La recherche modifie notre perception du monde
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maîtrise, Supérieur, Maîtrise (bac+4) | doctorat, Supérieur, Doctorat (bac+8)
  • cours - matière : chimie
  • cours - matière potentielle : du vieillissement
L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 E R E T D I M A N C H E 2 O C T O B R E 2 0 1 1 SCIENCES & CULTURE CAHIER I LES PRIX DE L'ACFAS Faut-il être Melançon pour s'intéresser à Maurice Richard ? Page 2 Cette femme à la conscience aiguisée a pour nom Knoppers Page 3 Demain, de grands esprits, aujourd'hui, des lauréats Page 8 N O R M A N D T H É R I A U L T Q ue la recherche soitutile, plus d'un univer-sitaire en
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E R L E D E V O I R , L E S S A M E D I 1 E T D I M A N C H E 2 O C T O B R E 2 0 1 1 SCIENCES&CULTURE CAHIER ILES PRIX DE L’ACFAS Faut-il être MelançoncCoetntescfieemnmcee à la Demain, poMurasuriincereRsiscehrardde grands esprits, àPage 2aujo? aiguisée a pour luarudr’héuai,ts nPaogme3Knoppers dPaegse8
La recherche modifie notre perception du monde Une « lettre » au pape et au père Noël mérite-t-elle un prix ? C’est du n’impor te quoi! Voilà qu’à vouloir que le pétrole tiré des sables bitumineux de l’Alber ta soit «éthique», on en arri-ve à vider de tout sens ces mots que des universitaires ont mis en for me, eux qui poursuivent une mission souvent contraire à ce que les chercheurs du simple profit recher-chent: penser un monde qui soit fait pour le bien de tous. Heureusement qu’une fois l’Association francophone pour le savoir, l’Acfas, reconnaît, elle, un vrai travail. N O R M A N D T H É R I A U L Tdes cultures. Parce que, dans la littérature, tout est là.» e la recherche soit utile, plus d’un univer-Connaître sitaire en conviendra. La connaissance ne peut êtr Et même cer ta ns, connue avant d’être. Et ce ne c mme Michel Bouvier, quire sera qu’après so fait qu’il sera çoit ce te année le prix Adrien-de défip ssible nir si elle a ou Pouliot, af firment le caractère non un caractère utilitaire. Aus si, que Benoît Melançon ait œu-e qu’on fait de la revré pour un résultat qui a pour titre un possibleLettre au pape crifier la recherche fonda et au Père Noëlne l’aurait sûre-ment aidé en rien à obtenir le . En effet, si ne faisaitprix André-Laurendeau si le non-lecteurs que sont certain s alimenter la recherche fon-premiers minist es étaient les t«easacsooicchégnpatleqhcdasmueuaanartfst.onnenedeeniCanmcrrrnsblQanetcldceeepiaseuuasseshha»rnispaneeeersnatasailesaitdéof.cfatritnaupaenxernrpaqlrLnédndlpeadcoepseueerel,asiicoasflse,utccenlcrirdautdmatteaoeépl,tnbelpndoerlseennsuelriuracraoxs.sta»vaeilurraiscqadlosetiuloiàrean-e-l:ncponnàrenCt«iaeaindpenssdseseeeétodtxacnuponmaslnebrrlcseooaoessiiiit-ss-prasrévoirsenriucntfaavitlicalenplanèteéeadsnuenanle,èrcieiveriuqsuennedihrerechedlnuqiyeropseàliovrstuoteuntlpentoruaîlpcacira-r-membresd’un jury. En fait, le choix d’un tel sujet l’aurait, dans une telle conjonc Par contre, si onture, à coup sûr dé-Leslassé. Car, pour ceux qui ont mis à connaissances mal nos sociétés, pour qui la re de données du passé ne veut pas dire quepeuvent être l’universitaire sera pour autant une simple tête cher e cheuse dont l’objec-que pour ce qui est tif serait l’obtention accidentel dans l’his immédiate d’une toire du temps: la so-donnée concrète. Ainsi, une lution immédiate, le discours Maria Ba tha Knoppers, qui court, l’évidence. se voitoctrEt surtout qu’on fasse taire cesoyer en 2011 le prix Jacques-Rousseau, elle qui est Carole Lévesque, comme c lle une sommité danssonreçoit le prix Marcel-Vincdomai- ui ent, ne, la génomique, a connu un ui réagit devant l’attitude arcours qui lui fut souvent requ’adoptent les gouvernements proché. N’avait-elle point, cet au momentoù ils n’ont en tête e avocate, opérer un long dé-que le développement es terri ttoires qui sont ceuxour vers le monde littéraire des Pre-av nt d’aboutir dans ce nou- miers Peuples: «Il aurait fallu veau monde juridique que laque les différentes nations soi bioéthique définit?mieux consultée«Les gens s.Pas seulement m’ont toujours dit que j’ai gas- ’on vienne leur dire: “Voilà ce pillé mon temps en littératurequllons faire”; mais qu’il ye nous comparée. Mais je suis conten ait un vrai dialogue qui s’opère, t e , e n d é p i t d e s d e t t e s é t u-leurs at-qu’on tienne compte d diantes, d’avoir appris autour tentes, de leur compréhension des
