Rapport sur l'organisation administrative des archives nationales

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Comment moderniser le service public des archives, de façon à répondre à de nouvelles missions et contraintes et aux attentes du public ? C'est à cette question que tente de répondre le groupe de travail présidé par Bernard Stirn, fort des observations faites dans les rapports de MM. Braibant (1995), Rigaud (1996) et Belaval (1998) sur le même thème. Faisant le constat d'une inadéquation de l'organisation administrative actuelle, les auteurs envisagent des pistes de réforme portant sur le recentrage de la direction des archives de Frances sur ses missions d'administration centrale, la question du choix du nombre de services opérationnels des archives nationales (compte tenu de la disparité et de la dispersion géographique des centres des archives nationales) et enfin le statut susceptible de garantir à ces centres une autonomie de gestion adaptée à leurs besoins et à leurs contraintes.

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Publié le 01 décembre 2005
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Langue Français
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RAPPORT

SUR L’ORGANISATION ADMINISTRATIVE

DES ARCHIVES NATIONALES

remis à monsieur le ministre de la culture et de la commu
par la mission composée de :

M. Bernard STIRN, président de la mission
M. Pierre MIQUEL
M. Patrice GUENIFFEY
M. Patrick DE CAROLIS
M. Olivier HENRARD,p rpaorteur de la mission

- 19 octobre 2005 -

Sommaire

Sommaire .................................................................................................1....

Lettre dmeission .........................................................................................3.....

INTRODUCIOTN...............................................................................................5..

1. L’INADEQUATION DE L’ORGANISATILL ETCEUL O’AFTINISTADMVE ARATI NOETBJ
D’UN CONSTAT LAREGENTM PARTAGE...................................................................

1.1 .LES TEXTES DE1 979C ONSACRENT’LEXISTENCE D’UNE STRUCTURE UNIQU,EDIRECTION
D'ADMINISTRATION CENTRALE DOTEE DES COMPETENCES LES PLUS LAR…GE…S………………………8

1.1.1.Le directeur des archives de Fprraongcree as sivement cumulé les missions……….….……
1.1.2. Les texte de 1979 ont reconduitiolens uslosnitionnetuti exilles…setnats..…..………9……
1.1.3.Les tentatives de réfaodrmienistrative, ébauchées depuis 1996
dans le cadre réglementaire actu nelé, cseosnstairement restées limitées…………...……1

1.2 .LES ENJEUX D’UNE REFORME DE’VITARTSANISATION ADMINILOGR…E…………….……………………16

1.2.1.L’orientation générale fdoer lma er éde l’État impose un recentrage
de la direction des archives de Frasnecse smuisr sions d’administration centrale……….…
1.2.2 L. sedl É’at terdnentnoitasina sed » s vehirclerantceectn aédasitarilt laon ealka « b
indispensable l’exercice effectimf idsesi loan de contrôle dévolue à la DAF.………….……1
1.2.3. lase sanitno archivetres dessed nec apsiétirt e dlaphraueiqéggone ttameé’lcL
nécessitent une forte coordinationr epactri loan dies archives de France ……...….….…19
1.2.4. een sglestion des seercvdi cae’st uonpoérmaoteiiodn ’aLenbs
ne permet pas une répartitio nd eclsa irreesponsabilités…....…………………………….…21

1

2.

PISTES DREEFORME .......................................................................5...........

2.1 .UNEDIRECTION DES ARCHIVES DFERANCE PLUS FORTE ET CLAIREMENT DISTINGUEE
DE LA SPHERE OPERATIONNELLE………………………………….………………..……………………27
2.1.1 , enistet, e faiu entnernisia mdro dene dia litoitcnitsxe iuq nonCcrsa.attrn iontcelera
et ses services opérationnels ………………………………………………………… … … ……
. . .
2.1.2.Créer une forte directioin ndis'atrdatmion centrale…….………………………….…..…..……2

2.2 .COMBIEN DE SERVICES OPERATIONNELS POUR LES ARCHIVES NATIO N?AL…ES…………………..……34
2.2.1. La création d’un service par site est écartée ……………………….………………………
2.2.2 . La mission n’envisage pas non plus un opérateur unique .…………………………………
2.2.3 . La mission propose un compromis susceptible de cumuler les avantages
des deux solutions précédentes : icuen separ …...….….…3 …………vpôle géographique
..

