Corrigé Sujet SVT – Enseignement de spécialité
Série S
Ce corrigé a été élaboré par B. Gaffez, professeur agrégé. Il s'appuie sur le sujet, son interprétation par l'auteur, l'expérience en classe de terminale S de celui-ci et les connaissances et compétences exigibles au programme. Le candidat qui le lira doit l'aborder avec distance, en le considérant comme un indicateur, et non comme LA réponse attendue.
Partie 1
 Remarques générale s : 
Sujet classique, ne présentant pas de difficulté majeure pour qui a appris son cours.
Respecter les contraintes :
·Introduction avec problématique et annonce du plan : y définir la subduction avant d’annoncer le plan ·Développement structuré : des paragraphes logiquement articulés – éventuellement, donner des titres aux parties. ·Conclusion : récapitulation – ouverture ·Des schémas
Eléments de correction
l'introduction peut être l'occasion de définir « antigène » et « séropositivité ».
Spécificité de l'anticorps
Produire un schéma montrant :
la forme générale en Y de la protéine ;
les 4 chaînes (2 légères et 2 lourdes) ; les 2 sites spécifiques de reconnaissance de l'antigène ; la partie constante pour le récepteur du macrophage.le site de reconnaissance sur
Production des anticorps (peut se faire sous la forme d'un schéma commenté)
se fait en 4 étapes :
1 – sélection clonale :
des lymphocytes B (LB) spécifiques par les antigènes circulants : reconnaissance entre l'antigène et les anticorps membranaires portés par le LB
des lymphocytes T4 spécifiques par des cellules présentatrices d'antigène (CPA) (ex : macrophage ayant phagocyté un antigène) par reconnaissance entre des peptides antigéniques présentés par la CPA et le récepteur T membranaire du LT4
2 – Activation clonale : le LT4 sélectionné se mulitplie et se différencie en LT auxiliaire (LTa) et produit des interleukines qui activent les LB sélectionnés.
3 – Amplification clonale : les LB se multiplient.
4 – Différenciation des LB en plasmocytes, cellulessécrétrices d'anticorps spécifiques (les mêmes que celui porté par la membrane du LB)
Formation et élimination des complexes immuns
Les 2 sites de reconnaissance d'antigène de l'anticorps lui permettent d'agglutiner les antigènes : des complexes immuns se forment.
La reconnaissance du fragment constant de l'anticorps par des récepteurs membranaires des macrophages provoque la phagocytose (internalisation et destruction) des complexes immuns par les macrophages.
Proposition de schéma par l'auteur (à intégrer en une fois comme bilan, ou par morceaux au fur-et-à-mesure du développement)
complexe immun
Cellule présentatrice d’antigène (macrophage)
phagocytose
Activation, multiplication, différenciation
interleukines
Clones lymphocytes B
plasmocyte
phagocytose
Clones ly mp hocy tes T4
action
e
ha
macro
SELECTIO N CLONALE
DIFFERENCIATION
ACTION EFFECTRICE
 Légend e  :
antigène
AMPLIFICATION CLONALE
anticorps
récepteur T
récepteur pour anticorps
Partie 2 – Exercice 1
Remarques générales :
la lecture du document se fait du bas vers le haut pour suivre la chronologie ;
une groupe peut contenir différents sous-groupes (cf légende) d'où le fait que plusieurs barres peuvent avoir le même figuré
Crise 1 : limite Ordovicien-Silurien (-443 Ma):
disparition des Hybocrinides peu de temps avant la limite (donc disparition par forcément lié à la crise, ou ses prémices). Pas d'incidence pour les autres groupes
Crise 2 : limite Dévonien-Carbonifère (-359 Ma):
aucune incidence
Crise 3 : limite Permien-Trias (-251 Ma):
tous les groupes (Flexibilia, Camerata, Cladida et Aethocrinus) disparaissent.
Remarque : le groupe Disparida a disparu au milieu du Permien, bien avant la crise
Crise 4 : limite Trias-Jurassique (-199 Ma):
2 sous-groupes d'Articulata sont apparus au cours du Trias et disparaissent. 4 sous-groupes nouveaux d'Articulata apparaissent : diversification à la suite de la libération des niches écologiques)
remarque : ces groupes nouveaux doivent résulter de l'évolution d'individus survivants des groupes disparus.
Crise 5 : limite Crétacé-Tertiaire (-65 Ma):
pas d'incidence sur les groupes présents.
Partie 2 – Exercice 2 – Spécialité
Remarques générales :
donner la priorité à l'analyse et l'interprétation des données ; connaissances utiles pour compléter (figureront enapporter les italique gras) ; exploitations de documents dans un raisonnement construit qui incluera lesintégrer vos connaissances utiles.
Document 1 :procéder par comparaisons pertinentes (un facteur variable à la fois)
Rôle de la lumière : A la lumière, augmentation de l'absorbance, mais pas à l'obscurité. L'absorbance étant proportionnelle à l'abondance des algues, on déduit que la lumière stimule le développement des algues.
Rôle du CO2on observe une augmentation plus importante de l'absorbance avec ajout: A la lumière, de CO2que sans ajout (utilisation uniquement du CO2présent naturellement dans le milieu). Le CO2 stimule donc le développement des algues
Utilisation de lumière et de CO2 signe donc la photosynthèse.
Document 2
Les molécules radioactives ont été fabriquées en utilisant le CO2radioactif fourni. Or les cellules étaient en conditions de photosynthèse. La photosynthèse transforme donc le CO2en molécules organiques. On note notamment la présence parmi ces molécules d'acide pyruvique.
Document 3
L'acide pyruvique peut être transformé en acides gras puis en lipides. Les lipides de réserves permettent de produire des biocarburants.
Synthèse: La photosynthèse qui se produit dans les chloroplastes produit donc des molécules organiques à partir du CO2atmosphérique, molécules qui peuvent être source de biocarburants (lipides).
Document 4
Il faut privilégier les algues vertes car :
elles ont un rendement nettement plus important que les autres végétaux testés ; elles ne nécessitent pas de surfaces agricoles pour leur culture, ce qui évite une mise en concurrence de la production de biocarburants avec la production alimentaire.