BAC PRO 2017 FRANCAIS CORRIGE
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BAC PRO 2017 FRANCAIS CORRIGE

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Description

avec Bac 2017 Français Bacs professionnels Corrigés bac 2017 Éléments de corrigé Compétences de lecture Présentation du corpus Question numéro 1 Le corpus est composé de deux extraits du roman de jean Paul Didierlaurent: Le liseur du 6h27 paru en 2015 et d’un extrait de l’essai de Diderot : Paradoxe sur le comédien. L'unité du corpus se situe au niveau de sa thématique qui est la mise en scène de la parole. Que ce soit en lecture simple ou en théâtre la façon de lire, de jouer, de déclamer contribue à rendre le texte efficace. Les différences se trouvent dans le type d’ouvrages : narratif pour les premiers textes, plus réflexif pour le troisième. On pourra aussi noter la différence d’époque. Analyse et interprétation Question numéro 2 : Textes 1 et 2 Dans les deux textes on peut voir Que La lecture des extraits est attendue par un silence quasi religieux et une certaine solennité: On relève les mots «silence »,« Chut »,« faire taire », « dernier raclement de gorge ». Dans le texte 1 l’exercice est attendu par un public quotidien :« commetous les matins», «à chaque fois». Dans le texte 2 le public est en partie novice : « ça leur faisait souvent ça la première fois ». Cette solennité de l’assistance se retrouve aussi dans la mise en scène du personnage appelé « liseur » dans le texte 1 alors que dans le texte 2 le personnage du gardien « s’imprègne de son rôle » tel un comédien.

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Publié le 15 juin 2017
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Langue Français
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Bac 2017 Français Bacs professionnels
Corrigés bac 2017
Éléments de corrigéCompétences de lecture Présentation du corpus Question numéro 1 Le corpus est composé de deux extraits du roman de jean Paul Didierlaurent : Le liseur du 6h27 paru en 2015 et d’un extrait de l’essai de Diderot : Paradoxe sur le comédien. L'unité du corpus se situe au niveau de sa thématique qui est la mise en scène de la parole. Que ce soit en lecture simple ou en théâtre la façon de lire, de jouer, de déclamer contribue à rendre le texte efficace. Les différences se trouvent dans le type d’ouvrages : narratif pour les premiers textes, plus réflexif pour le troisième. On pourra aussi noter la différence d’époque. Analyse et interprétation Question numéro 2 : Textes 1 et 2 Dans les deux textes on peut voir Que La lecture des extraits est attendue par un silence quasi religieux et une certaine solennité : On relève les mots « silence », « Chut », « faire taire », « dernier raclement de gorge ». Dans le texte 1 l’exercice est attendu par un public quotidien : « comme tous les matins », « à chaque fois ». Dans le texte 2 le public est en partie novice : « ça leur faisait souvent ça la première fois ». Cette solennité de l’assistance se retrouve aussi dans la mise en scène du personnage appelé « liseur » dans le texte 1 alors que dans le texte 2 le personnage du gardien « s’imprègne de son rôle » tel un comédien.
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Se développe un champ lexical de l’acte de lire : « fort », « puissant », « profond », « acte de lire », « magie opérait ». Dans le texte 1 la métaphore « le texte s’écoulait de sa bouche en un long filet de syllabes » donne un caractère fluide à la lecture. Dans le texte 2 la lecture se teinte d’un caractère guerrier : « salve », « épée » conférant ainsi à l’acte de lire la valeur d’un combat pour l’adhésion du public. Les personnages semblent habités par leur rôle, animés par la même « passion » et la même « flamboyance » (texte 2). Pour finir on note dans les deux textes un sentiment de fierté inhérente à la lecture avec des termes tels que « contentement », « passion » (texte 2) ou encore « application acharnée » (texte 1). Question numéro 3 : texte 2 et 3 Pour les effets sur le public, on constate pour le texte 2 un étonnement dans les premiers temps car les gens ne sont pas habitués à de telles lectures dans un lieu si incongru : « hébétude », « asphyxiant ». La déclamation prend même des vertus apaisantes sur le public puisqu’elle ôte toute « idée de violence ». Dans le texte 3 Diderot évoque de réels échanges quasi physiques entre l’acteur et le spectateur. Une transmission d’énergie de l’un à l’autre. On ressent pleinement les émotions fabriquées par l’acteur. (lignes 13 à 15). Diderot insiste bien sur le caractère d’imitation du réel. Le comédien fabrique. Pour le comédien, les deux textes mettent en avant la préparation inhérente à ce rôle. Dans le texte 2 tout un paragraphe est consacré à cela : que ce soit une préparation physique : « réajustant sa cravate », « lissa sa chevelure », mais également mentale : « s’imprégner du rôle ». Comme évoqué dans la question 2, la lecture est comparée à un combat au moyen d’une métaphore filée : « salve », « coups portés », « épée ». Chez Diderot la préparation est évoquée dans les lignes 3 à 5 : « sont notés », « moment précis », « leçon apprise d’avance ». L’oxymore « singerie sublime » permet de mettre en relief le talent du comédien qui élève l’imitation au rang d’art. Compétences d’écriture Selon vous, comment les mises en spectacle de la parole (théâtre, cinéma, concerts, conférences…) font‐elles naître des émotions ? (Adopter un texte argumenté et structuré)
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IntroductionRappeler ce qu’est une mise en scène de la parole et comment elle se manifeste. Évoquer qu’elle est intemporelle. Elle est faite pour transmettre des idées mais aussi des émotions. Évoquer la problématique : par quels moyens scéniques, gestuels et linguistiques l’orateur, le comédien va‐t‐il toucher le public ? Argumentation Le candidat pourra argumenter son devoir en utilisant différents aspects de la mise en spectacle. ‐ La théâtralisation de la parole à travers des gestes. Une gestion des tonalités vocales. On pourra prendre en exemple les textes 1 et 2 mais aussi les discours de personnalités politiques (Jean Jaurès, Martin Luther King). ‐ La mise en scène elle‐même par l’ajout de décor, de lumières adaptées, de musiques (exemples de comédies musicales). ‐ La mise en scène de la parole à travers l’utilisation de figures De style telle que l’anaphore (voir débat présidentiel de 2007 ) les métaphores ou les champs lexicaux. On appellera ça les procédés de l’éloquence avec comme exemple la tirade des nez dans la pièce Cyrano de Bergerac de Rostand. Conclusion Réponse à la problématique en résumant ses arguments. Exemple d’ouverture : La mise en scène de la parole nécessite‐t‐elle forcément une fabrication, un caractère factice ?
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