Zoom sur la zone d'emploi de Metz

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Dynamisme démographique, poids important des grands établissements, croissance continue de l'emploi, développement des services et des emplois métropolitains supérieurs...telles sont quelques unes des caractéristiques de la zone d'emploi de Metz, l'une des rares zones de Lorraine (avec Sarreguemines et Briey) à avoir créé relativement plus d'emplois que la métropole entre 1989 et 2001.

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sur la zone d’emploi de Metz
Dynamisme démographique, poids important des grands établissements, croissance
continue de l’emploi, développement des services et des emplois métropolitains
supérieurs… telles sont quelques unes des caractéristiques de la zone d’emploi de Metz,
l’une des rares zones de Lorraine (avec Sarreguemines et Briey) à avoir créé relativement
plus d’emplois que la métropole entre 1989 et 2001.
vec 272 000 habitants et plus de hors unité urbaine. Outre l’agglomération
120 000 emplois, la zone d’emploi de de Metz qui, dans sa définition 1999,
Metz arrive au deuxième rang des zo s’étend désormais largement au-delà des-
nes d’emploi de la région. Sur moins de 5% frontières de la zone d’emploi (1), la zone
du territoire régional, elle concentre près de d’emploi comprend trois autres unités ur-
12% de la population lorraine et 15% des baines, de taille beaucoup plus modeste il
emplois. est vrai puisque toutes les trois comptent
moins de 5 000 habitants.C’est bien sûr une zone essentiellement ur-
baine. Seuls 20% des habitants vivent Sur ces quatre unités urbaines, seule celle de
Metz rassemble suffisamment d’emplois
pour avoir le statut de pôle urbain, lequel
rayonne sur la totalité de la zone d’emploi, etZONE D’EMPLOI DE METZ : CARTE D’IDENTITÉ
même bien au-delà, en direction de Briey et
Population, superficie, densité : Thionville notamment. Si l’on tient compte de
272 000 habitants
l’espace multipolarisé - très réduit en l’occur-soit 27% de la population départementale et 12% de la
population régionale. rence -, ce sont presque 100% des habitants
21 158 km de la zone d’emploi qui vivent dans l’espace à
soit 19% de la superficie départementale et 5% de la su- dominante urbaine (2).
perficie régionale.
2 En dehors du pôle de Metz, la zone d’em235 habitants au km (Moselle 165, Lorraine 98). -
ploi compte cinq pôles de services interCommunes, unités urbaines, espace rural : -
Taille moyenne des communes : 1 711 habitants médiaires (2) : Ars-sur-Moselle, Vigy,
(Moselle 1402, Lorraine 989).
Courcelles-Chaussy, Rémilly et Delme.
4 unités urbaines :
Metz (322 500 habitants)
Ay-sur-Moselle (4 400 habitants)
Novéant-sur-Moselle (3 600 habitants)
Courcelles-Chaussy (2 400 habitants).
Sur le plan démographique, la zone d’emploi
Pourcentage de population vivant hors unités urbaines :
de Metz se distingue, comme son homologue20% (Moselle 25%, Lorraine 29%)
nancéienne, des autres zones d’emploi, par de population dans l’espace à dominante
rurale : 0,2% (Moselle 6%, Lorraine 17%) une forte croissance entre 1962 et 1975,
due essentiellement au renouvellement natu-Emploi :
rel de la population, mais aussi à un modeste122 000 emplois en 1999
(soit 35% des emplois départementaux apport migratoire, du fait d’un exode rural en-
et 15% des emplois régionaux)
110 600 actifs ayant un emploi (1) Les contours des unités urbaines sont revus lors de
Pourcentage d’actifs trouvant leur emploi dans la zone : chaque recensement. Depuis 1999, les ex-unités
81% (taux de stabilité) urbaines de Metz et Hagondange-Briey ont fusionné en
une seule unité urbaine. d’emplois occupés par des actifs de la
zone : 74% (taux d’autonomie)
(2) Voir la carte « Territoires urbains et ruraux » et ses
Source : Insee - Recensement de la population 1999
définitions.
