bac 2013 corrigé philosophie séries techno sujet 3 : Commentaire du texte de Descartes, Règles pour la direction de l’esprit
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Sujets corrigés Bac 2013 Philosophie Séries Techno Sujet n°3 : Commentaire du texte de René Descartes, Règles pour la direction de l’esprit 1 / Dans ce texte Descartes affirme que la connaissance ne peut pas être fondée sur la majorité des opinions. Dans un premier temps, il montre la relativité des opinions d'une part et d'autre part insiste sur le fait que la vérité n'est pas jamais trouvée par l'unanimité des hommes (l. 1 à 5). Puis l'auteur fait une hypothèse contre sa propre thèse en montrant que tous les hommes pourraient être d'accord. Mais dans ce cas l'accord des esprit ne garantit nullement le moyen pour nous même de découvrir le vrai. C'est ce qu'illustre l'exemple des mathématiques ( l. 5 à 9). Enfin Descartes choisit l'exemple de la philosophie pour illustrer sa thèse. En mettant en parallèle l'apprentissage des mathématiques et celui de la philosophie, il montre la distinction entre les sciences et l'histoire. Seules les premières permettent un jugement assuré par l'usage de notre propre raison qui est déterminant dans la recherche de la vérité. La seconde ne conduit qu'à l'érudition (l. 9 à fin). 2/ a) "Il ne serait d'aucun profit de compter les voix, pour suivre l'opinion qui a le plus de répondants". Il est question dans cette phrase d'acquérir la vérité. Comment découvrir cette dernière si elle n'est affaire que d'opinion ? Descartes a montré par un premier argument que la vérité s'oppose à l'opinion qui est relative.

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Publié le 17 juin 2013
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Sujets corrigés Bac 2013 Philosophie Séries Techno
Sujet n°3: Commentaire du texte de René Descartes,Règles pour la direction de lesprit1 / Dans ce texte Descartes affirme que la connaissance ne peut pas être fondée sur la majorité des opinions. Dans un premier temps, il montre la relativité des opinions d'une part et d'autre part insiste sur le fait que la vérité n'est pas jamais trouvée par l'unanimité des hommes (l. 1 à 5). Puis l'auteur fait une hypothèse contre sa propre thèse en montrant que tous les hommes pourraient être d'accord. Mais dans ce cas l'accord des esprit ne garantit nullement le moyen pour nous même de découvrir le vrai. C'est ce qu'illustre l'exemple des mathématiques ( l. 5 à 9). Enfin Descartes choisit l'exemple de la philosophie pour illustrer sa thèse. En mettant en parallèle l'apprentissage des mathématiques et celui de la philosophie, il montre la distinction entre les sciences et l'histoire. Seules les premières permettent un jugement assuré par l'usage de notre propre raison qui est déterminant dans la recherche de la vérité. La seconde ne conduit qu'à l'érudition (l. 9 à fin). 2/ a) "Il ne serait d'aucun profit de compter les voix, pour suivre l'opinion qui a le plus de répondants".Il est question dans cette phrase d'acquérir la vérité. Comment découvrir cette dernière si elle n'est affaire que d'opinion ? Descartes a montré par un premier argument que la vérité s'oppose à l'opinion qui est relative. Ici il affirme que la vérité n'est pas non plus l'unanimitéc'est-à-dire qu'il suffirait de "compter les voix", d'additionner les opinions pour obtenir la voix du plus grand nombre et la tenir pour opinion vraie. Pour la plupart chercher la vérité "c'est suivre l'opinion". Or l'opinion est ce qui semble vrai, alors que la vérité est ce qui s'accorde avec la réalité, c'est un jugement rationnel sur la réalité et non sa perception ou son interprétation. b) "Mais quand bien même ils seraient tous d'accord, leur enseignement ne serait pas encore suffisant." Descartes a montré que la vérité n'était en aucun cas l'unanimité des opinions. Nous pouvons illustrer cette thèse par des exemples. En mathématique par exemple, ce n'est pas parce que j'ai appris le théorème de Pythagore que je suis capable de l'utiliser ou de l'enseigner. Il faut que je puisse moi même faire la démonstration. En effet dans la démonstration il y a une nécessité du raisonnement indispensable à la vérité. D'autre part, l'universalité ne vient pas de l'accord d'opinions mais de la raison. Ce n'est pas parce que plusieurs s'accordent à dire que En philosophie, l'accord est quelquefois plus difficile car on pense souvent avoir affaire à une diversité d'opinions. Or l'enseignement des philosophes n'est pas tant les réponses aux questions qu'ils formulent que la manière même de conduire une argumentation. C'est ce qui fait la différence entre apprendre à philosopher et apprendre la philosophie. Ce dernier point consisterait en une connaissance des auteurs des doctrines, sans user soi même de sa propre raison. Ce serait faire de l'histoire qu'apprendre ce que d'autres ont écrit ou pensé. Un deuxième exemple serait ce que l'on nomme l'argument d'autorité et qui a été bien souvent un obstacle à
