EXPLOITATION DES DOCUMENTS ICONOGRAPHIQUES EN CLASSE DE SECONDE

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CLASSE DE SECONDE, Secondaire - Lycée, 2nde
  • mémoire
  • fiche - matière potentielle : méthodologique
JAMES Émilie PLC2 ESPAGNOL EXPLOITATION DES DOCUMENTS ICONOGRAPHIQUES EN CLASSE DE SECONDE DIRECTEUR DE MÉMOIRE: Madame Sylvie SCHERTENLIEB IUFM DE BASSE-NORMANDIE ANNÉE SCOLAIRE : 2003-2004
  • diversité vivante des lieux et des cultures du monde hispanophone
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JAMES Émilie

PLC2 ESPAGNOL








EXPLOITATION DES DOCUMENTS
ICONOGRAPHIQUES EN CLASSE DE
SECONDE








DIRECTEUR DE MÉMOIRE: Madame Sylvie SCHERTENLIEB





IUFM DE BASSE-NORMANDIE
ANNÉE SCOLAIRE : 2003-2004
SOMMAIRE




I) INTRODUCTION……………………………………………………p4


1) Présentation du cadre de travail ………………………..........p4

2) Idées générales sur l’ image en classe d’espagnol………….p5

2.1- Quand image rime avec expression……………………….p7
2.2- Image et compréhension…………………………………….p8
2.3- Quand les élèves présentent les intérêts
de l’ image………………………………………………………. p9


II) APPLICATION……………………………………………………..p10


1)Le tableau…………………………………………………………..p10

2)La bande dessinée……………………………………...............p12

3)La publicité………………………………………………………...p14

4)Le dessin humoristique………………………………………… p16

5)Bilan général……………………………………………………....p17


III) PROGRAMME DE REMÉDIATION………………………….p19



1)L’accompagnement linguistique……………………………..p19

2)Le questionnement……………………………………………..p20

3)La trace écrite…………………………………………………...p20

4)L’évaluation………………………………………………………p21
2
5)Trois autres documents-supports……………………….p22

5.1- Amor a la naturaleza…………………………………….p22
5.2- Mi verano en Ibiza………………………………………..p23
5.3- Game Boy………………………………………..............p25


IV) BILAN DES EXPÉRIENCES PRÉCÉDENTES…………..p26



V) CONCLUSION………………………………………………….. p29

BIBLIOGRAPHIE…………………………………………………..p31
ANNEXES

3
I) INTRODUCTION


1) Présentation du cadre de travail

Depuis six mois, je suis passée de l’autre côté de l’espace-classe
avec une nouvelle mission. J’ y suis entrée en franchissant une porte qui
avait été pour moi toujours interdite : la salle des professeurs. J’avais
quitté ma place d’élève puis d’étudiante pour prendre celle de professeur.
er J’ai effectué ma première rentrée le 1 septembre 2003 en tant que
professeur stagiaire d’espagnol au Lycée - Collège André Maurois à Deau-
ville. Le lycée et le collège accueillent ensemble environ 1060 élèves (560
au lycée-500 au collège). Le lycée reçoit les élèves des collèges environ-
nants et prépare aux baccalauréats généraux et aux BTS des métiers du
tourisme. Le site est exceptionnel, le climat relationnel est serein.
Pour ce stage en responsabilité deux classes de seconde espagnol
LV2 m’ont été confiées.
nde La 2 1 compte 32 élèves (dont deux redoublants). Les heures de
cours que je dispense à cette classe sont distribuées sur trois jours de la
semaine : Lundi 9h30-10h25, Mardi 9h30-10h25, Vendredi 10h40-11h35.
Je dirais que cette classe se caractérise par l’hétérogénéité des ni-
veaux et par la bonne humeur qui règne dans chaque cours. C’est une
classe énergique, motivée qui dès le début de l’année scolaire s’est mon-
trée disponible au travail. Quelques élèves avaient un niveau faible, mais
leur motivation laissait présager de rapides progrès.
nde Quant à la 2 5, elle regroupe 21 élèves, c’est une classe active et
studieuse. Au départ, la prise de parole fut plus difficile qu’avec l’autre
classe, les élèves étaient plus discrets, plus timides et n’osaient pas inter-
venir spontanément. L’effectif étant réduit, je les ai toujours en classe en-
tière. Une minorité d’élèves ont un très bon niveau (environ trois élèves), le
reste de la classe manie plus difficilement la langue écrite et orale, mais la
volonté des élèves, leur excellente capacité d’analyse et la bonne ambiance
de travail sont un très grand atout et favorisent leurs progrès.
4 J’ai débuté cette année soucieuse d’apporter un enseignement
adapté à chacun. Dès les premières semaines, j’ai remarqué des différen-
ces de personnalités, de comportements. J’ai constaté l’hétérogénéité de
mes classes, mais sans pouvoir bien me représenter l’ampleur des écarts.
La plus grande difficulté était donc de cerner un éventail des différents
niveaux et des traits communs afin de savoir quelles activités et quels
supports j’allais proposer pour tenir compte de ces disparités au sein d’un
cours nécessairement commun.