Économie Lorraine n° 228 - Septembre 2003 6
ZONE D’EMPLOIZONE D’EMPLOI
Territoires vécus de la zone d’emploi de Metz
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) Thionville
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) Saint-Avold (*)Courcelles-Chaussy
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)Ars-sur-Moselle
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Remilly
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) Morhange
)Delme
Pont-à-Mousson
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Dieuze
)
Aires d’infuence des pôles de services intermédiaires
Pôles urbains à partir de l’inventaire communal 1998.
Chaque commune est reliée par un trait
Couronnes périurbaines
au pôle de services intermédiaires fréquenté habituellement.
Communes multipolarisées
Pôles d'emploi de l'espace rural
Couronnes des pôles d'emploi de l'espace rural
Limite aire urbaine
Autres communes de l 'espace rural
Limite zone d’emploi
©INSEE -IGN
Source : Insee - Inventaire communal 1998
Une aire urbaine est constituée d’un pôle urbain et de sa couronne périurbaine.
On définit un pôle urbain comme une unité urbaine (agglomération reposant sur la continuité de l’habitat) of-
frant au moins 5 000 emplois.
La couronne périurbaine de ce pôle est constituée de l’ensemble des communes dont au moins 40% des ac-
tifs résidents ayant un emploi travaillent dans l’aire urbaine.
L’espace à dominante urbaine se définit comme l’ensemble des aires urbaines et des communes dites multi-
polarisées (envoyant au moins 40% de leurs actifs travailler dans des aires urbaines sans en envoyer plus de
40% vers une seule en particulier).
Les pôles d’emploi de l’espace rural sont des communes (ou unités urbaines) comptant 1 500 à 5 000 em-
plois. Les couronnes de ses pôles sont définies de la même manière que celles des pôles urbains.
Un pôle de services intermédiaires est une commune qui dispose d’une gamme étoffée de services excer-
çant une attraction sur les populations des communes voisines. Il s’agit de commerces, services financiers,
professions de santé ainsi que des services publics. Implantés sur moins de 20% des communes françaises,
ils sont à la fois co-présents et co-attractifs.
Économie Lorraine n° 228 - Septembre 2003 7ZONE D’EMPLOI
core vif. Cette croissance s’est ensuite ra ment pour la zone d’emploi de Nancy-
lentie à partir de 1975, sous le double effet (+0,8%) quand l’ensemble de la région ne
de l’effritement du solde naturel et d’un solde réussissait qu’à stabiliser sa population.
migratoire désormais négatif, mais ce ralen Cette croissance démographique de 0,52%-
tissement a été beaucoup moins sensible par an sur 1990-1999 la place en tête des
pour la zone d’emploi de Metz pour que pour zones d’emploi lorraines. Metz se classe
son homologue nancéienne. Alors que les également au premier rang des zones d’em-
deux zones d’emploi affichaient le même dy ploi de Lorraine, devant Toul et Nancy, par-
namisme démographique sur la période son solde naturel (+0,62% par an, Nancy
1962-1968 (+1,5% par an), sur la +0,51%) et au quatrième rang par son solde
1990-1999 l’écart est significatif entre les migratoire (-0,10% par an, Nancy -0,42%),
taux de croissance nancéien (+0,09% par an) derrière Sarreguemines, Sarrebourg et
et messin (+0,52% par an). Saint-Dié.
