annexe informations complémentaires « liber floridus (1121), le ...

annexe informations complémentaires « liber floridus (1121), le ...

-

Documents
5 pages
Lire
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

  • cours - matière potentielle : la renaissance du xiie siècle
  • exposé
  page 1 / 5   annexe informations complémentaires « liber floridus (1121), le monde entier dans un livre » Dans « Liber Floridus (1121), le monde dans un livre », le STAM braque les projecteurs sur un ouvrage unique, une encyclopédie médiévale. Conservé à Gand depuis le XIIIe siècle, le Liber Floridus a été confié, peu après la fondation de l'Université de Gand en 1817, à la Bibliothèque universitaire sous la forme d'un prêt perpétuel.
  • flandre entre le ixe
  • villes de flandre
  • lambert dans la ville
  • stam
  • réfectoire de l'abbaye de la bijloke
  • liber floridus
  • mont- saint-michel
  • mont saint-michel
  • mont-saint-michel
  • xiie siècles
  • xiie siècle
  • ville
  • villes

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de visites sur la page 45
Langue Français
Signaler un problème
annexeinformations complémentaires « liber floridus (1121), le monde entier dans un livre »
date le 28 septembre 2011 contact Karen De Coene curatrice +32 (0)9 264 46 95 +32 (0)496 770 799 karen.decoene@ugent.be liens www.liberfloridus.be
Dans « Liber Floridus (1121), le monde dans un livre », le STAM braque les projecteurs sur un ouvrage unique, une encyclopédie e médiévale. Conservé à Gand depuis le XIIIsiècle, leLiber Floridusa été confié, peu après la fondation de l'Université de Gand en 1817, à la Bibliothèque universitaire sous la forme d'un prêt perpétuel. L'exposition parcourt soigneusement le manuscrit pour orienter le regard du visiteur au sein de l'univers de Lambert, l'auteur duLiber Floridus. La structure de l'exposition est double. Dans le couloir principal de l'ancienne abbaye de la Bijloke sont mises en lumière des images tirées de l'encyclopédie. Dans le réfectoire abbatial, le visiteur est invité à entrer dans l'univers de Lambert à travers ses sources, des manuscrits dont certains ont plus de 1000 ans. Mais avant tout, le visiteur a l'occasion de découvrir leLiber Floriduslui-même, tant en direct que virtuellement. le liber floridus ? « Liber Floridus (1121), le monde dans un livre » explore le contenu de cet ouvrage exceptionnel. Autrement dit, l'exposition ne se contente pas de montrer de belles images, mais présente aussi l'histoire qui se cache derrière l'œuvre d'art. e Au début du XIIsiècle, le chanoine du chapitre de Notre-Dame à Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais actuel, intitula l'encyclopédie qu'il rédigea « Liber Floridus » ou « Livre fleuri ». Selon ses dires, l'ouvrage résume les écrits d'auteurs chrétiens plus anciens que ses
page1 / 5
contemporains ne lisaient plus, afin de proposer au lecteur une image intégrale de la création. Lambert était l'un des premiers savants à composer une nouvelle e encyclopédie au cours de la Renaissance du XIIsiècle. Son grand exemple était incontestablement Isidore de Séville (560-636), dont les Étymologiesfurent maintes fois citées et paraphrasées, entre autres par Bède le Vénérable (673/4-735) et Raban Maur (780-856). Ces deux auteurs furent également des sources importantes pour Lambert. LeLiber Floridusn'est cependant pas une encyclopédie telle que nous nous la représentons aujourd'hui. Il s'agit d'une encyclopédie en e images, un genre qui n'est apparu qu'au XIIsiècle et dont d'autres exemples sont leDidascalicondeHugues de Saint-Victor (1120) et la Philosophia mundide Guillaume de Conches. Dans de tels ouvrages, les miniatures ne sont pas de simples illustrations, mais elles occupent une position autonome en tant que résumés de connaissances factuelles et théoriques qui, intégrées dans une même image, forment un tout indissociable. Les encyclopédies en images comprenaient de nombreuses représentations du monde, c'est-à-dire des cartes géographiques. Et s'il y a un domaine dans lequel la contribution de Lambert était éminemment personnelle, c'est bien la cartographie. Même si elle n'existait pas en tant que discipline autonome, et si l'exécution des cartes médiévales présente des différences avec celle des cartes actuelles, les mappemondes duLiber Floridussont à la base de la cartographie occidentale. le liber floridus au STAM Lambert compare son ouvrage à une assiette remplie de mets savoureux servis lors d'un banquet chez un roi fortuné. Voilà pourquoi l'ouvrage est exposé au réfectoire médiéval de l'ancienne abbaye de la Bijloke, au milieu des sources et d'œuvres qui y sont liées, invitant le visiteur à goûter aux connaissances que Lambert souhaitait préserver pour la postérité. « Liber Floridus (1121), le monde dans un livre » propose au visiteur de découvrir en détail un unique chef-d'œuvre. Les expositions de cette espèce sont de plus en plus prisées, partout dans le monde (voir par exemple : Judith H. Dobrzynski,One Masterpiece Can Go A Long
page2 / 5
