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Franche-Comté : commerces et services se concentrent

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Depuis vingt ans, les commerces et les services se raréfient dans les communes les plus rurales de Franche-Comté. Ils se regroupent dans les bourgs-centres, généralement chefs-lieux de cantons. Dans le même temps, se développent de nouveaux pôles autour des grandes agglomérations.

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Ajouté le : 30 décembre 2012
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LA STATISTIQUE AGRICOLE
NUMÉRO SPÉCIAL
FRANCHE-COMTÉ
LES ÉQUIPEMENTS COMMUNAUX EN FRANCHE-COMTÉ
De fortes disparités subsistent pées que la moyenne nationale.Depuis vingt ans, les commerces
dans la région vis-à-vis des ser- Ce constat est toutefois à nuan-
et les services se raréfient dans vices à la population. À peine cer si l’on tient compte du fort
40% des Francs-Comtois, con- morcellement communal de la les communes les plus rurales de
tre près de 50% des Français, région.
disposent sur place de la palette Tous les Francs-Comtois ne sont Franche-Comté. Ils se regroupent
la plus large d’équipements et pas logés à la même enseigne. dans les bourgs-centres, de commerces, allant jusqu’à Le bisontin, le belfortain ou le
l’hôpital et le cinéma. A contra- montbéliardais trouve sur placegénéralement chefs-lieux de
rio, plus d’un habitant de l’ensemble des équipe-
cantons. Dans le même temps, Les rurauxFranche-Comté sur cinq ments ou services. C’est
doit sortir de sa commune également le cas des habi-doivent se développent de nouveaux
pour trouver un garage tants des principauxse déplacer
pôles autour des grandes automobile ou une épi- bourgs de la région. Mais,
cerie, accompagner ses enfants les habitants des zones ruralesagglomérations.
à l’école, recourir aux services isolées se voient le plus souvent
d’un plombier ou d’un menui- obligés de faire plus de cinq
sier ou acheter des cigarettes. kilomètres pour accéder aux
Les Français n’y sont quant à commerces : c’est le cas de 20%
eux contraints qu’une fois sur des Francs-Comtois.
dix. Globalement, les commu- Les équipements ont en effet eu
nes franc-comtoises apparais- tendance à se concentrer dans
sent un peu moins bien équi- des pôles au cours des vingtNº 27 - MARS 1999
INSEE Franche-Comté - DRAF de Franche-Comté - L'ESSENTiEL Nº 27
ESSICFC18 Prix : 15FNiveau d’équipements
Nombre de commerces et de services présents sur la commune sur un
total de 36 équipements de référence (dont la liste figure dans le
tableau ci-après). Il n’est pas tenu compte du nombre de commerces
de chaque type installés sur la commune.
Éloignement ou distance moyenne aux équipements
Distance moyenne des habitants de la commune aux 36
équipements de référence. Si la commune possède un
équipement, ses habitants sont réputés « desservis sur
place ». Plus un équipement est rare sur le territoire,
moins il pèsera dans le calcul de l’éloignement : une
commune qui apparaît très éloignée des
équipements l’est donc avant tout des commerces
les plus vitaux (boulangerie, supérette...).
dernières années, se dans une commune comptant
raréfiant dans les moins de services qu’il y a vingt
plus petites communes. ans. Dans le même temps, à
Viabilité, rentabilité, con- peine une commune sur cinq a
currence des grandes surfa- vu sa palette d’équipements
ces et développement des dé- s’accroître. Conséquence de leur
placements vers des lieux de fort développement démogra-
travail plus distants contribuent phique durant ces vingt derniè-
souvent à la disparition de ces res années, les communes de la
équipements de très périphérie des grandes
grande proximité. Regroupements agglomérations
Ainsi, 40% des com- comtoises, notammentpédagogiques
munes de la région pos- Besançon et Belfort,
sédaient en 1980 une alimenta- sont mieux équipées. La Petite
tion générale-supérette et un Montagne est l’une des rares
buraliste. À peine plus de 20% zones rurales qui gagne des équi-
sont encore dans cette situation pements.
