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[Tapez un texte] DÉPARTEMENT ÉTUDES RAPPORT D'ACTIVITÉ 2010
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Langue Français
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DÉPARTEMENT ÉTUDES

RAPPORT D’ACTIVITÉ 2010














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Table des matières

1. Introduction............................................................................................................................. 2
2. Les activités du Département................................................................................................. 4
1.1. La surveillance des populations d’espèces.......................................................................................... 4
1.2. Animation et services aux réseaux d’observateurs.............................................................................. 5
1.2.1. Gestion d’observations.be ................................................................................................................. 6
1.2.2. Mises à disposition des données naturalistes..................................................................................... 7
1.2.3. La Centrale Ornithologique Aves...................................................................................................... 8
1.2.4. Le Bulletin Aves ............................................................................................................................. 10
1.2.5. Animation du réseau Raînne en Wallonie ....................................................................................... 11
1.2.6. Animation du réseau Plecotus en Wallonie et à Bruxelles.............................................................. 12
1.3. Expertises scientifiques..................................................................................................................... 13
1.3.1. Conservation du Grand Hamster ..................................................................................................... 13
1.3.2. Plan d’action Lézard des souches.................................................................................................... 13
1.3.3. Projet de sauvegarde du Sonneur à ventre jaune ............................................................................. 13
1.3.4. Expertise pour la conservation de l’herpétofaune ........................................................................... 13
1.3.5. Plan d’action oiseaux menacés........................................................................................................ 14
1.3.6. La problématique du Grand Cormoran............................................................................................ 14
1.3.7. Éoliennes et biodiversité ................................................................................................................. 14
1.3.8. Agriculture et avifaune.................................................................................................................... 14
3. Conclusion et perspectives ................................................................................................... 15
1

