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Non, les Lois n'ont pas été clouées à la croix!

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Publié le 18 février 2014
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IN T R O D U C T IO N
PLUS DE LOI?
Arnold Kennedy
Pour beaucoup de gens, Paul semble parler des deux côtés de sa bouche, plus spécialement en relation avec «la Loi et la Grâce». Les deux versets ci-dessous paraissent à première vue totalement contradictoires, et de chacun de ces deux versets découlent différents courants doctrinaux.
« Vousvous êtes séparés de tout le bénéfice qu’il y a dans l’Oint, vous tous quivous justifiezpar la loi; vous êtes déchus de la grâce» (Ga-lates 5:4).
Mais Paul dit aussi :
« . . . car ce ne sont pas les auditeurs de la loi qui sont justes devant Yah-weh ; mais ceux qui accomplissent la loi quiseront justifiés» (Romains 2:13).
Dans ces deux versets, « justifier » est le même mot grecdikaioo, qui signifie « mon-trer, exhiber ». Dans le premier verset, nous avons letemps présentactif : « vous vous justifiez », tandis que dans le second verset, nous avons letemps futurpassif : « seront justifiés ». Dans tous les versets parlant de la « Grâce » et de la « Foi », les temps ne peuvent pas être négligés si nous voulons les comprendre. Nous devons également comprendre ce que « Loi » signifie.
LE MO T«L O I»C H O S E SD IFF É R E N T E SP E U TS IG N IFIE R
En Gal. 5:4 et Rom. 2:13 ci-dessus, le mot « loi » estnomos. Ce mot peut signifier différentes sortes de lois; par exemple, ce n’est pas le même mot que celui traduit par « commandement », qui est habituellement le mot grecentole. Bien des décla-rations apparemment opposées deviennent plus claires lorsque l’on comprend que Paul parle de différentes sortes de lois; usuellement : 1. Laloisacrificiellepar rapport à la loimorale,
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2. Lescommandements des hommespar rapport auxcommandements de Yahweh, 3. Leslois nationalespar rapport auxlois personnelles, 4. LaLoi en tant queprincipe. Le contexte général nous permet habituellement de déterminer de quelle sorte de loi on parle; nous allons donc examiner cela de plus près.
Il est évident que personne ne se justifie en essayant de venir à Yahweh par la loi sacrificiellede l’Ancien Testament, maintenant que le Christ est venu. Si nous ne séparons pas les choses qui sont différentes et si nous ne faisons pas de recherche en appliquant correctement le contexte, nous ne pouvons pas nous débarrasser de la confusion commune sur ce que le mot «loi »signifie. Cet article ne s’occupera pas de diviser la loimoraleen ses composantes principales, à savoir les « comman-dements »,les «statuts »et les «jugements »,c’est-à-dire les lois morales, écono-miques et politiques.
RE TT E M P SA S S E M B L E R«L O I»
Lorsque nous allons vers Yahweh «sans la Loi» (Rom. 3:21), c’est-à-dire en de-hors de la loisacrificiellenous passons le seuil par lequel les croyants dans la, rédemption qui est en Yahshua Christ sont appelés à devenir « acteurs de la Loi », c’est-à-dire acteurs de la loimorale, par habilitation de Yahweh. Lorsque nous al-lons vers Yahweh, la vertu ne vient pas à nous par les anciennes loissacrificielles mais :
« Or ce n’est pas pour lui seul qu’il a été écrit que cela lui a été compté, mais aussi pour nous, à qui il sera compté, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité d’entre les morts, Yahshua notre Prince, lequel a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Rom. 4:23–25).
De là, le verset suivant s’applique :
« Sinous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lu-mière, nous avons communion les uns avec les autres, et le sang de Yahshua Christ son Fils nous purifie de tout péché » (I Jean 1:7).
Notez que le « si » est la condition.
Ceci est bien exprimé dans le verset ci-dessous, où le temps de « ont cru » est actif et le mode est parfait, ce qui signifie que le verbe se réfère à une action dans le passé qui affecte nos actions dans le présent, « maintenir » étant au temps présent :
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« Cetteparole est certaine, et je veux que tu insistes sur ces choses, afin que ceux qui ont cru Yahweh s’appliquent à maintenir les bonnes œuvres » (Tite 3:8).
