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[Le] péage urbain de Londres. Bilan après 6 mois de fonctionnement. Les impacts sur le transport et les activités londoniennes (Source : TLF , Transport for London).

De
23 pages

Servant (L). Paris. http://temis.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Temis-0047973

Ajouté le : 01 janvier 2003
Lecture(s) : 38
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LE PEAGE URBAIN DE LONDRES
Bilan après 6 mois de fonctionnement

Les impacts sur les transports et les activités
londoniennes
(source : TFL, Transport for London)


















Note rédigéeLpoauris SERVANT (IAURIF)
Directeur d’EtudAlea:i n MEYERE
Directeur GénérHaelr:vé GA Y

10 décembre 2003







Cette note rend compte d’une journée de présentation organisée à Londres le 23 oc
par Transport for London (TFL), promoteur du péage urbain de Londres.

Cette journée était princinpta ldeosnnseé rtnagis, mais des per nu lbupa cialgneminst àée
étaient invitées. Il y avait environi p1a5n0t sp adrotinct 25 étrangers (13 français).

Au cours de cette conférence, TFL a udins trraibpupéo rt intitulé « Congestion charging 6
months on » (23 octobre 2003 : 40 pages).

Ce rapport est disponible sur Internet à l’adreswswews.utiflv.agnotve. u:k/tfl/cc_intro. shtml

On rappelle que le péage londonien czoonncercnes ²m tio (on k21mélotiral ae altrngg’a lde
l’équivalent de la superficie des 10a rprroenmdi.)siraP ed stnemsess ered age n pést u C’e
zone : tout véhicule non exempté qui c lirac zuloen ed adnosit payer, même s’il n’a pas franchi
les limites de celles-ci. Les voies quit zonélliamitde Ring Inner,nformant une rocade («
Road »), ne sont pas soumises au péage.

Le péage s’applique du lundi au vendruerds i,f ésraiéusf ,j ode 7h00 à 18h30. Le tarif est élevé :
5 livres par jours (7,50 euros) quel que bsroei td lemon dlaépmece .enoz al sndas uéctfeefs nt

Les résidants de la z opnaei ennet que 10% du tarif.

Certaines catégories de véhicules son t: eexpmu’grsed ,neecs,xita, ulicéh vedsétseuor xu
véhicules propres, armée, police, véhicules d’handicapés, bus, véhicules de 9 places

Il fut introduit le 17 février 2003 à 7h00 du matin.

Le péage urbain de Londarpersè -s B6i lamno is de fonctionnement
Louis Servant (IAURIF) 10 décembre 2003

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1 . APPROCHE MÉTHODOLOGIQUE


L’approche méthodologique est décrite dans le volumineux document (304 pag
annual monitoring report Conditions before charging » (TFL juin 2003).

Le programme de suivi des impacts du péage comprend une centaine de t
recherches et d’enquêtes s’étalant d’avril 2001 à fin 2005.

Il concerne bien entendu les impacts sur les transports et les comportem
déplacements mais aussi les impacts environnementaux, économiques et sociaux

Le « First annual monitoring reporté»g aélteambleitn t l’état duexs aliveant la mise en

place du péage. Il produit notammentit qdues s rul sesiss statesilnad no’litu s rte qura tpons
cette note le cas échéant.

La présentation faite le 23 octobre 2003 et le rapport remis en séance co
essentiellement les impacts sur ltes etrtalnespcormportements de déplacements.

L’interprétation des résultats faite tipeanr t TcFoL mpte (en théorie) de la tendance
« naturelle » en l’absence de péage.e ,P adre peuxies mqpulelques années, la circulation dans
la zone de péage avait tendance à srsaiéblègesrè tremeCtttn .tn staeem ecnoéogna lvatuatt i
pour toute la partie centrale de l’iaogng llotarém).m²e D n3(12k reL noodne : Innndonien
même, avant l’instauration du péatgèlee, on zlas agpéà e odnol ornad neinnclie métdu el a
était en baisse. (de 50 000 déplacements quotidien en moins d’une année à l’autr

Elle est cependant rendue difficiled, esso iét vpéanre ments exceptionnels dans le domain
des transports comme la fermeture de la « Central line » du métro de janvier à
suite à un accident grave (un moteurs ’dees t mdétr oaché et a proovuq éeld réiallement
du train concerné), soit par de sel ésnvèntmeétir sxeà c uesrmaine domme e co
conséquences de la guerre en Iraq (instabilité économique, baisse du nombre de
le ralentissement économique cyc limqéuteé ompteu ea(b e lennoitpecxe s0l2 na.)3u0

Sous ces réserves les résultats d’impacts présentés par TFL sont exposés dans le
suivent.

