BAC-ES-2017-SES-SPECIALITE-SCIENCES-POLITIQUES-CORRIGE
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avec Corrigés bac 2017 Bac 2017 SES EPREUVE DE SPECIALITE Série ES SCIENCES SOCIALES ET POLITIQUES SUJET A Analyse du sujet La problématique : La problématique est centrée surla parité entre femmes et hommes en politique, pour montrer la sous‐représentation des premières. Un traitement possible du sujet : Introduction En1958, les femmes étaient quasiment absentes de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, elles représentent plus d’un quart des députés. La représentation des femmes a considérablement augmenté depuis 1958, mais on est encore loin de la parité : égale représentation des femmes et des hommes dans la vie politique. Lasous‐représentation des femmes parmi le personnel politique a conduit en 2000 à l’adoption d’une loi sur la parité: mesures contraignantes instaurant des quotas, afin de favoriser l’égale représentation politique des hommes et des femmes. Pour les scrutins de liste, les partis doivent présenter une liste avec une parfaite alternance : un homme, une femme, un homme... Pour les scrutins uninominaux, les partis politiques doivent présenter autant de femmes que d’hommes, sous peine de sanctions financières. Conséquencede la loi sur la parité : on constate que la part de femmes élues à l’Assemblée nationale a fortement augmenté depuis 1997. Pourtant, on est encore loin de la parité: 30% des femmes, c’est mieux que 10 %, mais on est encore loin de 50 %...

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Publié le 20 juin 2017
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Langue Français

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Bac 2017 SES EPREUVE DE SPECIALITE Série ES SCIENCES SOCIALES ET POLITIQUES SUJET A Analyse du sujet La problématique : La problématique est centrée sur la parité entre femmes et hommes en politique, pour montrer la sous‐représentation des premières. Un traitement possible du sujet : Introduction  En 1958, les femmes étaient quasiment absentes de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, elles représentent plus d’un quart des députés. La représentation des femmes a considérablement augmenté depuis 1958, mais on est encore loin de la parité : égale représentation des femmes et des hommes dans la vie politique.  La sous‐représentation des femmes parmi le personnel politique a conduit en 2000 à l’adoption d’une loi sur la parité : mesures contraignantes instaurant des quotas, afin de favoriser l’égale représentation politique des hommes et des femmes. Pour les scrutins de liste, les partis doivent présenter une liste avec une parfaite alternance : un homme, une femme, un homme... Pour les scrutins uninominaux, les partis politiques doivent présenter autant de femmes que d’hommes, sous peine de sanctions financières.  Conséquence de la loi sur la parité : on constate que la part de femmes élues à l’Assemblée nationale a fortement augmenté depuis 1997. Pourtant, on est encore loin de la parité : 30 % des femmes, c’est mieux que 10 %, mais on est encore loin de 50 %... Alors, pourquoi les femmes sont elles sous‐représentées malgré la loi sur la parité ? A. Les partis politiques présentent plus facilement des hommes car ceux‐ci ont objectivement plus de chances de gagner que les femmes.  En effet, pour remporter une élection, il faut être connu des électeurs. Il existe donc une prime au candidat sortant et à ceux qui cumulent des mandats, car les électeurs (et les médias) les connaissent. Or, il s’agit du personnel politique déjà en place, donc le plus souvent des hommes. C’est pourquoi l’évolution de la part de femmes élues est progressive, au fur et à mesure que les hommes « laissent la place » aux femmes. Ainsi, afin de maximiser leurs chances de gagner l’élection, les partis ont tendance à : ‐ soit présenter moins de femmes que d’hommes et supporter des sanctions financières ; ‐ soit présenter des femmes dans les circonscriptions difficilement gagnables. B‐ Selon les « stéréotypes sexués », les femmes seraient moins aptes à exercer une responsabilité politique.  Dans notre culture, il existe des stéréotypes (préjugés) sexués : les femmes seraient moins