2.3 .DOTER LES CENTRES DES ARCHIVES NATIONALE’USNDSTATUT GARANTISSANT
UNE AUTONOMIE DE GESTION ADAPTEE A LEURS MISSI…ON…S…………………..………………..……37

2.3.1.La mission préconise le dset asteurtv ice à compétence nationale …………………………
2.3.2 . L’établissement public adminmêm qé eap tel sfrofaiirtira’f itsrbeiuil
entre autonomie de gestion des ceandtréeqsu aet laà n io missions.….…n taru eedl uesr

CONCLUSION ...............................................................................................5.4.

ANNEXES ......................................................................................................I

Annexe 1 : Personnes rencontréle.........................s. .d.a.ns.. acrd eedl aimssion...........

Annexe 2 : Texdte.........................................................sréfé e...renc......IV..........

2.1 : Textgeésnéruax ........................................................................................V...
. Décret n°9476-4 du 9 im 1a997...................................................................................V..I...........
. Circulaire d2u6 ...........................................................................5991 etlluij..............XI.......
. Circulairde u 9 mi a199.7..........................................................................................XVI..........I

2.2 : Textes rfesla............................................... auxhircti.........sev.....................X.VIX
. Code du patrimoine, ar tLi.c l2e1s1-1 estu ivanst........................................................................X
. Code général des collectivités territoriea lleésg i(spla....Xnavi..straitlcsetvi)re i,t-1 et su L. 1421
. Code général des collectivités territoriea lreésg (lepamrteintaire), articles R. 1421-1 et suiv.....X
. Décret n°79-10373dV....IXXX........................................................................u ceéerbm791 ...9....
. Décret n°79-10383d........................................................................e 1979..cémerbu .........L..
. Arrêté du 25 mars 2002 relatif à l'orgdaen ilsaa tdiioren ction decsh iAvres de aFnrce................XLII
. Arrêté du 25 mars 2002 portant organisation des services de la dir. des Archives de Fra

2

Introduction

Si la loi n°79-18 du 3 janvier 1979 sur lesitnoo tni nnvo éà ihcr vs ted sereéc dtspp’acalia
nombreux titres, le législateur et le poeumveoinrt raéirgel se sont evna nrcehe bornés, s’agissant du
statut et de l’organisation idcue speurvblic des archives, à corn lseasc rseituations de droit ou de fait
alors existantes. Les particularités institsu, tipoenunt-elêltere éclipséesl ap faor rte personnalité et la
longévité des directeurs ceteduir successifs des archives de France, n’apparaisse généraux
pas, alors, comme une source de d iffpicouucéxe en ud noite icrvseiblpual rnob sétl
L’administration des archives émergeaitod nahcn ce gé cetfoonéertd seb uoelevsrmeents
législatifs et réglementairl’easn dneé e 1979. La question de l’oirogna naisdamtinistrative et du statut
des archives centrales de l’État n’apparainssoani t plpuas prioritaire lorsque le Premier minist
confiait, le 25 mars 1995, à M. Guy1néties donsiis menu ,tnabiarBe à drleioatnlinad e’lpalpcisser b
de la loi de 1979. La lettre sdsieo nm ine mentionnait en effet, en matière institutionnelle, q
problèmes soulevés par le statut des archives départementales.

Les travaux de la mission Braibante ntm ettotauitefois en déevnice l’inadaptation des
structures administratives aux besoinrsv idc’eu np useblic moderne. Le rapport relevait notamm
que certains textes appliqués étaient dlleévgeanuux.s rie de’dnu eésratioi npp’a litnaigulso lIi
facteurs nouveaux dont l’orgoann idseasti archives centralel’s Édtaet ne tenait qu’imparfaitement
compte. Certains de ces fas ctéetauirent liés à l’évolution sdoec iléaté : forte augmentation des
volumes de documents produiltess paitar,snoimdtsincafiontiiv dsieroptr,si d ses puemportancr
croissante des archives privées pour lah er euchnievrecrsitaire ; d’autres facteurs découlaient
l’évolution institutionnellpel use t particulièrement des fetrsnated s compétence intevrnesuà
l’occasion de la décentralisatiorna. pLpeosr ts rédigés par M. Rigaud e2.M tleB 991 e 6alanvn e
19983s’inscrivaient dans la ligne des analyses de Guy Braibant.

