Corrigé BAC 2015 ES Philosophie
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BACCALAURÉAT Série ES Épreuve :Philosophie Session 2015 Durée de l’épreuve:Cliquez ici pour taper du texte. Coefficient :Cliquez ici pour taper du texte. PROPOSITION DE CORRIGÉ Propriété exclusive de Studyrama. Toute reproduction ou diffusion interdite sans autorisation 1 TERMINALE ES. 1ER SUJET. CORRECTION La conscience de l'individu n'est-elle que le reflet de la société à laquelle il appartient ? Ce sujet interroge sur ce qui constitue la conscience d'un homme. Est-elle, comme la sociologie par exemple nous l'a enseigné ou nous l'enseigne un pur produit social ou bien serait-elle autre chose et en ce cas, pour celui qui veut et doit aller plus loin quelle est-elle, comment se caractérise-t-elle et quelle serait sa caractéristique profonde ? Il est indéniable ici que l'excellent travail pour une terminale ES consisterait peut-être dans un premier temps à montrer à travers l'étude et les grandes découvertes de la sociologie en quoi nos consciences sont souvent déterminées par l'environnement qui est le nôtre. Mais la conscience c'est la science avec. Avec quoi ? Peut-on dire qu'il y a science lorsqu'un savoir ne fait que réfleter une société ? Savoir est-ce nécessairement refléter ? Le savoir n'est ce pas autre chose et autre chose qui serait plus en quelque sorte ?

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Publié le 17 juin 2015
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BACCALAURÉAT
Série ES
Épreuve :Philosophie
Session 2015
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Coefficient :Cliquez ici pour taper du texte.
PROPOSITION DE CORRIGÉ
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TERMINALE ES. 1ER SUJET. CORRECTION La conscience de l'individu n'est-elle que le reflet de la société à laquelle il appartient ? Ce sujet interroge sur ce qui constitue la conscience d'un homme. Est-elle, comme la sociologie par exemple nous l'a enseigné ou nous l'enseigne un pur produit social ou bien serait-elle autre chose et en ce cas, pour celui qui veut et doit aller plus loin quelle est-elle, comment se caractérise-t-elle et quelle serait sa caractéristique profonde ? Il est indéniable ici que l'excellent travail pour une terminale ES consisterait peut-être dans un premier temps à montrer à travers l'étude et les grandes découvertes de la sociologie en quoi nos consciences sont souvent déterminées par l'environnement qui est le nôtre. Mais la conscience c'est la science avec. Avec quoi ? Peut-on dire qu'il y a science lorsqu'un savoir ne fait que réfleter une société ? Savoir est-ce nécessairement refléter ? Le savoir n'est ce pas autre chose et autre chose qui serait plus en quelque sorte ? Pour répondre à cette question, il peut être intéressant de débuter en indiquant que les consciences sont certainement produites par les histoires collectives et sociales. Une personne qui vit dans une société qui est ouverte a plus de chances d'être quelqu'un d'ouvert qu'une personne qui vivrait dans une société fermée. C'est ce que Bergson indique dans les Deux sources de la morale et de la religion. Il montre qu'il existe deux morales, une qui est fermée et qui est routinière et une autre qui est plus dynamique. Ces consciences marquent terriblement les esprits à tel point que nous fonctionnons un peu à l'imageèdes fourmis. Nous agissons de manière un peu automatique. Cette conscience automatique peut être ouverte par des individus d'exception qui vont montrer le chemin et alors ils vont permettre à des sociétés de s'ouvrir. Ces êtres d'exception comme Socrate par exemple ou quelques autres vont permettre aux consciences individuelles de progresser. Mais pourquoi la société a t elle une telle influence sur les consciences et comment agit- elle ? Ce « comment » de la force sociale sur les consciences peut être interrogé dans une deuxième partie. L'homme est un être indépendant. Pourquoi et comment fait-il pour se laisser ainsi influencer ? Ce comment est étudié par Freud dans le Malaise dans la Civilisation. Il appelle cette conscience sociale le Surmoi. Pour Freud, ce Sur-moi n'est cependant pas le tout de la conscience qui est aussi constitué par le ça qui est representé par toutes nos pulsions et par le moi qui doit en principe arbitrer les injonctions du surmoi et les pulsions du moi. La conscience sociale se constitue à partir des interdits moraux qui sont très tôt intégrés dans les consciences des individus afin de les forger par l'éducation, la culture et par le droit notamment. C'est ainsi que l'on fabrique des personnes quine sont pas destinées à être identiques- mais qui seront disciplinées et qui pourront ensuite constituer un groupe commun. Freud nous