1. Introduction
Les associations naturalistes jouent un rôle déterminant dans la connaissance et le suivi
de la biodiversité dans le monde. Les « amateurs », au sens noble du terme, permettent
de rassembler et de traiter une grande quantité d’informations précieuses sur la
répartition et l’abondance des espèces. Les plus grandes revues scientifiques publient
régulièrement des articles fondés sur ces données collectées par des naturalistes
amateurs. Les politiques de conservation de la nature, de la gestion des aires protégées
à la modification des pratiques forestières ou agricoles, se basent aussi, de plus en plus,
sur ce savoir. Le monitoring des effets de ces politiques repose aussi sur des suivis des
populations d’espèces, que seuls de très nombreux observateurs mis en action
permettent de réaliser.
Natagora, au travers de son Département Études, se place résolument dans cette
perspective, en particulier pour les groupes taxonomiques dont l’association est
historiquement « spécialiste » : les oiseaux, les amphibiens, les reptiles et les chauves-
souris.
La mission du Département consiste à gérer, synthétiser et valoriser les milliers
d’observations récoltées par les observateurs sur le terrain en Wallonie et à Bruxelles,
afin qu’elles contribuent à une meilleure connaissance scientifique et soient appliquées à
la conservation de la nature. Pour réussir ces objectifs, il est indispensable de développer
le réseau des observateurs, notamment en lui offrant certains services indispensables :
outils de gestion de données, formations, retour d’informations … et au final, si possible,
un sentiment de contribuer à un dessein commun et positif, au travers d’une activité
passionnante : l’observation de la nature. La dimension du plaisir de la découverte est
ainsi indissociable de l’intérêt scientifique.
Les activités du Département Études peuvent se décliner en trois grands
axes interconnectés :
• La surveillance des populations d’espèces : c’est l’activité qui est généralement
financée de manière récurrente par les pouvoirs publics ;
• L’animation et les services destinés au réseau d’observateurs, de la gestion des
banques de données à la publication de résultats, en passant par la formation et
les réponses aux nombreuses demandes spécifiques ;
• L’expertise scientifique sur des problèmes liés à la conservation de la nature, à la
fois en interne (Département Conservation de Natagora par exemple) ou en
externe (projets de sauvegarde d’espèces menacées directement mis en
application par le Département).
L’animation du réseau d’observateurs se trouve en fait au centre de toutes les activités
du Département. Ainsi, la surveillance des populations d’oiseaux n’est possible que grâce
aux centaines d’ornithologues qui collaborent soit de manière intensive, soit simplement
en communiquant l’une ou l’autre donnée.
Le présent rapport détaille les activités réalisées en 2010 au travers de ces trois axes
(voir Figure 1 pour un schéma général).
2
Suivis des populations d'espèces
Avifaune : suivis de la répartition et de l'abondance des oiseaux en Wallonie et à Bruxelles
Atlas des oiseaux nicheurs de Wallonie
SOCWAL / autres suivis à long terme oiseaux nicheurs
Recensements hivernaux des oiseaux d'eau
Surveillance à Bruxelles dont SOCBRU
Chiroptères : contribution aux suivis des chiroptères en Wallonie et à Bruxelles
Herpétofaune : suivis des amphibiens et du Lézard des souches en Wallonie
Animation et services aux réseaux d'observateurs
OObbsseerrvvaattiioonnss..bbee :: ggeessttiioonn,, vvaalliiddaattiioonn eett ddéévveellooppppeemmeennttss
Centrale Ornithologique Aves
Gestion des Banques de Données Ornithologiques d'Aves (BOA)
le Bulletin Aves
Contribution au site Internet d'Aves
CCOOAAnneewwss
Plecotus : soutien global au réseau, publication de l'Écho des Rhinos
Raînne : soutien global au réseau, batraciens sur les routes, publication de l'Écho des Rainettes,
gestion de la banque de données
Global : assistance / réponse aux questions gestion des échanges de données
Expertise naturaliste
Plans d'action espèces : Grand Hamster, Lézard des souches
Problématique du Grand Cormoran
Éoliennes et biodiversité
AAggrriiccuullttuurree eett ooiisseeaauuxx :: TTaarriieerr ddeess pprrééss eett ssoouuttiieenn àà ll''aapppplliiccaattiioonn ddeess MMAAEE
Conservation des amphibiens et reptiles : Appui scientifique au DNF

Figure 1 : Les activités du Département Études en 2010. Les éléments en rouge avec le coq sont
financés par la Région wallonne, en bleu par la Région bruxelloise.

3
2. Les activités du Département
1.1. La surveillance des populations d’espèces
L’objectif général de ce thème est de pouvoir évaluer l’évolution de la répartition et
l’abondance des espèces appartenant aux groupes taxonomiques pour lesquels
l’association a une compétence historique (les oiseaux par la Centrale Ornithologique
Aves, les chauves-souris par Plecotus et les amphibiens et les reptiles par Raînne). La
région géographique concernée correspond à la Wallonie et à Bruxelles. Le suivi de
l’évolution des espèces constitue évidemment une pierre angulaire de la conservation de
la nature. C’est en effet ce qui permet de définir les priorités en matière de conservation
(autant pour les espèces que pour les sites à protéger) et, surtout, le suivi d’indicateurs
biologiques permet de comprendre comment se modifie la biodiversité dans notre
environnement hautement altéré. Depuis plus de 20 ans, les autorités régionales
reconnaissent le rôle crucial des associations naturalistes dans le suivi des indicateurs
biologiques et collaborent avec Natagora dans le cadre des surveillances wallonnes et
bruxelloises de certains groupes taxonomiques. La mise en place progressive d’une
obligation de « rapportage » au niveau européen (c’est-à-dire une obligation pour les
États de produire périodiquement des rapports scientifiques documentant l’évolution des
espèces et des habitats visés par les directives « oiseaux » et « habitats ») s’ajoute aux
autres nécessités de monitoring.
En matière de surveillance des populations, les réalisations marquantes suivantes
peuvent être évoquées pour 2010 :
• Finalisation de l’Atlas des Oiseaux Nicheurs de Wallonie. Cette œuvre d’une
décennie a trouvé un aboutissement au travers de sa publication en février 2011.
Un effort collectif énorme a été mené en 2010 pour le finaliser, aussi bien au
niveau de nombreux bénévoles (rédactions des textes, relectures, sélection des
illustrations,…) que l’équipe du Département Études (y compris en dehors de la
Convention dédiée à l’atlas). Il s’agit d’une des réalisations majeures d’Aves et
restera probablement une importante référence ornithologique pour de
nombreuses années (plus d’info : www.aves.be/atlas ).
• Poursuite et développement de la Surveillance des Oiseaux Communs en
Wallonie (programme SOCWAL : voir www.aves.be/coa/socwal ). Mis en place
dès 1990, un réseau de points de relevés, répartis sur toute la Wallonie et répétés
annuellement par des dizaines d’ornithologues, permet d’évaluer la tendance des
populations des oiseaux communs nicheurs. Ce travail permet aussi d’élaborer des
indicateurs par type d’habitat, selon certaines méthodes développées au niveau
européen, comme le « Farmland Bird Index » (Figure 2).
Farmland Bird Index, Wallonie 2010
120
100
80
60
40
20
0

