L'hôtellerie a souffert en 2003

-

Français
4 pages
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Pour la deuxième année consécutive, la fréquentation est en baisse en 2003 dans l'hôtellerie homologuée. En effet, elle a enregistré 185 millions de nuitées, soit 3,7 % de moins que l'année précédente. Toutefois, la fréquentation est en hausse pour les Français (+ 0,9 % en nuitées entre 2002 et 2003) alors qu'elle subit une forte baisse pour les étrangers (- 10,7 %) ; l'hôtellerie haut de gamme a beaucoup souffert de cette désaffection de la clientèle étrangère, tandis que l'hôtellerie économique résistait bien. De même, si les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Aquitaine ont pâti de la canicule ou de la pollution du Prestige, le littoral nord-ouest a bénéficié en 2003 d'une fréquentation hôtelière en forte hausse.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 8
Langue Français
Signaler un problème

N° 976 - JUILLET 2004
Prix : 2,20€
L’hôtellerie a souffert en 2003
Marie-Anne Le Garrec, direction du Tourisme, ministère délégué au tourisme
our la deuxième année consécu- situation s’est franchement dégradée en mars,
où les nuitées étrangères ont diminué detive, la fréquentation est en baisse
12,5 %, avec une chute brutale des nuitéesPen 2003 dans l’hôtellerie homo-
américaines due au début de la guerre en Irak
loguée. En effet, elle a enregistré 185 mil-
(- 27 % par rapport à 2002). Elle s’est accom-
lions de nuitées, soit 3,7 % de moins que pagnée d’un fort ralentissement des nuitées
l’année précédente. européennes (- 11 %). C’est dans les catégo-
Toutefois, la fréquentation est en hausse ries d’hôtels 3 et 4 étoiles que la clientèle a
diminué le plus (graphique 2).pour les Français (+ 0,9 % en nuitées entre
Alors que la clientèle japonaise avait fortement2002 et 2003) alors qu’elle subit une forte
progressé pendant le premier trimestre
baisse pour les étrangers (- 10,7 %) ; l’hô-
(+ 11 %), elle s’est effondrée en avril (- 32 %
tellerie haut de gamme a beaucoup souf- par rapport à avril 2002), vraisemblablement
fert de cette désaffection de la clientèle en raison de l’épidémie de SRAS et de la fai-
étrangère, tandis que l’hôtellerie écono- blesse du yen.
La situation ne s’est pas améliorée pendant lamique résistait bien. De même, si les ré-
haute saison 2003 (de mai à septembre), quigions Provence-Alpes-Côte d’Azur et
représente plus de la moitié des nuitées de
Aquitaine ont pâti de la canicule ou de la
l’année : les nuitées françaises progressent de
pollution du Prestige, le littoral 3,6 % par rapport à mai-septembre 2002, mais les
nord-ouest a bénéficié en 2003 d’une fré- nuitées étrangères reculent fortement (- 13,4 %).
quentation hôtelière en forte hausse. Ce sont les clientèles européennes, tradition-
nellement les plus nombreuses, qui ont fait
défaut : les nuitées européennes, qui représen-
Depuis l’année 2000, le nombre des nuitées tent les trois quarts des nuitées étrangères, ont
françaises oscille entre 114 et 115,5 millions diminué de 10 % par rapport à la saison 2002.
(graphique 1). En 2003, il progresse de 0,9 % Pour ne citer que les trois premières clientèles,
par rapport à 2002, alors que le nombre de les nuitées des Britanniques, pénalisés par la
séjours des Français augmente de 1,7 % (défi- baisse de la livre, ont diminué de 12 %, celles
nitions). L’écart reflète une légère diminution de des Allemands, en raison de la morosité de leur
la durée moyenne de séjour par rapport à 2002. économie, de 14 %, et celles des Italiens de 10 %.
Après avoir chuté en 2001 à la suite des attentats Le dernier trimestre n’a pas rétabli la situation :
du 11 septembre, la fréquentation hôtelière de la la faible progression de la clientèle française
clientèle étrangère avait repris en 2002. Mais n’a pas compensé la perte de clientèle étran-
cette reprise n’a pas duré : les étrangers sont gère. Seul le mois de décembre a bénéficié
venus nettement moins nombreux en 2003 d’une légère embellie pour les hôtels 3 et 4
(10,7 % de nuitées en moins par rapport à 2002), étoiles.
leurs séjours ayant toutefois une durée moyenne
comparable à ceux de l’année précédente.