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indique donc que toute notre conscience n'est pas constituée par la société. Mais alors qu'est ce qu'être conscient si ce n'est pas être totalement soumis à la société ? Cette question peut faire l'objet d'une troisième et dernière partie. Dans Au-delà du principe de plaisir, Freud donne une bonne définition de la conscience. Elle se construit lorsque les traces qui marquent notre mémoire sont connues de nous. On n'est pas conscient pour lui mais on le devient en faisant un travail sur son passé. Il faut analyser tous les traumatimes par exemple qui nous ont marqués afin de faire en sorte que ceux-ci ne nous commandent pas, ne nous fassent pas faire ce qui ne nous correspond pas réellement. En d 'autres termes et pour conclure, il y a certes une conscience sociale mais cette conscience sociale ne peut à elle seule caractériser la conscience et déterminer l'homme ou l'être conscient. Au contraire même parfois etre conscient cela peut dans certains cas tel De Gaulle par exemple lors du 18 juins'opposer à une opinion ou une doxa général pour aller vers ce qui est juste et ce qui est vrai. Dans la Métaphysique, Aristote nous parle du premier moteur qui est le bien et le principe de tout mouvement. L'homme conscient est peut-être celui qui est dans la justesse même. Il laisse passer son égo. Il l'oublie et est en symphonie avec ce qui est. Etre conscient c'est être vrai. Or pour Aristote, la vérité ne se confond pas avec la sincérité. La vérité est symphonia, ou pour le dire autrement « avec les sons ». La vérité est le fait de l'homme vrai qui est en harmonie avec le bien et qui sait le faire advenir au moment qui convient dans le lieu qui convient.
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TERMINALE ES. 2EME SUJET. CORRECTION L'artiste donne-t-il quelque chose à comprendre ? A première analyse ce sujet interpelle sur l'utilité de l'oeuvre d'art. Mais il est possible d'aller plus loin en se demandant aussi ce que non plus l'art mais l'artiste lui-même nous offre. Quand peut-on dire d'une personne que c'est une artiste ? L'artiste serait-il celui qui donne à comprendre ? Cette question pose immédiatement un problème car le plus souvent il semble que les grands artistes sont incompris tant de leur vivant que de leur contemporain. Van gogh est mort dans la misère, méprisé de tous ou du plus grand nombre et il en est de même de Camille Claudel et de beaucoup d'autres. Si l'artiste est celui qui donne quelque chose à comprendre pourquoi alors est-il souvent incompris ? C'est à cette première question que l'on peut peut-être se poser pour débuter ce travail. L'artiste n'est pas toujours incompris mais il l'est souvent pourquoi et cela irait-il à l'inverse du fait qu'il donnerait quelque chose à comprendre ? Pas nécessairement. Le grand artiste est celui qui fait œuvre et celui qui fait œuvre. Celui qui fait œuvre est souvent celui qui ouvre et tout le monde n'a pas toujours envie d'être dans l'ouverture. Les hommes prèfèrent parfois la pénombre et ainsi ils vont rejeter celui qui va leur montrer la voie. C'est évidemment ce que nous enseigne l'allégorie de la caverne de Platon. Celui qui a été libéré de ses chaînes n'est pas entendu par les autres qui prèfèrent vivre dans l 'obscurité. Pourquoi ? Parce qu'ils préfèrent des mensonges qui les rassurent plutôt que des vérités qui les obligeraient à se remettre en question. Le grand arstite ou l'artiste est souvent celui qui oblige à nous remettre en question et c'est cette chose qu'il nous