2) Idées générales sur l’image en classe
d’espagnol
nde En parcourant plusieurs manuels de 2 , j’ai constaté que le do-
cument iconographique n’a pas le primat sur le plan quantitatif, mais
qu’une très grande place y est faite.
À titre d’exemple, j’ai voulu évaluer approximativement la place ac-
cordée à l’image dite « opérationnelle (celle qui peut servir de support
d’apprentissage) dans le manuel de mes élèves Así es el mundo espagnol
nde2 . Il en résulte que le manuel est à 38% composé de photos, de ta-
bleaux, de bandes dessinées, d’illustrations en tous genres qui sont pré-
textes à l’expression orale en cours d’espagnol.
J’ai ensuite voulu voir ce qui se disait dans les manuels sur les do-
cuments d’image en consultant les avant-propos.
La lecture attentive de ces derniers a fait ressortir les lignes de
force de la didactique d’aujourd’hui.
Conformément aux programmes officiels, tous les auteurs veillent à
donner aux élèves un aperçu aussi complet que possible de la culture his-
panique, et ce à travers l’étude de documents variés, empruntés à la litté-
rature, mais aussi aux arts graphiques, à la bande dessinée, à la publici-
té. Leur ambition est de donner aux élèves la possibilité d’aiguiser leur
sens critique et de leur offrir une représentation du monde hispanique, de
leur montrer mentalement et/ou visuellement cette vaste aire culturelle de
langue espagnole.


51 nde Avant-propos Así es el mundo, 2 , Belin :
« Les documents choisis pour servir de supports à cette démarche
ont été sélectionnés en fonction de critères précis : documents visuels très
divers, textes actuels, extraits de journaux, de romans, de pièces de théâ-
tre, de scripts de films, de pages Internet, de chansons, extraits de films
de fiction ou documentaires …TOUS permettront de mieux percevoir la
réalité actuelle d’un monde hispanique jeune et dynamique. »

2 nde Avant-propos Nuevos Rumbos, 2 , Didier :
« La presse, la littérature, les chansons, les photographies, les in-
terviews, les œuvres d’art, les documents administratifs ou commerciaux,
les poèmes, la radio,les publicités, les reportages authentiques et de quali-
té donnent à voir la diversité vivante des lieux et des cultures du monde
hispanophone. »

3 nde Avant-propos Tengo, 2 , Delagrave :
« La qualité et la variété de l’iconographie ne devraient pas passer
inaperçues. Nous avons résolument écarté de ces documents tout appareil
pédagogique afin de laisser aux élèves et aux professeurs leur totale liberté
d’approche, d’analyse et d’interprétation. »

