :
Européenne et 3 % pour les Etats-Unis.la Gironde compte presque une centaine de fournisseurs, au-
tant de sous-traitants et un peu plus de prestataires de servi- Les établissements girondins sont particulièrement dépen-
ces. Ceci se traduit par une dépendance au secteur réduite dants du marché régional, lequel absorbe 72 % de leurs pro-
(15,1 % du chiffre d’affaires total). duits et services destinés au secteur.
Définitions
La construction aéronautique et spatiale comprend tous les établis- Sous-traitance de spécialité : l’établissement offre une technique
qui fait défaut au donneur d’ordres.sements fabriquant à titre principal des cellules d’avions, des moteurs
et des équipements spécifiques pour avions, ainsi que des engins et Offre globale : réalisation d’un ensemble ou sous-ensemble, de
des lanceurs spatiaux. Les organismes publics présents dans ces do- l’étude à la conception et à la fabrication, avec ou sans co-finance-
ment du développement.maines sans avoir d’activité industrielle affirmée en sont exclus.
Les fournisseurs sont les établissements dont le lien avec l’industrie Les prestataires de services prennent en charge une partie des acti-
vités non-industrielles (études techniques, informatique, formationaéronautique et spatiale est essentiellement commercial et ne
donne lieu à aucune intervention technique de la part du client. Les professionnelle...) d’un ou plusieurs industriels du secteur.
produits offerts sont immédiatement identifiables sur catalogues et Le poids du secteur aéronautique et spatial dans le chiffre d’affaires
disponibles en stock. hors taxes des établissements liés est la part des travaux destinés au
Les sous-traitants sont les établissements réalisant pour le compte secteur dans le chiffre d’affaires, telle qu’elle est déclarée. Ce poids
permet d’obtenir une première approximation des effectifs salariésd’un ou plusieurs industriels du secteur aéronautique et spatial, se-
lon un cahier des charges préétabli, la fabrication de pièces, de pro- dédiés au secteur, par une simple application du ratio aux effectifs
duits d’éléments d’ensembles ou de sous-ensembles. salariés totaux de l’établissement.
Sous-traitance de capacité : l’établissement offre une capacité de
travail supplémentaire au donneur d’ordres.
INSEE AQUITAINE 6 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2003
Résultats généraux
Ceci s’explique par le poids des prestataires de services dans Un début d’année 2003 peu engageant
le tissu girondin, catégorie généralement caractérisée par une côté aéronautique…
clientèle de proximité (84 % des ventes des prestataires aqui-
Interrogés au deuxième trimestre 2003 quant à leur percep-
tains restent en Aquitaine).
tion de l’évolution des commandes sur les marchés de l’aéro-
A l’opposé, une part importante de la production des fournis- nautique et de l’espace, les responsables des établissements
seurs aquitains sort du territoire national (36 % dont plus de aquitains liés au secteur formulent des opinions nettement
15 % hors de l’Union Européenne). pessimistes.
Les sous-traitants travaillent quant à eux sur des aires moyen- Concernant l’aéronautique, 45 % d’entre eux ressentent une
nes : fréquemment dans la région (39 %), volontiers avec les diminution, 39 % une stabilité et 16 % une augmentation du
autres régions françaises (43 %) mais assez peu avec l’étran- volume des travaux. Plus inquiétant, les pessimistes “pèsent”
ger (17 %). 63 % du chiffre d’affaires aéronautique 2002 et les optimistes
20 %.
La sous-traitance en chaîne
Les sous-traitants affirment un peu plus encore cette ten-fréquente dans l’industrie
dance : plus de la moitié d’entre eux et plus des trois-quarts du
Moins d’un établissement lié sur quatre a lui-même recours à chiffre d’affaires aéronautique 2002 seraient concernés par
la sous-traitance pour réaliser les travaux que lui confient les une baisse. Les prestataires sont plus modérés dans le pessi-
donneurs d’ordres de la construction aéronautique et spa- misme et les fournisseurs plutôt optimistes.
tiale.
