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Corrigé Bac ES 2017 - SES spécialité

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Découvrez le corrigé de SES spécialité du BAC ES 2017

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Ajouté le : 20 juin 2017
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Baccalauréat ES



Session 2017


Épreuve : SES spécialité


Durée de l’épreuve : 5 heures
Coefficient : 9


PROPOSITION DE CORRIGÉ




1
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Dissertation

Les instances d’intégration sont-elles toujours source de cohésion sociale ?


Les notions : Les instances d’intégration: famille, école, travail, Etat
Cohésion sociale : situation dans laquelle un groupe est solidaire et intégré. La
cohésion sociale suppose l’existence de valeurs communes et l’attachement de
individus à ces valeurs et aussi une forme d e solidarité entre les membres du
groupe. La cohésion social favorise l’intégration des individus. La cohésion
sociale est synonyme d’une société apaisée et cohérente, cimentée par des
valeurs et des liens de solidarités forts entre ses membres.

Chapitre concerné : Quel liens social dans les sociétés où s’affirme le primat
de ’individu ?


Introduction
Comme l’ont montré Emile Durkheim puis Serge Paugam, le travail est une des
instances d’intégration les plus importantes pour que le individus parviennent à
« faire société ».

Depuis un certains nombre d’année on a observé un certain délitement du lien
social dans les pays où l’individualisme (en tant que valeur et synonyme
d’émancipation des individus) s’est imposé. Certains sociologues sur la capacité
des instances d’intégration traditionnelles (Famille, école, Travail)

Nous verrons que les instances traditionnels d’intégration sont en crise et
connaissent des difficultés à assurer l’intégration des individus en s’appuyant sur
l’exemple de l’école et du travail)

Mais nous verrons dans un second temps que les liens traditionnels n’en
demeurent pas moins existants et toujours plus fondamentaux pour assurer
cohésions sociale. Nous verrons notamment que l’école, la famille et le travail
demeurent des instances incontournables pour assurer la paix sociale.





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I- La crise des instances d’intégration fragilise la cohésion sociale

I-1) Le travail (augmentation du chômage, des FPE, ont fragilisé l’intégration social par le
travail. Comme l’écrit Serge Paugam, le travail permet à l’individu de se réaliser (Homo Fabr),
de consommer (Homo Oeconmicus) et d’être un être social qi peut avoir de relations avec
les autres (Homo sociologicus). Or depuis une trentaine d’années le développement de
formes particulières d’emploi a entrainé un processus de désaffiliation chez certains
individus exclus du marché du travail ou relégués dans des emplois précaires.

I- 2) L’école agit comme une agence de sélection et ne parvient plus intègre une partie de la
jeunesse (180 0000 jeunes sortent du système scolaire chaque année sans diplôme or
comme nous pouvons le constater avec le document n° 4) il existe une corrélation négative
entre le niveau de diplôme te le taux de chômage. Le diplôme est un passeport pour l’emploi
qui permet de s’intégrer sur le marche du travail donc dans la société. L’école républicaine
échoue à intégrer une partie des jeunes et contribue à créer un sentiment d’exclusion
(inverse de la cohésion).

I-3) la famille avec l’augmentation du nombre de familles monoparentales, l’augmentation
des divorces contribuent à fragiliser le lien social. S’appuyer sur le doc 3 pour montrer que la
famille a connu une fragilisation et que celle-ci est parfois source d’isolement et comme l’a
montré Robert Castel de désaffiliation. En cas de cumul (perte d’emploi et aussi d’isolement
familial), l’individu peu s retrouver dans un processus de désaffiliation et de rupture du lien
social.

II- La cohésion sociale est encore assurée par les instances traditionnelles (Travail, famille,
école et pouvoirs publics)

II- 1 Néanmoins, le travail continue d’être le principal facteur d’intégration sociale et
le CDI reste une norme. Comme o peut le voir dans le doc 1 le CDI représente plus
des trois quarts des types de contrats et des formes d’emploi en France en 2016
selon l’INSEE.