MIKE SEGAR REUTERS Hier, les bibliothèques étaient les refuges des têtes pensantes. Aujourd’hui, souvent celles-çi ne se déplacent plus, les données leur par venant par cette voie nouvelle, celle des fils ou des ondes. phénomènes. Le Plan Nord pass’hui, souvent celles-ci ne secessaire pour prévoir demain? sous silence leur propre vision deEt pour qui développe dans ledéplacent plus, les données ce que doit être le dév loppement.leur par Grand Nord, cela est quantité venant par cette voie C’est comme si tout letravail dnon négligeable. nouvelle qui est celle des fils connaissance et de reconnaissanceToutefois, où elle sera mise au ou des ondes. que nous avons accompli depuisban, c’est lorsq En retour, ce qui se dit, c’elle commente vingt ans n’avait servi à rien.»ce qu’elle découvre:«Le mondequi s’écrit, ce qui se découvre Et non plus il ne faudra pasest en profonde mutation.On peutest souv nt vite entendu, lu et souscrire à des projets aussimême faire des analogies avec cer-su, et ceClaude Per- qu’un «farfelus» que ceux d’une Annetaines des phases d’exterminationsreault fait en immunologie ou de Vernal, elle qui a fait de lamassives qui ont marqué l’histoirequ’un Mario Leclerc découvre paléoclimatologie son champde la planète. Nous sommes vrai-comme chimiste modifie le tra-d’exper tise, ce que reconnaîtment en danger...»vail d’un autre: si on n’a plus le l’attribution qui lui est faite du éprouvettes qu’on avait, il nous prix Michel-Jurdant. Quoique:Savoirreste que c’est par la r cherche n démo tre-t-ell pas l’utilité Il y a donc encore des of fi q e se modifie notre perception eson entreprisecines du savoir. Hier, les biquand ell -dumonde. éduit que la connaissance debliothèques étaient les refuges Le Devoir données du passé peut être né- des têtes pensantes. Aujour-
JEAN-PIERRE MULLER AGENCE FRANCE-PRESSE
Récipiendaires des prix Acfas 2011 Le mérite récompensé
ne fois l’an, les universi-taires des établissements reUconnu par leurs pairs. En ra-québécois voient leur mérite fale, les voici donc nommés. Pour le prix Adrien-Pouliot, qui souligne la coopération scientifique avec la France et que parrainent le consulat gé-néral de la France à Québec et le ministère des Relations inter-nationales du Québec, Michel Bouvier, du Dépar tement biochimie de l’Universitéde Montréal, est récipiendaire. Benoît Melançon, spécialis te en littérature, lui aussi ratta-ché à l’Université de Montréal, se voit attribuer le prix André-Laurendeau, pour le secteur sciences humaines, prix par-rainé par la Caisse de dépôt et placement du Québec. Les Fonds de recherches du Québec soutiennent le prix multidisciplinaire Jacques-Rousseau, qu reçoit Maria Bartha Knoppers, éthicienne et biotechnologiste du Dépar-tement de g nétique humain de la Facultéde médecine de l’Université McGill. Elle tra vaille aussi au Centre d’innova-tion Génome Québec, installé sur le site de cet établissement. Le prixLéo-Pariseau, qui re-couvre les recherches ciences biologiques eten sciences de la santé, est donné avec l’appui de Merck Frosst. Claude Per reault, immuno logue etcancérologue, de l’Ins titut de recherche en immuno-logie et en cancérologie de la Faculté de médecine de l’Uni-versité de Montréal, en est le récipiendaire. La sociologue spécialisée en études autochtones qu’est Ca-role Lévesqu , œuvran au sein du Centreurbanisa ion culture et société de l’Institut national de la recherche scien-tifique, reçoit cette année le prix Marcel-Vincent, prix en sciences sociales que parraine Bell Canada. Anne de Ver nal, paléocli-m a t o l o g u e , m e m b r e d u GEOTOP du Dépar temen s sciences de la Ter re et del’atmosphère de l’Univer-sité du Québec à Montréal, voi son travail reconnu par l’attribution duprix Michel-Jurdant, dédié au secteur des sciences de l’environnement. Cascad s est associé à cette initiative. Quant au prix Urgel-Ar-chambault, qui s’adresse au ecteur des sciences phy siques, mathématiques et gé-nie et qui est soutenu par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, il revi nt à Mario Leclerc, spécialisteen chimie moléculaire, du Département de chimie de l’Université Laval. Pour étudiants aussi Des étudiants voient aussi leur recherche r connue. Des jardins soulignedes réalisa-tions au niveau de la maîtrise et du doctorat. Pour le doctorat, Martin Pi-card, d l’Université McGill, œuvreen sciences de la san té. Pour la maîtrise, c’est à Si-mon Gr enier-Michaud, du Département des sciences in-firmières de l’Unive sité du Québec à Trois-Rivières, que revient cet e honneur. Le ministère des Ressources naturelles reconnaît aussi un recherche. Cette année, ce sera celle de Diane Bastien, qui étudie en génie du bâtiment à l’Université Concordia. Le Devoir
