chapitre Industrie extrait de l'Atlas de l'Aisne

-

Documents
15 pages
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Créations d'entreprises, la création d'entreprises agroalimentaires est la plus importante de la Picardie Etablissements, distribution dense de l'industrie sur l'ensemble du territoire Agroalimentaire, l'Aisne agricole au service de ses industries Textile - habillement, un secteur textile de moins en moins présent où la nécessité d'innover devient vitale Papier-carton et édition, un secteur papetier dominé par les grands groupe Chimie, une filère dynamique en expansion Caoutchoux-plastique, une diversité de métiers en constante évolution Métallurgie-travail des métaux, une place prépondérante au coeur de l'industrie axonaise Machines-équipements, un ensemble disparate Equipements électriques et électroniques, un secteur perturbé dans l'attente d'un nouveau souffle Filière automobile, les équipementiers automobiles, une filière dynamique à consolider Industries diverses, une palette d'industries secondaires complète le tissu industriel axonais Autonomie, l'existence de groupes étrangers: facteur de dynamisme Groupes étrangers, un salarié axonais sur trois travaille pour un groupe étranger Catégories socioprofessionnelles, une industrie orientée vers des tâches de production

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de visites sur la page 25
Langue Français
Signaler un problème

INDUSTRIE Création d'entreprises
La création
+ 4 2 3 ( ( d’entreprises
( 5>>K = ,--,agroalimentaires est
la plus importante
de la Picardie
Comme dans la plupart : 1 +: @Q( T
, & , ,
des départements du nord-
;Q* Test de la France, le taux de =Q( T
création d’entreprises s’ins-
?Q> Tcrit sous la moyenne natio-
nale. Le moindre renouvel-
lement du tissu des entre-
prises tient largement aux : &, 6, C3
structures de la région et 0,,0
’(Q? T =Q? Ts’inscrit dans les tendances
lourdes de la géographie
;Q? T;Q* Téconomique française :
comme les autres régions
du nord-est de la France, la
Picardie a un appareil pro- 0 0,
ductif plus industriel et mar- ’’Q; T
qué par la présence des ,%& 6 0 . ! , ?Q< T
,%& ! ,&7 + & 3 grands établissements. A
l’opposé, les régions du
Sud ont une structure davan-
KDK F JD@ Ftage orientée vers les pe-
:A & : tits établissements tertiaires.
+ % =Q( T ;Q> T
A l’intérieur de chaque sec-
;Q? T
teur d’activité, le taux de =04"E D0F"E5
création d’entreprises est *Q; T
moins élevé dans les ré-
gions du nord-est. En con-
"#"$ ")" trepartie, les entreprises du
&"$ ()$ "*++,
nord-est de la France ont
généralement une taille plus
élevée à la création et pré-
sentent un taux de survie taux de création dans l’in- plus faibles du départe-
supérieur à la moyenne. dustrie manufacturière du ment, alors que la création
département se situe sous est généralement plus in-
Ces traits structurels se la moyenne nationale. En tense dans les zones abri-
retrouvent au niveau de l’in- revanche, la création d’en- tant une métropole. Ceci
dustrie. Le taux de création treprises agroalimentaires peut se lire comme un si-
dans l’industrie manufactu- est plus fréquente que dans gne de la persistance sur la
rière est moins élevé que le reste du pays, ce qui peut période des difficultés de
dans les industries agro- indiquer un renforcement son tissu industriel. Toute-
alimentaires, où les entre- spécifique de la filière de- fois, les créations sont
prises créées sont de taille puis la fin des années 1990. moins nombreuses dans ce
plus petite et soumises à La zone de Saint-Quentin secteur en 2003.
une plus forte rotation. Le présente des taux parmi les
44INDUSTRIEÉtablissements
Distribution dense
G( A 4 ( & (
de l’industrie 5 6 / ,--.
sur l’ensemble
du territoire
erAu 1 janvier 2003,
0 30 l’Aisne compte 2 074 éta- ( % (
blissements industriels. L’in-
dustrie axonaise a gagné
environ 40 établissements
en un an. Près d’un quart
des établissements ont 10
salariés et plus, sept ont
plus de 500 salariés. Les
industries agroalimentaires
0 2 8 9
et les industries des biens

intermédiaires sont large-
ment représentées. Le sec-
teur de la métallurgie et la
transformation des métaux
compte un tiers des unités
de l’industrie des biens in-
termédiaires. La présence
des biens d’équipement
provient essentiellement du
secteur des industries mé-
caniques. 01( 0 2
0!" %/1 ". ! ,
Un peu plus d’un quart (?)
des établissements indus-
=)
triels se situent dans la zone
de Saint-Quentin, avec une
dominante d’industries des
biens intermédiaires. De
"#"$ ")" "*++4plus, 30% des effectifs de &"$ ()$ "*++,
l’industrie travaillent dans
la zone de Saint-Quentin.