Évolution des nuitées annuellesLa fréquentation baisse pour les principales clien-
tèles étrangères : clientèle américaine (guerre en base 100 en 1999
Irak et baisse du dollar) et japonaise (épidémie de 110
SRAS et faiblesse du yen), mais aussi clientèle 108
européenne, qui représente les trois quarts des
106
nuitées étrangères dans l’hôtellerie.
Ensemble
104
Français
102
Baisse de la clientèle étrangère 100
Étrangersdèslemoisdefévrier 98
96
Après un bon mois de janvier 2003 pour toutes
94les catégories d’hôtels, la fréquentation hôte- 1999 2000 2001 2002 2003
Source : Insee, Direction du Tourisme, Partenaires régionauxlière a commencé à diminuer en février. Mais la
INSEE
PREMIEREclientèle de ces hôtels en 2003 contre où la fréquentation et le taux d’occupa-L’hôtellerie haut de gamme
71,3 % en 2002. tion sont restés stables en 2003, pourest la plus touchée
Les hôtels 3 étoiles accusent eux aussi, les Français comme pour les étrangers :
Pour la troisième année consécutive, le mais dans une moindre mesure, une la baisse de2%de l’offre en chambres
taux d’occupation des hôtels 4 étoiles (et baisse constante de leur taux d’occupa- 1 étoile correspond à une baisse iden-
4 étoiles luxe) est en net recul : il diminue tion depuis trois ans : leurs nuitées en tique du nombre de chambres occu-
de 4 points en 2003 par rapport à 2002 ; 2003 baissent de 4 %, en raison essen- pées.
le nombre des nuitées chute lui de 10 % tiellement d’un recul de 9 % des nuitées En revanche, les nuitées ont progressé
(graphique 3). Alors que la clientèle fran- des non-résidents. de 2 % dans les hôtels 0 étoile grâce à
çaise s’est à peu près maintenue (- 1 %) Si les hôtels 2 étoiles, qui représentent une très bonne fréquentation des Fran-
dans ces hôtels haut de gamme, les 44 % de la fréquentation, subissent éga- çais, dont les nuitées ont augmenté de
mauvais résultats affichés sont entière- lement un recul en 2003, celui-ci sur- 11,4 % par rapport à 2002. La clientèle
ment imputables à la baisse de fréquen- vient après deux années de croissance ; française se tourne vers ce mode
tation de la clientèle étrangère, en il est lui aussi dû principalement à la d’hébergement où sa fréquentation
particulier américaine, japonaise ou en défection de la clientèle étrangère. s’accroît constamment depuis 2000.
provenance du Proche-Orient ; les Les hôtels 1 étoile (seulement5%des Parallèlement le parc augmente : entre
étrangers représentent 68,6 % de la nuitées) constituent la seule catégorie 2000 et 2003, l’offre en chambres
0 étoile a progressé de 21 % en raison
du développement des hôtels de chaî-
Principales clientèles étrangères nes économiques (encadré).
Cette bonne tenue de la fréquentation
millions de nuitées
française a limité la baisse du tauxRussie
d’occupation des hôtels 0 étoile en 2003Suède-Danemark nuitées 2003
Suisse nuitées 2002 (- 2 % par rapport à 2002). En revanche,
Japon c’est dans cette catégorie d’hôtels éco-
Pays-Bas nomiques que les nuitées des touristes
Espagne
étrangers diminuent le plus fortement
Belgique
(- 23 %). Le raccourcissement de leurItalie
-27 % séjour y est plus marqué que dans lesÉtats-Unis
-14 %Allemagne autres catégories d’hôtels ; en consé-
-9 %
Royaume-Uni quence, la clientèle étrangère ne repré-
0 24 68 10 12 14 16 18 20 sente plus dans les hôtels 0 étoile en
Sources : Insee, Direction du Tourisme, Partenaires régionaux 2003 que 20 % des nuitées contre
26,8 % en 2002.