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Prix André-Laurendeau Il y a d’abord eu Diderot, puis vint Maurice Richard « C’est ma spécialité de voir comment on raconte l’histoire », affirme le professeur Benoît Melançon Benoît Melançon est un drôle d’oiseau. En jetant un œil sur l’échevelé parcours du professeur de littérature de l’Universi-té de Montréal, on peut se demander s’il sème à tout vent. Langue t linguistique, sociabilités intellectuelles, littérature e du XVII et maillage entre spor t et culture sont ses champs de recherche. Cette large vision, qui l’entraîne sur des fronts multiples, vient de lui valoir le prix André-Laurendeau de sciences humaines. Por trait d’un insatiable curieux. C A T H E R I N E L A L O N D EEnsuite? Il se met à explo rer la langue et… Maurice Ri-dée que la littérature estchard, signant tour à tourVil indépendante des autres lage québécois d’antan. Glos «L’ discours de la société n’a aucun saireet unDictionnaire québé-sens pour moi, explique Benoîtc o i s i n s t a n t a n é( t o u s d e u x Melançon, les yeux brillant c h e z F i d e s e t a v e c P i e r r e mais le regard calme, lunettesPopovic), ainsiqueLes Yeux posées sur la tabl du café sur-rice Richard. Une his-de Ma chauf fé où il rencontrecL toire ulturelle(Fides). Entre Devoir.Je pars toujours du mêmeautres.SOURCE UDM point: les textes. Mais toujou sBenoît Melançon avec l’idée de les rapporter à autrDisparate? chose, de les mettre en relief. Je n «C’est vrai que ça peut pa-peux pas comprend e qu’on fasseraître disparate, admet Benoît«C’est ma spécialité des études littéraires et que çaMelançon, toutsourire.Si je de voir comment n’aide pas à lire le journal.» veux faire un lien entre Dide-Le chercheur a amorcé sonR i c h a r d , l ar o t , M a u r i c e on raconte l’histoire, parcours de façontraditionnellangue, je m’aperçois que cequi le, en creusant le côté épistolai-m’intéresse, c’est l’histoire dqui la raconte, commentSOURCE UDM re de Diederot et la littératurereprésentations. Comment les Qu’ils soient anciens ou récents, les livres sont une source inépuisable d’information. on s’y met en scène.» du XVII siècle.«Apegens, à une époque donnée, re-rès, j’ai continué sur le XVII siècle, présentent quelque chosee— l mais à travers les sociabilités — cor respondance au XVII , lat è m e Quand je change de champ, je sociologues, des historiens, des u n i v e r s i t a i r e , s u r t o u t L’hyperspécialisation est un ce sont les modes d’association, langue ou Maurice Richar d français, quand vous faites une changet, des gens de danger.»de réseau: c’est très sti- historiens de l’ar la façon dont les gens se rassem dans la culture québécoise. Les thèse sur X, vous êtes censé fai- mulant intellectuellement. J’y communication, desthéo o-Concrètement, qu’est-ce blent. Ça m’a amené vers les sa-cloisons me dérangent,pour-sr le reste de votre vi , re X po giens, qui n’abordent p vois des gens que je n’aurai lesque ce mélange des genres lons littéraires.»suit le professeur.et uniqDans le sys- uement en littératurerencontrés autrement: de. pas squestions de la même façon.appor te? Un exemple:« L e s gens parlent de Maurice Ri-chard, surnommé “Le Rocket”. Moi, quand j’entends “Le Roc-ket”, je me dis que c’est tout d même bizarre, ce mélange de français et d’anglais. Le sur nom apparaît durant la Secon de Guerre mondiale, au mo-ment où il y a de vraies fusées dans le ciel, qu’on appelle “Roc kets”. Il y a donc toute une si gnification du mot qui est sou vent laissée de côté. Sur Mauri-ce Richard, j’ai voul montr r qu’on en raconte toujours les mêmes histoires, toujours avec les mêmes morceaux, ce que j’appelle des microrécits. Tel soir, cinq buts. Tel autre soir, cinq buts et trois passes. Mon travail est de repérer ces récits, de voir comment on les agence et de voir — ce qui est plus dif-ficile — qui ne dit as la mêm chose. C’est ma spécialité de voir comment on raconte l’his-toire, qui la raconte, comment on s’y met en scène.» Écrire au pape? Présentement éloigné d l’enseignement universitaire par une année de recherche, Benoît M lançon en profite pour publierÉcrire au pape et au Père Noël. Cabinet de cu-riosités épistolaires, tout frais r ti des presses de Del Bus-soéditeur. Il entend see replonger au cœur XVII siècle, par l’his-toireduchevalier Rutledge, un illustre oublié qui a signé Le Bureau de l’esprit, pièce de théâtr e sur les salons litté-raires.