Dans la continuité des années précédentes, cette sous-trai- …et côté spatial
tance en cascade est rare chez les fournisseurs et prestataires Les pessimistes sont nombreux (50 % des établissements)
de services (9 %), mais elle est pratiquée par 43 % des mais d’un poids encore minoritaire (40 % du chiffre d’affaires
sous-traitants et augmente généralement avec la taille des éta- spatial 2002). Les divergences sont assez faibles entre fournis-
blissements. “Mécanique générale” et “industries des équipe- seurs, sous-traitants et prestataires de services, si l’on excepte
ments électriques et électroniques” semblent les secteurs les les “gros” fournisseurs qui allègent d’une dizaine de points
plus fidèles à ce mode d’organisation. l’addition du pessimisme.
Enfin, elle porte le plus souvent sur moins de 30 % de l’activi- Un retour d’un an en arrière permet toutefois d’oublier quel-
té aéronautique et spatiale de l’établissement “intermé- ques-uns des gros nuages noirs apparemment promis au sec-
diaire”. teur : le pessimisme déjà entrevu au deuxième trimestre 2002
n’a pas été entièrement justifié par les résultats finaux de
Travaux pour le secteur militaire : l’exercice 2002 présentés dans le présent dossier. Certes
un établissement sur deux moins favorable que les précédentes, l’année s’est quand
Près de la moitié des établissements interrogés ont pour client même soldée par des progressions globales du volume d’acti-
le secteur militaire, une proportion qui croît avec la taille des vité lié au secteur en Aquitaine.
unités : c’est le cas pour un tiers des établissements de moins Cette forme d’inertie s’explique sans doute en grande partie
de dix salariés et presque 70 % des unités de 100 salariés et par la spécificité des fonctions assurées par les établissements
plus. Les prestataires de services sont moins souvent sollicités aquitains dans la chaîne de la construction aéronautique et
que les sous-traitants et surtout que les fournisseurs, mais ils le spatiale. Cette spécificité a sans doute joué un rôle protec-
sont parfois pour une partie importante de leur chiffre d’affai- teur… jusqu’à quand ?
res aéronautique et spatial, à l’image des sociétés informati-
ques.
Globalement, les commandes militaires ne constituent
qu’une part minoritaire dans les chiffres d’affaires totaux.
Emploi : le poids des donneurs d’ordres aquitains
Les donneurs d’ordres(*) du secteur aéronautique et spatial disposent de leurs effectifs salariés sont pris en compte dans les différents tableaux et
26 établissements en Aquitaine, ils employaient près de 18 500 salariés commentaires du présent dossier.
en fin d’année 2002. Les donneurs d’ordres au sens strict emploient finalement autour de
Certains de ces établissements sont aussi sous-traitants : une partie de 17 100 salariés fin décembre 2002, après une progression de l’ordre de
leur activité est liée aux commandes d’un autre donneur d’ordres, ré- 1,5 % au cours de l’année 2002.
gional ou non. Ils sont interrogés à ce titre par l’enquête annuelle, et
(*) on entend par là les principaux donneurs d’ordres, puisque la présente enquête montre qu’environ un établissement interrogé sur quatre sous-traite lui-même
une partie de son activité.
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2003 7 INSEE AQUITAINE
❒Industrie-Recherche-Études
armi les 588 établissements répondant à l’enquête (10)
2003, 296 soit un peu plus de la moitié relèvent d’une
DéveloppementPactivité principale industrielle ou du domaine re-
cherche-études. Concernant les points les plus importants pour le développe-
ment de leur établissement, les chefs d’entreprises citent enCes établissements font l’objet d’un questionnement plus ap-
premier lieu le binôme “recherche de nouveaux clients”profondi, car ils sont particulièrement liés au secteur aéronau-
(citée dans 67% des cas) et “maîtrise des coûts” (66 %).tique-espace, lequel assure 44 % de leur chiffre d’affaires et
10 % seulement du chiffre d’affaires des autres établisse- La “recherche de nouveaux marchés” se détache en troisième
ments. L’ensemble “industrie-recherche-études” rassemble position, loin devant “développement des compétences, for-
un peu moins de la moitié des effectifs salariés et du chiffre mation”. Plus proche de la troisième place générale l’année
d’affaires total, mais 80 % du chiffre d’affaires liés au secteur précédente, ce dernier point devance le précédent pour les
aéronautique et spatial. établissements de “recherche-études” et des “industries des
(1), (2) équipements électriques et électroniques”.