Fréquentation des hôtels homologués par région
Le littoral nord-ouest,
Nuitées hôtelières en 2003 Évolution des nuitées
refuge contre la « canicule »(en milliers) entre 2002 et 2003 (en %)
Totales Françaises Étrangères Totales Françaises Étrangères
Cinq régions seulement peuvent faire
Ile-de-France 57 072 25 550 31 522 -6,4 6,2 -14,6
état d’une année 2003 meilleure que
Provence-Alpes-Côte d'Azur 21 569 12 673 8 896 -7,2 -0,6 -15,1
2002 en matière de fréquentationRhône-Alpes 18 474 13 183 5 291 -0,3 -1,5 2,7
Midi-Pyrénées 9 236 5 842 3 394 0,1 3,6 -5,4
Aquitaine 7 892 6 481 1 411 -4,6 -3,3 -10,3 Taux d'occupation des hôtels
Languedoc-Roussillon 7 018 5 376 1 641 -3,7 -2,4 -7,6
homologuésBretagne 6 539 4 974 1 565 1,9 0,2 7,5
Alsace 5 930 3 337 2 594 -3,3 -3,5 -3,1
en %
Centre 5 928 4 364 1 565 -1,4 1,9 -9,6 75
2000 2002Nord-Pas-de-Calais 5 780 3 802 1 977 -4,3 -3,7 -5,3
2001 2003
Pays de la Loire 5 323 4 537 786 -0,6 0,6 -7,0 70
Poitou-Charentes 4 513 3 914 599 -5,8 -5,5 -7,6
65Basse-Normandie 4 369 2 954 1 416 0,9 3,2 -3,7
Bourgogne 4 221 2 669 1 552 -5,0 -0,9 -11,3
60
Lorraine 3 572 2 673 898 2,3 2,9 0,6
Auvergne 3 524 3 111 413 -0,4 0,4 -6,1
55
Corse 2 985 2 250 734 -4,0 0,2 -14,9
Haute-Normandie 2 950 2 091 860 6,3 12,4 -6,2 50
Picardie 2 404 1 666 739 2,0 7,5 -8,6
Champagne-Ardenne 2 380 1 458 923 -4,2 -5,2 -2,7 45
Franche-Comté 1 968 1 584 384 -2,0 0,4 -10,8
40Limousin 1 213 1 048 165 -3,3 -2,7 -6,3
0 *1 *2 *3 * 4*, Ensemble
France 184 859 115 536 69 323 -3,7 0,9 -10,7
4l* uxe
Sources : Insee, Direction du Tourisme, Partenaires régionaux Sources : Insee, Direction du Tourisme, Partenaires régionaux
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREhôtelière : le littoral nord-ouest (Haute et Nuitées étrangèresNuitées françaises
Basse-Normandie, Bretagne et Picardie)
et la Lorraine (cartes). Elles sont toutes
situées au nord de la Loire et ont bénéfi-
cié d’une température plus modérée
pendant la période de canicule
(tableau).
La Bretagne est la seule région où la fré-
quentation étrangère augmente sensi-
blement (+ 7,5 %), grâce à la clientèle
belge et dans une moindre mesure alle-
mande ; elle retrouve ainsi un niveau de
fréquentation étrangère comparable à
celui de l’année 1999, avant le naufrage
de l’Erika. En Lorraine les nuitées étran-
gères ont augmenté de 0,6 % grâce à la
Évolution des nuitées par rapport à 2002 Évolution des nuitées par rapport à 2002
clientèle allemande. Les autres régions
à 3 % entre - 3 et 0 % à 0 % entre - 10 et - 6 %
en hausse, Normandie et Picardie, le entre 0 et 3 % à - 3 % entre - 6 et 0 % à - 10 %
doivent à la clientèle française, venue Volume de nuitées hôtelières Volume de nuitées hôtelières
plus nombreuse d’avril à septembre. 13 millions 16 millions32 millions26 millions
3,2 millionsEn revanche sur les littoraux aquitains et 2,6 millions
Sources : Insee, Direction du Tourisme, Partenaires régionauxSources : Insee, Direction du Tourisme, Partenaires régionauxméditerranéens la fréquentation baisse,
aussi bien celle des Français que celle
des étrangers. C’est dans la région Pro-
vence-Alpes-Côte d’Azur que la baisse
est la plus forte (- 7 %) par rapport à
La progression de l’hôtellerie de chaînel’année précédente, à la fois pour les
Français et pour les étrangers. Cette
er er
Entre le 1 janvier 1999 et le 1 janvier qu’elle représentait 37 % de l’offre urbainerégion a cumulé plusieurs handicaps :
2004, le parc de l’hôtellerie homologuée en 1999, elle en représente aujourd’hui lal’annulation des festivals d’Aix et d’Avi-
s’est accru de 16 300 chambres. Toute- moitié. De fait, la concentration des hôtels
gnon, les incendies du mois de juillet et
fois, c’est exclusivement l’hôtellerie de de chaîne en zone urbaine est encore plus
la canicule. Dès le début de saison, la
chaîne qui progresse. En effet, l’offre des forte, car s’y ajoutent les 174 hôtels de
Côte d’Azur paie le plus lourd tribut à
chaînes est en très forte croissance chaîne non homologués.
tous ces évènements. Elle est touchée (+ 35 % en 5 ans) : elle passe de 160 300 à Les chaînes se sont également bien déve-
de plein fouet par la baisse de la clien- 216 500 chambres, tandis que celle de loppées dans les zones littorales où elles
tèle étrangère, en particulier britannique, l’hôtellerie indépendante traditionnelle représentent plus de 30 % de l’offre
allemande, italienne et américaine : le recule de 9,4 %, passant de 426 600 à contre 23,5 % en 1999.