II 2- L’école entant qu’instance d’intégration contribue à la cohésion sociale (elle joue
malgré tout le rôle d’ascenseur social). L’école permet grâce aux diplômes délivrés à
participer à la cohésion sociale en facilitant les liens économiques et politiques
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II- 3 l’Etat en assurant une protection social et une solidarité collective permet aussi
la cohésion sociale

Epreuve composée

Première partie : Mobilisation des connaissances

1- En quoi l’analyse des classes sociales de Max Weber se distingue-t-elle de
celle de Karl Marx

Rappelez déjà ce qu’on entend par classe sociale et par analyse en termes de classe
sociale: Qu’est-ce qu’une classe sociale ?
- dans une conception réaliste (analyse de K. Marx), elles existent objectivement et le
concept de classe se définit à partir des rapports de production et d’échange, et de la
lutte des classes qui en découle.
et l’analyse de la stratification sociale peut prendre
deux forme : ne approche réaliste vs une approche nominaliste
- dans une conception nominaliste (M. Weber), les classes sociales sont des collections
d’individus, des outils de classement. Elles se distinguent car K. Marx a une approche
réaliste en termes de classes alors que M. Weber a une approche nominaliste en termes
de strates.


- définition de la classe repose sur la seule place dans les rapports de production chez
Marx / plusieurs critères économiques chez Weber (revenus, patrimoine,... pas
seulement liés à la place dans le processus de production)

- une analyse unidimensionnelle chez Marx : un seul critère de classement chez
Marx (classe) / analyse pluridimensionnelle chez Weber (classe : un élément
de classement parmi d'autres, les classes ne se superposent pas nécessairement
avec les groupes de statut)

- 
conception nominaliste versus conception réaliste : selon la conception
réaliste développée notamment par Karl Marx, les classes sociales sont des groupes
sociaux qui existent objectivement, elles ont une réalité propre indépendamment du
regard du sociologue, c’est à dire elles existent avant même que le sociologue ne les
observe / selon la conception nominaliste développée notamment par Max Weber, les
classes sociales sont des collections d'individus, des outils de classement, c'est le
sociologue qui rend effectif l'existence de la classe en regroupant des individus selon
leur situation économique. Les classes n'existent donc pas objectivement mais sont des
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constructions du sociologue, les individus qui les composent n’ont pas de conscience de
classe.
- Une approche conflictuelle chez K. Marx (antagonismes de classe et lutte des classes) :
mais Une approche fondée sur l’idée de domination, mais celle-ci ne conduit pas
nécessairement au conflit (pas de conscience de classe, juste des « actions de masse »)
chez Max Weber.
- Pour Weber, les trois dimensions sont connectées : les membres de l’élite économique
sont souvent au sommet de l’échelle politique et statutaire. Mais les personnes en haut
de la hiérarchie économique ne sont pas forcément les mêmes que celles en haut de la
hiérarchie sociale ou politique.
Alors que pour Marx, le pouvoir politique appartient à
ceux qui dominent dans la sphère économique.

2- Présentez deux limites écologiques auxquelles se heurte la croissance

Réponse synthétique : Synthèse : La croissance économique se heurte à des limites
écologiques

- La croissance est limitée par la biocapacité de la Terre (ressources renouvelables)
- La croissance est limitée par l’épuisement du stock de ressources non
renouvelables