Dans la multitude de livres sur la Foi et sur la Loi, ce qui est rarement considéré est le changement de statut, d’ayant été « injustifié » à « être justifié par la Foi » (Rom. 5:1), au temps aoriste. Ceci constitue une cause majeure des problèmes doctrinaux actuels. Il n’est pas dans nos intentions de discuter en détail ici des œuvres et de la Foi, excepté en disant ce qui suit :
1. LaGrâce n’est pas le remède pour la Loi mais pour le péché, 2. Êtrelibéré de la Loi, c’est être libéré des anciennes loissacrificielles, du salaire dû en violant la loimoralede Yahweh, pas de la loimoraleelle-même. 3. LaLoi n’est pas une malédiction, comme l’enseignent beaucoup de personnes. Yahshua vint afin de nous racheter de la malédiction de lapeine de mort, qui est le salaire de la désobéissance. Puisque « la loi de Yahweh est parfaite, convertissant l’âme », elle ne peut être une malédiction. La malédiction s’ap-plique à ceux qui se placent d’eux-mêmes sous les anciennes loissacrificielles, en insistant sur leur croyance que le sacrifice de Yahshua est insuffisant.
LLE SR É F É R E N C E SS U RDA N SC O M M A N D E M E N T SD E SO B S E RVAT IO NL E NO U V E AUTE S TA M E N T
Un des buts de cet article est de considérer ce que signifient toutes les références sur «garder les commandements de Yahweh», car nous en trouvons dans tout le Nouveau Testament.
Nous constatons que les références concernant les commandementsmorauxde Yahweh continuent à travers le Nouveau Testament, ce qui confirme que ces com-mandements doivent toujours être suivis, malgré la populaire mais mauvaise in-terprétation de Galates 5:4 cité ci-dessus.
« Parceci nous savons que nous aimons les enfants de Yahweh, c’est quand nous aimons Yahwehet que nous gardons ses commande-ments; car c’est ici l’amour de Yahweh, que nousgardions ses com-mandements, et ses commandementsne sont pas pénibles » (I Jean 5:2–3).
Ici, Jean parle des loismoralesles lois sacrificielles et les lois des Pha-. C’étaient risiens qui constituaient un lourd fardeau. Dans ce verset, il y a un «quand »et un «et »qui montrent qu’amouretobéissancevont toujours ensemble, exacte-ment comme la loi morale et l’amour allaient ensemble dans l’Ancien Testament.
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Le mot «commandement »estentole, que certains traduisent comme signifiant les commandements de Yahshua plutôt que les commandements donnés en tant qu’alliance par Moïse, comme s’il y avait moralement une différence entre tous ces commandements. Yahshua déclare en Matt. 5:17 :
« Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir »,
où «accomplir »signifie rendre abondant (pleroo). Ce n’estPASle motteleo, qui signifie « amener vers une fin », même si des enseignants tentent de le faire croire ou de l’utiliser de cette façon.
Nous allons examiner quelques versets supplémentaires sur l’observation des com-mandements de Yahweh dans le Nouveau Testament.
« Bienheureuxceux quifont ses commandements, afin qu’ils aient droit à l’arbre de vie et qu’ils entrent par les portes dans la cité » (Rév. 22:14).
Dans ce verset, nous avons la confirmation sur ce qui est nécessaire pour avoir le droit à l’arbre de vie et pour vivre éternellement en la présence de Yahweh.
« Etle dragon fut irrité contre la femme, et s’en alla faire la guerre contre le résidu de la semence de la femme, ceux quigardent les com-mandements de Yahweh etqui ont le témoignage de Yahshua » (Rév. 12:17).
Dans ce verset, nous voyons de nouveau un «et »au milieu du verset, montrant que ces deux choses sont nécessaires. «Garder »signifie «être présent pour soi-gneusement prendre soin de, prendre la garde de ».