Figure 2 : « Farmland Bird Index » ou « Index des oiseaux liés aux milieux agricoles » pour la
Wallonie, calculé à partir des tendances SOCWAL de 15 espèces spécialisées. Cet index indique
qu’en 20 ans, les espèces des milieux agricoles ont, en moyenne, perdu 40 % de leur effectif.
4
Valeur du FBI (100=1990)
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
• Poursuite et mise en place d’autres suivis ornithologiques. En 2010,
certains suivis plus spécifiques ont également été organisés, souvent à l’initiative
ou en collaboration avec des groupes locaux : suivis du Bruant proyer avec des
régionales Natagora (projet PACO), suivis de la Bécasse des bois avec la
Formation Ornitho… Comme chaque hiver depuis la création d’Aves, les
recensements hivernaux des oiseaux d’eau ont été menés grâce à quelques
centaines d’observateurs et les coordinateurs régionaux.
• Poursuite de la surveillance de l’avifaune en région Bruxelloise. À Bruxelles,
les populations d’espèces communes sont également suivies par un réseau de
points d’écoute. Une brochure bilingue « Oiseaux de Bruxelles », publiée en
1collaboration avec l’IBGE, détaille les dernières analyses en la matière . Certaines
espèces rares, la progression des Perruches, ainsi que les oiseaux d’eau, sont
également très bien suivis par les ornithologues bruxellois. Ils ont ainsi pu
confirmer le spectaculaire redressement de la petite population d’Hirondelle de
fenêtre, passée de moins de 50 nids en 2002 à 246 nids en 2010 (grâce à
l’investissement des bénévoles de la COWB et du GT Hirondelles de Natagora).
• Surveillance à long terme des populations d’amphibiens en Wallonie.
L’objectif principal est de poursuivre et d’étendre le réseau de surveillance de ce
groupe comportant une grande proportion d’espèces très menacées. Les espèces
prioritaires sont suivies par prospections spécifiques périodiques des sites connus
ou potentiels, selon une rotation de maximum 6 ans afin de « coller » à la
périodicité des rapportages successifs à la Commission Européenne de l’évolution
du statut des espèces reprises aux annexes de la Directive « Habitats » (le
prochain rapport sera déposé en 2013). En 2010, l’effort s’est principalement
porté sur les sites abritant le Crapaud calamite. Le Lézard des souches fait aussi
l’objet d’un suivi spécifique, en lien avec son plan d’action.
• Monitoring des chiroptères en Wallonie et à Bruxelles. Ce volet, pris en
charge par le groupe de travail Plecotus, inclut différents aspects en Wallonie.
Tout d’abord, un suivi hivernal en cavité souterraine est effectué chaque hiver
dans environ 300 sites (dont 10 % sous statut de protection). Un monitoring des
colonies est réalisé sur une cinquantaine de colonies avec une périodicité de suivi
d’une visite tous les 2–3 ou 6 ans. Enfin, des inventaires sur terrain de chasse
sont réalisés dans quelques sites Natura 2000 chaque année, couplant des
captures au filet et des inventaires au détecteur d’ultrason. En 2010, une
vingtaine de sorties ont ainsi été organisées. Pour Bruxelles, les suivis dont nous
sommes chargés consistent essentiellement en un monitoring des chiroptères se
nourrissant autour des étangs (15 sites par an) dans les zones Natura 2000. En
2010, 22 soirées ont permis d’effectuer près de 450 points d’écoute sur les étangs
de la région Bruxelles-Capitale. Des recherches de nouvelles colonies sont
également menées en Wallonie et à Bruxelles.
1.2. Animation et services aux réseaux d’observateurs
La surveillance des populations par un large réseau d’observateurs ne peut s’envisager
que si ce réseau est structuré, motivé et disposant d’outils efficaces. C’est tout l’objet de
notre deuxième thème d’activité « Animation et services aux réseaux d’observateurs »,
qui est de ce fait également soutenu par les Régions wallonne et bruxelloise, notamment
au travers des subventions pour Plecotus et Raînne. La Centrale Ornithologique Aves
bénéficie en outre du soutien de la Communauté Française de Belgique (notamment au
travers du Bulletin).