Ensuite, il semble plus important de “développer des partena-Organisation - Méthode - Stratégie
riats” plutôt que de “nouveaux procédés” ou “nouveaux pro-
duits”. Enfin, “veille technologique” et “intelligenceCadres
économique” semblent bien peu prioritaires.
Au sein des établissements industriels et de recherche-études
(11), (12)
liés au secteur aéronautique-espace, un salarié sur huit est un
cadre. Cette part est nettement plus élevée en “recherche-étu- Relations et politiques commerciales
des”, plus faible dans l’industrie notamment en “métallurgie
et transformation des métaux”. Type de prestation
(3), (4) Conception, production, maintenance : ces différents types
de prestations ne s’excluent pas mutuellement, la moitié des
Recours à l’informatique établissements interrogés déclarant en offrir plusieurs.
Conception et préparation de la fabrication, gestion de la pro- En “industrie des équipements mécaniques” et en “industrie
duction, fabrication, logistique… l’informatisation des diffé- des équipements électriques et électroniques”, les établisse-
rentes fonctions n’est pas encore systématique. On mesure de ments sont assez polyvalents et sont de loin les premiers
plus quelques écarts selon les spécialités : c’est en “méca- concernés par les activités de maintenance.
nique générale” que la fabrication est le plus souvent informa-
Les trois autres familles d’établissements industriels sont très
tisée ; il en est de même pour la conception en
nettement orientées vers la production (plus de 92 %).
“recherche-études”.
Ces prestations de production sont globalement les plus fré-
(5), (6)
quentes, offertes par 75 % des unités lesquelles sont plus liées
au secteur que la moyenne (à hauteur de 54 % de leur chiffreTic et com
d‘affaires).
Si 93 % des établissements déclarent utiliser la messagerie
Enfin, les établissements de “recherche-études” sont assez lo-
électronique et deux sur trois internet, toutes les potentialités
giquement centrés sur la conception, sans exclure pour autant
des nouvelles technologies ne sont pas pareillement utilisées :
les autres types de prestation.
les échanges de données informatisés (EDI) sont pratiqués par
(13), (14)19 % des établissements et le commerce électronique par
moins de 9 %. Dans ces deux derniers cas, on mesure une Principal client
certaine progression depuis l’année précédente.
En moyenne, 37 % du chiffre d’affaires lié au secteur aéro-
(7), (8)
nautique et spatial est réalisé avec le principal client de l’éta-
blissement ; en “mécanique générale”, ce poids atteint 47 %.
Certification
Rapporté au chiffre d’affaires total des établissements indus-
Un établissement sur deux est certifié, une part qui n’est que
triels et de “recherche-études”, le poids moyen de ce premier
de 36 % en “recherche-études”, mais qui dépasse 65 % dans
client atteint 19 % (28 % en “mécanique générale”).
les “industries des équipements électriques et électroniques”,
(17)ainsi qu’en “métallurgie et transformation des métaux”.
(9) Relations avec les donneurs d’ordres
La sous-traitance de production est de loin le mode de rela-
Demandes de brevets
tion majeur avec les donneurs d’ordres du secteur aéronau-
Environ 3 % des établissements aquitains déclarent avoir dé- tique-espace. C’est même un mode quasi-exclusif en
posé une demande de brevet au cours des deux dernières an- “mécanique générale”, où 93 % des établissements sont des
nées.
Les numéros (x) renvoient aux tableaux et graphiques des pages 24 à 31
INSEE AQUITAINE 8 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2003
Industrie-Recherche-Études
sous-traitants de production, contre 65 % pour l’ensemble Capital
des enquêtés et 29 % des établissements de “recherche-études”.