«Personne ne le con-naît. Rutledge arrive dans le m a r c h é l i t t é r a i r e e n 1 7 7 5 . Pour se singulariser, il se f passer pour britannique, fait du théâtre, du journalisme, du roman. Il me paraît intéres-sant parce qu’il ne partage pas les idées des autres, tout e étant, sur cer tains plans, en avance.» Benoît Melançon est aussi depuis 2002 directeur scienti fique aux Presses de l’Univer-sité de Montréal, où il dirige aussi les collections «Profes-s i o n » e tC e « S o c i u s » . r ô l e , comme son blogue L’Oreille tendue, qu’il tient religieuse-m e n t e t a v e c b o n h e u r, f a i t qu’il s’intér esse de plus en p l u s à l ’ é d i t i o n e t a u l i v r e numériq e. Sur toufusiont pour la dif scientifique.«Nos tirages sont très pointus. Il y a des formes de commu ication dont on n’a plus besoinet que je publie à mon corps défendant, comme les actes de colloques. Dès qu’il y a des références, des notes de bas de page, des graphiques, la question du numérique est inté-ressante. Je suis de ceux qui pensent que le numérique of fre des possibilités-livres cons dé-rables et qu’il faut les exploiter. Ce qu’on fait actu llement n’est p ut-être pas la meilleure façon dele faire, désormais.» Un autre champ à explorer? Pourquoi pas. Le Devoir
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Prix Jacques-Rousseau Une femme avec une conscience aiguisée des cultures « Dans la littérature, tout est là »
Pour la juriste Maria Bar tha Knoppers, touche-à-tout qui a sauté d’un domaine à un autre, traversé et intégré dif férentes sphères de recherche dans ses travaux, le prix Jacques-Rous-seau que lui remet l’Acfas constitue «une reconnaissance que la multidisciplinarité est arrivée au Québec». É T I E N N Eet pose des questions à travers P L A M O N D O N É M O N Ddes générations, même des géné-rations futures»igne-t-elle, dé uand les choses soncomme source de fascination. complexes, on ne peut d«omQaine»,dit Maria Bar thale projet d’une vie pas rester à l’intérieur d’un seulCAR TaGENE, Knoppers, qui semble elle Puis, Bartha Maria Knoppers même un peu éton ée de se re-hercheus prinest devenue la trouver assise là, enplein cœur cipale pour lacréation del’im d’une faculté de médecine, au posante biobanque CARTaGE-Centre de génomique et de po- NE.«Le plus grand projet de ma litiques de l’Université McGill.vie», pousse-t-elle dans un es «Être dans un centre d’in ova-soufflement gorgé de satisfac-tion, entourée de g s qui ont destion. L’élaboration de cette«car-formations en science biostatis- te de la population hétérogène tique et en pharmacologie, c’est moderne»lle le résu, comme flyé. C’est vraiment différent.»n unme, consiste eétude épi Elle pointe le mont Royal, jus démiologiquetir de gé, à par te derrière la fenêtre de son bu-nomes, qui vise à suivre une po-reau, et illustre qu’elle a«fran-pulation sur près de cinquante chi une montagne», allusion à r pourans en vue de détermin son parcours atypique qui, quoi cer tains deviennent ma-vant ses études en droit, s’est lades et d’autres demeurent en amorcé en litté ature à l’Univer- bonne santé. sité de Montréal.«Il y a eu des hauts et des bas»«Les gens , m’ont toujours dit que j’ai gas-reconnaît-elle à propos du pro-pillé mon temps en littératurejet.«On a fait une tournée. On a comparée. Mais je suis contente parlé beaucoup. On a écouté les en dépit des dettes étudiantes,questions, changé notre protocole d’avoir appris autour des cul pour répondre aux besoins ou s. Parce que, dans la littéra-aux préoccupations des gens, des turechercheurs, mais aussi, tout est là.» de la po-Cette conscience aiguiséepulation.»L’opération de sensi-des cultures lui sert encore au- bilisation semble avoir réussi. jourd’hui. Inépuisable, elle Près de 20 000 Québéco s, tels voyage toujours pour bien sai- des bénévoles au ser vice de sir à quoi renvoient les termes l’avancement de la science, ont d’un nouveau projet de loi qui accepté de partager l ur géno concerne la génétique et l’inter- me avec cette banquede don-rétation qu’on en fait dans ces nées et de répondre ensuite à pays.«Dans ces droits, onquestions sur leur environd s constate aussi l’expression popu-nement, leur nutrition, leurs ha-laire, les craintes, les enjeux et lebitudes de vie. ourquoi d’un choix de modèlesLa démarche de consente plutôt qu’un autre», explique-t- ment a exigé beaucoup de ri lle. Un aspect important, selon g eur et de flexibilité,puis-elle, alors qu’en génétique«laqu«on ne sait pas quels cher-réponse doit être internationale. cheurs vont demander d’avoir Même dans les grandes e accès aux données pour quelle re-cherch s sur le génome, on tra-cherche». Mais, à ses yeux, com-verse des pays.