1 voir http://www.aves.be/index.php?option=com_content&task=view&id=268
5
1.2.1. Gestion d’observations.be
Depuis la fin 2008, une grande partie de la communauté des naturalistes amateurs en
Belgique utilise les portails www.waarnemingen.be / www.observations.be pour visualiser
ou enregistrer quotidiennement leurs observations sur le terrain. Ces portails sont des
initiatives de Natuurpunt, d’Aves-Natagora et de Stichting Natuurinformatie
(l’organisation néerlandaise qui a créé le site waarneming.nl, dont découlent les versions
belges). Observations.be est la version francophone de waarnemingen.be. Une des forces
de ces portails est le partage de la même base de donnée : l’échange d’informations
entre les différentes communautés linguistiques du pays est donc renforcé, y compris
avec la communauté germanophone, au travers de http://ostkantone.observations.be.
Les données sont transférées aux divers groupes de travail naturalistes actifs dans la
conservation de la nature. Les données ornithologiques sont, par exemple, directement
incorporées dans la base centrale d’Aves, dont l’exploitation permet le suivi des
populations d’oiseaux sauvages dans nos régions depuis plus de 40 ans. Chaque
observateur peut aussi, de son côté, « récupérer » ses propres données sous forme d’un
fichier destiné à être manipulé dans un tableur ou dans une autre base de données.
En 2010, le nombre d’utilisateurs du portail a poursuivi sa progression. Les capacités du
serveur sont régulièrement augmentées, afin de pouvoir absorber l’important trafic, en
particulier en fin de week-end.
9000
8000
7000
6000
5000
4000
3000
2000
1000

Figure 3 : Évolution du nombre de visites par semaine depuis le lancement du portail (uniquement
pour le portail www.observations.be).
L’activité de validation des données, ainsi que les réponses aux questions et informations
destinées aux utilisateurs demandent donc, logiquement, de plus en plus de temps à
l’équipe. Début novembre 2010, un nouvel écran d’encodage améliore encore la qualité
des données encodées, car la précision de la localisation renseignée est désormais
enregistrée. Divers documents ont été produits pour aider les observateurs à encoder
2 3
leurs données , en particulier en ce qui concerne les oiseaux en période de reproduction .
L’année 2010 était celle de la biodiversité. En Wallonie et à Bruxelles, les quelque 2.000
observateurs ont pu identifier plus de 6.500 espèces (Tableau 1), tous groupes
taxonomiques confondus, sur les quelque 32.000 espèces vivantes répertoriées en
Belgique (d’après le site www.species.be).