Un prétendu « témoignage de Yahshua » sans les fruits de la repentance, sans ap-pliquer le « garder les commandements de Yahweh », c’est-à-dire la loi morale, est un faux témoignage. Le faux témoignage fait partie de cet « autre évangile », avec sa malédiction associée (II Cor. 11:4) et est ce que Paul appelle «une perversion de l’Évangile » (Galates 1:6–7).
QUL AR E P E N TA N C EIM P L IQ U E?
Comme nous le voyons d’après I Jean 3:4 :
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« Quiconque pratique le péché, transgresse aussi la loi, car le péché est la transgression de la loi »,
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la «transgression »parle de la loimorale, et Paul n’apporte aucun changement à la loi morale. Paul n’hésite pas à dire «comme le dit aussi la loi» (I Cor. 13:34). Il confirme cela en disant : «Demeurerions-nous dans le péché afin que la grâce abonde ?– Qu’ainsi n’advienne! »(Rom. 6:1). La repentance implique donc un changement de cœur qui nous fait garder la loi morale de Yahweh, mais elle n’in-clut pas ce que les judaïseurs exigent.
Les scribes et les pharisiens avaient institué leurs propres interprétations de la Loi de Yahweh, exigeant l’observation « des jours, et des mois, et des temps, et des années » (Gal. 4:10), ceci étant les « commandements des hommes ». Les « œuvres » de ces lois sont vaines car toute loi humaine ne peut amener que l’esclavage. Paul appelait ceci «Agar du mont Sina» et il appelle ces judaïseurs «la Jérusalem de maintenant » (Gal. 4:25). L’observation de jours, mois, temps et années humains, ainsi que l’observation de toute loi sacrificielle étaient, et sont toujours, vaines.
LD EE CO N T E X T ED E SÉ C R IT SPAU L
Ceci est de la plus haute importance, car comprendre le contexte est vital. Du fait que les églises, par leurs traditions, ont choisi de ne pas croire des versets comme celui cité ci-dessous, elles ont du insérer un contexte universel fabriqué et ignorer le contexte réel des écrits de Paul, à savoir que ceux-ci ne sont pas inclusifs.
« Et nous, nous vous annonçons la bonne nouvelle quant à la promesse qui a été faite aux pères, que Yahweh l’a accomplieenvers nous, leurs enfants, ayant suscité Yahshua » (Actes 13:32–33).
Afin de commencer à comprendre Paul, il faut savoir que beaucoup de passages du Nouveau Testament sont écrits dans le contexte de la réconciliation de Yahweh avec le peuple du Royaume du Nord d’Israël et de la controverse qui éclata parmi le restant de la Maison de Juda concernant cet événement (voir Luc 2:25; Actes 13:23–27 ;Actes 26:6, 7).C’est le contexte en Rom. 6:15 : « Nous ne sommes pas sous la loi, mais sous la grâce », même si les églises ignorent le vrai contexte du divorce. Comme bien des gens le savent, Israël fut mariée à Yahweh (Jér. 3:14). Israël était divisée en deux royaumes à l’époque du fils de Salomon, Roboam (I Rois chapitre 11). La Maison du Nord d’Israël reçut une lettre de divorce à cause de ses adultères (Jér. 3:6–8) et fut envoyée en captivité (II Rois 18:11, 12; aussi Ésaïe 50:1). Yahweh leur déclara : « Vous n’êtes pas mon peuple, et je ne serai pas à vous» (Osée 1:9). La loi sur le divorce fut dès lors active, telle qu’on la trouve en Deut. 24:1–4 :
« Siun homme prend une femme et l’épouse, et qu’il arrive qu’elle ne trouve pas grâce à ses yeux, parce qu’il aura trouvé en elle quelque chose de malséant, il écrira pour elle une lettre de divorce, et la lui mettra dans la main, et la renverra hors de sa maison. Et elle sortira
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de sa maison et s’en ira, et elle pourra être à un autre homme. Et si le dernier mari la hait, et qu’il lui écrive une lettre de divorce et la lui mette dans la main, et la renvoie de sa maison, ou si le dernier mari qui l’avait prise pour sa femme vient à mourir : alors son premier mari, qui l’a renvoyée, ne pourra pas la reprendre pour être sa femme, après qu’elle aura été rendue impure ; car c’est une abomination devant Yahweh : tu ne chargeras pas de péché le pays que Yahweh, ton Dieu, te donne en héritage ».