Entre 1990 et 1999, la zone d’emploi de D’après les projections de population, effec-
Metz a ainsi gagné 12 500 habitants sup tuées dans l’hypothèse d’un maintien des-
plémentaires (+4,8%) contre 3 500 seule comportements actuels de fécondité et de-
migration, la population de la zone d’emploi
de Metz continuerait à croître jusqu’en
Dynamisme démographique
2030-àun rythme toutefois très ralenti sur
la dernière période - pour approcher lesÉvolution de la population
300 000 habitants à cette date (contre
150 Base 100 en 1962
272 000 en 1999). Pendant ce temps, la po-
pulation de la zone d’emploi de Nancy se
140
maintiendrait à son niveau actuel jusqu’en
Zone d’emploi de Metz 2010 puis commencerait à décroître pour
130
passer en deçà du seuil de 400 000 habi-
tants en 2030 (contre 415 000 en 1999).120
Moselle
110
La zone d’emploi de Metz est l’une des ra-
Lorraine
100 res zones d’emploi de Lorraine - avec Nan-
1962 1968 1975 1982 1990 1999
cy et les Vosges de l’Ouest - à offrir un
Source : Insee - Recensements de la population
Horizon 2030
Évolution de la population 1975- 1982- 1990- Projection de population, scénario central
(en % annuel) 1982 1990 1999
Variation totale Base 100 en 1999110
Zone d’emploi de Metz 0,76 0,57 0,52
Zone d’emploi de Metz
Zone d’emploi de Nancy 0,30 0,24 0,09
105Moselle 0,01 0,05 0,13
Lorraine - 0,07 - 0,08 0,02
Moselle100Variation due au solde naturel
Zone d’emploi de Metz 0,76 0,80 0,62
Zone d’emploi de Nancy 0,69 0,65 0,51
95
LorraineMoselle 0,59 0,60 0,40
Lorraine 0,51 0,49 0,33
90
Variation due au solde migratoire
Zone d’emploi de Metz 0,00 - 0,23 - 0,10
Zone d’emploi de Nancy - 0,39 - 0,42 - 0,42 85
1999 2009 2019 2029
Moselle - 0,58 - 0,55 - 0,27
Lorraine - 0,58 - 0,57 - 0,31
Source : Insee - OMPHALE
Source : Insee - Recensement de la population - Données historiques
Économie Lorraine n° 228 - Septembre 2003 8ZONE D’EMPLOI
nombre d’emplois supérieur à celui des ac-
tifs résidents occupés. Seuls 74% des em-
plois sont occupés par des actifs résidant
dans la zone. Ce taux d’autonomie est net La zone d’emploi de Metz est, après celle-
tement plus faible que celui de Nancy de Nancy, la mieux dotée et la plus dense
(85%), signe que la zone de Metz recrute en grands établissements. Au 31 dé-
de nombreux travailleurs bien au-delà de cembre 2001, elle concentre 333 des
son périmètre. Elle accueille ainsi chaque 2 109 établissements lorrains de 50 sala-
jour 15 600 actifs en provenance de Thion riés et plus, soit une densité de 29 grands-
2
ville, 4 200 en de Nancy, établissements pour 100 km (Nancy 31)
3 900 en provenance du Bassin Houiller et contre 9 en moyenne régionale. En outre,
3 600 en de Briey. Les flux in ces sont de taille impor- -
verses de Messins vers ces zones sont tante puisque l’effectif moyen des grands
plus faibles, avec respectivement 8 800, établissements (207 salariés) place la zone
e
2 500, 2 300 et 1 200 Messins. Si ce d’emploi de Metz au 2 rang des zones
sont les flux avec Nancy qui dominent, ceux de la région, derrière Briey (217
vers les pays frontaliers, principalement le salariés) mais devant les Vosges de l’Ouest
Luxembourg, sont très importants. En (204 salariés), Nancy (196 salariés)etle
2001, ce sont quelque 4 200 actifs de la Bassin Houiller (194 salariés).
zone d’emploi de Metz qui vont travailler à La liste des dix premiers établissements
l’étranger contre 560 seulement en de la zone est représentative de son carac-
1990. Au total, les Messins sont plus mo- tère métropolitain mais fait également la
biles que les Nancéiens : 19% des actifs part belle à l’industrie automobile avec les
occupés messins travaillent hors de leur deux grands établissements SMAE de Metz
zone d’emploi, contre 12% des actifs occu- et Trémery qui concentrent ainsi une
pés nancéiens. grande part de l’emploi industriel de la
zone. L’industrie automobile est du reste
le premier secteur industriel de la zone
PRINCIPAUX ÉTABLISSEMENTS EMPLOYEURS
(6 400 salariés au 31 décembre 2001), loin
devant les industries agroalimentairesSociété Mécanique Automobile de l’Est (SMAE)
à Trémery 4 000 à 5 000 salariés (1 900 salariés), l’eau-gaz-électricité et les
industries des équipements mécaniquesCHR Notre Dame de Bonsecours
à Metz 2 000 à 3 000 salariés (1 500 salariés).