Installée le 24 mars 2005 par le minisctruelt udre tedl aocmmnuci la e a nioat ln,mia ioss
constater la persistance ou l’aggravatios n fadcet ecuers, mais a uls’saipparition de raisons
supplémentaires de repenser l’aotrigoan naisdministrative des s erpvliaceés l’autorité de la sous
direction des archives de France.


1 G. Braibant,L es archives en France, rapport au Premier, Lmai nidstorceumentation française, 1996. Cf.
particulièrement IIIème partie, Chapitre I : oOnr egta nsitsaattuit des archives centrales de l’État.
2 J. Rigaud,P reste dlar paoptra uiminique culturelle, ed noittilop alne uurodaonef r, cLual tduorecumentation française,
1996.
3 P. Belaval,P t e ldeula cretud eral eim utsinapport anales, rsen taoi srahcvider nive’a dieégtarts enu ruo
communicat,i opnublié dans Genèses, n°36, sept. 1999.

5

Les premiers éléments se rtaepntp oaru contexte proprea racuhixv es. D’abord, la décennie
écoulée a vu l’intensification de la perxeesrsciéoen par les usagers en termes de demandes
consultation, ainsi que la diicvaetirosinf de leurs origines eccputaoisn: l epublic des dtle s uréopr
curieux et des généalogistes, professionnealtse uorus , aemst venu s’aj oàu tceerlui, traditionnel,
des chercheurs, notamment ést,r aent gderes services produc tEenurssu.ite, la construction d’un
nouveau centre à Pierrefitte-nsue,r -Ssueir le site des Tartres, projet d’un coût de 119 M
l’architecte lauréat a été ndé éasiug mois d’avril 2005, aîtp pàa troaus les acteurs du monde des
archives comme une chance unique de mode ntdo, cilbup ecivres univeau d mise à no tedrinasit
importe de tirer tous les bé npéofitceenstiels. Or, il va de soi que l’organisation de la directio
archives de France doit être repensée daensd eectt rocpmetn so lembeoçaf ed inet à n
installation ambitieuse, dont les capacitéas gdee ssotnotc skupérieures au total cumulé des centr
existants et qui a vocation à se subasuti tumeori, ns partiellement, au Centre des archiv
contemporaines de Fontainebolueta ue,n trécupérant les fonds postérieurs à 1790 conservés
Centre historique des archives natisiotnuaél eàs ,P aris dans le quartier du Marais.

D’autres facteurs de changement découleignte ndce sd exg sulp slarénée la réforme des
l’État. En premier lieu, lcat idoinr edes archives de France ne peut s’abstraire plus longtem
mouvement de recentrage des administernatriaolnes cde l’État sur leur rôle de conceptio
d’animation, d’orientation,u adt’iéovna let de contrôle, lancé par la loi du 6 février 1992 rela
l’administration territoriallae Rdée publique et le décrete rdjud etrahcal eet 1992 portant 1 ill
déconcentration, relayé par les circulaireemsi edru mPirnistre du i2ll6e tj u1995 et du 9 mai 1997.
En second lieu, les structures de la ddiremrtert eedt rieno cit Fdes vehirc asep tneviod ecnar
meilleur parti de la mise en œuvrel,i ceant ioanp pde la loi organique n°2001-6er 1 ud 002 tûoa192
relative aux lois de finances1d seicsésaosno tls sxques auammergorp ed ,)FLOL(,s pfscirébj otiec
dont les résultats feront l’objet d’une évaluation.