Dans 16 % des cas, une autre entreprise participe à au moins
Deuxième voie, le partenariat technique régit à peine 15 % 25 % du capital de l’unité interrogée. Les établissements
des relations, tandis que moins de 8 % des établissements dé- concernés sont de taille supérieure à la moyenne des établis-
clarent être intégrés à une boucle de conception. sements industriels et de recherche-études ; ils emploient
Pour les établissements de “recherche-études”, par nature moins 34 % des effectifs salariés, réalisent 37 % du chiffre d’affaires
tournés vers la production, les trois modes de relation précé- total et 41 % du chiffre d’affaires issu des commandes du sec-
demment cités sont observés dans des proportions comparables. teur aéronautique et spatial.
Avec les donneurs d’ordres extérieurs au secteur aéronau- (25)
tique et spatial, les deux principaux modes de relation sont in-
Points fortschangés, mais l’écart est moindre : 55 % de sous-traitance de
production et 23 % de partenariat technique. Interrogés sur les points forts qu’ils peuvent faire valoir face à
leurs clients, les chefs d’entreprise placent le “savoir-faire”(15), (16)
largement en tête avec 86 % des suffrages. Le “respect de la
Réseaux, partenariats qualité” apparaît en deuxième position (57 %), devant “les
délais”. La “compétitivité-prix” devance de peu les “moyensUn établissement sur quatre environ déclare être engagé dans
techniques” ; puis la proximité géographique elle-même net-un ou plusieurs réseau(x) ou partenariat(s).
tement devant les deux derniers points, “ancienneté de la re-
Cette part est plus élevée en “industrie des équipements mé-
lation” et “capacité d’innovation”.
caniques”, en “industrie des équipements électriques et élec-
Notons que l’ordre de ces atouts reste rigoureusement letroniques” et en “métallurgie et transformation des métaux”.
même que celui observé l’année précédente.
Dans deux cas sur trois, ceci s’inscrit dans le cadre d’une
(26), (27)structure juridique formelle. Il s’agit plus rarement d’un pro-
gramme ou projet commercial, ou encore d’un produit ou
Activités - Perspectivesprojet de développement.
Quant à la localisation géographique des partenaires, elle est Taux d’utilisation des capacités de production
souvent multiple pour un réseau ou partenariat donné : on
Interrogés au second trimestre 2003, les établissements décla-
compterait 150 partenaires pour 100 partenariats. Il y a tou-
rent un taux d’utilisation moyen des capacités de production
jours au moins un partenaire dans l’une des deux régions du
autour de 77 %, ceci de manière quasiment homogène entre
Grand Sud-Ouest, en Aquitaine le plus souvent.
les différentes spécialités.
(18) à (21)
(33)
Développer ses propres produits
Etat des carnets de commande
28% des établissements déclarent développer leurs propres
Au second trimestre 2003, les perspectives à 6 mois sont assez
produits. Le score minimal est mesuré en “mécanique géné-
mauvaises et les perspectives à 12 mois moins bonnes encore.
rale” (6 %) ; les scores les plus élevés en “industrie des équi-
Moins d’un responsable d’établissement sur quatre déclare
pements mécaniques” (48 %) et “autres activités
satisfaisant l’état de ses carnets de commandes à 6 mois ; dans
industrielles” (52 %).
37 % des cas, les carnets sont jugés insuffisamment garnis.
(22)
Ces derniers établissements sont de taille plus importante que
les premiers, ils sont aussi plus dépendants du secteur aéro-
Exportations
nautique et spatial.
70 % des établissements n’exportent pas directement. Ces
A douze mois, l’état des carnets de commandes est satis-
établissements sont plutôt de petite taille (21 salariés en
faisant dans 8 % des cas et insuffisant dans 65 % des cas ;
moyenne) et ne sont liés au marché aéronautique et spatial
les mieux lotis sont cette fois-ci une vingtaine d’établisse-
que pour 31 % de leur chiffre d’affaires.
ments très liés au secteur (pour environ 80 % de leur
Les établissements exportant directement de 10 à moins de chiffre d’affaires).
