Le système éducatif dans l'académie de la Guadeloupe : bilan et perspectives

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Ce rapport fait suite à une note du ministre de l'éducation nationale demandant aux deux inspections générales de son ministère de dresser un bilan précis de l'état et du fonctionnnement des structures administratives et pédagogiques de l'académie de la Guadeloupe, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Les inspecteurs généraux soulignent tout d'abord que l'académie de la Guadeloupe est engagée dans une démarche de progrés dans un contexte géographique, économique et social qui ne simplifie pas la tâche de l'Education nationale. Ils font état de la complexité de l'environnement ( situation géographique dispersée, démographie hors normes, données socio-économiques en mutation) et estiment que les résultats et les parcours scolaires ne sont pas encore satisfaisants bien qu'en voie d'amélioration. Ils exposent également les handicaps (isolement, accès aux médias...) et les points forts (attachement des autorités et des familles à la réussite scolaire, ressources parmi les personnels...) de l'académie. Ils estiment enfin que la rentabilité des moyens, qui sont dans les normes nationales, pourrait être améliorée et que le pilotage peut désormais dépasser la gestion à court terme.

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Publié le 01 mars 2003
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Langue Français
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MINISTÈRE DE LA JEUNESSE, DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA RECHERCHE    Inspection générale Inspection générale de l’administration  de l’éducation nationale de l’éducation nationale et de la recherche                Le système éducatif dans l’académie de la Guadeloupe :
bilan et perspectives           Février 2003     Rapport présenté par    Yves GUÉRIN Yvon CÉAS  François LE GOFF Charles MARTIN  Inspecteurs généraux Inspecteurs généraux de l’administration  de l’éducation nationale de l’éducation nationale et de la recherche
 
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SOMMAIRE   Introductionp. 3  1 –Un environnement générateur de complexités pour l’Education Nationale 4 p.  1-1 Une situation géographique dispersée p. 4  1-2 Une démographie hors normes p. 5  1-3 Des données socio-économiques en pleine mutation p. 6  2 –Des structures scolaires évoluant avec les besoins p. 7  2-1 Des effectifs stabilisés dans le premier degré, qui augmentent  dans le second degré p. 7  2-2 Des écoles et des collèges de grande taille p. 8  2-3 Un enseignement prioritaire non proportionné aux situations socio-économiques p. 9  2-4 Les conséquences pour les collectivités territoriales p. 10                 –Des résultats et des parcours scolaires qui s’améliorent mais3        qui restent insatisfaisantsp. 11  3-1 Des évaluations qui font ressortir des faiblesses à tous les niveaux d’études p. 12  3-2 Des résultats aux examens qui progressent sans atteindre  les moyennes nationales p. 13  3-3 Des parcours scolaires à améliorer p. 13  4 –Un enseignement qui supporte des handicaps, qui souffre de faiblesses       mais qui peut s’appuyer sur des points fortsp. 16  4-1 Des handicaps objectifs pour l’académie p. 16  L’isolement  La structuration particulière du corps enseignant  La langue, l’accès aux médias  4-2 Des faiblesses internes p. 18  La formation des enseignants  L’offre de formation  Les établissements scolaires et leurs relations avec le rectorat  Un absentéisme trop important  4 –3 Des points forts sur lesquels on peut prendre appui p. 25  L’attachement des autorités et des familles à la réussite scolaire  Des ressources parmi les personnels de l’Education Nationale  Une bonne volonté générale  5 –Des moyens dans les normes nationales mais dont la rentabilité pourrait  parfois être amélioréep. 27  5-1 Des dotations en moyens d’enseignement au dessus des normes nationales p. 27  5-2 Une gestion académique dont l’efficience paraît pouvoir être augmentée p. 28  5-3 Un problème spécifique pour les emplois ATOS p. 31  5-4 Un débat sur l’application d’accords antérieurs p. 32  6 –Un pilotage qui peut désormais dépasser la gestion du court terme 34 p.  6-1 Des outils de base du pilotage qui commencent à émerger p. 34  6-2 Des relations complexes avec les collectivités territoriales p. 36  6-3 La trop grande prise en compte de la « spécificité locale » p. 36    6-4 Un rectorat dont la restructuration doit être achevée p. 37  7 –Conclusionsp. 38                              
 
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 Introduction  Le 12 juillet 2002, « l’intersyndicale des personnels de l’éducation de la Guadeloupe » (CGT,
FSU, SNCL/FAEN, SNETA-A, SPEG, UNSA Education) adressait une lettre au ministre de l’éducation
nationale rappelant ses demandes chiffrées de créations d’emplois pour la rentrée 2002 et son refus de
siéger lors des réunions de la commission administrative paritaire au motif que ces demandes n’étaient
pas satisfaites. Elle concluait ainsi cette lettre : « En l’absence d’avancées significatives, nous assumerons notre rôle et l’Administration portera toute la responsabilité des perturbations et blocages qui risquent d’affecter le service public d’éducation en Guadeloupe ».
De fait, cette intersyndicale –à laquelle s’étaient jointes des associations de parents d’élèves -
déclenchait une grève le jour de la rentrée, celle-ci ne pouvant se dérouler. Après diverses discussions et
négociations, un relevé de conclusions était signé le 18 septembre 2002, mentionnant à la fois les
moyens affectés au titre de la rentrée 2002, les points sur lesquels l’intersyndicale maintient ses
demandes et précisant : « Une mission conjointe composée d’IGEN et d’IGAENR arrivera au début du
mois d’octobre afin d’évaluer l’état du système éducatif de l’académie. Les résultats de l’évaluation
seront rendus publics. Cette mission rencontrera l’intersyndicale et les fédérations de parents d’élèves
ainsi que les autres partenaires de l’Education Nationale ».
Par note du 27 septembre 2002, le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la
recherche demandait à la doyenne de l’inspection générale de l’éducation nationale (IGEN) et au chef du service de l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) de diligenter une mission conjointe afin de « dresser le bilan précis de l’état et du
fonctionnement des structures administratives et pédagogiques de l’académie de la Guadeloupe, tant sur
le plan quantitatif que qualitatif ».
Messieurs Yves GUÉRIN, François LE GOFF (IGEN), Yvon CÉAS et Charles MARTIN
(IGAENR) ont constitué l’équipe qui a conduit cette mission. Ils se sont rendus en Guadeloupe à trois
reprises au cours des mois d’octobre et novembre 2002 puis janvier 2003. Ils ont rencontré les
représentants –élus et fonctionnaires –de la Région et du Département ainsi que le Préfet de Région et
ils ont eu de nombreux entretiens avec divers responsables et partenaires du système éducatif. Leurs
deux réunions avec les représentants de l’intersyndicale ont été peu productives en raison d’un préalable
mis par ceux-ci aux échanges et portant sur les conditions d’application d’un protocole antérieur (cf. point 5-4 ci-après). Les inspecteurs généraux ont visité des collèges et des lycées ainsi que deux circonscriptions du premier degré. Ils ont passé une journée à l’IUFM où ils ont rencontré les
responsables de l’institut, des formateurs et des stagiaires. Compte tenu des contraintes horaires, ils
n’ont pas pu se rendre à Saint-Martin comme ils l’avaient prévu.
Ils remercient tous ceux qui les ont accueillis et qui leur ont remis les documents qu’ils avaient
demandés.
 
 
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