La zone accueille aussi le
premier établissement em-
ployeur industriel du dépar-
tement : MBK Industrie.
45INDUSTRIE Agroalimentaire
L'Aisne agricole
( 8 4 ( ,--.
au service
de ses industries 0&2 0,
0&1 , : 1 +:
Les trois quarts des con- 0: , , ! ,%0
0,% $& 0!! 0,sommations alimentaires
+0&
C0, , . 2 , empruntent à présent la fi- 6, , ,0Y
, lière des industries agroali- & , , 2 ,
mentaires, du champ du pro- &+:
ducteur à l'assiette du con-
,+0& X& sommateur. De nouveaux 0, +0 ,
modes de vie ont permis 0& .. &
les développements de ce
+: secteur de l'industrie chargé 0,
de transformer des produits
: 0& 0,agricoles en produits alimen-
& 6, +0& taires. Dans l'Aisne, 46 éta-
blissements de plus de 10
0 " , + & ,
salariés y sont implantés et 0 0,
&+ . 0,6emploient 5 400 personnes,
soit 14,2% de l'emploi sala-
0& ! .. 0, 6, ,6 , 0!" % . 1 rié industriel.
;=)
Les industries agroali- (>)
mentaires de l'Aisne se sont
0B ." ,d'abord appuyées sur les
- ". ! , !$.0 , productions agricoles per-
:A & : & !0 , ’) . 1 O+0% C ’?P
formantes. Premier dépar- : ,%
tement betteravier français, , . ! , $0& , ! &J
A l'Aisne accueille 4 sucreries - !$ C & .16&!
& , : . dépendantes de deux grou-
&+ & pes : le groupe SUDZÜCKER
et le groupe TEREOS "#" $ ""*++4
(rapprochement de Union &"$ ()$ "*++,
SDA et de BEGHIN SAY).
déshydratation de légu- la Thiérache. Les groupes duits déjà transformés. AinsiA Montigny-Lengrain,
mes. NESTLE et BONGRAIN do- en est-il des secteurs desl'entreprise VICO transforme
plats préparés, de la panifi-minent ce secteur d'activitéplus de 200 000 tonnes de Dans cette même caté-
lié à la production laitière. cation, de la biscuiterie-pommes de terre en chips, gorie d'industrie transfor-
biscotterie et des produitspurée, etc. tandis que le mant de la matière agricole L'Aisne compte des
dont les marques ornent lesgroupe ROQUETTE en uti- brute, il faut signaler le sec- abattoirs aux normes euro-
linéaires des grandes sur-lise près de 300 000 tonnes teur de la farine, avec un péennes et un transforma-
faces : MAGGI, MATERNE,en féculerie. moulin important situé à teur de gibier important
HEUDEBERT, LU, WILLIAMSaint-Quentin, et le secteur dans le sud de l'Aisne (VIL-La culture des légumes SAURIN, etc.de l'alimentation animale, LETTE VIANDES).de plein champs a trouvé
dont les produits sont des-un terrain favorable dans Sont aussi présentes Enfin, il ne faut pas pas-
tinés tant au bétail qu'aux ani-l'Aisne et a permis le dé- ser sous silence la zoneplusieurs entreprises rele-
maux domestiques.veloppement d'une nou- vant de la troisième transfor- AOC Champagne au sud de
velle branche de l'industrie L'Aisne compte une mation c'est-à-dire élaborant l'Aisne qui développe une
agroalimentaire avec la zone d'élevage privilégiée : des aliments à partir de pro- politique de marques.
46INDUSTRIETextile - habillement
Un secteur textile
+( 0 A 4 ( ,--.
de moins en moins
&" ,+: &. &J 0
présent où la 0: , ,
! ,%0 & 20 nécessité d’innover
devient vitale C ,0 0,% $&
. ,%
- &$0, Traditionnellement ca- , 0&2 0 & , ,ractéristique de l'industrie du
" !0,
département, la branche tex- &+:
tile-habillement est au-
0F % ./ , 0, +0 , jourd’hui un secteur dura-
blement en crise et la situa-
: &, tion des entreprises est in- 0,
quiétante. Elles subissent
0,, de plein fouet la concur-
&. &J 0 rence exacerbée des pays
tels que la Chine et de plus
en plus les pays de l’Est,
concurrents à faibles coûts
&+ . 0,6
salariaux.