Paul explique comment ceci s’applique au Royaume divorcé du Nord d’Israël, par-lant d’eux – ses frères, ou compatriotes Israélites :
« Ignorez-vous,frères, (car je parle à gens qui entendent ce que c’est que la loi), que la loi a autorité sur l’homme aussi longtemps qu’il vit? Car la femme qui est soumise à un mari, est liée à son mari par la loi, tant qu’il vit; mais si le mari meurt, elle est déliée de la loi du mari. Ainsi donc, le mari étant vivant, elle sera appelée adultère si elle est à un autre homme; mais si le mari meurt, elle est libre de la loi, de sorte qu’elle n’est pas adultère en étant à un autre homme. C’est pourquoi, mes frères, vous aussi, vous avez été mis à mort à la loi par le corps du Christ, pour être à un autre, à celui qui est ressuscité d’entre les morts, afin que nous portions du fruit pour Yahweh » (Rom. 7:1–4).
Paul ne répète pas la partie de la loi disant qu’une femme qui a reçu une lettre de divorce est libre de sa remarier, mais il montre clairement le principe d’une femme qui est partie et qui s’est mariée à un autreavantune lettre de divorce et qui n’est pas déliée de la loi jusqu’à ce que son premier mari meure. Dans le cas d’Israël (la femme adultère), elle a fait exactement cela : se marier à d’autres dieuxavantle divorce. Puis, quand enfin Yahweh divorça d’elle, elle ne pouvait pas retourner vers Lui – même si elle avait divorcé de ces dieux (voir Deut. 24:4 ci-dessus). Comme Ézéchiel 37:1 le déclare : « Notre attente a péri; nous sommes retranchés ».C’est la raison pour laquelle Yahshua mourut : afin de libérer Israël (sa jeune mariée) de la loi – pour qu’elle puisse se remarier à un autre, cette fois-ci Emmanuel, ou «El avec nous», c’est-à-dire le Christ après Sa résurrection. Pour cette raison, Israël attend le Souper des Noces de l’Agneau (Rév. 19:9). C’est de cela que parle l’Évangile du Royaume : Yahshua est le Rédempteur d’Israël.
Nous trouvons un autre passage qui montre le renversement de jugement sous lequel se trouve maintenant Israël :
« Maisquand l’accomplissement du temps est venu, Yahweh a envoyé son Fils, né de femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption » (Gal. 4:4).
Le mot «adoption »,ici, est traduit du grechuiosthesiaplacement, qui signifie « d’un fils dans une position », ou replacer les rachetés de la Maison d’Israël là où ils
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étaient avant qu’ils soient divorcés, maintenant non plus comme « enfants », mais comme «fils ».Paul montre la nécessité de racheter le peuple de Dieu qui était « sous la loi »,le contexte de ce passage montre comme étant la loi surloi que le divorce, celle en Deut. 24.
La réalité de la rédemption était tellement forte qu’elle créa cette grande contro-verse entre le restant de la Maison de Juda et la Maison «gentilisée »d’Israël, qui accepta Yahshua Christ comme son Rédempteur. Paul appelle ces deux partis « leJuif »et «le Grec», c’est-à-dire le «Judéen »et le (parlant) «Grec ».Dans la partie suivante, nous verrons comment Paul fait face à cette situation, les Judéens tendant à obéir aux « commandements des hommes » (Matt. 15:9).