30 % de leur production comptent 85 salariés en moyenne,
Parmi les carnets satisfaisants à 6 mois, 29 % restent satis-
ceux qui exportent 30 % et plus comptent 107 salariés. Ainsi
faisants à 12 mois, la majorité deviennent moyens et 18 %
que le nombre des salariés, le lien au secteur aéronautique et
insuffisants.
spatial augmente globalement avec la part des exportations.
Parmi les carnets jugés moyens à 6 mois, un tiers restent
De même qu‘en “recherche-études”, la part de l’exportation
moyens à 12 mois et les deux-tiers deviennent insuffisants.
est faible en “mécanique générale” et en “industrie des équi-
Parmi les carnets insuffisants à 6 mois, 99 % restent insuffi-pements mécaniques” ; cette part est plus élevée dans les au-
sants à 12 mois.tres spécialités industrielles.
(23), (24) Les numéros (x) renvoient aux tableaux et graphiques des pages 24 à 31
AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2003 9 INSEE AQUITAINE
Industrie-Recherche-Études
A 6 mois et dans une moindre mesure à 12 mois, les établisse Concernant les “autres investissements”, aucun secteur d’ac- -
ments de «recherche-études» semblent avoir des perspectives tivité n’échappe à la tendance générale qui affiche 37 % de
moins sombres que les établissements industriels. baisse pour 10 % de hausse.
(28) à (32) Dans tous les cas, le volume important des indécis (45 à 60 %
des interrogés selon le domaine) permet de ne pas être défini-
Prévisions pour les 12 mois à venir tif quant à la réalisation concrète de ces prévisions.
Interrogés quant à leurs investissements dans différents do- (34) à (38)
maines au cours des 12 mois à venir, les responsables d’éta-
blissements ne prévoient guère de hausse. Age des effectifs et recrutement particulier
Les évolutions les moins favorables concernent le recours au En moyenne, 28 % des salariés ont moins de 30 ans. La part
personnel intérimaire, seulement 6 % des établissements pré- des “jeunes” est plus faible en “industrie des équipements mé-
voyant une augmentation, avec un maximum de 13 % en mé- caniques” ainsi qu’en “métallurgie et transformation des mé-
tallurgie et transformation des métaux. L’évolution des taux” (environ 24 %), plus élevée en “mécanique générale” et
effectifs hors intérim s’annonce moins systématiquement à la en “recherche-études” (plus de 30 %). Les “moins de 30 ans”
baisse, la majorité des établissements restant dans l’expecta- sont même majoritaires dans 35 % des établissements de “re-
tive. En “recherche-études” ainsi qu’en “industrie des équipe- cherche-études”.
ments électriques et électroniques” seulement, les hausses Les établissements qui prévoient de recruter spécifiquement
seraient plus nombreuses que les baisses. des personnes de moins de 30 ans sont dans l’ensemble légè-
Les investissements matériels sont prévus à la hausse dans rement minoritaires (47,5 %). Ils sont toutefois légèrement
19 % des cas et à la baisse dans 28 % des cas ; les “industries majoritaires dans les secteurs d’activité où la part des moins
des équipements électriques et électroniques” se distinguent de 30 ans est actuellement plus faible que la moyenne, et en
une nouvelle fois (respectivement 28 et 16 %), ainsi que dans particulier en “industrie des équipements mécaniques”.
une moindre mesure la “métallurgie et transformation des Deux tiers des établissements de “l’industrie des équipements
métaux” (38,5 % de hausse de autant de baisse pour seule- électriques et électroniques” prévoient de renforcer par ce re-
ment 23 % de stabilité). crutement une part des moins de 30 ans déjà plutôt élevée ; il
Les dépenses en Recherche et Développement seront deux fois s’agit aussi du seul secteur industriel prévoyant une hausse
plus souvent à la baisse qu’à la hausse (28 et 14 %), hormis en- globale de ses effectifs.
core une fois pour les “industries des équipements électriques (39), (40)
et électroniques” (29 % de hausse et 5 % de baisse) et pour les
“autres activités industrielles” (21 % partout).
Les numéros (x) renvoient aux tableaux et graphiques des pages 24 à 31
INSEE AQUITAINE 10 AÉRONAUTIQUE - ESPACE - 2003