386 700 chambres. En revanche, l’hôtellerie traditionnelletaux d’occupation des hôtels est en
C’est essentiellement dans les catégories reste prépondérante dans les zones rura-baisse de 5,6 points sur la saison. Le
économiques, de0à2 étoiles, que l’hôtel- les ou en montagne:àla montagne, laLanguedoc-Roussillon et la Corse ont
lerie de chaîne s’est substituée à- disparition des hôtels indépendants n’estégalement subi un effet canicule. En
lerie traditionnelle : elle y a créé 31 600 pas compensée par l’hôtellerie de chaîne,
outre, la concurrence de nouvelles des-
chambres tandis que le champ des hôtels qui y est très peu implantée (3 000 cham-
tinations comme la Croatie n’est pas
indépendants en perdait 32 000. Cette bres seulement).
étrangère à cette défection vis-à-vis de
substitution correspond en partie au fait
l’ensemble du littoral méditerranéen. que des hôtels indépendants se sont fran-
er
Nombre de chambres au 1 janvierEn Aquitaine et Poitou-Charentes, la chisés : en effet, le nombre des hôtels
clientèle, aussi bien française qu’étran- « franchisés » a fortement progressé.
en milliers
gère, se réduit : à l’effet canicule s’est La progression du nombre des hôtels ad- 400
Hôtels de chaîneshérents à des chaînes volontaires, tellesajoutée la mauvaise image de cette 350 Hôtels indépendants
Logis de France, les Relais du silence, Re-côte, avec la pollution issue du nau- 300
lais et châteaux…est également sensible.frage du Prestige.
250C’est sur l’hôtellerie haut de gamme
200(3 étoiles, 4 étoiles et 4 étoiles luxe) que
l’hôtellerie indépendante résiste le mieux, 150La montagne se maintient,
car c’est dans ce secteur qu’elle peut le
100mais la campagne mieux exprimer son savoir-faire.
50et Paris reculent L’hôtellerie de chaîne homologuée s’est
0implantée principalement en zone urbaine, 1999 2004 1999 2004
où se concentre 78 % de son offre. Elle y a 0, 1, 2 étoiles 3 et 4 étoilesSi la fréquentation hôtelière a stagné dans
supplanté les hôtels indépendants : alors Sources : Insee, Direction du Tourisme, Partenaires régionauxl’ensemble de la région Rhône- Alpes,
dans l’espace touristique « montagne »
INSEE - 18, BD ADOLPHE PINARD - PARIS CEDEX 14 - TÉL. : 33 (1) 41 17 50 50
INSEE
PREMIEREAPE 55.1E Autres hôtels.les nuitées progressent de 1,1 % par (- 18 %) en raison de l’épidémie de
Il existe environ 19 000 hôtels touristiquesrapport à 2002 (+ 2 % pour les Français SRAS, d’Allemagne (- 24 %) ou de
et 2 500 autres hôtels (non homologués
et seulement - 0,8 % pour les étrangers). Grande-Bretagne (- 14 %).
tourisme).
Après une bonne saison d’hiver Le territoire national métropolitain a été dé-
Sourcemarquée par un regain de clientèle fran- coupé pour cette enquête en quatre espa-
ces touristiques : littoral (rural et urbain),çaise, les durées de séjour diminuent
rural (hors montagne, hors littoral), mon-légèrement durant la saison d’été : la
L’enquête de fréquentation hôtelière est réa- tagne et urbain.
hausse des nuitées des résidents lisée mensuellement auprès des hôtels clas-
comme celle des non-résidents est ainsi sés tourisme (0 à 4 étoiles luxe) de France
Définitionsmétropolitaine ; elle est effectuée par l’Inseeplus faible que la hausse du nombre de
en partenariat avec la direction du Tourismeleurs séjours.
et bénéficie dans la plupart des régions d’une
Séjours (ou arrivées) : nombre de clientsLa campagne n’a pas été épargnée par extension d’échantillon financée par les par-
différents qui séjournent une ou plusieursla baisse de fréquentation étrangère tenaires locaux du tourisme.
nuits consécutives dans le même hôtel.