donne en agissant ainsi. En effet, souventet c'était le cas pour Platon-le vrai est voilé et pour découvrir la vérité, il faut retirer le voile. La vérité est aléthéia qui signfie dévoilement. L'artiste remet souvent en cause les petites habitudes parce qu'en réalité souvent celles-ci sont des voiles que nous jetons sur la réalité pour ne pas la voir pour ne pas la regarder. L'artiste est donc souent celui qui dévoile des mensonges ou des erreurs et s'il est rejeté c'est parce que nous n'aimons pas toujours que l'on nous dise que nous nous trompons. Il nous donne à comprendre souvent une vérité que nous ne voulons pas voir. Mais est-ce le cas tous les artistes ? Pouvons-nous ici penser par généralité ? C'est peut-être cette généralité qu'il faut interroger à présent. Dans cette deuxième partie qu'il convient à présent d'interroger. En effet si l'artisteau moins l'artiste tel qu'il a été vu au XIXème siécle en Occidenta souvent été incompris ce n'est pas le cas de tous les artistes. Ainsi par exemple, Raphael et Michel Ange ont été admirés de leur vivant. Pourquoi ? L'artiste peut parfois être en phase avec son époque. Il peut avoir trouvé les moyens de dire ce qui est vrai en utilisant la langue commune et celle qui est communément parlée à son époque pour se faire comprendre. La religion était très présente à leur époque et notamment la Bible. En mettant en scéne des épisodes de la Bible sans pour autant trahir leur art mais au contraire en le renouvelant, ces grands peintres ont pu trouver le chemin du dire vrai. Etaient-ils vraiment sincères ? Ils étaient peut-être vrais et c'est ce qui explique leur succés mais pourquoi ont-ils été suivis ? Offraient-ils à leurs contemporains autre chose et cette chose est-elle autre que le
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divertissement ? Pascal dans ses Pensées nous indique que l'artiste offre et donne un divertissement aux autres hommes. Ce divertissement n'est pas toujours négatif car il permet de fuir une réalité qui n'est pas toujjours rose. L'artiste ne donne donc pas toujours quelque chose à comprendre. Il peut simplement parfois nous aider à fuir et à rêver mais est-ce un mal ? Et d'ailleurs ne pouvons-nous même dans la fuite comprendre quelque chose ? Cette question pouvait être traitée dans la dernière partie. Dans cette dernière partie, le lien entre la fuite que l'art autorise et la compréhension pouvait être analysée. L'art est lié à l'imagination et pas nécessairement au savoir. L'imagination est souvent opposée à la compréhension du monde mais cette idée reçue est-elle une idée vraie ? Ce n'est pas certain et c'est ce que toute l'oeuvre de Freud et notamment par exemple- le Malaise dans la Civilisation nous montre. L 'artiste nous indique-t-il est celui qui sublîme ses pulsions. Il les sublîme parce qu'il ne peut pas toujours les réaliser. Certaines pulsions osnt en effet interdites par la société ou réprimées. Certaines osnt réglementéescomme les pulsions sexuelles par exemple- . L'artiste conserve en quelque sorte ses envies mais il les transforme en rêve et ensuite nous aide à comprendre tout ce qui évolue dans son imaginaire. Cet imaginaire en ce qu'il refoule, en ce qu'il rejette ou ce qu'il refléte peut ainsi nous aider à nous comprendre en creux. Il peut aussi aider à nous trouver et c'est la raison pour laquelle de nombreux thérapeutes aujourd'hui utilisent le dessin pour comprendre et traduire les émotions de leurs patients. L'artiste montre ainsi un chemin. Il aide chacun à s'exprimer et s'exprimer c'est ex faire sortir ce qui « prime » ou ce qui est essentiel. En creusant dans l'imaginaire, l'artiste s'exprime et permet de dire ce qui est essentiel bien souvent car il est caché. En conclusion l'artiste révèle souvent ce qui est caché. Il nous donne à comprendre ce qui est caché et dissimulé et que nous ne voulons pas voir. En ce sens, il est précieux et c'est la raison pour laquelle plus une société est totalitaire plus elle réprime les artistes car les sociétés totalitaires vivent du mensonge et de la disssimulation. Ils n'aiment pas que l'on montre ce qu'ils ne veulent pas que l'onn voit.