LE SC O M M A N D E M E N T SH O M M E SD E S
« Prenezgarde que personne ne vous dépouille par la philosophie et par de vaines déceptions, selon l’enseignement des hommes, selon les éléments du monde, et non selon Christ [.. .]en qui aussi vous avez été circoncis d’une circoncision qui n’a pas été faite de main, dans le dépouillement du corps des péchés de la chair par la circoncision du Christ, étant ensevelis avec lui dans le baptême, dans lequel aussi vous avez été ressuscités ensemble par la foi en l’opération de Yahweh qui l’a ressuscité d’entre les morts. Et vous, lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans l’incirconcision de votre chair, il vous a vivifiés en-semble avec lui, nous ayant pardonné toutes nos fautes, ayant effacé l’obligation qui était contre nous, laquelle consistait en ordonnances et qui nous était contraire, et il l’a ôtée en la clouant à la croix : ayant dépouillé les principautés et les autorités, il les a produites en public, triomphant d’elles en la croix.Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger ou le boire, ou à propos d’un jour de fête ou de nouvelle lune, ou de sabbats, qui sont une ombre des choses à venir ; mais le corps est du Christ[. . .] Si donc vous êtes morts avec Christ aux éléments du monde, pourquoi comme si vous étiez encore en vie dans le monde, établissez-vous des ordonnances, – ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas! – (choses qui sont toutes destinées à périr par l’usage),selon les commandements et les enseignements des hommes» (Col. 2).
Le « dépouillement » se fait « par la philosophie et par de vaines déceptions, selon l’enseignement des hommes, selon les éléments du monde ».
La « philosophie » représente, selon Strong,
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« plutôtla théosophie venant d’un certain ascétisme juif chrétien, qui s’occupait beaucoup d’investigations raffinées et spéculatives sur la na-ture et les classes d’anges, sur les rituels de la loi mosaïque et les règles de la tradition juive concernant la vie pratique ».
Les « éléments » sont présentés comme
« toutechose première, après laquelle suivent les autres choses, ap-partenant à une série ou à une entièreté composite, élément, principe premier ».
La «tradition »(paradosis) représente l’abandon ou la capitulation à toutes ces choses.
Le mot «dépouille »,au verset 8, signifie «vole ».En d’autres termes, ne laissez personne vous voler de quelque chose. Le texte entier est basé sur quelqu’un qui est volé de quelque chose par les enseignements que nous venons d’énumérer.
Nous en arrivons à « selon les commandements et les enseignements des hommes » (v. 20–22) où « commandements » estentalmaet « doctrines » estdidaskalia. Nous voyons donc quelque chose sur différentes sortes de «lois »,comme nous l’avons souligné plus haut dans cet article. Par exemple, quand Yahshua fut attaqué par les Pharisiens en Luc 6 à propos de choses, qu’ils prétendaient non légales, faites le jour de Sabbat, Yahshua leur démontra la différence entre lescommandements des hommeset lescommandements de Yahweh. Par exemple, faire certaines choses le jour du sabbat,ce qui est un commandement d’hommes et pas un commandement de Yahweh. Ce sont les commandements d’hommes qui volent les Israélites de la « rédemption qui est en Yahshua Christ ».
De tels «commandements d’hommes» ne doivent pas être suivis, ils doivent être réprimandés.
« C’est pourquoi reprends-les vertement, afin qu’ils soient sains dans la foi, ne s’attachant pas aux fables judaïques et auxcommandements des hommesqui se détournent de la vérité » (Tite 1:13, 14).
Yahshua le dit à Sa façon en Matt. 15:9 :
« Maisils m’honorent en vain, enseignant comme doctrinesdes com-mandements d’hommes».
Retournant aux Colossiens, nous constatons que ces commandements d’hommes n’ont aucune valeur :
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« Sidonc vous êtes morts avec Christ aux éléments du monde, pour-quoi, comme si vous étiez encore en vie dans le monde, établissez-vous des ordonnances, – ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas!
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– (choses qui sont toutes destinées à périr par l’usage),selon les com-mandements et les enseignements des hommes(qui ont bien une apparence de sagesse en dévotion volontaire et en humilité, et en ce qu’elles n’épargnent pas le corps, ne lui rendant pas un certain hon-neur), pour la satisfaction de la chair? » (Col. 2:20–23).
En ne séparant pas les « commandements des hommes » des « commandements de Yahweh »,les églises, dans leur presque totalité, ont rejeté les « commandements de Yahweh», à la foissacrificielsetmoraux, pensant que le mot «loi »inclut les deux.