0!" % . 1
En cinq ans, l’Aisne a >=)
encore perdu près de 20
’))
établissements de plus de
10 salariés et près de 1 500
& .. C 0,
emplois. Ce secteur d’acti- - ". ! , !$.0 ,
& !0 , ’) . 1 vité représente 6,7% de l’ef-
O+0% C ’@ ’=P 0, & . fectif salarié industriel &J 0,
J . axonais, contre 9% en 1997.
" .. ! ,
Il reste aujourd’hui quel-
"#" $ "*++4ques petites unités de con-
&"$ ()$ "*++,
fection, essentiellement des
façonniers liés à la proximité
géographique des entrepri- d’un vêtement au delà du Zoom sur la broderie
ses de vente par corres- confort et de l’esthétique. La broderie axonaise représente près de 70 entreprises et occupe
pondance. près de 400 personnes. Quelques établissements occupent une ving-Enfin, si l’habillement
taine de salariés tandis que les autres sont une mosaïque de trèsToutefois, si ces entre- constitue la majeure partie petites structures, souvent sous-traitants en relation avec « les char-prises restent dans un des débouchés du textile, geurs ».
schéma organisationnel tra- celui-ci est aussi un bien in- Le secteur le plus représenté et le plus évolutif est celui de la linge-
ditionnel, elles encourent de termédiaire dans des sec- rie. Le prêt-à-porter, les robes de mariées, le linge de toilette et de
graves difficultés. Face à table, l’ameublement, les rideaux et la fabrication d’écussons, de colifi-teurs comme l’ameuble-
chets, etc. constituent les autres domaines d’intervention de la profes-cette situation, elles doivent ment, l’automobile, le bâti-
sion.opter pour une diversifica- ment, etc. Ces tissus tech-
Solidement ancrée sur un territoire, la broderie enjambe la frontièretion et innover notamment niques échappent au déter-
départementale et, avec la même structure de travail, se continue dansdans des articles à forte va- minant des coûts salariaux le Cambrésis. Confronté à une évolution technologique importante et à
leur ajoutée comme les tex- et permettent aux entrepri- une concentration des acheteurs, le secteur, qui par le passé a déjà été
tiles techniques, les notions fortement touché, subit de nouveau un bouleversement. C’est pour-ses de dégager de meilleu-
quoi une réflexion commune est actuellement engagée afin d’amenerd’hygiène, de santé et res marges.
les entreprises à conduire des actions communes dans les domainesd’écologie intervenant de
de la technologie, la qualité, la productivité, etc.plus en plus dans le choix
47INDUSTRIE Papier - carton et édition
Un secteur papetier

3 ( ( ( ,--.
dominé par les
grands groupes
S’appuyant au début du % ,+0& 0 +0& - &$0,
siècle sur les ressources lo-
0,cales, l’industrie du papier- ,
& , ,carton (élargie à l’édition-im-
0, 0&6 primerie) s’est développée
&+: %/ 6,
et représente aujourd’hui 34
. ,+0&
établissements de plus de
10 salariés et près de 2 400
salariés (73% pour l’indus-
C3
trie papetière). 0,
Répartie de façon ho-
-2 6, +0&
mogène sur le territoire dé-
partemental (à l’exception
.. & , &+ . 0,6du bassin d’emploi de
.. , &2 Chauny), l’industrie pa- ! ,
petière a néanmoins subi
+
, B .une diminution des effectifs
0!" % . 1 liée aux turbulences qui .. (?)
0 H affectent le secteur pape-
=)
tier, secteur étroitement C 1
.0,corrélé au taux de crois-
1B&
!! %sance. Industrie lourde et ! ,
- ". ! , !$.0 , fortement automatisée, l’in-
& !0 , ’) . 1
:A & dustrie papetière nécessite O+0% C (’ ((P :1B
:
& , d’importants investisse-
$ + 0,
-% 0, !$ ! ments. Ceci explique éga-
lement pour partie les mou-
vements cycliques de pro-
duction.