à Metz
Ville de Metz
La zone d’emploi de Metz enregistre de bons
SNCF Ressources Humaines
résultats en matière de créations d’entre-à Metz 1 000 à 2 000 salariés
Conseil Général de la Moselle
à Metz
Répartition sectorielle (%)
Assoc Mosellane d’Aide aux Personnes Agées (AMAPA) Zone d’emploi ZoneEmploiau Ban-Saint-Martin 1 000 à 2 000 salariés de Metz d’emploitotal Moselle Lorraineen 1999 deTrésorerie Générale à Metz 900 à 1 000 salariés
Metz
Direction Départementale de l’Équipement Agriculture 1 392 1,1 1,7 2,8
à Metz Industrie 15 183 12,4 23,2 22,5
Construction 7 029 5,7 6,3 6,0
Direction des Services Fiscaux
Commerce 16 697 13,6 13,4 12,7à Metz 800 à 900 salariés
Services 82 546 67,2 55,4 56,0
Source : Insee - BRIDGE décembre 2001 Total 122 847 100,0 100,0 100,0
Source : Insee - Recensement 1999 (exploitation complémentaire au lieu de travail)
Économie Lorraine n° 228 - Septembre 2003 9ZONE D’EMPLOI
prise. Par son taux de créations d’entreprise, Forte croissance de l’emploi salarié
elle se place au premier rang des zones d’em-
Évolution de l’emploi salarié
ploi en 2001 et au deuxième rang en 2002,
derrière le Bassin Houiller (3). Sur la période 120 Indices base 100 en 1989
1993-1999, elle affiche le meilleur taux de
115création d’établissements : 9,5% contre 8% Zone d’emploi de Metz
pour la zone d’emploi de Nancy (4).
110
La zone d’emploi de Metz est restée relati-
vement à l’écart des implantations d’entre- 105
prises étrangères. Si l’on exclut les
Lorraine
reprises, les implantations les plus nota- 100
bles depuis 40 ans sont au nombre de Moselle
95quatre seulement :
1989 1991 1993 1995 1997 1999 2001
- l’allemand CLAAS France à Woippy en 1960
(fabrication de matériel agricole, 400 à 500 sala- Source : Insee - Estimations d’emploi
riés en 2001),
- l’allemand JUMO Régulation à Metz en 1976 Chômage modéré
(fabrication d’instruments scientifiques et techni-
Taux de chômage au sens du BIT
ques, 100 à 200 salariés en 2001),
%12
- l’américain AGCO (ex Massey Ferguson) à Enne-
ry en 1996 (commerce de gros, 100 à 200 sa- 11
lariés en 2001),
Zone d’emploi de Metz
10- l’américain DHL Aviation France à Goin en
1989 (transports, 100 à 200 salariés en France
9
2001).
Lorraine
8

Moselle
7
1998 1999 2000 2001 2002 2003Avec une croissance de l’emploi de 6,8%
entre 1990 et 1999, la zone d’emploi de
Metz se situe bien au-delà de la moyenne ré Source : Insee - Estimations-
gionale (+2,6%) et de la zone d’emploi de Nan-
mage modéré, inférieur aux moyennes déparcy (+1,9%), au troisième rang des zones -
tementale (8,8%), régionale (8,9%) et natiod’emploi derrière Sarreguemines (+28,6%), -
nale (9,3%).dopée par la Smart, et Briey (+16,9%). La
zone d’emploi affiche ainsi un taux de chô- La croissance de l’emploi est essentiellement
due aux services qui ont évolué plus favorable-
ment encore qu’en moyenne régionale. Les
estimations d’emploi salarié permettent de
Emploi total Variation 1990-1999 (%)
prolonger l’analyse jusqu’à la fin de l’année
Zone Zone
2001. Elles confirment les bons résultats ded’emploi d’emploi
1990 1999 Moselle Lorrainede Metz la zone d’emploi en matière d’évolution d’emde -
Metz ploi (+18,6% de salariés sur l’ensemble de la pé-
Agriculture 1 456 1 392 - 4,4 -22,2 -23,2
Industrie 16 948 15 183 - 10,4 -12,1 -12,1
Construction 8 156 7 029 - 13,8 -11,6 -9,1
(3) Cf. tableaux de bord annuels de la création d’entrepri-
Commerce 16 764 16 697 -0,4 4,5 2,7 ses en Lorraine.