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TERMINALE ES. 3EME SUJET. CORRECTION Ce texte s'interroge sur les limites de la démocratie. En effet celle-ci est souvent critiquée sous le prétexte qu'elle conduit parfois à des absurdités, à des sociétés mal gouvernées et à la domination du médiocre. En bon défenseur de la démocratie qu'il a toujours été , Spinoza nous démontre le contraire. Il nous explique pourquoi en démocratie, les ordres absurdes ne sont « guère à craindre » au sens où il est peu probable qu'ils se développent et qu'ils existent pourquoi ? Il nous donne ses raisons qu'il s'agissait d'étudier et de mettre en œuvre.D'une part c'est parce que les grandes assemblées se méfient des ordres absurdes. En effet, il y a toujours un ou deux hommes intelligents pour les contester . S'ils sont en démocratie, ils pourront donc s'exprimer et personne ne pourra leur interdire de parler. Ce n'est pas le cas des régimes tyranniques. La deuxiéme raison qui est donnée par Spinoza provient de ce qui est pour lui la finalité de la démocratie. Au célèbre chapitre XX de la même œuvre, à savoir le traité théologique et politique, Spinoza indique que le but de l'Etat démocratique est de rendre les hommes libres. Or pour lui, aucune liberté ne peut s'envisager dans l'ignorance. Mais l'ignorance c'est quoi ? C'est notamment pour lui la domination absurde de l'appétit. La démocratie a pour objectif de libérer les hommes de la domination absurde de l'apétit. C'est cette domination qui conduit les hommes à prendre des décisions absurdes pour lui. Dans un état vraiment démocratique, l'absurdité ne peut donc être le fait des décisions qui seront prises car les décisions sont prises à la majorité pour Spinoza or la majorité n'est pas gouvernée par ses seuls désirs et en conséquence ne pourra pas prendre de décision absurde. Est ce à dire que Spinoza condamne les désirs ? Non. Pour lui c'est même l'essence de l'homme ce qui lui permet d'être heureux. Comme l'a écrit Salomon dans le Livre des Proverbes, la réalisation d'un désir est comme un arbre de vie. Le désir réalisé c'est la vie qui s'accomplit. Cependant il ne faut écouter que ses désirs. Il en est parfois qui sont absurdes. La démocratie éduque les hommes pour leur éviter d'être ainsi dominés et c'est la raison pour laquelle selon Spinoza elle est le meilleur des régimes. Dans la dernière partie du texte, il se demande si en faisant en sorte de contraindre ou d'obliger les sujets d'une démocratie à se soumettre à la décision du grand nombre nous n'en faisons pas des esclaves ? C'est l'occasion pour lui de redire ce qu'est selon lui l'esclave. L'esclave n'est pas celui qui se soumet à la raison ; c'est au contraire celui qui se soumet à son seul plaisir et qui n'est commandé que par lui. Pour lui « seul est libre celui qui vit de toute son âme sous la seule conduite de la raison ». Ce texte montre ici le rationnalisme de Spinoza en quelque sorte. Il montre l'importance qui sera accordé par la suite et notamment par les lumières à la raison. La raison seule lorsqu'elle gouverne l'homme fait de lui un homme libre et cette raison s'exprime souvent dans la majorité. En d'autres termes, elle semble renvoyer à un bon sens qui serait partagé de tous à la condition évidemment que ceux-ci soient éduqués suivant de bonnes lois. La raison c'est surtout ne pas prendre tous ses désirs pour des ordres mais simplement les
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écouter et les analyser pour ne prendredans la lignée ici qui relie Spinoza à Epicureceux qui sont essentiels et naturels. En d'autres termes l'absurde ou l'homme absurde est celui qui n'écoute que ses désirs et qui oublie de les penser ou de les éduquer comme il se doit. C'est en quelque sorte un âne. L'âne qui opine et qui ne pense ni ne réfléchit pas à ce qu'il fait. C'est la brute qui à la fois n'écoute que ses désirs et finalement ne les écoute jamais. Ce texte en conclusion est donc une défense de la démocratie qui est bien souvent attaquée en philosophie et notamment dans une certaine lecture qui a pu être faite de Platon ou d'Aristote. Spinoza s'en fait le défenseur mais il indique à quelle condition une démocratie ne conduira pas à la déchéance de l'absurdité. Elle n'y conduit pas si elle éduque ses citoyens et si elle leur donne les moyens de se réaliser et de s'accomplir. Mais qu'est ce que s'accomplir ici ? Est ce être gavé de connaissances inutiles ? Spinoza nous rappelle que non, c'est apprendre à être soi, c'est à dire à ne pas subir le joug de désirs incontrôlésnon pas pour vivre dans l'austérité ou la misère économique, sociale, ou culturelleou dans le monachisme mais pour écouter vraiment ses désirs et apprendre à les réaliser. Or écouter ses désirs ce n'est pas exécuter leurs ordres nous rappelle Spinoza c'est leur donner les moyens d'être. Or être pour un désir ce n'est pas imposer sa loi à un homme car dans ce cas il devient un âne ou une bête c'est le mettre sur le chemin de sa propre, belle et grande nature qui est celle de l'humanité qu'il porte en lui et qu'il exprime avec ses différences et ses caractéristiques propres, avec les désirs qui sont siens.
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