Le péage urbain de Londarpersè -s B6i lamno is de fonctionnement
Louis Servant (IAURIF) 10 décembre 2003

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2. LES IMPACTS GÉNÉRAUX SUR LES TRANSPORTS ET LES
COMPORTEMENTS DE DÉPLACEMENTS


Le péage urbain contribue à quatre ddees s dipxr iogranu datégie transporttiséd eals rt
maire de Londres :

• réduire la congestion routière
• améliorer sensiblement la qualité de service des bus londoniens
• améliorer la régularité des temps de parcours des automobilistes
• rendre les livraisons plluescaciffe sulp ,pees rusplt eesiab fctueuses de l’enivornnme

Les comportements de déplacemeonts asesquelqu s esezidem raptsbane tsé ,lisi
semaines après l’introduction du péage.

Actuellement, un jour moyen dme ailna e,s eon constate 108 000 paiements se
décomposant en :

- 80 000 paiements à taux plein (5 livres) .............................. 74%
- 16 000 paiements de résidlaivnrtes) (..0.,..5. ......................15%
- 12 000 paiements liés à des flottes11.%1 ........ ed......slecuhivé

Un jour moyen de la semaine pendant la période de péage, le nombre d’en
voitures particulières dans la zone a baissé de 30 %osti6 000 0neéetrdes gaép à
moins.[voir figure 1]

Compte tenu des multiples entrées et sorties de certains véhicules, on estim
concerne 50 000 voitures particulières.

Les entrées de véhicules utilitaires t(tceas meito ncnaemions) ont baissé de 10%. Les
entrées des autres modes mécanisréesv aoncthe +20% pour les taxisnprogressé :
(beaucoup plus que prévu), +15% pour les bus (correspondant à l’augmentation
+30% pour les bicyclettes et +20% pour les motos (plus que prévu).

La forte augmentation des entrées en ebsitc yà clceotntfeirsmer à plus long terme compte
tenu des bonnes conditions météorol o2g0iq0u3 e; s denplus cette croissance s’applique à
un faible effectif (16 000 unités environ).

Globalement les entrées des véhicusleésm h, o16% de trox eu drsiurcéd tno ,seuor
(voitures particulières, taxis, bus et véhicules utilitaires).



1 Les p oventpeu v25icéhesulu orporatéiseri ed psyètnus uo rrep t lusitarp sulp labol gntmeiepae dmeed y aap sis il n’que ; ma
réduction sur le prix du péamgee .d Iel sy fraa ims êd’enregistreme1n5t 1 0edse( ilrvuroser vé) paucihe elap tna rt ee unjomatirano
de 10% du péage si on ocnh osiasint sl ’doéptcilaration desa nvté heifcfeulcetisv aeyment circulé (cf § 10c).

Le péage urbain de Londarpersè -s B6i lamno is de fonctionnement
Louis Servant (IAURIF) 10 décembre 2003

4






























FIGURE 1

Le péage urbain de Lonrdse après 6 - Bilacnof ed siom oitt enemnn
Louis Servant (IAURIF) 10 décembre 2003

Les entrées de véhicules potentielles mpeanrt levi spééage (voitures particulières et
véhicules utilitaires) ont baissé de 26%.
Les déplacements de personnes correspondant aux 60 000 mouvements de
particulières qui ne se font plus à des ltai nzaotinoen pdeendant rliao dpeé de péage se sont
majoritairement reportés sur les tra ncsopmormtsu ne n(essentiellelemse bntu s) : de 50 à
60% selon TFL.

Cela représente une croissance de seulement 2% de la clientèle des transports e
pénétrant dans la zone. A ce propos,ll eo nq urae,p pmeême avant le péage, la grande
majorité (85%) des déplacements des osnpreti desàneation de « London Central se »
faisait en transports en commun. (rPioudre la7hpé 18h30 en 2002, la clientèle totale
s’élevait à 2 millions de passagers par jour).