Services 71 666 82 546 15,2 15,1 13,6
Ensemble 114 990 122 847 6,8 3,5 2,6 (4) Cf. l’article «la dynamique spatiale des créations» in
Économie Lorraine n° 212, octobre 2001.Source : Insee - Recensements (exploitations complémentaires au lieu de travail)
Économie Lorraine n° 228 - Septembre 2003 10ZONE D’EMPLOI
riode 1989-2001 contre +9,6% en moyenne l’évolution locale des effectifs salariés a été
régionale, soit un écart de 9 points). Cet écart souvent moins favorable qu’en moyenne ré-
avec la région se décompose en un effet gionale. Ainsi en va-t-il notamment des indus-
structurel largement positif (10,3 points)etun tries agroalimentaires (-21% contre -8,5% sur
effet spécifique légèrement négatif (-1,3 l’ensemble de la Lorraine), de l’édition-impri-
point). En d’autres termes, la zone d’emploi de merie reproduction (-22% contre -11%), de l’in-
Metz est a priori favorisée par une structure dustrie automobile (+14% contre +32%, la zone
sectorielle avantageuse, qui n’a que faible d’emploi de Metz n’ayant guère été touchée par-
ment été contrecarrée par des difficultés l’effet Smart), des services opérationnels
sectorielles locales. Elle est en effet moins ex (+67% contre +109%) et de l’administration-
posée que d’autres zones lorraines aux diffi publique (+14% contre +17%). Ces contre-per- -
cultés de la métallurgie-travail des métaux et formances ont été en grande partie compen-
elle bénéficie de spécialisations dans des sec sées par des évolutions beaucoup plus-
teurs bien orientés en Lorraine tels que les favorables qu’en moyenne régionale dans les
services ou l’industrie automobile. secteurs des transports (+16% contre +11%),
des activités financières (+9% contre -0,9%),
des postes et télécommunications (+24%
contre +6%), des services personnels et do-
Si les spécialisations de Metz sont sur des mestiques (+142% contre +130%) et de l’édu-
secteurs pour la plupart créateurs d’emploi, cation (+13% contre +3%).
Effectifs au 31 décembre Variation 1989-2001 (en %)
Zone d’emploi de Metz
Zone d’emploiÉvolution de l’emploi salarié 1989 2001 Lorraine
de Metz
Agriculture, sylviculture, pêche 244 629 157,8 29,3
Industrie 16 594 16 195 -2,4 -16,7
dont
Industries agricoles et alimentaires 2 402 1 889 -21,4 -8,5
Édition, imprimerie, reproduction 1 265 982 -22,4 -10,7
Industrie automobile 5 617 6 379 13,6 31,6
Industries des équipts mécaniques 1 465 1 482 1,2 0,6
Métallurgie & transform. des métaux 1 358 982 -27,7 -30,3
Eau, gaz, électricité 1 350 1 506 11,6 2,2
-4,6 -4,2Construction 7 481 7 134
Commerce 15 304 17 195 12,4 14,4
dont
Commerce et réparations automobiles 1 665 2 191 31,6 30,4
Commerce de gros 5 563 5 191 -6,7 -6,1
Commerce de détail, réparations 8 076 9 813 21,5 22,2
Services 66 953 85 211 27,3 25,8
dont
Transports 6 703 7 789 16,2 11,2
Activités financières 3 463 3 775 9,0 -0,9
Activités immobilières 1 461 1 786 22,2 29,6
Postes et télécommunications 2 579 3 188 23,6 5,9
Conseils et assistance 3 444 5 639 63,7 67,2
Services opérationnels 4 924 8 194 66,4 108,5
Hôtels et restaurants 2 883 3 769 30,7 37,5
Activités récréat., culturelles & sportives 1 328 1 624 22,3 5,7
Services personnels et domestiques 1 605 3 891 142,4 130,0
Éducation 9 019 10 206 13,2 3,4
Santé, action sociale 10 909 13 255 21,5 21,3
Administration publique 17 302 19 641 13,5 17,1
18,6 9,6Ensemble 106 576 126 364
Source : INSEE - Estimations d’emploi salarié (données 2001 provisoires)
Économie Lorraine n° 228 - Septembre 2003 11ZONE D’EMPLOI

EFFET STRUCTUREL
Au-delà de son dynamisme démographique ET EFFET SPÉCIFIQUE
et économique, la zone d’emploi de Metz
Cette décomposition des variations de
présente toutes les caractéristiques d’une
l’emploi permet d’analyser les différentiels
zone métropolitaine exerçant un pouvoir at- d’évolution d’une zone géographique à
l’autre en tenant compte des différencestractif certain sur la population et les em-
de structure.
