La création de l'heure de vie de classe vise prendre en compte la vie des ado lescents dans la classe en permettant chacun de trouver sa place Elle s'inscrit dans une tradition pédagogique née au XVIIIe siècle

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Niveau: Secondaire, Lycée
La création de l'heure de vie de classe vise à prendre en compte la vie des ado- lescents dans la classe en permettant à chacun de trouver sa place. Elle s'inscrit dans une tradition pédagogique née au XVIIIe siècle. Au collège, le premier objectif de cette heure est de faire place à la prise de pa- role des élèves dans la classe, comme le faisaient Célestin Freinet ou Fernand Oury 1 pour ne citer qu'eux. Quoi de plus élémentaire ? Mais pourquoi faut-il une réforme pour permettre aux élèves de parler? Parce qu'il n'existe pas de lieu ni de temps dans lesquels il est possible de poser une parole-acte, une parole qui engage, une parole qui ne soit pas du bavardage. Cette parole-là existe peu au collège: les élèves parlent sans cesse et c'est ce qui gêne les enseignants. Pourtant certains d'entre eux, convaincus de l'importance des dispositifs permettant aux élèves de prendre la parole, l'ont fait avant cette réforme. Une parole pour exister Donner la parole n'est pas un objectif en soi. La parole est un moyen de se dif- férencier, d'exister dans le groupe. Elle permet l'émergence du sujet et de son dé- sir d'apprendre, sans lequel il n'y a pas de construction de savoir par l'élève. Une heure de vie de classe centrée sur la parole est aussi liée aux apprentissages.

  • élèves impertinents

  • récit de la création par les mégariens de la cité de mégara hy- blaea sur le rivage de la côte sud

  • face aux élèves comparés

  • fondateur de la cité


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Langue Français
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UNE PAROLE NÉCESSAIRE
La création de l’heure de vie de classe vise à prendre en compte la vie des ado-lescents dans la classe en permettant à chacun de trouver sa place. Elle s’inscrit e dans une tradition pédagogique née auXVIIIsiècle. Au collège, le premier objectif de cette heure est de faire place à la prise de pa-role des élèves dans la classe, comme le faisaient Célestin Freinet ou Fernand 1 Oury pour ne citer qu’eux. Quoi de plus élémentaire ? Mais pourquoi faut-il une réforme pour permettre aux élèves de parler ? Parce qu’il n’existe pas de lieu ni de temps dans lesquels il est possible de poser une parole-acte, une parole qui engage, une parole qui ne soit pas du bavardage. Cette parole-là existe peu au collège : les élèves parlent sans cesse et c’est ce qui gêne les enseignants. Pourtant certains d’entre eux, convaincus de l’importance des dispositifs permettant aux élèves de prendre la parole, l’ont fait avant cette réforme.
Une parole pour exister Donner la parole n’est pas un objectif en soi. La parole est un moyen de se dif-férencier, d’exister dans le groupe. Elle permet l’émergence du sujet et de son dé-sir d’apprendre, sans lequel il n’y a pas de construction de savoir par l’élève. Une heure de vie de classe centrée sur la parole est aussi liée aux apprentissages. La 2 monographie ci-après « Un conseil de classe de troisième » montre la nécessité de la parole et le peu de place qui lui est accordée dans le système éducatif. Il n’est pas question pour nous de dénoncer ou mettre en cause des per-sonnes dans la lecture-commentaire que nous proposons de cerécit, ni de dé-
1. Un des fondateurs de la pédagogie institutionnelle dont il sera souvent question dans ce premier chapitre.
2. Ce récit d’un conseil d’une classe de troisième a été mis « au travail » dans un atelier pédagogique sur l’heure de vie de classe, que nous avons animé de septembre 2001 à juin 2003 dans l’académie de Créteil.