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aptes à exercer le pouvoir politique, car elles seraient moins compétentes, elles seraient plus absorbées par les tâches domestiques (« mais qui va garder les enfants ? »), elles résisteraient moins à la violence des combats politiques... Conclusion :  Ces stéréotypes ont tendance à s’atténuer mais perdurent... Même en cas de respect de la loi sur la parité, cette dernière n’a pas d’effet sur la répartition des responsabilités des élu(e)s. Les arbitrages conduisent souvent à une surreprésentation des femmes à la tête des délégations jugées moins importantes ou stratégiques (enfance, éducation, environnement, action sociale, santé...), qui par ailleurs correspondent aux préjugés sexués (une femme serait plus compétente pour prendre en charge l’éducation ou la santé). SUJET B Analyse du sujet Le sujet aborde la diversité des répertoires de l’action politique. Il s’agit de rendre compte de l’éventail des moyens d’action.  Par « répertoire de l’action politique », il faut entendre l’ensemble des actions codifiées et ritualisées par lesquelles les individus défendent leurs intérêts communs et influent sur le pouvoir politique. La problématique : Le sujet questionne le comportement politique et plus largement l’action collective. On s’interroge sur l’attitude des individus à l’égard de l’engagement politique, pour montrer l’élargissement du répertoire d’action politique. Le contexte de l’élection présidentielle en France est intéressant à mettre en perspective.Un traitement possible du sujet : Introduction : La notion de répertoires d’actions politiques fait référence à la panoplie de moyens d’actions dont disposent les individus lors de leurs mobilisations. Ils regroupent donc un ensemble d’actions codifiées et ritualisées par lesquelles les individus défendent leurs intérêts communs et influent sur le pouvoir politique. Ils ont été étudiés par Charles Tilly dans son ouvrageLa France conteste, de 1600 à nos jours(1986). Le sujet invite à s’interroger sur les répertoires de l’action politique, qui ne sont pas figés dans le temps ni dans l’espace. Ils sont des constructions sociales et évoluent selon le contexte. Quels sont e les changements apparus dans ces répertoires depuis le XIX siècle ? Comment expliquer l’apparition de nouveaux répertoires ? Les nouveaux répertoires ont‐ils mis fin aux anciens ? Il s’agira alors de se demander comment les modalités d’action dont disposent les individus ont évolué au cours du temps et par quels processus. Après avoir étudié le modèle « local patronné » propre aux sociétés traditionnelles (I), nous examinerons les caractéristiques du « modèle national » propre à la société industrielle (II) et celle du « modèle transnational » lié à notre société post‐industrielle et mondialisée (III). 1. Un répertoire enraciné dans le terroir des sociétés traditionnelles (1650‐1850) e e  Entre le XVII et le milieu du XIX siècle, c’est le modèle « local‐patronné» qui s’impose. À cette époque, on constate de brusques flambées de violence, soit à la suite d’une forte montée des prix des produits alimentaires, soit à cause d’une augmentation des impôts locaux, soit parce que les machines étaient susceptibles de dévaloriser le travail. Les actions utilisent les rituels propres aux
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fêtes traditionnelles (Carnaval, charivari) pendant lesquelles l’ordre social est mis sens dessus dessous.  Ces actions collectives n’ont pas un caractère national. Le répertoire d’action se déroule dans des lieux qui représentent l’objet du mécontentement (marché au blé, maison de l’intendant des finances). La régulation du conflit passe par l’intermédiaire de notables locaux qui vont négocier avec les autorités locales des mesures susceptibles d’éteindre l’incendie. D’où le terme de modèle paroissial‐patronné. Ce type de modèle semble avoir disparu avec le développement de la société industrielle et démocratique. Pourtant, les émeutes de 2005 dans les banlieues ont utilisé ce répertoire d’action collective ancien, avec un affrontement violent avec la police, l’incendie de voitures et d’équipements publics, l’intervention de religieux et de maires pour calmer les esprits. 