L’essentiel du report s’est fait bvuesr sp loeusr lesquels on a observé quelques 15 000
passagers supplémentaires dans la période de pointe du matin (7h00 à 10h0
prévu.

D’après TFL, 20 à 30% de ces déplacemetn suaotoib t eno tnov en iuq selon zlas an duspl
été déviés dans la périphérie.

Les 15 à 25% restant se sont reportés sur d’autres formes de transports (comm
roues) ou ont changé leur comportetommenotb idli’satues (par exemple accéder à la zone à
péage en dehors des heures de péage).

Le taux d’occupations moyen des voitu éss edrp aergola zone nt dans see tnaritcilrèar pesr
10%.

La clientèle des taxis desservant la azgoen e dun ioatntmeugà st resté péc ral a’ etsbael
nombre de véhicules y pénétrant a( +ét2é0 %c)o mpensée par une diminution de
l’occupation moyenne.

Tous modes confondus le nombre total de déplacements quotidiens à destinati
zone à péage a diminué de 60 000 arg ednFT sal LD’.rèap80à 00 0 ecett de ritémajo
réduction est imputable à la tendance pré-existant avant l’instauration d
(principalement sur le métro dont nlcae tbeanidsasière est de 50 000 déplacements
quotidiens). Il estime que le péagues e dim’unete direcueeleds oi nnitud ac al ts0ntme 0 4
déplacements (soit de 5 à 7% de la décroissance totale).


Le péage urbain de Londarpersè -s B6i lamno is de fonctionnement
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3. LES IMPACTS SUR LA CIRCULATION ET LA CONGESTION
ROUTIÈRES DANS LA ZONE A PÉAGE


On a déjà mentionné au §2 la baissdeu gnlo nel snoz atnarad shéciedv e tnlusee balbre m
à péage (-16%) et les variations se lodne cutiar pesuritvo( selucihévele typ ,3-%0se ,ilrè
véhicules utilitaires 10%, taxis +20%, etc).

Qu’en est il du trafic interne à cette zone ?

Tous les résultats de comptage nesod sap tnlbinopiraitucilse ,nep de la caer ceux gapm en
d’automne 2003. Au vu des données TeFxLp leoistme qiées uor cifart el eu las an derti
zone (exprimé en véhicules kilomoèutreus 10 à 15% plus faible qu’avant)peasrtc de
l’instauration du péage (les comptag leess edxecluux ernotues) correspondant à une baisse
du nombre de véhicules de 5 à 15%.

Une estimation plus précise sera four npireo cdhaanisn l erapport d’évaluation (printemps
2004).

TFL, en accord avec le Ministère destsTraorspéf di ini nucidnuetaed rv[iooi negtsc nor n
encadré] : c’est le délai supplémentaire moyen (exprimé en minutes / km) pour
un kilomètre dans la zone, par rapport au temps mis en circulation fluide.

Ainsi, en circulation fluide (tôt le 6,1h/mk setival )nitamed3 se tno ealz ans ne doyense m
et le temps mis pour parcourir un kilodme è1t,r9e n esemidue acplA .mk/nm al tnavest
péage (pour la période 7h 18hs3s0e) itemla vattid eyoneené or cspre,314/hkm adnoà tn
un temps de parcours de 4,2 mn/ksmu. reL a dem lea congestion (délai) était donc de
2,3 mn/km (2,3 = 4,2 1,9).

Après la mise en place du péage, la vitesse moyenne est montée à 16,7 km/h soi
de parcours de 3,6 mn/km correspondant à une congestion (délai) de 1,7
(1,7 = 3,61,9). TFL en conclut qu’à l’augmentation de vitesse de 17% (de 14
km/h) correspond une diminution de 30% de la congestion [2,≈ 0 =6 ,20, ].3037,1-3,2/

La diminution de la congestion se traduit bien entendu par une amélioration du
parcours mais également par une meilleure fiabilité.

TFL estime que les temps de parcoeutrosu ar lldenemecalphcé’d stve ageanon zlac r-rs dé
à péage ont décrû de 14% et que lae sfit aabimlitééli osr’é de 30%. (L’écart type des temps
moyens de parcours a été réduit de 30%).