4 nde Avant-propos Gran Vía, 2 , Didier :
« Ces supports diversifiés, textes littéraires en prose et en vers, ar-
ticles de journaux, tableaux, publicités, bandes dessinées, dessins humo-
ristiques, séquences filmiques, reportages, enregistrements sonores per-
mettent à l’élève de trouver un lieu d’expression en harmonie avec sa per-
sonnalité, de progresser et d’acquérir le goût d’explorer d’autres champs
propres à enrichir sa culture et sa langue, d’aiguiser sa curiosité et
d’exercer sa propre créativité.
Parmi tous les moyens utilisés pour l’apprentissage des langues
étrangères, on constate que l’image est très présente dans les manuels.
________________________
1 Cf. annexe 1
2 Cf. annexe 2
3 Cf. annexe 3
4 Cf. annexe 4

6Elle apparaît grâce à des techniques diverses (image dessinée, peinte, pho-
tographique…)

Qu’en disent les spécialistes ?
Virginie Viallon dans son ouvrage intitulé Images et apprentissages
(Le discours de l’image en didactique des langues) mène une réflexion di-
dactique sur le potentiel communicatif de l’image.

2.1) Quand image rime avec expression

Selon elle, « comme tout langage, l’image est chargée de sens, de
culture, de communication quand la pédagogie ne la réduit pas, à
1 l’illustration. »Se servir des images dans un cadre didactique est très inté-
ressant car « l’image est un moyen d’expression dont notre civilisation fait
un usage croissant et qui est donc de plus en plus familier au public
2d’apprenants. » Par ailleurs, les images permettent de renforcer
l’expression avec la création de dialogues, l’interprétation du message vi-
suel, la prise de position personnelle sur la situation observée. « Par le
biais de photos en couleur (…) l’image apporte une information culturelle,
3un point de départ de discussion. »
Virginie Viallon nous dit que l’image joue également sur l’humour
qui est un facteur de motivation.
Enfin, l’image est polyvalente. Les documents iconographiques
appartiennent à des séquences en ouverture, en document protagoniste
ou en conclusion. L’image peut jouer un rôle central. « L’image est aussi
4parfois intégrée à un texte et a pour fonction l’ancrage de celui-ci. »
(rapport d’opposition et de complémentarité).Avec le texte écrit, les images
sont intégrées autour de thèmes précis. Elles servent alors de point de dé-
part à la compréhension de la situation.
L’image sert plus largement de support à l’expression.
____________________________________
1 Viallon V. Images et apprentissages, (Le discours de l’image en didactique des langues), L’Harmattan,
Paris, 2002,quatrième de couverture.
2 Op. Cit. Images et apprentissages, p. 37.
3 Images et apprentissages, p. 38.
4 Op. Cit. Images et apprentissages, p 42.
7

2.2) Image et compréhension

Les spécialistes mettent en avant le réalisme de l’image : les élèves
sont face à une situation réelle, un cadre authentique. Telle est du moins
la première impression car la saisie du réel que propose l’image émane
d’un sujet, donc d’une subjectivité, animée d’une intention, d’un parti pris
de représentation. L’élève comprend la situation. Les images, porteuses de
sens, faciliteraient la compréhension.
Une opinion courante concernant la lecture des images affirme que
regarder ne demande aucune aptitude particulière car l’image, familière
dès le plus jeune âge, paraît immédiatement compréhensible.
La compréhension sémantique serait plus rapide avec un support
image qu’avec un support texte.
Parce qu’elle n’oppose pas l’obstacle de la compréhension de la
langue (comme pour un texte), l’image permettrait à l’élève de réagir plus
facilement, au moins dans un premier temps. Le conditionnel s’impose car
rien n’est plus problématique que cette confiance dans la transparence de
l’image.