"#" $ "*++4
"&"$ ()$ "*++,
Ainsi, le pôle papetier le
plus important situé à l’est
groupes nationaux et étran- constitué principalement de ments vidéo et audio estde Soissons et accueillant
gers. Elles concentrent 50% PME et de très petites en- également présente dans3 unités de plus de 200 sa-
de l’emploi industriel du treprises. Avec une centaine l’Aisne. Il s’agit de la sociétélariés, a t’il vu son poids di-
secteur. de salariés, la plus impor- PRODUPLI implantée àminuer en raison principale-
tante unité se situe à Saint- Dammard et à la Ferté Mi-ment du dépôt de bilan
Quentin. Il s’agit de l’entre- lon. d’une société (reprise seu- Les petites
prise L'AISNE NOUVELLElement avec un quart des entreprises plus
dont l'activité principale re-salariés). présentes dans
pose sur la publication duDans l’Aisne, 6 unités le secteur de
journal local.de production occupant en- l’édition imprimerie
tre 150 et 250 salariés cha-
Le secteur imprimerie- Une entreprise de re-cune sont présentes et dé-
production d’enregistre-pendent toutes de grands édition et reproduction est
48INDUSTRIEChimie
La chimie :
0 4 ,--.une filière dynamique
en expansion
Bien que l’industrie chi-
mique soit moins ancienne
0 +0&
2 , dans le département, elle
n’en demeure pas moins
aujourd’hui représentative &+:
de l’économie axonaise au
même titre que l’industrie
2 &J 0, 1 +0& textile. La chimie compte
: &,
21 entreprises de plus de
&+ . $0,
10 salariés et près de 2 100
employés. Elle est repré- 0 &+0& : .2
sentée par de fortes unités
appartenant souvent à de
& +grands groupes nationaux
0&
ou étrangers.
L’industrie chimique de .. , &2 ! ,
base a fait de Chauny son
0, 0 ! pôle privilégié. Trois usines
0!" % . 1 y concentrent leur activité.
*()
La plus importante, ROH-
’*)
M AND HAAS France, dé-
0, 6 & .
tenue par un groupe améri-
cain, compte 334 salariés et :A &
- ". ! , !$.0 ,
:
& !0 , ’) . 1 s’est spécialisée dans la :
O+0% C (*P
production de résines é-
06 , ./ &%
changeuses d’ions (le plus
important site au monde).
"#" $ "*++4Les deux autres sont, d’une
&"$ ()$ "*++,
part le chimiste minéral
ATOFINA du groupe Total
Thiérache par l’intermédiairespécialisent dans la fabrica- talisant près de 800 person-
Fina Elf et d’autre part la SICA
tion d’engrais. nes et appartenant au groupe de GIVENCHY.
(Société industrielle et chimi-
L’OREAL y sont implan-
que de l’Aisne) appartenant Il faut signaler la pré-
Exceptée l’entreprisetées : SOPROCOS spécia-également à un groupe amé- sence à Marle de la firme al-
lisée dans les cosmétiques TERGAL FIBRES, implantée
ricain et spécialisée dans lemande BAYER qui, avec
(mousses, shampooings, à Gauchy, qui emploie plus
l’oxyde d’antimoine. près de 241 salariés, est un
etc.) et FAPAGAU, site in- de 220 personnes et qui est
centre de conditionnementPar ailleurs, on trouve à spécialisée dans la fa-dustriel de la division « pro-
et de formulation de produits
Nogent l’Artaud, l’entreprise duits de luxe » du groupe et brication de polymères et
phytosanitaires destinés à
RHODIA HPCII qui se consa- qui assure la production de fibres polyester, les
l’agriculture.cre à la fabrication de sili- autres usines relevant de cemondiale des « produits al-
cates et métasilicates de Le domaine de la cos- cooliques » des marques secteur d’activité sont de
soude et emploie 80 per- métique (près de 45% des comme Armani, Cacharel, taille plus modeste et cen-
sonnes, tandis qu’à Berry- trent leur activité sur deseffectifs salariés) est plus Laroche, Lancôme, Bio-
au-Bac et Mont-Notre-Dame, présent sur le Saint-Quen- therm, etc. Le groupe LVMH produits chimiques à usage
de plus petites unités se tinois. Deux entreprises to- est pour sa part présent en industriel.