Il est exact que le culte et l’humilité appliqués aux ordonnances (dogmatizo) hu-maines peuvent paraître dénier la chair, comme il est dit dans le passage ci-dessus. Mais lorsque les églises s’engagent dans ce qu’elles appellent aujourd’hui le « culte » et la « louange » tout en excluant les « commandements de Yahweh », elles se dupent elles-mêmes. Quand elles prient pour le renouveau dans une ville, par exemple, elles pensent qu’elles vont être entendues grâce à leurs «nombreuses prières »,tout en ignorant que le renouveau concerne uniquement le peuple de Dieu.
Il n’est généralement pas compris que les bénédictions de Yahweh découlent de l’obéissance, c’est-à-dire quand on «garde les commandements de Yahweh» et que ces bénédictions ne découlent pas de sacrifices. « Obéir est meilleur que sacri-fice »(I Sam. 15:22). Nous pouvons donc voir que la phrase «Tout ce que nous avons à faire est d’aimer Jésus et rien d’autre» constitue «un autre Évangile». Dans tout renouveau donné en exemple dans les Écritures, la conviction de la jus-tesse des caractéristiques morales des « commandements de Yahweh » amène à la repentance, suivie par la joie.
LE SJ U DA ÏS E U R S
Ceux qui troublèrent les premiers disciples de Yahshua étaient concernés par les commandements des hommeset pas par lescommandements de Yahweh. Plu-sieurs lettres de Paul parlent de la circoncision de la chair, exactement comme le passage ci-dessus de Colossiens, à cause de problèmes que les ecclesia locales avaient avec les « judaïseurs ».
« Etquelques-uns, étant descendus de Judée, enseignaient les frères, disant : Si vous n’avez pas été circoncis selon l’usage de Moïse, vous ne pouvez être sauvés » (Actes 15:1, 2).
Ces hommes de Judée volaient les incirconcis de la Maison « gentilisée » d’Israël de la « rédemption », c’est-à-dire de leur restauration, à partir de leur condition alié-née (divorcée), de leur compagnonnage avec les «circoncis »durant les sabbats,
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les nouvelles lunes et les jours saints (Col. 2:16). Les judaïseurs disaient, pour ré-sumer, « ne venez pas vers nous, nous sommes plus pieux que vous parce que nous sommes circoncis et pas vous». Rappelez-vous que Pierre fut réprimandé par ce même groupe pour avoir mangé (s’être étendu pour manger et boire, Col. 2:16) avec les incirconcis de la Maison d’Israël (Actes 11:2, 3).
Paul contourna ce problème en montrant qu’Abraham obéissait aux commande-mentsavant!qu’il fut circoncis
« Cette bénédiction donc vient-elle sur la circoncision, ou aussi sur l’in-circoncision ?Car nous disons que la foi fut comptée à Abraham pour sa justice. Comment donc lui fut-elle comptée? Quand il était dans la circoncision, ou dans l’incirconcision? – Non pas dans la circoncision, mais dans l’incirconcision » (Rom. 4:9, 10).
Abraham obéissait à Yahwehavantla circoncision.
« Parce qu’Abraham a écouté ma voix, et a gardé mon ordonnance, mes commandements, mes statuts et mes lois » (Gen. 26:5).
Paul posa les fondations de Romains 4 en Romains chapitre 2.
« Carquand les nations [ethnos– la Maison d’Israël] qui n’ont point de loi fontpar natureles choses de la loi, n’ayant pas de loi, elles sont loi à elles-mêmes, et elles montrent l’œuvre de la loi,écrite dans leurs cœurs, leur conscience rendant en même temps témoignage, et leurs pensées s’accusant entre elles, ou aussi s’excusant [.. .]Si donc l’incirconcision garde les exigences de la loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas comptée pour circoncision? Et l’incirconcision qui l’est par nature, en accomplissant la loi, ne te jugera-t-elle pas, toi qui, dans la lettre et la circoncision, es transgresseur de la loi? »(Rom. 2:14, 15, 26, 27).