2 Voir http://observations.be/download/obsbe_manuel_encodage.pdf
3 voir http://dl.dropbox.com/u/12339071/2010_Aves_observationsbe_conseils.pdf
6
N de visites par semaine
15/11/2008
16/01/2009
19/03/2009
20/05/2009
21/07/2009
21/09/2009
22/11/2009
23/01/2010
26/03/2010
27/05/2010
28/07/2010
28/09/2010
29/11/2010

Nbre
Nbre d'observations Nbre d'espèces Nbre d'observateurs d'observations par Groupe
observateurs
Algues 4 0.0% 2 0.0% 4 0.2% 1.0
Champignons 3707 1.1% 840 12.8% 158 7.7% 23.5
Mousses et lichens 764 0.2% 325 5.0% 49 2.4% 15.6
Plantes 26234 7.5% 1454 22.2% 441 21.5% 59.5
Mollusques 547 0.2% 97 1.5% 96 4.7% 5.7
Coléoptères 2812 0.8% 543 8.3% 271 13.2% 10.4
Diptères 2774 0.8% 579 8.8% 135 6.6% 20.5
Odonates 7804 2.2% 63 1.0% 328 16.0% 23.8
Hyménoptères 1933 0.6% 364 5.5% 182 8.9% 10.6
Hétéroptères 1169 0.3% 243 3.7% 148 7.2% 7.9
Orthoptères 2806 0.8% 47 0.7% 193 9.4% 14.5
Papillons de nuit 13682 3.9% 1064 16.2% 392 19.1% 34.9
Papillons de jours 22814 6.6% 92 1.4% 690 33.6% 33.1
Insectes (autres) 199 0.1% 57 0.9% 68 3.3% 2.9
Arthropodes (autres) 839 0.2% 256 3.9% 137 6.7% 6.1
Poissons 316 0.1% 40 0.6% 83 4.0% 3.8
Reptiles et amphibiens 2943 0.8% 33 0.5% 454 22.1% 6.5
Oiseaux 248563 71.5% 383 5.8% 1733 84.5% 143.4
Mammifères 7895 2.3% 80 1.2% 796 38.8% 9.9
347805 100.0% 6562 100.0% 2052
Tableau 1 : Nombres d’observations réalisées en Wallonie et à Bruxelles en 2010 et de taxons
renseignés par groupe taxonomique, encodées sur le portail www.observations.be. L’avant-
dernière colonne donne le pourcentage d’observateurs ayant au moins renseigné une observation
d’une espèce du groupe concerné.
Signalons enfin qu’en Wallonie, un portail similaire de gestion des données naturalistes a
4
été développé par l’Observation Faune-Flore-Habitat de la Région wallonne . Il est utilisé
en particulier pour le suivi des SGIB (Site de Grand Intérêt Biologique) et par les
naturalistes spécialisés dans certains groupes (comme l’herpétofaune : 50 % des
données y sont encodées par ce portail). La gestion des données (notamment en termes
de validation) se fait en bonne collaboration entre les deux systèmes et avec les divers
responsables de groupes taxonomiques.
1.2.2. Mises à disposition des données naturalistes
La collecte de milliers d’observations (au travers d’observations.be mais aussi au travers
des divers projets de suivis) n’a de sens que si elle permet effectivement de répondre à
des questions scientifiques ou d’améliorer la conservation de la nature. Les projets
réalisés par l’association (par exemple, la surveillance des populations d’espèces)
n’embrassant pas l’ensemble des applications possibles, il est donc nécessaire de
permettre à divers utilisateurs d’y avoir accès, à commencer par la communauté
naturaliste elle-même. Il est cependant de la responsabilité du Département Études de
veiller à ce que la diffusion de ces données ne mette pas en danger la quiétude des sites
et des espèces. En outre, il faut également s’assurer que les « fournisseurs » de
l’information (c’est-à-dire les naturalistes) puissent bénéficier d’un juste retour de leur
collaboration, sous la forme d’une information sur ce qui est réalisé à partir de leurs
observations, mais aussi par une amélioration continue du service et des outils mis à leur
disposition. C’est pourquoi, lorsque c’est possible, nous demandons aux utilisateurs
finaux des données une participation aux frais permettant un soutien structurel à la
gestion des données et à l’animation du réseau.