- La croissance est limitée par le risque climatique
Réponse développée
L’augmentation de la production de biens et services (donc la croissance) suppose
l’utilisation toujours croissante de ressources naturelles (matières premières, énergie…)
et comporte donc un risque d’épuisement des ressources non renouvelables telles que
les énergies fossiles (pétrole, gaz), les minerais (or, argent, uranium...). Or, notre modèle
économique actuel repose sur la consommation d’énergies fossiles. Dans certains cas, on
entre dans la « tragédie des biens communs » lorsque la ressource est commune à
l’humanité mais elle ne peut faire l’objet d’un droit de propriété. La concurrence entre
producteurs conduit à une surexploitation et à la disparition de la ressource comme
dans le cas des poissons ou de l’eau. Cette surexploitation est évaluée par l’empreinte
écologique qui mesure la surface de terre nécessaire pour que le développement soit
durable. Elle devrait être de 1,8 ha par habitant. Or, elle est actuellement de 2,7 ha par
habitant et en France de 5 ha par habitant. Les seuls pays qui ont une empreinte
écologique soutenable sont les pays en développement, mais s’ils connaissent une forte
croissance à l’avenir (exemple de la Chine), cette situation ne sera que provisoire.
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De plus, la croissance va se heurter aux coûts des dégâts environnementaux. En effet, la
pollution et les émissions de gaz à effet de serre qu'elle engendre dégradent
l’environnement et provoquent un réchauffement climatique que l’on doit combattre.
Les effets positifs de la réduction de l’intensité énergétique de la croissance semblent
largement compensés par les productions et consommations supplémentaires
engendrées par la croissance elle-même. Les émissions de gaz à effet de serre sont en
effet largement corrélées au niveau de vie moyen dans un pays.
La croissance se heurte donc à d’importantes limites et, selon l’approche de la
soutenabilité forte, rien n’est susceptible de réparer ces dégâts irréversibles.

Autres conséquences que vous pouviez choisir de développer :
• Déforestation. Ne pas oublier le lien avec réchauffement climatique : problème de
l’absorption par les forêts des rejets de CO2.
• Biodiversité.
Mots clés : externalités, épuisement des ressources naturelles


Deuxième partie : Exploitation d’une documentation économique

Présentation du document : Il s’agit d’un tableau publié par l’INSEE en 2016 qui
présente les revenus salariaux selon le décile (pointé) et selon le genre et la
catégorie socio professionnelle de la population étudiée (France métropolitaine).
Ce tableau nous permet de mettre en évidence les inégalités salariales entre les
différentes catégories socio professionnelles et et les différences d traitements
salariaux entre les hommes et les femmes.

Analyse : en premier lieu on observe que le revenu salarial annule en France
métropolitaine toute catégorie confondue est de 19 710 euros nets de cotisations
sociales. Deux catégories socio-professionnelles se distinguent par de revenus
salariaux annuels supérieurs la moyenne : les cadres et les professions
intermédiaires qui perçoivent respectivement 39 190 euros de revenus salariaux
et 22 310 Euros. En revanche les employés et les ouvriers perçoivent seulement
13 290 et 14 820 euros soit 1.5 fois et 1.3 fois moins que le moyenne.

Ensuite on remarque également des inégalités de traitements salariaux entre les
hommes et les femmes pour un même décile. La plus riche des 10% les plus mal
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rémunérés percevaient un revenu salarial annuel de 1890 euros alors que le plus
des 10% des hommes les moins bien rémunérés percevait 2970 euros soit 1.5
fois plus qu’une femme.
En haut de la distribution des revenus salariaux, on observe également des
inégalités entre les revenus salariaux des femmes les mieux rémunérés (30 540
pour la moins bien rémunérés des 10 % les mieux rémunérées) et 40 110 eros
pour l’homme le moins bien rémunéré des 10 % les mieux rémunérés soit 1.3 fois
plus pour un homme que pour une femme.

Globalement ce tableau nous permet de mettre en évidence les inégalités
salariales entre les hommes te les femmes d’une part et entre les différentes CSP.
On observe également que les états sont beaucoup plus prononcés entre les
employés qu’entre cadres. En effet, le rapport interdécile entre les 10% les mieux
rémunérés et les 10 % le moins rémunérés est de 16.2 pour les employés contre
seulement 5.9 pour les cadres.
On peut en déduire que les disparités internes à certaines catégories fragilisent
les plus vulnérables. L’employé le moins bien rémunéré des 10 % des employés
les mieux rémunérés perçoit deux fois plus que le cadre les moins bien
rémunérés (11 180 euros), ce qui tend également à montrer que els disparités de
traitement peuvent être importantes à l’intérieur d’une même CSP. Ce qui peut
nous amener à nous poser la question de l’hétérogénéité de certains GSP (les
revenus ne faisant pas partie des critères de classification) et de l’éventail des
revenus que l’on peut observer.

