A La croissance et ses aspects divers dans les pays capitalistes entre 1945 et 1973

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A La croissance et ses aspects divers dans les pays capitalistes entre 1945 et 1973

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A La croissance et ses aspects divers dans les pays capitalistes entre 1945 et 1973  I Les conditions pour une nouvelle croissance dans les pays développés d’économie de marché  Taux de croissance annuel moyen du PIB par tête en termes réels en %   1950-1955 1955-1960 1960-1965 1965-1970 USA4,2 2 4,7 3,1 (moyen) Japon 11,28,7 8,6 10 (très élevé) RFA 4,49,5 6,5 5 Royaume-Uni (très moyen)2,9 2,6 3,1 2,5 USA (assez bon) 5,4 5,84,2 5  On entend par termes réels le fait que l’on tienne compte de l’inflation. La croissance s’identifie à l’industrialisation et on peut encore parler de croissance industrielle. Elle est due à une conjugaison de facteurs et d’abord la mise en place de nouvelles règles pour les échanges.  a) mise en place de nouvelles règles du jeu pour les échangesLa  α) Un nouveau SMI  - Avant même la fin de la guerre on pense qu’il est nécessaire de mettre en place un SMI. Dans l’idéologie anglo-saxonne, la reprise ne peut se faire qui par une ouverture sur le monde. Un SMI est mis en place pour encourager les échanges de marchandises et de services et 45 états participent à la conférence de Bretton Woods à partir du 1er juillet 1944. On souhaite éviter le retour à la création de zones monétaires comme ce fut le cas après la crise de 1929 qui avait encouragé un fractionnement du commerce international. Est présent le Royaume-Uni dont la délégation est dirigée par Keynes, les USA dirigés par White, la France ainsi qu’une délégation soviétique qui y assiste sans y participer. Les objectifs sont de revenir à une stabilité des échanges part une parité fixe et d’exclure tout retour à l’étalon-or. On cherche aussi à supprimer le contrôle des changes et à rétablir une liberté de circulation des capitaux. Deux projets sont possibles : celui de Keynes et celui de White. La guerre n’étant pas terminée, les USA ont une position prépondérante car ils détiennent une grande partie du stock d’or et s’annoncent déjà comme vainqueur, c’est donc la proposition de White qui est un système monétaire assez classique de Gold Exchange Standard et qui avantage les USA qui est retenu. Sa mise en place est fondée sur trois principes. - 1) D’abord la libre convertibilité doit être garantie par les paiements du FMI qui est crée en même temps qui le SMI de manière à permettre un retour au libre-échange, mais l’application du principe n’est vraiment mis en place qu’en 1958 quand les pays européens et le Japon peuvent rétablir la convertibilité de la monnaie. - 2) La fixité des taux de change entre les monnaies. Chaque pays est tenu de déclarer la  parité de sa monnaie. Chaque pays défini sa monnaie par rapport à l’or et au $ sachant que le $ depuis la dévaluation de janvier 1934 représente un 35èmed’once d’or fin. Une once représente 31 grammes d’or. Avec ce système, les clés de voûte du SMI sont le $
et l’or. La convertibilité est assurée par l’obligation des USA de fournir l’or aux possesseurs de $ au cours légal notamment les banques centrales. Ces banques centrales qui ont des $ peuvent demander à les convertir en or. Les USA s’engagent à avoir un stock d’or égal aux billets en $ émis en circulation en valeur. Mais la fixité des parités n’est pas totale car le système de Bretton Woods autorise une marge de fluctuation de plus ou moins 1% par rapport à la parité des monnaies. Si les marges sont supérieures au marges autorisées, ce sont les banques centrales qui doivent intervenir sur le marché des changes en achetant ou vendant de l’or ou des $. - 3) Chaque état adhérent au système, en cas de difficultés passagères, peut obtenir un crédit automatique de la part du FMI par le moyen de tirage sur le capital du FMI. On peut obtenir des devises en échange de sa propre monnaie. Au départ, les capitaux du FMI sont fixés à 8 800 millions de $ avec 25% d’or et 75% de monnaies souscris par les paiements variables proportionnels à l’importance économique de pays. Les droits de tirage ne peuvent représenter que 25% par an pendant 5 ans du quotat national : cela permet de financer les économies en difficulté. Les USA tiennent la place la plus importante car ils ont en effet 28% des droits de vote et 31% des quotats. Il et prévu à Bretton Woods une révision de capital du FMI tous les 5 ans. Un premier relèvement intervient en 1960, puis en 1965 et en 1970. Il s’est avéré que les besoins en liquidités internationales soient supérieurs aux possibilités financières du FMI. D’autres ressources seront crées. - Ces règles doivent permettre de rendre la reconstruction de l’après guerre plus facile, de donner confiance, mais elles annoncent l’originalité de la position des USA. Le système ne peut fonctionner que s’il y a confiance dans la puissance économique des USA. La stabilité monétaire mondiale dépend de l’équilibre des balances extérieures américaines. La BIRD est crée et va être une concession des USA aux européens qui va accorder des prêts à long terme car se pose le problème de la reconstruction. L’ensemble des pays qui adhèrent au SMI a besoin de liquidités et le système est insuffisant. On est dans une situation de manque de $ à la fin des années 40 et au début des années 50. Les USA sont donc tentés de fabriquer des billets sans augmenter leur stock d’or. Au début, il y a une confiance dans les USA mais il risque un jour d’y avoir une perte de confiance.  β) Un nouvel ordre commercial  - Il avait été prévu à Bretton Woods une Organisation Internationale du Commerce. Mais, les textes n’ont jamais été ratifiés car les gouvernements nationaux n’acceptaient pas de conférer à une organisation internationale une partie de leur pouvoir. La souveraineté nationale est défendue. En octobre 1947, seront finalement mis en place les accords du GATT par 23 pays qui assurent un 5ème commerce du international. Ces accords se donnent comme objectif d’interdire toute pratique discriminatoire par l’adoption de la clause de la nation la plus favorisée. Les prélèvements douaniers doivent être les mêmes pour tous les pays avec lesquels on échange. Il y a interdiction du contingentement et diminution des droits de douane comme objectif. On fait le choix du libre-échange avec des mesures dans ce sens et en choisissant des états comme partenaire favorable à cet objectif. Ceci est fait dans l’optique de la reconstruction et du retour à la croissance stimulée par les échanges.