49
INDUSTRIE Caoutchouc - plastique
Caoutchouc-
(30 3 ( ’ ,--.plastique :
une diversité
de métiers en cons-
1 tante évolution
0&2 0,
& , : 1 +: Autour du pôle chimie
0, 0 +0&
se rattache l’industrie du
caoutchouc et du plastique
, & , ,qui emploie près de 2 300
personnes dans une cin-
quantaine d’établissements. 0, +0 ,
Une entreprise sur deux a 6,
plus de 10 salariés. 0,% ,
C0. !"
Le secteur du caout-
chouc emploie près de : 2 6,0, &,
550 personnes. Quatre sa-
& &Jlariés sur cinq travaillent 0&
pour la Société WEST , .. 0 0,
PHARMACEUTICAL SERVI-
,
CES France implantée au
&.+: Nouvion-en-Thiérache. Fi- .. 0!" % . 1
. :A & 0 H liale d’un groupe américain, **)
l’entreprise est spécialisée ’?)
dans la fabrication d’articles 0..
C 1 en caoutchouc destinés
.0,
principalement à l’embal-
- ". ! , !$.0 ,
lage de produits pharma- & !0 , ’) . 1
:A & : O+0% C (?Pceutiques. Sur le marché
. D& mondial du caoutchouc et
0& +:0&+
de l’aluminium la WEST
COMPANY représente 72%
des parts de marché. Au
"#" $ "*++4
sein du groupe, le site du &"$ ()$ "*++,
Nouvion-en-Thiérache est
pilote avec le Westar, un
produit qui devrait connaître
un fort développement
dans les années à venir.
Six établissements em- A côté de ces plastur- pour être parmi les plus
gistes, se sont développésLa plasturgie s’est éga- ploient plus de 100 salariés compétitives. Un contrat de
lement développée et con- dont le plus important est de plus petits ateliers qui filière plasturgie a donc été
cerne aujourd’hui 1 700 per- l’équipementier automobile multiplient les usages du mis en place dès 2001 avec
MATT (438 personnes) qui film plastique. L’évolution pour objectif d’accompa-sonnes. La filière regroupe
sur les procédés, les ma-différents métiers et use de appartient au groupe fran- gner ces entreprises afin de
procédés techniques va- çais TREVES. Parmi les tières, les outils de concep- les préparer aux nouvelles
riés : l’extrusion, l’injection, cinq autres, quatre sont con- tion et de gestion indus- contraintes du secteur.
trielle demandent aux entre-le thermoformage ou encore centrés dans le sud du dé-
le moulage par rotation. partement. prises un effort constant
50INDUSTRIEMétallurgie - travail des métaux
Métallurgie -
( 8 ( ( / 4 ( + ,--.
travail des métaux :
E 6,
une place prépondé-
0+D& 6, C ,0 0&1 +: .rante au cœur de . ,%
&J ,% 6, l’industrie axonaise
, & , , 6,
, : 1 +: Le secteur de la métal-
C0, , . 2 , lurgie et du travail des mé-
taux est sans conteste le
0B0 & « poids lourd » de l’indus-
: &, trie axonaise. Il occupe près
0,de 7 700 personnes dans & 0
! & 231 établissements, dont
! +0&
0&+ . :A & &77 D& 118 de plus de 10 salariés.
,0,Les activités de transforma-
tion des métaux sont cons- 0&
.. , &2 tituées autour de grandes ! , 0 0, B
entreprises dépendant de
: &%&, .. & , groupes nationaux ou étran- 0!" % . 1
*<)gers. La force du secteur
.. 0 H
’;)d’activité repose également C3 , % ,0
sur un tissu de PME dyna-
miques et sur des traditions .0& & , - ". ! , !$.0 ,
& !0 , ’) . 1 industrielles locales viva-
O+0% C (@ (=P :A & :
ces.
2 . % !1 &JLa métallurgie occupe 1B ,+
1 ..& 6 30% des effectifs. Concen-
trée pour moitié dans la
zone d’emploi de Chauny, "#" $ "*++4
&"$ ()$ "*++,elle regroupe des activités
multiples et dispose d’un
registre complet de produc- BES à Fresnoy-le-Grand territoire. La plus ancienne, pour sa fonte émaillée, sa
tion : acier, cuivre, alumi- et BSL TUBES ET RAC- LES FONDERIES DE SOU- poterie culinaire, ses barbe-
nium. CORDS à Soissons) tandis GLAND, créée en 1543 à cues, etc. ; BAXI FRANCE à
Le premier groupe de que les 2 dernières produi- Saint-Michel est encore en Villeneuve-Saint-Germain
la métallurgie qui concerne sent des profilés aciers pour activité. qui produit des chaudières
l’acier et ses alliages (sidé- MONOPANEL à Chauny et Plus en aval, le travail et des ballons d’eau chaude
rurgie de première transfor- du matériel de voies ferrées des métaux s’organise et ZEHNDER GROUP à
mation) accueille 5 établis- pour COGIFER à Fère-en- autour d’une multitude de Vaux-Andigny, spécialisé
sements de plus de 100 sa- Tardenois. petites et moyennes unités dans les radiateurs.