Troisième partie – Raisonnement s’appuyant sur un dossier documentaire

Notions clefs : compétitivité prix vs compétitivité hors prix, IDE, FMN

L’internationalisation de processus de production que l’on peut définir comme
une décomposition horizontale des processus de production a amené les
entreprises à rechercher les meilleures conditions de production.
La mise en concurrence des territoires a aussi été un élément déterminant des
choix d localisation des firmes multinationales. Certaines recherchent les
conditions de production les plus avantageuses en termes de coût « Cost seeking
strategy », d’autres recherchent les meilleures conditions de marché (Market
seeking strategy) alors que d’autres recherche les meilleurs conditions de
production en termes de connaissances, de recherche et de captal humain
(Efficiency seeking strategy)

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1- La recherche des meilleures conditions d’efficacité répond à une logique et une
stratégie de compétitivité hors prix (efficiency seeking stratgy)
à partir du doc 2 montrez que certaines entreprises en recherchant à se différencier
(innovation) ou en recherchant les avantages d’une main d’oeuvre qualifiée et plus
efficace (en termes de productivité, s’appuyer sur le doc 2), préfèrent payer un main
d’oeuvre plus chère amis disposer d’un capital humain pus important. Les entreprises
décident ne fonction du CUT (Coût unitaire de production) qui dépend ee la productivité
et du coût du travail.
2- LA recherche de conditions de production plus avantageuses. Les pays où le coût
du travail (salaire+ charges sociales) est plus élevée peuvent inciter les
entreprises à délocaliser leurs production.
3- Enfin troisième stratégie possible : le rapprochement d’un marché (Market
seeking strategy). Comme le montre le doc n°3 les IDE entrants sont encore
majoritairement dirigés vers les pays développés (54 %) même si cela est moins
vrai aujourd’hui qu’en 2000 où il représentaient 82.5 % des IDE entrants. Ce qi
signifient que les iDE qui appartiennent aux mouvements de capitaux enregistrés
dans le compte financier de la BP se dirigeaient très majoritairement vers des
pays développés. En 2015 les pays en développement reçoivent 43.4 % des IDE
entrants.
Cependant beaucoup d’entreprises type FMN investissement d’abord dans des pays où
elles ont un marché proche du marché domestique (même type d revenus, mêmes types
de besoins).

Conclusion : on a constaté ces dernières années des flux de relocalisation vers les pays
d’origine d ela part de certaines firmes américaines ou européennes en raison de
l’augmentation du coût du travail dans les pays en développement. Cette tendance est
elle en train de s’imposer et la création d’un pôle stratégique de compétitivité au tour de
Paris Saclay incitera t-il davantage les firmes à venir s’installer en France, càd, à
rechercher les atouts de la main d’oeuvre qualifiée et d’infrastructures d qualité plutôt
que des abs coûts de production ?






Economie approfondie

Sujet A
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A quelles difficultés est confronté le financement de la protection sociale en France. Vous
pourrez privilégier le cas du système de santé.

Notions clés : protection sociale, aléa moral

Le Souci public dans les pays de l’OCDE est d’aider à améliorer la santé des populations.
Ainsi, dans les pays de l’UE, ce sont les APU à plus de 70% qui financent ces dépenses et à
hauteur de 50% dans les pays de l’OCDE, exception faite des USA mais une réforme est en
cours. Tous ces pays doivent à la fois faire face à une hausse accrue des dépenses de santé
et à une maîtrise des dépenses publiques. La protection sociale correspond à l’ensemble des
mécanismes qui permettent aux individus de faire face à des situations, comme la maladie,
les accidents du travail, la maternité, la vieillesse ou le chômage, susceptibles de provoquer
une baisse de leurs ressources ou une hausse de leurs dépenses. On parle de « risques
sociaux ». 
 En France, la santé représente 35% de la protection sociale (maladie et
invalidité)

A quelles difficultés est confronté le financement de la protection sociale en France ?
1- Des difficultés liée à l’aléa moral (doc 1)
L’aléa moral est une situation d’asymétrie d’informations. Dans le domaine de la santé,
se sachant assuré, un patient peut être incité à surconsommer et à avoir un
comportement néfaste pour sa santé.
ce qui entraîne des dépenses non justifiées pour
la protection sociale.