Depuis 2003, le champ de l’enquête a été(-17 % par rapport à 2002) ; la fréquenta-
Nuitées : nombre total de nuits passées par
étendu aux hôtels de chaîne non homolo-tion des Français y a diminué aussi très les clients dans un hôtel ; ainsi, un couple
gués : il s’agit de 174 hôtels de catégorie
légèrement (-1 %). À l’exception de la séjournant trois nuits consécutives dans un
économique (équivalent à 0 étoile), repré-
hôtel correspondra à six nuitées, de mêmeLorraine, dans toutes les autres régions sentant 9 800 chambres.
que six personnes ne séjournant qu’uneles nuitées hôtelières à la campagne ont Les hôtels classés ou homologués tourisme
seule nuit.
sont, depuis l’arrêté du 14 février 1986, ré-diminué en 2003.
Taux d’occupation : rapport obtenu en di-
partis dans une des 6 catégories de0à4
Enfin, l’Ile-de-France a subi un recul de visant le nombre de chambres occupées
étoiles luxe. Le classement est attribué par
par le de « effective-fréquentation de 6,4 % par rapport à la Préfecture après avis de la commission
ment » disponibles (en excluant les ferme-2002, dû en totalité à la défection de la départementale de l’action touristique
tures saisonnières).
(CDAT) où siègent les administrations declientèle étrangère. L’Ile-de-France pos-
l’État chargées du tourisme, de la concur-sède une double particularité : elle
rence et de la répression des fraudes. Bibliographie
représente à elle seule 31 % des nuitées
Les conditions requises pour le classement
hôtelières et ses hôtels accueillent plus portent sur le nombre de chambres de l’hô-
de touristes étrangers (55 %) que de tel, les locaux communs (taille du hall de ré- “L’hôtellerie classée et les campings clas-
ception, existence d’ascenseur), l’équipe- sés en France : l’offre et la fréquentationFrançais (45 %). Or en 2003, les nuitées
ment de l’hôtel (standard téléphonique), la en 2002", Analyse et perspectives duétrangères reculent de 14,6 %, et la pro-
surface des chambres et le confort des sa- tourisme, n° 83, direction du Tourisme,
gression de 6,2 % des nuitées françai-
nitaires privés et communs, le niveau de octobre 2003.
ses ne compense pas ce déficit. Ce sont service rendu par le personnel de l’hôtel. “L’hôtellerie de chaîne en 2000 - Un boule-
les clientèles les plus nombreuses qui La Nomenclature d’Activités Française (NAF versement de l’offre hôtelière", Insee Pre-
2003) comprend trois classes d’hôtels : mière n° 820, janvier 2002.ont fait défaut : en particulier les touris-
APE 55.1A Hôtels touristiques avec res- “L’hôtellerie classée et les campings clas-tes en provenance des États-Unis
taurant ; sés en France : l’offre et la fréquentation en
(- 28 %) ou du Proche-Orient (- 22 %) à
APE 55.1C Hôtels sans res- 2003", Analyses et perspectives du tou-
cause de la guerre en Irak, du Japon taurant ; risme, direction du Tourisme, à paraître.
INSEE PREMIÈRE figure dès sa parution sur le site Internet de l'Insee : www.insee.fr (rubrique Publications)
Vous pouvez vous abonner gratuitement aux avis de parution dans http://www.insee.fr/fr/ppp/abonnement/abonnement.asp#formulaire
Direction Générale :BULLETIN D'ABONNEMENT A INSEE PREMIERE
18, Bd Adolphe-Pinard
75675 Paris cedex 14
Directeur de la publication :
Jean-Michel Charpin
OUI, je souhaite m’abonner à INSEE PREMIÈRE - Tarif 2004 Rédacteur en chef :
Daniel TemamAbonnement annuel = 70€ (France) 87€ (Étranger)
Rédacteurs : R. Baktavatsalou,
C. Benveniste, C. Dulon,Nom ou raison sociale : ________________________ Activité : ____________________________
A.-C. Morin
Adresse : ___________________________________________________________________
Maquette : É. Houël
______________________________________ Tél : _______________________________ Code Sage IP04976
ISSN 0997 - 3192Ci-joint mon règlement en Euros par chèque à l’ordre de l’INSEE : __________________________________€.
© INSEE 2004
Date : __________________________________ Signature
INSEE
PREMIERE