la vérité. On peut citer la fameuse formule d'Aristote "la nature a horreur du vide" qui tenait lieu de vérité empêchant l'hypothèse de la pression atmosphérique. 3/Juger par soi même, est-ce le seul moyen de découvrir ce qui est vrai ?La raison est la chose du monde la mieux partagée affirmait Descartes dans le discours de la méthode. Or, cette raison est définie comme ce qui nous permet de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. Est-elle dans le premier cas le seul moyen de découvrir ce qui est vrai ? Dans ce cas, la raison seule, c'est à dire sans la sensibilité (la sensation, l'imagination) nous permettrait d'accéder au vrai ? Est-ce le sens à donner à l'expression juger par soi même ? Car pour le sens commun juger par soi même consisterait à donner son avis, donner son opinion. Il s'agit donc de déterminer quelle faculté de l'esprit nous permet de donner un jugement vrai c'est a dire qui ne soit pas personnel, subjectif ni même partage par d'autres dans une unanimité d'opinions qui semblent vraies. Dans une première partie nous essayerons de montrer ce que signifie juger par soi même relativement à la connaissance du vrai puis, nous nous demanderons si ce jugement rationnel est la condition nécessaire et suffisante pour découvrir la vérité. I.Juger par soi-même permet-il de découvrir le vrai ? Juger par soi-même ce n'est pas juger seul. En effet nous sommes influencés dans nos pensées par des idées que nous avons entendues ou apprises sans faire usage de notre propre raison, par des expériences que nous partageons avec autrui, et nous formulons des avis qui ne sont pas des vérités au sens strict mais des opinions, ce qui nous semble vrai. "Parce que nous avons tous été enfants avant que d'être hommes" dit justement Descartes. Juger par soi même ce n'est pas défendre une opinion ni se ranger à la majorité des opinions. Comme l'a montré Descartes la véritable n'est pas affaire d'unanimité. Ce n'est pas un accord d'opinion qui fait que juger par soi même signifierait se ranger derrière l'opinion de tel ou tel et, afin de prétendre avoir toujours raison, choisir l'opinion du plus fort. II. Juger par soi-même, condition de découvrir la vérité Juger par soi même ne relève pas de la simple opinion mais exige un apprentissage et un exercice de la raison. C'est ce que Descartes propose dans ses Règles pour la direction de l'esprit comme dans le discours de la méthode qui formule l'exigence d'un apprentissage rigoureux. La condition est de faire usage de la raisons faculté de la démonstration qui permet l'universalité et la nécessité de nos connaissances, c'est à de la vérité. Juger par soi même ce n'est pas donner une opinion qui vient de la sensibilité. L'opinion est fondée sur les cinq sens quipeuvent nous tromper (comme par exemple les illusions d'optique) ou sur nos sentiments qui sont subjectif, ou encore par l'imagination. Ces facultés de notre esprit ne permettent pas un jugement vrai. Ils nous donnent des interprétations de la réalité et non la vérité qui doit être universelle, valable pour tous. Nous avons montre que juger par soi même est la condition nécessaire et suffisante pour accéder à la vérité à condition de bien comprendre en quoi consiste notre
jugement. En effet il ne s'agit pas de formuler une opinion personnelle, ni se ranger à l'avis du plus grand nombre mais un véritable usage de notre raison. Si juger par soi même c'est raisonner on peut dire que c'est le seul moyen que nous possédons pour découvrir ce qui est vrai, pour échapper au vraisemblable, aux croyances, préjugés et opinions de toute sorte qui nous empêchent de bien penser, de penser juste. Mais la difficulté réside bien dans l'exercice méthodique que nous propose la philosophie qui consiste à faire usage de sa seule raison, non pas seul mais en se confrontant à des pensées déjà universelles.