La conjonction de ces facteurs appelle dofnlec xuionne sruér le statut et plus généraleme
sur l’organisation administrative des servicvesLe. atÉtl’e desv te snoitidua s d’rtlac nerahcisites
sur place auxquelles la mission a procédée uornst md’ias ileln lumière leo inb edse tous les acteurs
de terrain d’obtenir une réponse à la foi sr acpliadirea d xuiffiltcu sésleouesvérap i’l édantauqnio et
des structures actuelles.

Si la mission n’a disposédq’une délai relativement bref elle a pu appuyer son travail,
ce qui regarde la situation des archivaesn ce p ,us rel nrFprn etstanscos sésserd ruednofo
MM. Braibant et Belaval, de façon à se concentrer sur les questions relatives aux
administratives qui faisaient l’objet ttdrein mdun dee trisd eloissim e la ealure et d la cult
communication. Elle n’étaito itso uptaesf en mesure, dans le cadre qui lui était imparti, de proc
une étude comparative de l’origoan niasdamtinistrative des ar cdhiavness différents pays d’Europe
(Allemagne, Danemark, Espagne, Pays-Baaus,m eR-oUyni) voire dé’rAiqmue du Nord (Canada,
Etats-Unis). Elle suggère de confier lai orné aldi’suante telle étude , coqnuistituerait un utile
complément du présent rapport, à une omnijsosiinotne cde l’inspectgiéon érale defa sriafse
culturelles et de l’inspegcétinoénr ale des archives de France.

Enfin, la mission a constaté la persisttuaanlitteé adce questions, cdeorntta ines étaient déjà
soulevées par MM. Braibant evta lB, edlaont le traitement int’ epnatsr adans le cadre de son mandat
mais dont elle tient à souligner le cacrauc pour la moderniasitnod uesvrcierèt laiicblpue es d
archives.


1Loi organique n°2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances,JOdu 2 août 2001, p. 12480.

6

En premier lieu, la mise en œuvre d’rumne réfuq eostiusppso ee ntrehécoe llnenoitutitsnio
préalablement tranchée la quesltai odn edstei nation du site dea iFnoenbtleau après l’ouverture de
Pierrefitte-sur-Seine ainsi que, par voie qdue ecnocnes, écelle de l’allocation des moyens entre l
différents centres des archives nationales. dA, cletecompalC d eed suo rl aiavtrrsou cengé t ra
devrait fournir un éclairage pèraertimceulnit opportun aux pouvoirs publics.

En deuxième lieu, la mission a relevéc el ’du’rugne nréexamen deosd amlités juridiques et
pratiques d’accès, sous déorno,g aoc tnemebacinumm:s lecrihxua uq iev sont ne slibrpas it
l’instruction de ces demandes requiert à la faoiisèrt de s déltropstnami convail tra, un eedarlbiséd
la part des archivistes, deonfnine trs ueiqiaar vès à ueil tarp sedistrdminns,atios lelbsesea nol
incompatibles avec leciprind’e yens devant le sgélati éed sicotc.liub pcevier

En troisième lieu, la mission tient à r sloeu lcigarnaectère indispensable d’une réflexion s
l’accueil du public, plus partèiecilu celmentes cui druehcrehrvinu sirtasies, français et étrangers.
Elle a en effet constaté une insatisfactiostne mà acniefte égard, qui ptoarntet sur la qualité de
l’accueil proprement dit que sur les diffpéercetnst sd ua sservice public : amplitude des horair
d’ouverture, modalités d’accès aux do ccuomnedinttiso,ns matérielles de travail offertes a
chercheurs, etc. Ce mécoenmtent mérite sans aucun doute d’être pris en compte pa
responsables de la direction des archives de France et des centres des archives national

Au total, le constat d’une inadéquatiogna ndise alt’iorn administraurap a elleutctivea l à
mission largement partagé (1). Aussi a-tc-helél e à cdhéefrinir les pi setnesvisageables de réforme
(2). Celles-ci portent, d’abord, sur la nécreescsietnét rdeer direction des archives de France sla
ses missions d’administration centrale (2t.e1, )s, uer nlseu inombre de services opérationnels plac
sous l’autorité de la direcid arapsétid mpo tteu en ldeno,ite teéggoarhpqieud sela dispersion
centres des archives nationales (2.2), elnef isnt,a tsu de garantir à ces centres utr susceptible
autonomie de gestion adaptée à leunrs i besol ueteà nortsrc (esntai.3)2.