[…]Il ne faut pasme les participants doivent être réagir dix ans après, comme oncontactés à nouveau à propos l’a fait pour le clonage reproduc-des questionnaires, le protocol tif humain.»Selon celle qui a s’avère davantage éthique que été membre du Comité bioé ceux qui sont appliqués dans thique international de l’UNES-les essais cliniques. «Les gens CO,«c’est très difficile d’avoir un qui désirent se retirer ont tou-consensus qui reflète la complexi- jours la possibilité de se rappeler té, quand ces pays sont déjà figés qu’ils sont dans la recherche. dans leurs positions. C’est mieux C’est beaucoup plus dynamiqu que, pendant qu’une technologie qu’un consentement qu’on ne est en gestation, les principes donne qu’au début», explique soient en gestation aussi et qu’onelle qui est maintenant cher interagisse en parallèle, au lieucdans la déheus principale -de réagir par la suite.»marchede recontact. Bien des gens avaient aussi«Scientifiquement, je crois tenté de la dissuader lorsqu’ellequ’on a rencontré tous les défis. avait décidé de concentrer sesReste à savoir si la communauté recherches sur les technolo-scientifique va l’utiliser», dit cel-gies de reproduction.«C’étaitle qui espère que cette banque encore de la science-fiction.permettra d’envisager des re Quand j’ai fait une demande deerches plus pointues. L pro-doctorat, Louise Brown n’étaitchain défi consiste maintenant pas encore née»TaGENE dansà intégrer CAR , dit celle qui se rappelle l’onde de choc provo- un consortium pancanadien qui quée par l’annonce du premier permettrait d’élargir la base de bébé-éprouvette. À la uite données à 300 000 personnes. d’heureux hasards, ell est en-trée en contact avec lemilieuV rs un droit de la génétique, domaine audene pas savoir quel elle dédie sa carrièrede-Mais si les répercussions de puis.«La génétique possède telle-CARTaGENE ne s’observeront ment d’incertitude pour l’avenirpeut-être pas de notre vivant, le
séquençage du génome confrontera bientôt à de veaux débats éthiques, pr Mme Knoppers. Les cheurs, à l’intérieur des du Centre de génomique politiques de l’Unive McGill, cogitent en ce mo sur un droit de ne pas s «Je prédis que le nouveau qui sera àdévelopper, ce se lui-là», dit sans hésiter Bartha Knoppers.«La tec gie nous le met dans le ne s quençage du génome e rénavant pratiqué dans l lieu de recherche. L’ét franchir sera mince avant ne se répande dans tou milieux médicaux, une f techno ogie moins dispen se et plus accessible. Or méthode engendrera so de découver tes for tuit maladies graves, qui pou être guéries ou prévenue nouvelles formules de co tement devr ont donc ompte e la volont chaque adulte de savoi non, ce qui est découver t à l’intérieur du séquençage et qui ne concerne pas l’objectif premier de cette opération. «On ne sait pas encore com-ment formuler un tel dr it, parc qu’on ne connaît encore ni le contenu, ni l’étendue, ni la com-plexité des décisions prises par les êtres humains.»Ce nouveau roit en émergence devra d’ailleurs évoluer sur un fil en ce qui concer ne le consente-ment en pédiatrie, un domain pour lequel se passionne Mme Knoppers. Jusqu’où l’autorité parentale peut-elle exercer ce droit de ne pas savoir, quand l’intérêt et la santé de l’enfant sont en jeu?«C’est un droit à étudier et à imaginer, mais on n’est pas dutout prêt pour pou-voir of frir des balises ou savoir comment l’encadrer.» Mais si la génétique, par ses découver tes et ses potentiels, en ef fraie plus d’un, Bar tha Maria Knoppers réitère so optimisme et sa confiance en l’humanité.r é v e i l lm e « J e chaque matin en pensant que l’être humain estmoralement responsable.» Le Devoir
PHIL NOBLE REUTERS Échantillon d’urine congelé ser vant à l’analyse du génome humain
S C I E N C E S E T C U L T U R E P R I X D E L ’ A C F A S C E C A H I E R S P É C I A L E S T P U B L I É P A R L E D E V O I R R e s p o n s a b l e N O R M A N D T H É R I A U L T n t h e r i a u l t @ l e d evo i r. c a e 2 0 5 0 , r u e d e B l e u r y, 9 é t a g e , M o n t r é a l ( Q u é b e c ) H 3 A 3 M 9 . T é l . : ( 51 4 ) 9 8 5 - 3 3 3 3 r e d a c t i o n @ l e d evo i r. c o m F A I S C E Q U E D O I S
SOURCE ACFAS Maria Bar tha Knoppers est devenue la chercheuse principale pour la création de l’imposante biobanque CAR TaGENE.
