Partant de l'approche scientifique des catégories de drogues, ou substances psychotropes, et de leur impact sur le cerveau, le fonctionnement neurologique et la santé mentale, le rapport souligne l'insuffisance des connaissances et les divergences d'appréciation sur l'effet des produits (troubles cognitifs, troubles de la personnalité et du comportement, schizophrénie), en particulier sur les comorbidités (existence de prédispositions ou de pathologies préalables à la consommation) et sur les effets à long terme (dépendance physique ou psychologique). Le rapport présente un bilan des connaissances sur les effets perturbateurs des principales catégories de drogues, prenant en compte l'apparition de nouveaux produits de synthèse sur le marché ainsi que l'évolution et la diversité des usages de consommation, notamment l'association de plus en plus fréquente de plusieurs produits (polyconsommation de cannabis avec alcool, héroïne avec cocaïne). En conclusion, afin d'adapter les politiques publiques, le rapport recommande prioritairement la création d'une agence nationale de recherche scientifique pluridisciplinaire sur les drogues et la toxicomanie et, plus particulièrement, le lancement d'une étude sur les troubles scolaires liés à la consommation de drogues.