Avant de continuer, deux expressions importantes doivent être notées ici, à savoir « parnature »et «écrite dans leurs cœurs». Il n’existe aucune promesse ou ac-complissement sur la Loi de Yahweh «écrite dans leurs cœurs» et qui fera «par nature » les choses contenues dans la loi morale qui puisse s’appliquer à qui que ce soit d’autre qu’Israël. Cela est rendu très clairement dans le contexte du passage suivant :
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« .. .non selon l’alliance que j’ai faite avec leurs pères, au jour où je les pris par la main pour les tirer du pays d’Égypte; car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, et moi je les ai délaissés, dit Yahweh. Car c’est ici l’alliance que j’établirai pour la maison d’Israël après ces jours-là, dit Yahweh :En mettant mes lois dans leur entendement, je les écrirai aussi sur leurs cœurs, et je leur serai pour Dieu, et ils me seront pour peuple » (Héb. 8:9, 10).
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La circoncision de la chair était un signe de l’alliance qui fut ajoutéaprèsqu’Abra-ham ait prouvé sa foi en obéissant aux Lois de Yahweh. À cause de cela, lorsque la Maison d’Israël divorcée (les «Gentils incirconcis») montrèrent l’œuvre de la loi écrite dans leurs cœurs, ils prouvèrent leurs fidélité exactement comme le fit Abraham – sans circoncision de la chair. Mais ceux qui étaient circoncis dans leur chair et pas dans leurs cœurs furent exposés comme des hypocrites.
« EFF A C ÉLO B L IG AT IO N»
Retournant aux Colossiens, le passage «effacé l’obligation qui était contre nous, laquelle consistait en ordonnances et qui nous était contraire» signifie l’efface-ment descommandements des hommes, qui peuvent aussi comprendre les lois sacrificielles. Ce ne sont pas les loismorales, comme l’enseignent ceux qui veulent mettre toutes les lois dans le même panier.
Le mot «ordonnances »ici (Strong n°1378 et n°1379) estdogmaen grec, d’où nous vient le motdogmatique, synonyme de « traditions d’hommes ». Cela n’a rien à voir avec le mot grec pourordonnancestel qu’il est utilisé en Luc 1:6, parlant de Zacharie et d’Élisabeth qui « étaient tous deux justes devant Yahweh, marchant dans tous les commandements et dans toutes lesordonnancesde Yahweh, sans reproche ». Ce dernier mot est le Strong n°1345 –dikaioma, impliquant clairement les ordonnances morales de Yahweh.
Ce fut ledogmade ces judaïseurs qui empêcha longtemps l’Israël incirconcise et divorcée d’être « sauvée » et d’être ramenée dans la compagnie. Premièrement, ils gardaient ces Israélites «gentils »sous le jugement du divorce (Jean 4:9). Puis, même après le Christ, les judaïseurs pensaient que la seule façon dont ces «gen-tils » puissent être ramenés dans leur compagnie était par la circoncision. Mais, par Son sacrifice, et en dépit des judaïseurs, Yahshua « sauva » Son peuple de toute fa-çon, clouant leurs conditions dogmatiques à Sa croix (Col. 2:14) et accomplissant le jugement du divorce (Deut. 24:1–4 et Rom. 7:1–4), ramenant ainsi la Maison d’Israël incirconcise (les « gentils » dans la dispersion) à Lui-même et dans la com-pagnie de la Maison de Juda. Ceci est démontré de manière vivante :
« C’est pourquoi souvenez-vous que vous, autrefois les nations dans la chair, qui étiez appelés incirconcision par ce qui est appelé la circonci-sion, faite de main dans la chair, vous étiez en ce temps-là sans Christ, sans droit de cité en Israël et rendus étrangers [grec :aliénés, c’est-à-diredivorcés] aux alliances de la promesse, n’ayant pas d’espérance, et étant sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, dans le Christ Yah-shua, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ. Car c’est lui qui est notre paix, qui des deux en a fait un et a détruit le mur mitoyen de clôture, ayant aboli dans sa chair l’inimitié, la loi des commandements qui consiste en ordonnances [dogma], afin
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