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Prix Urgel-Archambault Et si les fenêtres devenaient des panneaux solaires ? «Aujourd’hui, on parle même d’électronique plastique» Un circuit électronique entièrement fabriqué avec du plas-cellules photovoltaïques à base deleur perdue par le frigo. Avec l’élec- tochromisme, on pourrait donner polymères synthétiques représen-tique? À première vue, la chose semble impossible, même à des polymères textiles une gamme tent une solution pour usieurs contradictoire, mais elle est bel et bien vraie. C’est d’ailleurs variable de couleur. Ces textiles, applications, par exemple, pour pour ses travaux por tant sur les polymères électroactifs et qu’on appelle caméléon , intér s- charger un téléphone cellulai-photoactifs que Mario Leclerc reçoit cette année le prix Ur-ent les forces militairesqui s’enre. On peut facilement envisager sune cellule photovoltaïque impri-erviraient comme camouflage.» gel-Archambault de l’Acfas. mée sur une feuille de plastique, Applications possiblespar exemple de la taille d’une P I E R R E V A L L É EUn polymère est une substan Les transistors organiques àfeuille de 8 1/2 sur 11, que l’on e composée d macromolé-effet de champ sont des circuitsdéroulerait et qu’on appliquerait a chimie est entrée tôt danscules généralement constituée élect oniques c pables de lireensuite sur une fenêtre. Elle ser-la vie de Mario Leclerc.«J’aipar la répétition de groupe une fréquence radio.virait alors de source d’énergi«On pou L eu le coup de foudre dès mes pred’atomes. Il existe plusieursra impri er directement le cir-pour recharger le cellulaire. Cette miers cours de chimie au secon-types de polymères: naturel,uitsur l’emballage des articles de solution serait idéale pour les daire»comme l’ADN, organique, c’est, explique celui qui est au- cpays en voie deonsommation courante et il vien développement, jourd’hui titulaire de la Chaire du à-dire à base de carbone, ou inor-drait ainsi remplacer le code bar comme les pays africains, où le Canada en chimie des poly ganique, où l’on ne trouve pas dre actuel. À la caisse, on rempla-nombre d’utilisateurs de télé mères et professeur à l’Univers carbone. Il y aussi le polymèrecerait le lecteur optique par un phones cellulaires dépasse large-té Laval. Cet intérêt pour la hisynthétique que l’on conçoit enémetteur radio capable de ment le nombre de personnes qui mie guide donc son choix decar-laboratoire. L’exemple le plusaître quelle fréquence estrecon-ont accès à l’alimentation élec rière. Il obtient un doctorat en souvent donné d’un polymèrentrique dans leur domicile. Auue par l’article en question.» -SOURCE UNIVERSITÉ LAVAL chimie de l’Université L val et est l polystyrène. Avec les bioc pteurs, onjourd’hui, pour ces personnes, la Les travaux de Mario Leclerc por tent sur des polymères fait des études pos doctoraLles au eentre dans le doms travaux de Mario Le aine médical.echarge d’un cellulaire est un sé synthétiques qui ont des propriétés électriques. Max-Planck Institute for Poly- clerc por tent sur des poly-«Ce polymère agit comme u rieux problème. La cellule photo-mer Research en Allemagne. mères synthétiques qui on desvélateur de la présence d’unvi voltaïque pourrait aussi servir «Au départ, je me suis intéressépropriétés électriques etsont solubles.op poudre, rus ou d’une bactérie en chan«Ces polymères pourraient «On peut -aliment r une pile destinéeà à la chimie macromoléculaire,tiques, à la manière des semi-donc prendre ces polymères et en geant de couleur s’il détecte une remplacer le silicium dans la fa fournir del’éclairage intérieur.» don aux polymères, pour nsuiteconducteurs inorganiques, telfaire des encres. Ainsi, il devient brication de cellules photovol séquence ADN du virus ou de laQuant aux biocapteurs, même meconcentrer en chimie des plas-le silicium.faitement complé-bactérie par comme les panneaux so t ïques, possible d’imprimer, littérale- «La structure élec s’ils laissent entrevoir de belles tiques. Au début des années 80, il tronique de ces polymères rap-ment, comme chez l’imprimeur, laires. Cela réduirait de beau-s l’échantillonmentaire da perspectives, la barre est résolu-s’est passé une petite révolution pelle celle des métaux, d’où la un circuit électronique.» ou le coût de fabrication. Mai qu’on lui présente.»ment plus haute.