7

1.

L’inadéquation de l’organisatiosnt raitevdimine fait l actuell’jbo’d te
constat largement partagé.

1.1. Les textes de 1979 consacrenni ue,quir dtecens d u’uterrtcu l’etcexist
d’administration centrale dotée des compétences les plus large

1.1.1.Le directeur des archivaensc ed ea Fprogressivement cumulé les mission

L’administration des arcehinv Fers ance a été ilneitimaent pensée en fonction des besoins d
l’Assemblée nationale Ctounasnt,9d e «llte1 87unchoisir preêts’pécuocrél sèd ,siuj 92 eeièr s .pA
lieu sûr pour dépôt de toutesècles piessA’l ed snoita»e lémb seranelirigoopéraux ves lati
députés nomment le 14 août u1n 78ar9c hiviste de l’Assee mnblaétionale chargé notamment
d’assurer la publicité des débats. La fonicvtialm si ebieu r à céetronc onnscee eud tshqitsa crno
œuvre de la « transparence ddéem loac ratie contre le secret d’État de l’abs1o ldéuct Par ».ismeert
du 7 septembre 1790, la Cuoanservatior la connssestuop eérc etti porrpseed uns d «rc avehitôpé
de tous les actes qui établissent la condsuti truotiyoanu me, son droit public et sa distribution
départements », dépôt dénommé « archives nad tnemelues ts’e C».slenaioattempond secs nun
que la loi du 7 messidor an IIi n( 2157 j9u4) fait des « archiavbelsi eést auprès de la Représentation
nationale (…) un dépôt centralo uptoeu lra tRépublique ». A ce ey t isterront versés, non seulement
les fonds d’Ancien Régime euntciloerse à la marche des services mais aussi, par applicatio
décret du 15 mars 1806, tous les papipelrus de 50 ans produits par les nouvelle
administrations. Les archives nationaldeos nsc ocnht argées, outre la conservation des archiv
anciennes, des archives intermédsiuaierse sd ies l’activité de l’État républicain.

Après avoir été directement rattachées ra ul épgiosulavtoifi, les archives nationales seron
transférées au ministère de l’intérieur p adre ls’ aCrroêntséuls du 8 prairial an VIII (28 mai 1800
puis au ministère du Commerce et des tralivcas usx opusu bla Monarchie de Juillet. Elles sont
placées sous la responsabilité du ministrseo uds’ Élte atS econd Empire avant d’être, finaleme
rattachées au ministère de l’Instructione pn u1b8li7q0u.e Le dépôt est successivement placé sous
responsabilité d’un « garde cdheisv easr nationales » (1801),« dra sed larénég resivchu’ niertcue
de l’Empire » (1853), enfin gd’aurnd e« général des archives nast i»o,n adloent l’intervention s’est
progressivement étendue cahuixv easr départementales.

En effet, les lois du 5 brumaire an Vo (b2re6 sôivulp IIV na e) 961728u dettcorvi I1( 7éf
1800) ont créé parallèlemenatr cahuivx es nationales des archives départementales chargée
recueillir, d’une part, les archives des naosusveemlleblsé es et admiantiisotrns départementales,
d’autre part, les fonds anciens (sauf ps ouert seaPirédapl el edeS ametr tnenave dnte)inro p
organes judiciaires d’Ancien Régime eotn fdisecsa tcions opérées sur les églises, monastère
seigneuries et sur les émigrés. Elles son,t apul acméineisstère de l’int,é rsioeusr la responsabilité
d’un service des archives départemecnotamlems,u nales et hospitalières, et financée
obligatoirement par les co gnséeniélsraux dès la loi du 10 ma i A1v8e3c 8l.e décret du 21 mars 1884
le ministère de l’Instructioqn upe,u bcloimpétent pour les ar cnhaitvieosnales desp u1i870, étend sa
tutelle aux archives locales, mais les deux services restent distincts dans un premier te


1S. Coeuré et V. DuclLeerst, archiv,e sLa découverte, 2001, cf. sur ce point p. 16 et suivantes.