plois. La proportion de cadres et de
En effet, si une zone se caractérise par un
professions intellectuelles supérieures dans poids important d’activités mal orientées
(ou au contraire très dynamiques), il seraitla population totale atteint ainsi 6,3% en
normal que l’évolution globale de l’emploi y
1999 - comme pour la zone d’emploi de
soit plus défavorable (ou au contraire plus fa-
Nancy - contre 3,8% en moyenne régionale. vorable). Cette différence entre le potentiel
de la zone (calculé compte-tenu du poids relatif
Avec 10 000 emplois dits «métropolitains des différentes activités de la zone, en appli-
quant à chaque secteur la variation observéesupérieurs» (Nancy 13 000), l’aire urbaine
e sur une zone de référence, ici la Lorraine)et
de Metz se classe du reste au 19 rang des
l’évolution de la zone de référence est ap-
e
aires urbaines françaises (Nancy 14 rang). pelée «effet structurel».
Si la part de ces emplois métropolitains L’«effet spécifique» de la zone correspond
à l’écart entre l’évolution réellement ob-dans l’emploi total est plus faible qu’à Nancy
servée et le potentiel. Il est d’autant plus
(5,8% contre 8%), Metz se place beaucoup positif (inversement négatif) que les diffé-
rents secteurs d’activité ont connu desmieux que Nancy quant à la croissance de
évolutions plus favorables (inversement
ces emplois «stratégiques» sur la période
moins favorables) que dans la zone de réfé-
1990-99 (+21% contre +11%). Pour tous les rence (ici la Lorraine).
secteurs, sauf la banque-assurance et l’in- On a alors :
Évolution de l’emploi = évolution régionale +formation, Metz arrive devant Nancy sur ce
effet structurel + effet spécifique.
plan de la croissance des emplois métropo-
litains supérieurs (5).
Metz est aussi le deuxième pôle universi continuité d’une tradition mosellane plus en--
taire de Lorraine (6). Si Nancy exerce son cline aux formations professionnelles : 17%
attractivité sur le sud et l’ouest de la région, des étudiants messins sont issus d’un bac-
voire au-delà, sur les départements de calauréat technologique ou professionnel
Haute-Saône, Haute-Marne et Haut-Rhin, alors qu’ils sont moins de 10% dans ce cas
l’université messine attire les étudiants de à Nancy.
Moselle et de l’arrondissement de Briey.
Dans sa définition la plus extensive, le bas Marie-Violette TICHEUR-
sin de fréquentation englobe également
quelques communes de Meuse et du
Bas-Rhin. Par rapport à Nancy, l’offre de
formation messine se distingue par un
er
poids plus important du 1 cycle, d’où un
âge moyen des étudiants plus faible qu’à
Nancy, mais surtout elle s’inscrit dans la
(5) Cf. l’article «Metz et surtout Nancy : un rayonnement
national » in Economie Lorraine n° 225 - décembre
2002.
(6) Cf. l’article «Des pôles lorrains attractifs pour les
études supérieures» in Économie Lorraine n° 226, mars
2003.
Économie Lorraine n° 228 - Septembre 2003 12