2.Un répertoire national et autonome pour des sociétés industrielles et démocratiques (1850‐ 1980)  À partir des années 1850, la société s’urbanise, s’industrialise et se démocratise. Le conflit politique est pacifié par l’extension du droit de vote à tous les hommes puis à toutes les femmes de plus de 21 ans, puis de plus de 18 ans. Les citoyens disposent d’institutions intermédiaires, fédérées au niveau national (syndicats, ordres, associations) qui servent de médiateurs entre eux et le pouvoir central. De ce point de vue, on peut parler d’une institutionnalisation du conflit, car ces groupes intermédiaires sont considérés comme légitimes (ce sont les « partenaires sociaux »). Les règles du conflit sont codifiées par la loi (la grève est devenue peu à peu constitutionnelle, la manifestation est autorisée...) et les objets du conflit portent sur l’instauration de nouvelles règles. Le conflit est donc régulé par des institutions.  En conséquence, un nouveau répertoire d’action collective autonome apparaît. Les flambées de violence spontanées laissent la place à des actions collectives organisées dans des lieux symboliques du pouvoir politique national (manifestations de la République à la Nation à Paris), avec des plateformes de revendication. Les registres expressifs deviennent explicites. L’action collective s’autonomise vis‐à‐vis du local, des notables et des rituels sociaux préexistants. Elle invente de nouvelles façons de protester : la grève, le boycott, l’occupation des locaux, les manifestations de rue, la pétition. La violence n’est plus que résiduelle, telles les échauffourées avec la police en fin de manifestation (document). 3. Un répertoire transnational et solidariste pour des sociétés post‐industrielles et mondialisées (1980 à nos jours)  À partir des années 1980, les actions transnationales se sont développées, la société se tertiarise et se mondialise économiquement et culturellement. Le développement de moyens de communication à l’échelle planétaire et le caractère viral de l’information vont modifier les modalités de l’action. De national, le conflit se déplace sur la scène internationale. Il remet en cause la mondialisation libérale qui détruit les solidarités traditionnelles ainsi que les ressources naturelles de la planète, et réduit l’individu à un rouage de la machine productive. Le mouvement écologiste (Greenpeace) et le mouvement altermondialiste (les « indignés ») sont représentatifs de cette nouvelle tendance.  En même temps, le répertoire d’action collective se renouvelle. L’action se désinstitutionnalise en remettant en cause les grandes organisations ouvrières au profit d’une multitude d’associations ou de coordinations hostiles à toute délégation de pouvoir et qui privilégient la démocratie directe (les Femen, les Enfants de don Quichotte). Les formes de l’action sont plus individualistes et mobilisent des petits groupes qui recherchent la médiatisation. Le rejet des contraintes institutionnelles et de l’appartenance à une communauté ou groupe politique bien défini n’empêche pas la mobilisation pour des causes qui font sens personnellement. Les répertoires d’actions politiques sont donc non‐violentes, symboliques et spectaculaires sur un problème concret et précis (réquisition de logements vides pour l’association Droit au logement, un préservatif géant sur
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l’obélisque de la Concorde pour Act‐Up, une manifestation seins nus pour dénoncer les conditions des femmes dans le monde). Conclusion Chaque société et chaque époque mettent en œuvre des modalités d’action qui leur sont propres. L’évolution du contexte social, la civilisation des mœurs et la démocratisation croissante ont rendu les répertoires plus ouverts et plus explicites. L’innovation marque les répertoires d’actions politiques, qui se sont élargis. Internet a bouleversé et multiplié les modes d’action (cyberactivisme).  Cependant, le nouveau n’élimine pas l’ancien. Les anciens répertoires sont encore utilisés (émeutes de la faim, grèves et manifestations pour défendre l’emploi) et les répertoires présentés comme nouveaux ont été utilisés par le passé (l’occupation des logements a été précédé par les occupations d’usines, etc.).
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