4 Voir http://observatoire.biodiversite.wallonie.be/encodage/
7
La politique de Natagora concernant les échanges de données est guidée par les travaux
d’un groupe de réflexion regroupant des membres du staff impliqué dans la gestion de
données (Études, Conservation…). La philosophie suivie se conforme aux règles de la
Fédération des Banques de Données Biologiques. Cependant, il est important de
remarquer que les modes de collecte et les champs d’application possible des données
naturalistes évoluent très rapidement ces dernières années. Par exemple, la création
d’observations.be conduit à gérer des données qui ne l’étaient traditionnellement pas
auparavant (insectes, par exemple). La réflexion au sujet de l’échange des données
s’affine donc avec la pratique, mais reste inscrite dans la philosophie cohérente énoncée
au paragraphe précédent. Les échanges de données doivent aussi s’envisager en bonne
entente avec les autres institutions avec lesquelles nous collaborons (DEMNA,
Natuurpunt…).
En matière de mise à disposition des données, un formulaire de description de la
demande doit être rempli par le demandeur. Selon les cas, une convention de mise à
disposition de données est ensuite signée par le demandeur. Lorsque la demande émane
d’une entité bénéficiant d’une source de financement (bureau d’études, communes…),
nous demandons une participation aux frais pour l’extraction des données et l’entretien
du réseau d’observateurs. Ce mode de fonctionnement permet de financer l’amélioration,
par exemple, d’observations.be et d’ainsi bénéficier indirectement aux observateurs. Le
Tableau 2 détaille les différents cas de mises à disposition de données répertoriées en
2010.
Objet de la demande
Avis sur site Recherche Chronique Étude
Autres
Type de demandeur naturel scientifique naturaliste d'incidence
Administration régionale 5 1
Autre association 1 1
Autres spécialistes de groupe 4
Bureau 26
Naturaliste (privé) 3
Organisme de recherche 11
Régionale / sections / GT 8 2 6 1
Total 14 18 6 26 5
Tableau 2 : Caractéristiques des 69 mises à disposition de données répertoriées en 2010 par le
Département Études.
Un cas particulier de collaboration a été établi en 2010 entre l’IBGE, Natuurpunt et
Natagora. En échange d’une contribution aux associations (réinjectée en partie dans
l’amélioration du portail et aussi destinée aux soutiens aux régionales/sections), l’IBGE
bénéficie pour son propre usage (cartographie des sites d’intérêt biologiques, etc.…) d’un
export des données publiques d’observations.be à l’échelle de la région bruxelloise.
D’autres collaborations de ce type sont en voie de finalisation avec des entités telles
qu’un Parc Naturel ou une commune.
1.2.3. La Centrale Ornithologique Aves
La Centrale Ornithologique d’Aves (COA) a pour objectif de stimuler l'activité
ornithologique sur le terrain en Wallonie et à Bruxelles, et de soutenir la recherche dans
ce domaine. Une des fonctions traditionnelles de la COA est la centralisation des
observations de terrain. La COA offre un moyen de diffusion privilégié pour l'ornithologie
de terrain au travers du Bulletin Aves, ainsi que d’autres services comme la COAnews ou
la Bibliothèque Aves.
8
Organisation du flux de données
La Banque de données ornithologiques d’Aves (BOA) adopte un format de données
communs pour tous les types de données que l’on peut récolter (données courantes et
projets spécifiques). Ce format commun permet une exploitation optimale (par exemple,
on peut désormais facilement combiner les données issues des recensements hivernaux
des oiseaux d’eau, de SOCWAL et des observations courantes pour établir la cartographie
des habitats d’espèces Natura 2000).
Le Tableau 3 détaille les différentes « métadonnées » ornithologiques gérées par la COA.
Les observations courantes prennent bien évidemment une importante quantitative
énorme, avec l’apport des portails en ligne. En 2010, en Wallonie, plus de 267.000 lignes
concernant des données courantes ont été ajoutées à la BOA, dont 6 % issues du portail
en ligne de l’OFFH et 94 % issues d’observations.be.
Nombre de données
Jeu de données Type de données Format de la banque
(avril 2011)
collecte continue via
Données courantes récentes BOA > 555000
portails en ligne
collecte arrêtée sous ce
Données courantes 1990-2008 MFF > 558600
format en 2008
Digitalisation des anciennes données COA / GBIF digitalisation en cours BOA / MySQL env. 5000
collecte continue, via
Suivis de la migration active BOA 13000
trektellen.org
Atlas des Oiseaux nicheurs de Wallonie, données
projet 2001-2007 spécifique Atlas 174000
d'échantillonnages
Atlas des Oiseaux nicheurs de Wallonie, données de
projet 2001-2007 spécifique Atlas 41600
synthèse
Atlas des Oiseaux nicheurs de Wallonie, données de
projet 2001-2007 spécifique Atlas 63000
localisation de territoires
Surveillance des Oiseaux Communs en Wallonie, SOCWAL collecte annuelle BOA / MySQL 358000
Atlas des oiseaux nicheurs de Bruxelles 2000-2004 projet 2000-2004 Table 6850
Surveillance des Oiseaux Communs à Bruxelles (SOCBRU) collecte annuelle BOA / MySQL 40700
Recensements Hivernaux des Oiseaux d'Eau (RHOE) collecte annuelle BOA 64500
Comptages coordonnés des Grands Cormorans au dortoir collecte annuelle spécifique / BOA partiel 2000
Comptages aux mangeoires ("Devine Qui Oiseaux") collecte annuelle BOA (partiel : 2006, 2007, 2008) >400000