2- Des difficultés liés à la croissance exponentielle des dépenses de santé (un fort
accroissement des dépenses) dû à la structure par âge de la population aux
innovations médicales…) A partir du doc 2 que le vieillissement démographique
entraine une augmentation de la part de personnes âgées de plus de 60 ans dans la
population totale or les dépenses de santé sont plus élevées dans cette catégorie
d’âge qu’i s’agisse de soins de ville ou des dépenses d’hôpital qui s’élèvent à près de
4000 euros dans la catégorie 85-89 ans.

Toutes ces difficultés implique de trouver des solutions (réduire els dépenses ) contrôler
davantage els dépenses (coté patients et ou éventuellement du coté des prescripteurs de
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soins° ; la réforme de la CSG prévue par le nouveau gouvernement parviendra-t-elle à
résoudre le problème du financement du système de santé français sans compromettre
l’accès au soins pour tus et ne assurant l’efficacité du système économique ?


Sujet B
Comment les barrières à l’entrée permettent-elles aux entreprises d’exercer un pouvoir
de marché

Notions essentielles qui doivent apparaître dans votre démonstration : barrières à l’entrée,
faiseur de prix et pouvoir de marché.

Le pouvoir de marché est la capacité d’une entreprise à influencer le prix du marché. Une
entreprise qui dispose d’un pouvoir de marché est « faiseuse de prix » (price maker). Elle
peut alors fixer un prix supérieur au coût marginal. Les entreprises peuvent créer (sur un
marché concurrentiel) ou renforcer (sur un marché oligopolistique) leur pouvoir de marché
en ayant recours à diverses barrières à l’entrée. Les barrières à l’entrée constituent des
obstacles que les entreprises mettent en place pour empêcher l’entrée sur le marché de
concurrents potentiels, n parle alors de barrières stratégiques).
Ces entraves à l’entrée de concurrents peuvent provenir des conditions techniques de
production mais pas seulement ; les barrières à l’entrée sont de nature variée et utilisées par
les firmes de façon stratégique pour maintenir ou augmenter leur pouvoir de marché. Le
pouvoir de marché d’une entreprise n’est pas seulement contraint par la concurrence des
entreprises présentes sur le marché, mais aussi par la concurrence potentielle d’entreprises
qui peuvent entrer sur le marché. Les possibilités d’entrée sur un marché renvoient à
l’importance des barrières à l’entrée, c'est-à-dire aux coûts que doit supporter une
entreprise pour s’installer sur un marché. Plus ces coûts sont élevés et moins les entreprises
en place sont menacées par l’entrée de nouveaux concurrents. Ces coûts d’entrée
constituent aussi des coûts de sortie, car ils correspondent généralement à des coûts
irrécupérables (sunk costs), c'est-à-dire qu’ils sont perdus si l’entreprise décide de sortir du
marché.
Les entreprises ir échapper à la concurrence peuvent être tenter d’édifier des « barrières
sous forme techniques (dépôts de brevets), financières (nécessite de capitaux importants
pur entrer sur le marché) et :OU en dépenses de marketing po

Les barrières à l’entrée Une barrière à l’entrée désigne un obstacle empêchant l’entrée de
concurrents sur un marché. Une barrière à l’entrée permet d’accroître (de conserver) son
pouvoir de marché et donc d’accroître ses profits. Une barrière à l’entrée est un remise en
question de l’hypothèse de libre entrée sur un marché dans le modèle de CPP.
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