en 1998. Les écoles ont connu Quatre-vingt-cinq pôles de ser-
la même évolution, mais la mise vices dits «intermédiaires» con-
en place de regroupements pé- centrent une large gamme
dagogiques a permis de mainte- d’équipements qui comprend les
nir l’accès à l’éducation. Un magasins spécialisés dans les
INVENTAIRE COMMUNAL : L’ENQUÊTE franc-comtois sur trois habite vêtements, l’électroménager ou
dans une commune ayant perdu les meubles, le collège, le den-L’Inventaire communal est une enquête réalisée par le Service
des équipements dans les vingt tiste, la perception et la gendar-Central des Enquêtes et Études Statistiques (SCEES) du Ministère
dernières années. Cette propor- merie. Bien équipés, ces pôlesde l’Agriculture et de la Pêche et l’Institut National de la Statistique
et des Études Économiques (INSEE) avec le soutien de la Déléga- tion est nettement plus forte exercent une forte attraction sur
tion à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale (DATAR). qu’au plan national. La situa- les zone rurales qui les environ-
Toutes les communes de France (hors Dom, Corse et petite cou- tion est particulièrement sensi- nent. Ces zones n’ont pas connu
ronne parisienne) ont été interrogées au cours des mois de février
ble en Haute-Saône, où près de profonde modification auet de mars 1998 sur les principaux équipements commerciaux et
d’un Haut-Saônois sur deux vit cours des vingt dernières an-services à la population existant sur leur territoire, comme elles l’ont
été par le passé en 1979 et en 1988. En l’absence d’un équipement,
il était demandé à la Commission communale réunie pour l’occasion
de se prononcer sur la commune généralement fréquentée par les
DES ÉQUIPEMENTShabitants pour trouver cet équipement.
QUI SE REGROUPENT PAR GAMMESCentrée sur les équipements les plus courants, cette enquête per- Les équipements apparaissent plus ou moins dispersés sur lemet d’appréhender plus spécifiquement le monde rural. La plupart
territoire. Ils ont en fait tendance à se concentrer dans certainesdes communes appartenant à des grandes agglomérations de plus
communes : le bureau de tabac et l’épicerie dans la même communede 10 000 habitants n’ont donc été enquêtées que sur une gamme
que l’école, le supermarché dans le même bourg que la gendarme-restreinte de services, la présence ou l’absence des commerces
rie, la banque, le dentiste ou le collège. On définit ainsi quatreayant été imputée a priori à partir de fichiers d’origine administra-
gammes d’équipements qui se retrouvent très largement dans lestive. Les agglomérations de plus de 10 000 habitants font donc
mêmes communes : une gamme minimale, une gamme de proximité,l’objet d’un traitement particulier dans l’ensemble des résultats de
une gamme intermédiaire et une gamme supérieure.cette enquête.
INSEE Franche-Comté - DRAF de Franche-Comté - L'ESSENTiEL Nº 27Guide de lecture :
Les communes situées aux limites de l’aire d’influence
de Nozeroy subissent aussi l’attraction de
Champagnole. Elles apparaissent donc moins
dépendantes des équipements de Nozeroy que les
communes qui en sont plus proches.
res ont ainsi vu le jour autour simples comme le pain, la
de Besançon, répondant aux viande, la poste ou l’essence.
besoins des nouveaux habi- Ils évitent aux habitants des
tants des territoires périur- communes les plus rurales
taires bains : Devecey, Saône et d’avoir à faire plus de 5 kilo-
renfor- Saint-Vit relaient les services mètres pour se procurer ces
çant leur intermédiaires présents sur produits et services de pre-
influence l’agglomération. mière nécessité. En Haute-
sur les com- Les commerces et services de Saône, des pôles comme
munes environ- proximité (boulangerie, sta- Noroy-le-Bourg, Saulx,
nantes. tion-service, bureau de poste, Conflans-sur-Lanterne, Corre,
Les seuls change- médecin généraliste), Lavoncourt ou Dam-
Attractionments notables dans la que près de trois pierre-sur-Linotte ir-
structuration du terri- Francs-Comtois sur riguent des bassinsdes chefs-lieux
toire régional autour de quatre trouvent sur la importants par leursde canton
ces pôles de services inter- commune dans la- services. C’est aussi
médiaires tiennent à l’organi- quelle ils habitent, se regrou- le cas de Vercel ou Belleherbe
sation des communes autour pent dans quelques commu- dans le Doubs, de Doucier ou
de l’agglomération bisontine. nes, qualifiées de pôles de ser- Chaumergy dans le Jura, de
nées. Elles représentent des es- Besançon et son aggloméra- vices de proximité. Ces pôles, Rougemont-le-Château dans
paces de solidarités fortes entre tion offrent en effet tous les dotés d’un équipement com- le Territoire de Belfort. Autour
des communes dont les habi- services. Cependant, si de mercial de base, relaient les des grandes agglomérations,
tants recourent aux mêmes ser- nombreuses personnes accep- pôles de services intermédiai- les aires d’influence des pôles
vices et aux mêmes équipements tent désormais de parcourir res pour les produits les plus de services de proximité ap-
commerciaux. Les nouveaux près de 15 kilomètres pour se
équipements (supermarchés) rendre à leur travail, tel n’est
sont très naturellement venus pas le cas lorsqu’il s’agit de DES PÔLES DE SERVICES CORRESPONDANT
AUX GAMMES D’ÉQUIPEMENTSs’implanter dans ces communes recourir à des équipements
Concentrés généralement dans les mêmes communes, les équipe-qui possédaient déjà une très commerciaux courants. Des
ments d’une gamme (intermédiaire ou de proximité) exercent lelarge palette de services alimen- pôles de services intermédiai-
même type d’attraction sur les communes non équipées alentours.
