Corrigé SES Dissertation 2015 (tronc commun)

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Corrigé SES Dissertation 2015

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Publié le 22 juin 2015
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Langue Français
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FRANCE METROPOLE 2015 DISSERTATION SES
Dans quelle mesure l’action des pouvoirs publics est-elle efficace pour lutter contre les inégalités ?
L’action des pouvoirs publics regroupe celles de l’Etat, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale (on pourrait y ajouter celle des institutions européennes…). Les inégalités sont de différents ordres : de droits, des chances, de situations. Elles sont aussi pluridimensionnelles : économiques, sociales, culturelles…
Comment l’action des pouvoirs publics, et notamment celle de l’Etat-Providence, à travers la redistribution, les services collectifs et la législation parvient-elle à réduire les différents types d’inégalités ? Est-elle toujours efficace ?
I_ La redistribution, verticale et horizontale, est un outil essentiel de lutte contre les inégalités de droits (chaque citoyen est soumis aux prélèvements obligatoires et peut bénéficier de prestations) et de situations
A_ La redistribution verticale permet de réduire les inégalités de situations
Elle est un élément de lutte contre la pauvreté et de réduction des inégalités économiques, son principe étant de prélever davantage aux plus riches pour redonner davantage aux plus pauvres. L’impôt sur le revenu (proportionnel et progressif) et les minima sociaux sont des symboles de cette redistribution.
Le document 1 permet de montrer l’efficacité de cette redistribution : les 10% des français au niveau de vie le plus faible ont des revenus qui ont augmenté en moyenne de 141% après redistribution en 2012 selon l’Insee, alors que les 10% des français au niveau de vie le plus élevé ont des revenus qui ont baissé en moyenne de 21.5% après redistribution.
Cependant son efficacité est remise en cause par l’augmentation du taux de pauvreté entre 2008 et 2011 (document 3) : En 2008, selon l’Insee, 13% de la population française était considérée comme pauvre (vivait avec moins de 60% du revenu médian) alors que cela concernait en 2011 14.3% de la population, soit une augmentation de 1.3 points du taux de pauvreté entre les 2 dates.
B_ La redistribution horizontale permet de réduire les inégalités de droits et de situations
La redistribution horizontale permet d’assurer les individus contre la réalisation des risques sociaux (maladie, vieillesse, chômage, accident du travail, grossesse,…). Elle est essentiellement financée par les cotisations sociales.
Le document 1 montre que les 10% des français au niveau de vie le plus faible, tout comme les plus riches (même si cela se fait dans une moindre mesure), contribuent au financement de la protection sociale : ils contribuent à hauteur de 209 euros par an par unité de consommation en moyenne en 2012.
Même si certaines prestations dépendent de nos cotisations antérieures et de nos revenus antérieurs (allocations chômage, retraite…), ce système de redistribution permet de réduire les inégalités économiques entre les actifs occupés et les actifs inoccupés, entre les biens portants et les malades, entre les différentes classes d’âges (actifs et retraités).
L’efficacité de ce système peut être remise en cause par les inégalités intergénérationnelles en termes de retraite ou les inégalités d’espérance de vie en fonction des CSP mis en évidence dans le document 4 (Alors que les hommes cadres, à 35 ans, pouvaient espérer vivre en moyenne encore 47 ans en 2003, les hommes ouvriers pouvaient espérer vivre encore 41 ans en moyenne).
II_ Les services collectifs et la législation sont 2 autres outils des pouvoirs publics pour réduire les inégalités
A_ Les services collectifs réduisent inégalités de droits et des chances
Les services collectifs sont des services d’intérêt général organisés par l’Etat et financés en grande partie par l’impôt. On peut prendre l’exemple des infrastructures ou de l’éducation.
Chaque citoyen bénéficie de ces services collectifs qui contribue à la réduction de l’inégalité des chances (exemple de l’école qu’il est possible de développer).
Cependant, encore une fois, les limites à la réduction des inégalités des chances sont bien réelles : les inégalités de capital culturel acquis au sein de la famille ne sont pas effacées par l’école et les réussites scolaires et professionnelles dépendent encore en partie du milieu social d’origine…
B_ L’Etat, par la législation, peut contribuer à réduire les inégalités
Exemple de la loi sur la parité (document 2) ou de la loi favorisant l’insertion des handicapés dans le milieu professionnel grâce à l’obligation de respect d’ un quota de 6% de l’effectif salarié pour les entreprises et établissements publics d’au moins 20 salariés. La discrimination positive permet ici, en favorisant les plus défavorisés, de réduire les inégalités des chances. La loi sur la parité en politique a permis d’augmenter la représentation des femmes à certaines fonctions (conseillers régionaux, députés européens,…) mais l’égalité hommes/femmes est loin d’être atteinte à l’Assemblée Nationale, au Sénat ou encore dans les plus hautes fonctions des administrations et des entreprises (persistance du « plafond de verre »).