e Dans le BO « Accompagnement des programmes de 6 », les docu-
ments d’image apparaissent également comme des supports privilégiés qui
libèrent la parole de l’élève.
Les images sont devenues des « auxiliaires indispensables ».Elles
contribuent à exposer concrètement les réalités du monde hispani-
que. « Elles donnent à voir ».
« Elles aident à la compréhension des textes lorsqu’elles les illus-
trent de façon précise ou redondante ou qu’elles les prolongent (dessins,
photos…) : les associer au commentaire de texte faciliterait la compréhen-
sion, l’expression et la fixation par réemploi en situation des apports lin-
guistiques. »
Avec des utilisations différentes, j’ai eu envie de tester toutes ces
ndeprofessions de foi didactiques avec la 2 1. Ayant des 2ndes je n’étais
pas prisonnière d’un programme trop contraint et je sentais que les élèves
8n’étaient pas assez mûrs pour étudier d’emblée des textes littéraires. Il ne
fallait pas oublier que la majorité des élèves n’avaient pas entendu un mot
d’espagnol depuis deux mois ! Tout cet optimisme des avant-propos, des
BO … et surtout la prédisposition de mes élèves pour ce type de support
m’ont amenée à parler des images, à tester leur efficacité. J’ai mené une
1 ndeenquête auprès de mes élèves de 2 1: seulement cinq personnes préfé-
raient les textes.


2.3) Quand les élèves présentent les di-
vers intérêts de l’image

Voici quelques arguments en faveur des images :
Le dessin est plus facile à comprendre.
Le dessin laisse libre cours à l’imagination.
Le dessin est plus amusant.
Les dessins « sont mieux » parce que
« le texte on ne peut pas toujours le com-
prendre. »
BD ou texte, peu importe, du moment que les
dessins soient explicites.
Dans le cadre de mon année de stage, j’ai voulu observer dans
quelle mesure les documents d’image pouvaient être un outil pédagogique
efficace.
Je travaillerai essentiellement à partir d’images fixes : tableaux de
maîtres, dessins humoristiques et bandes dessinées.
J’observerai les effets produits par la situation du document icono-
graphique au sein de la séquence selon que le document est en ouverture,
au cœur ou en conclusion. La réflexion portera également sur les profits
linguistiques, culturels et méthodologiques que l’on peut tirer de ces diffé-
rents documents iconographiques.
________________________
1 Cf. Annexe 5.
9II. APPLICATION

Application dans mes classes des principes précédents et essais de
vérification des propriétés didactiques attribuées aux documents icono-
graphiques.
L’expérimentation s’est déroulée sur quatre séances.

1) Le tableau
Le premier tableau étudié en classe fut Niños comiendo uvas y me-
1lón de Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682) .L’étude de ce tableau visait
à développer les capacités d’analyse des élèves. Je voulais les familiariser
aux outils méthodologiques spécifiques à l’étude d’une peinture, c’est-à-
dire à tout ce qui est d’ordre technique : les notions de plans, de
contraste, de lumière…J’ai pensé que cette base méthodologique pourrait
être réinvestie dans l’année avec l’étude d’autres œuvres. Un de mes ob-
2 jectifs était donc de donner aux élèves une « fiche méthodologique»
d’analyse plastique afin qu’ils sachent faire une étude ordonnée par plans
en allant du général au particulier, en essayant de respecter l’organisation
interne de l’œuvre, en apprenant à discerner les intentions esthétiques de
l’artiste et la façon dont le peintre a voulu conduire notre regard.
D’autre part, ce tableau se prêtait parfaitement à ma programma-
tion thématique, car il permet d’appréhender quelques caractéristiques du
genre picaresque. A travers ces deux enfants se dessine la société espa-
gnole du Siècle d’Or marquée par la pauvreté de nombreux individus et
notamment des enfants de la rue. J’envisageais de faire découvrir à mes
3élèves un passage de La Vida de Lazarillo de Tormes considéré comme le
roman précurseur du genre picaresque. Mais la langue classique étant
difficile, le tableau servait d’introduction et ouvrait la séquence. Il permet-
tait de dégager le portrait des deux enfants et offrait
________________________
1 Cf. Annexe 6.
2 Cf. Annexe 7.
3 Cf. Annexe 8.
10