Ainsi en l’absence d’une perception et d’un notaire, les habitants de
65% des communes trouvent ces deux services sur la même com-
mune.
Les deux gammes de services, intermédiaire et de proximité, définis-
sent de ce fait par leur attraction des pôles de services et une aire
d’influence autour de chacun d’eux.
Les agglomérations de plus de 10 000 habitants sont considérées
comme des entités indissociables qui attirent les communes envi-
ronnantes par leurs équipements, quelle que soit la commune de
l’agglomération qui héberge les commerces.
INSEE Franche-Comté - DRAF de Franche-Comté - L'ESSENTiEL Nº 27paraissent en revanche très
réduites. La plupart des com-
munes possèdent en effet ces
services de proximité.
Les commerces et services es-
sentiels semblent avoir mieux
résisté que les autres, à l’ex-
ception de ceux qui ont connu
une forte concurrence des
grandes surfaces, comme les
bouchers-charcutiers ou les
stations-services. Ainsi, les
boulangeries, les bureaux de
poste et les électriciens se sont
globalement maintenus dans
la plupart des communes où
ils existaient. On note même
une croissance du nombre de
communes disposant des prin-
cipaux services de santé : mé-
decin généraliste, infirmier,
pharmacien et surtout mas-
seurs-kinésithérapeutes. Le
vieillissement de la popula-
tion des espaces ruraux con-
tribue-t-il à ces installations
récentes de professionnels de
santé ou faut-il y voir un effet
de l’augmentation des effec-
tifs des professions de
santé ?
Robert Viatte (INSEE)
L’INVENTAIRE COMMUNAL, C’EST AUSSI...
COMMUNOSCOPES CARTOVISIONS : Pour chaque département 100 cartes thématiques et des
résultats chiffrés à divers niveaux géographiques : 9 pages de tableaux par commune, 2 pages par chef-lieu
de canton, 6 indicateurs synthétiques pour chacune des communes du département, des comparaisons
entre 1988 et 1998 par canton, arrondissement et petite région agricole.
Les communoscopes-cartovisions sont disponibles sur cédérom :
INSEE Franche-Comté 1 cédérom par région, 110 francs,
"le Major" 83, rue de Dole une collection de cédéroms France entière, 2 000 francs.
BP 1997 25020 BESANÇON Cedex
Tél : 03 81 41 61 61 Fax : 03 81 41 61 99ÉQUIPEMENTS ET ATTRACTIONS DES COMMUNES, FICHIER DÉTAIL :
Toutes les données de l’enquête, par thème et par commune, sur cédérom :
DRAF de Franche-Comté
1 cédérom par région, 310 francs,
Service Régional de Statistique Agricole
1 cédérom France entière, 4 000 francs, 191 rue de Belfort
5 cédéroms thématiques France entière, 900 francs par thème (services-commerces, enseignement- 25043 BESANÇON CEDEX
santé-action sociale, sports-loisirs-culture, tourisme, réseaux-dessertes). Tel. : 03 81 47 75 50 Fax : 03 81 47 75 58
Directeur de la publication : Jacques JacobTERRITOIRES VÉCUS : La carte-poster permettant de visualiser l’organisation du territoire autour des
Rédacteur en chef : Jean-Éric Placepôles de services : 76 francs au format 108 x 116 cm, 50 francs au format 68 x 73 cm.
Auteur : Robert Viatte
Composition, mise en page :
Maurice Boguet, Sylvie CudeyINTERNET : http://www.insee.fr http://www.agriculture.gouv.fr http://datar.gouv.fr
Imprimerie : Éblé Besançon
SUR MESURE : Des extractions ou des tabulations sur mesure peuvent être réalisées à la demande Nº de CPPAP : 3 021 AD
ISSN : 1248-2544auprès des directions régionales de l’INSEE ou des directions départementale ou régionale de l'Agriculture
© INSEE - DDAF 1999
et de la forêt. dépôt légal : mars 1999
INSEE Franche-Comté - DRAF de Franche-Comté - L'ESSENTiEL Nº 27
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