Tableau 3 : L’état actuel des différents sets de données ornithologiques gérées par la COA.
La digitalisation des données COA 1966-1989 : le projet « GBIF »
Depuis 1966, la COA collecte les observations ornithologiques courantes en Belgique.
Avant 1990, les données étaient stockées par espèce sur des fiches manuscrites. Des
centaines de milliers d’observations documentent donc l’évolution de notre avifaune entre
1966 et 1989, mais restent peu accessibles. En collaboration avec l’organisation Global
Biodiversity Information Facility (GBIF), un projet de digitalisation de ces données a été
entamé en 2010. Avec les données courantes actuellement informatisées, ce projet
rendra probablement possible l’analyse d’éventuels changements de phénologie,
répartition et abondances sur une période de plus de 50 ans. Un formulaire spécifique en
ligne a été développé et le travail de digitalisation proprement dit, en collaboration avec
plus de 10 volontaires formés à cet effet, sera entamé en 2011.
Le site Internet d’Aves
Le site www.aves.be, support essentiel pour la Centrale Ornithologique d’Aves, mais dont
la fonction dépasse largement le Département Études (car il reprend aussi des aspects de
politiques générales, d’éducation et bien entendu de communication), est actuellement
en pleine refonte (réflexion entamée en 2010). Le nouveau site permettra notamment un
accès plus aisé et une vision plus claire des activités de la Centrale Ornithologique. Il
comportera également des fiches espèces permettant de retrouver rapidement toute
l’information relative aux oiseaux de nos régions (y compris le résultat de nos
programmes de suivi).
9