«En médecine, dans le domaine de la chimie des conductivité.»nouveaux polymèrespoly- Ces Mais ce cespolymères sont moins efficacesSelon Mario Leclerc, c’estil ne peut pas y avoir d’erreur. Ou plastiques. En général, on croyaivent aumères conser ssont étudiés dans de nombreuxsi les pour le moment que le silicium etprésentement le secteur dça fonctionne à 100 %, ou sinon que les plastiques ne conduisaientpropriétés qu’on associe géné- champs de recherche pour dleur durée est plus courte. Ils nel’énergie qui apparaît être leaussi bien dire que ça ne fonction-pas l’électricité; d’ailleurs, on lesmultiples applications. L’équipralement aux polymères: ils eonviennent donc pas aux appli-plus prometteur dans l’utilisa-ne pas. Les exig ncesà satisfaire util ait souvent comme isolant.sont légers, flexibles et peu- de chercheurs dirigée par Ma-cations à grande échelle.»tion des polymères électroactifssont donc très élevées, sans comp Maisil est alors apparu de nou-vent être moulés.«C’est commerio Lecl rc se penche sur cinq Avec la thermoélectricité et et photoactifs.«On investit beau er tout le processus d’homologa-veaux polymères qui étaient s’ils avaient un côté nature et unl’électrochromisme, on changeles cellules photo- d’entre ux: coup, en par ticulier aux États-tion auquel il faudra se so me tre conducteurs et j’ai aussitôt décidé côté givré.»voltaïques, la thermoélectricité, complètement de domaine.avant de voir un biocaptedans la recherche «En Unis, ur utili-d’en faire mon champ de e-Autre avantage incontes- l’électrochromisme, les transis-thermoélectricité, les polymères sources d’énergi capablesdesé pour établir un diagnostic.» cherche. Aujourd’hui, on parlefet detors organiques à ef table: ces polymères, qui s remplacer l’énergipourraient transformer la chaleur efossile. Le so-Collaborateur du Devoir même d’électronique plastique.»me dprésentent sous for echamp et les biocapteurs.en électricité, par exemple, la cha- laire est une de ces sources. Les
Prix Léo-Pariseau Vers un vaccin thérapeutique pour guérir la leucémie Claude Perreault, chercheur principal à l’Institut de rechercheQuébec à effectuer une transplan- munitaire parce que l’organe qui en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université detation de moelle os euse. Il y avait les produit, le thymus, commence une grande effervescence à ce mo- à s’atrophier dès l’âge d’un an. En Montréal (UdeM), est le lauréat du prix Léo-Pariseau. Cet hon-ment-là parce qu’on comprenait 1900, l’espérance de vie était de neur est décerné chaque année à un acteur déterminant dans le que ces transplantations perme 40 ans, donc le système immuni domaine des sciences biologiques ou des sciences de la santé.raient de guérir les patients at-taire n’avait pas besoin d’une du-trée de vie beaucoup plus longue»eints de leucémie. Pourquoi? On , M A R T I N E L E T A R T Epourront s’y faire inje ter desne le savait pas», se souvient-il. explique-t-il. cellules, des lymphocytes T, Les chercheurs ont finale- Le chercheur a énormément près une trentaine d’années qu’on a activées pour qu’elles ment compris que des cellules ravaillé à comprendre le fonc-de travail acharné, Claude attaquent des cellules cancé- dans le gref fon, les lympho-tejetionnement du processus du reAchedu genre au Canada. Pour lrche fondamentale dans le ecancéreuses du receveur. lymphocytes T.«Pour le système Perr ault voit que ses efforts en reuses. Ce sera le seul centr ytes T, rejetaient les cellules des cellules cancéreuses parles domaine du traitement e la leu- mettre en place, plusieurs mil- Pourquoi, chez les patientsimmunitaire, l’univers se sépare en cémie sont sur le pointd’aboutir lions doivent être investis.