8

Il faut attendre le décret du i2er3 1fé8v9r7 relatif aux archives na1ruop se el euq erdga« onalti
général des Archives nationale (ares »chivs Arud e 4itlceva el ctit d er« e redieuctder s » prnne,
décret), la responsabilité de tous les sercvhicivees sd. ’Ca’rest le début de l’union personnelle en
le responsable de la politiquivei satricqhue pour l’ensemble doui rteedl anspoleabir dt ectirrel ,ser
gestion des archives nationales et le rees, pvoinas laebsl directeurs des services départementa
d’archives, de la gestion des archives territoriales.

L’architecture institutionnelle n ’cao npnlu solpeiueLssr .s c edgnahenem mtseuaj drs
archivistes départementaux deviennent desi rfeosn cdtieo ln’Éntaat à l’occasion de la loi du 11 m
1921. Les décrets des 21 juille2 décembre 1t e1t932683emegstnocpr 369nahc sed à tnedè
d’intitulés, en plaçant à lda’ tuênte sevihcrcnarFd direction des a« e » un « directeur des archives
de France ». La direction des archiFvreasn cde, réorganisée par décret du 18 a4otes, 594 1ût
rattachée au ministère chargé de el a dcèusl tluar création de celui-ci e5n. elbasnopser noS1959
prend alors le titre de « directeur générailv edse sd ea rFcrhance », quc’ilo nas ervé jusqu’à ce que
la décentralisation ramène aux seules aricohnivalees s nlaet champ de ses compétences en matiè
de gestion.

1.1.2.Les textes de 1979 ont recsoonldutuinelltiontitu insosnse tl etna.se setsix

La direction des archives de Franscter, uscetulre juridiquement instituée, est d
des compétences les plus large s,m taatinèt re de contrôle.ed seg noiteuq n

Le décret n°79-1037 du 3 décembr6e1 i contie979, quitned lel tnsse’tisison despois
institutionnelles relatives aux archives, prévoit àesrque la directoi ned srahcvisee d 1leicrt aon

France exerce « toutes les attributionése »s conapifl io ralja3 u d19r ienva'l à 97rtsinimdsoitaed n
archives, « à l'exception de celles qui colnesc earrncehnivt es des ministères des affaires étrangèr
et de la défense ».

Le contenu de ses missions est détaillé pa2r al ,traitcerid :etcrdé pne’u ditlceudm mê el’ar
des archives de France « gèrea rlcehsiv es nationales et dépeanrtt,ar preell e selatua’d ,»em
contrôle toutes les archives publiques « acuetlrles sdeeuq faaf. »neesd fé ealted res angè étrires
Elles se traduisent concrètement par :


1 Décret du 23 février 1897 relatif aux archivesJnO1itno dua ear, les sram981 p ,721 ..77
2 1ujliel t9163r églementant les écDt re 2dut de’Étaes dchiv sim sedipre saps an dtsenemrsvera te stôpéd sel stniesèr
des administrations qui en dépJeOndant, u9j16li3 e,l. pt7 1u7d.20 3
3 Décret du 28 décembre ntrae ltrtidee 91c63éfnoves rchirancde Fceetd risea rud hirc aessverid ua ed ruetce
nationaleJsO, du 3 janvier 1937, p. 203.
4°n t1-54d udercéclti7 e Ar roagna toptr49 5ût 18 aodu 1889 dlae dnied era se stel trett Js,duO 2larénég noitcer ontisa
août 1945, p. 593.
5
Décret n°59-212 du 3 février 1959 relatif aux bitutartdu’n mie tr lde(mt isin aosnnist’Étare dJcOuldtuier 4 févr ,)er
1959, p. 1556.
6 Dcéer 3du7 03-179n°t r 9791 erbmecéd comp la if àelatreivs ec etcé nsedtne noitarépoola ct à cs eublisep hscevi'ra
les administrations pour la collecte, lvaa tcionses decharaticn iooc anumml tr pivesJuO u 5dbmerédecbes, liqu
1979, p. 3056.

9