lariés dont le plus impor- Le deuxième groupe se et dans deux directions. Pre- Le deuxième axe se
tant DUFERCO COATING rapporte à la métallurgie des mièrement, la production construit autour d’opérations
(groupe italien DUFERCO) métaux non ferreux : 4 éta- d’articles métalliques en réalisées en sous-traitance :
est orienté vers le laminage blissements dans l’alumi- acier, fonte, aluminium, etc. estampage, emboutissage,
à froid et l’électrozingage nium et 2 unités du groupe remplissant une fonction dé- revêtement des métaux, dé-
pour la production de tôles NEXANS, représentant 550 terminée. Dans ce domaine, colletage ou encore mécani-
fines destinées à la carros- personnes, dans le cuivre. trois établissements ont un que générale. Cette palette
serie automobile. Deux des Le troisième groupe effectif supérieur à 400 per- de savoir-faire permet ainsi
autres entreprises fabriquent concerne une dizaine de sonnes : LE CREUSET à une offre de sous-traitance
des tubes (ARCELOR TU- fonderies réparties sur tout le Fresnoy-le-Grand réputé complète.
51INDUSTRIE Machines - équipements
Machines
30 ( ’ 4 ( ,--.
et équipements :
un ensemble
"0,+0& disparate
. 0,
La fabrication des ma-
+: . 0 +0& 0.,0,chines-équipements est
&
liée à la puissante métallur-
, & , ,
gie du département. Plus de
.. &+: 3 300 salariés répartis dans
6, &J
&" 6, &J , 0+D& 143 établissements se par-
2 &J 0, 1 +0& tagent ce secteur d’activité 6,
destiné à équiper tant l’in-
0,
dustrie alimentaire que cel-
: !
les de la chimie, des plasti- "" +0&
ques, des métaux eux-mê-
mes et des travaux publics, & 6, +0&
tant les secteurs profession-
nels que le secteur domes- 0 0,
+ tique.
&
,
0& ! ..
L’industrie est diversifiée
et sans localisation privilé- .. 0 H
giée avec, au dessus de
0!" % . 1
nombreuses unités de pe- >?)
C3 , % ,0 tite taille, quelques entrepri-
’() & .. C 0,
ses employant plus de 100 :A &
: salariés.
- ". ! , !$.0 ,
& !0 , ’) . 1 Certaines fournissent O+0% C (<P 0! ,
& , des équipements à de mul-
tiples industries clientes :
WESTFALIA SEPARATOR
MINERALOIL SYSTEMS, "#" $ "*++4
&"$ ()$ "*++,firme allemande implantée à
Château-Thierry ou encore
MAGUIN à Charmes, héritier
un effectif de 260 person-d’une prospérité due à sa criblage), ou encore dans la fabrication de piè-
nes. Enfin, plus au sud, àspécialisation dans l’équipe- SERIMER DASA à Villers- ces et équipements spéci-
Laon, NOIROT s’est orientément sucrier et intégrée au Cotterêts qui fournit du ma- fiques pour l’industrie auto-
vers la fabrication d’appareilgroupe MORET. tériel de soudage pour les mobile. Plus à l’ouest, à
d’équipement électroména-pipelines en mer. Saint-Quentin, CONSTRUC-
ger (convecteurs, sèche-D’autres sont assises TIONS ISO-THERMIQUES
mains, etc.). sur des spécialités plus Une autre palette d’éta- BONTAMI fabrique des
étroites telle SANDVIK blissements diversifiés s’est meubles frigorifiques pour
CFBK à Chauny, filiale d’un développée. Ainsi, à Se- cuisines professionnelles. A
groupe suédois, qui s’est boncourt, une entreprise al- l’est, à Guise, l’usine GODIN
spécialisée dans le matériel lemande MAHLE FILTER- s’apparente à la fonderie.
pour traiter les agrégats SYSTEME (près de 315 per- L’établissement perpétue la
(extraction, concassage, sonnes) s’est spécialisée branche du chauffage avec
52