Le péage urbain de Londarpersè -s B6i lamno is de fonctionnement
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La mesure de la congestion routière à Londres
Sources : First annual Monitoring Rpeort (TFL juin 2003) pages 45 à 70
Congestion Charging 6 months on (TFL 23 octobre 2003)

La congestion routière est mesurée en termes de minutes additionnelles
(délai) pour parcourir un kilomèetrpar rapport à une situation de
référence en circulation fluide (unité : minutes / kilomètre).

La situation de référence à Londrs eest la circulation aux premières
heures de la matinée quand le nivedae uc irculation est au plus bas (pour
les autres agglomérations britanniques c’est la circulation nocturne).

Par exemple,d ans la zone à péag e(21 km² dans Central London) la
situation de référence correspond à une vitesse moyenne de 31,6 km/h,
soit un temps de parcours moyen df et= 1 9, (kmn/ matulrcciiulf noi .)ed

En 2002, avant l’introduction du péea, gpendant la période horaire de

7h à 18h30 correspondant à celle du péage, un jour moyen de la
semaine, la vitesse moyenne était de 14,3 km/h soit en temps de
parcours moyen de0t,4 =nm 2 /km.

La congestion correspondait donàcun temps perdu (délai) d0e t =C0tf
s C = 2,3 mn/
oit0km.

A partir du 17 février 2003, aprèsintroduction du péage pendant la
même période horaire un jour moyen de la semaine, la vitesse moyenne
est remontée à 16,7 km/h soit un temps de parcours moyen de t1 =
3,6 mn/km. La nouvelle congestioncorrespond donc à un délai de
C1= t1- tfsoit C1 = 1,7 mn/km.

Le gain relatif de congestion est donc0-C1/C0= 2,3-1,7/2,3 = 0,26 soit
26%.

Le péage urbain de Londarpersè -s B6i lamno is de fonctionnement
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Une méthode similaire est appliquée pour la mesure de la congestion
dans les autres zones ou voies du Grand Londres. (les valeurfed s sont
bien entendues différentes).

Mathématiquement, sift ,t0 et t1 les temps moyen de désignent
parcours pour effectuer un kilomètre, respectivement en circulation
fluide, en 2002 avant le péage, e2n003 après introduction du péage
(sur la période horaire 7h 18h30), la congestion mesurée en termes de
délais est :

- avant le péage0C= t0 tf(mn/km)

- avec le péage1C= t1 tf(mn/km)

Le gain de congestion est égal0à C C 1/C0= t0 t1/ t0- tf

Comme avec les unités adoptées, olna v, les d t = 60/ léia sednoitaler a
congestion s’expriment donc, en fonction des vitesses, par les
formules :

C0= 60 (1/0 1/vv f)

C1= 60 (1/1v 1/vf)

Les valeurs defte tvfen circulation fluide sont les suivantes :

Zone Vitesse vfpm t(km/h) Tef sedp raocru s/kmn ( m)
31,6 1,9



Zone à péage

Inner ring road

Reste de Inner London
(routes principales)

Outer London
(Routes principales)

33,6

39

50

Le péage urbain de Londarpersè -s B6i lamno is de fonctionnement
Louis Servant (IAURIF) 10 décembre 2003

1,8

1,5

1,2

9

4. LES IMPACTS SUR LA CIRCULATION ET LA CONGESTION
ROUTIERES DE LA « INNER RING ROAD »(rocade délimitant la zo ne à péag


On rappelle que la « Inner Ring Road » n’est pas soumise à péage.

Par ailleurs TFL a mis en œuvre une dpeo ligtieqsutieo n de la circulation ayant pour
objectif de ne pas dégrader le niveau de congestion sur cette rocade.

Les données disponibles démontrent le succès de cette politique. D’une part, le
trafic (exprimé en véhicules kilodmeèutxr erso),u es exclus, n’a augmenté que de 5%.
D’autre part la congestion, mesuréem êsemleo n mlaé thode que pour la zone à péage, a
légèrement baissé.

Là encore il faudra attendre le prpopcohrat ind ’réavaluation pour avoir des résultats plus
précis.

Le péage urbain de Londarpersè -s B6i lamno is de fonctionnement
Louis Servant (IAURIF) 10 décembre 2003

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