«Cecancéreux, les lymphocytes T neeux: le soi et le non-soi. Il fallait en applications médicalessera un aboutissement pourjouent plus leur rôle d’attaquerdonc trouver la définition de ce qu concrètes. Il souhaite prochaimoi»les cellules cancéreuses?, affirme M. Perreault. «Le sys- le système immunitaire considère nement mettre au point un vac-Mais, pour être capabletème immunitaire doit éliminer comme le soi. Nous avons dé ou-cin pour guérir la leucémie. traiter des patients attei tsdevert que cela se détermine avees cellules cancéreuses avant que cles SOURCE UDM En janvier, l’hôpital Maison- leucémie avec cette technique,lfragments de protéines, les peptides,e cancer n’apparaisse. Tous les Claude Perreault neuve-Rosemont ouvrira un plusieurs découver tes ont étégens qui ont un déficit immunitai- qui se trouvent sur la surface des tout nouveau centre d’excellen- nécessaires. Claude Perreault are ont de la difficulté à le faire. Je cellules. Si les peptides sont nor-ce en thérapie c llulaire pour commencé à travailler sur le su-ne parle pas seulement des gens maux, le système immunitaire nePour faire cette sél ction, il a raiter entre autr s les gens at- jet au début des années 80.fait rien. Si les cellules sont infec«J’ai atteints du sida. Tous les gens de fallu également trouver les pep-teints de leucémie. Les patientseu la chance d’être le premier au plus de 50 ans ont un déficit im- tées ou cancéreuses, le système im-nts sur les cellultides prés mrunitaire les rejette»ancéreus, explique l es et absents sur les D Perreault, qui pratique unecellules normales.«Avec le chi journée par semaine à l’hôpitalmiste Pierre Thibault et lebio-in-Maisonneuve-Rosemont.formaticien Séba tien Lemieux, mon équipe a misau point une Peaufiner la techniquetechnique qui prermet d’y arriver», Actuellement, lorsqu’on explique le D Perreault. Après transplante une moelle osseu plusieurs années à travailler se, on injecte de façon non sé-avec des souris, sonéquipe ef lective les lymphocytes T du fectuera prochainement un pre-donneur au r eceveur.«Lamier traitement sur un humain. conséquence, c’est qu’ils rejet-Le chercheur est optimiste tent les cellules cancéreuses,quant à ses chances d’arriver à mais aussi les bonnes. C’est cedévelopper un vaccin thérapeu-qu’on appelle la maladie duLe Dtique contre la leucémie. gref fon. Une chose impor tantePer reault est fasciné de voir e mon équipe a montrée, c’estl’évolution de la science dans le que c’estpossible chez la sourisdomaine de l’hématologie. d’avoir un ef fet anticancéreux «D’ailleurs, j’ai pratiquement amplifié et d’éviter d’attaquer toujours voulu être m decin, mais les bonnes cellules en sélection- mon premier amourétait les neu-nant les lymphocytes T et en l rosciences. J’adorais ça, mais je activant contre les peptides desrouvais que les possibilités d’in-cellules cancéreuses», indiquetrventions étaient limitées. Avec M. Perreault.lesang, ça évolue beaucoup plus
vite parce qu’on peut faire 10 rises de sang par jour si on veut pour analyser l’ef fet de médica-ments. Je suis un amateur de nouveauté», affirme-t-il. Lorsqu’il a commenrcé à prati-quer la médecine, le D Perreaul a rapidement compris qu’il était plus touché par les patients qu’il n’arrivait pas à guérir que par les autres. C’est pour cette raison qu’il s’est orienté vers la re-cherche. Un chemin tout de même naturel pour celui qui vient d’unefamille de professeurs. «D’ailleurs, que ce soit en faisant de la recherche ou en enseignant, j’aime beaucoup l’interaction avec les étudiants. C’est extrêmement sti-mulant. J’apprend beaucoup avec eux, même si c’est moi le vieux chien et eux les jeunes loups!» Le vaccin thérapeutiqu contre la leucémie n’est pas le seul pr ojet de Claude Per-reault. Il travaille aussi sur le thymus qui produit les lym-phocytes T.«L’atrophie du thy mus est une barrière à l’espé-rance de vie. Nous travaillons à rouver des façons de rajeunir l thymus. Nous sommes encore au stade de la souris, par contre», précise-t-il. Malgré tous ses grands tra-vaux en chantier, le D Perreault affirme ne pas toujours être dans son laboratoire.«Je ne crois pa que ce soit bon d’être toujours dans les mêmes lieux physiques. Par contre, mes questions m’accompa gnent partout. Je suis un peu mo-nomaniaque. Je crois que ça prend ça pour avoir du succès. En fait, je crois que ça prend deux qualités: avoir de la rigueur t de la créati-vité. Le problème, c’est que ce sont souvent deux opposés.» Collaboratrice du Devoi r
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