Way,The Art Newspaper, septembre 2011; www.judithdobrzynski.com/10277/one-masterpiece-can-go-a-long-way). Alors que la vision du monde de Lambert est présentée dans le couloir principal, le réfectoire de l'abbaye de la Bijloke accueille 16 manuscrits. Il s'agit d'une sélection d'œuvres associées auLiber Floridus, dont quelques joyaux rares. L'attrait de ce trésor littéraire n'est pas uniquement visuel ; ces ouvrages contribuent également à la compréhension duLiber Floridusen le situant dans le contexte où il a été créé. La plupart des pièces prêtées proviennent de l'abbaye Saint-Bertin à Saint-Omer où, à l'époque, Lambert y a probablement eu accès. Complétés de manuscrits provenant des abbayes de Lobbes (Hainaut), de Hénin-Liétard (Nord de la France), de Saint-Hubert (Ardennes) et du Mont-Saint-Michel, ils témoignent de l'intense activité intellectuelle des écoles de chapitre et abbayes du Nord de la France et e e de Flandre entre le IXet le XIIsiècle. Trois des ouvrages présentés sont antérieurs à l'an mil. Ce sont des pièces rares parmi les manuscrits médiévaux, puisque les ouvrages du début du Moyen Âge et du haut Moyen Âge conservés jusqu'à présent sont nettement moins nombreux que les livres datant de la période du e e XIV auXVI siècle.La sélection privilégie en outre – autant que possible – les manuscrits de nature scientifique. Ceux-ci ne représentent qu'une infime partie du patrimoine, car les Bibles et autres écrits religieux sont beaucoup plus fortement représentés. De plus, les œuvres scientifiques ne comportent que rarement des illustrations, et parmi celles-ci les cartes géographiques ou représentations cartographiques sont d'une extrême rareté. L'une des pièces exposées est le superbe manuscrit desAratea de Leyde, composé vers 816 en Lotharingie et conservé actuellement à la Bibliothèque de l'Université de Leyde aux Pays-Bas. Ce chef-d'œuvre de l'enluminure carolingienne revient ainsi à Gand, ville où Jacob Susius l'acheta en 1574. Un ouvrage provenant de Cambrai est une e copie, réalisée au Xsiècle, de l'Apocalypse de Trêves. Tout comme les e e Aratea, ce manuscrit perpétue l'iconographie usuelle des Vet VI siècles, remontant à la fin de l'Antiquité et au début de l'ère chrétienne. Ces manuscrits illustrent donc parfaitement dans quelle mesure leLiber Floridusnous renvoie à un passé lointain. Cet aspect
page3 / 5
historique est également souligné par un exemplaire desÉtymologiese d'Isidore, datant du VIIIsiècle et détenu par la Bibliothèque royale. Une autre œuvre de tout premier plan qui a pu être incluse dans l'exposition est laBible de Lobbes(1084), conservée à Tournai. Son scribe, le moine Goderan, réalisa également laBible de Stavelot, l'un e des manuscrits mosans les plus importants de la fin du XIsiècle. Sur les cartels identifiant les manuscrits, un détail tiré de l'encyclopédie indique le lien avec la pièce exposée ; ce lien peut se situer au niveau du contenu ou être de nature iconographique ou stylistique. Lors de la sélection des œuvres devant faire l'objet d'un prêt, leur texte ne fut pas l'unique critère. En effet, l'attention est aussi allée aux liens manifestes entre l'œuvre en question et leLiber Floridus, ce qui a permis de rendre le récit plus captivant pour le visiteur. L'exposition a ainsi acquis une plus grande homogénéité, mais aussi des niveaux multiples, comme ses concepteurs l'ont voulu dès le départ. Cette multiplicité de niveaux de lecture doit en effet garantir le succès auprès de différents groupes de visiteurs, des simples curieux aux spécialistes. Même si l'accent est mis sur les images, « Liber Floridus (1121), le monde dans un livre » ne se contente pas de montrer des objets, mais raconte aussi des histoires. L'audioguide fournit une explication pour chaque objet exposé et évoque le contexte de création duLiber Floridus. L'emploi de l'audioguide est inclus dans le prix d'entrée ; il est donc disponible pour tous les visiteurs. lambert dans la ville Lambert de Saint-Omer composa sonLiber Floridusà l'époque où les villes de Flandre obtinrent leurs premiers privilèges. Saint-Omer, où résidait Lambert, joua un rôle de précurseur à cet égard. En 1127, quelques années après que Lambert ait achevé son ouvrage, la ville reçut une charte écrite des mains du nouveau comte de Flandre, Guillaume Cliton. L'importance de cette charte communale, la plus ancienne du comté de Flandre conservée à ce jour, est capitale. La vie citadine florissante en Flandre et dans le Nord de la France e favorisait le climat intellectuel de la Renaissance du XIIsiècle. Le Liber Floridusdate du tout début de cet essor. Lambert prolongea le e travail des prédécesseurs du XIsiècle qui, dans leur approche de la
page4 / 5
connaissance, cherchaient à rester en harmonie avec la tradition. Les textes, surtout, constituaient un canon auquel il était interdit de porter atteinte. Lambert exprima donc ses idées personnelles en interaction inventive avec les citations faisant autorité, et ce plus souvent en images qu'en paroles. L'image était pour lui un moyen de réflexion autonome. Pourtant, Lambert partageait avec les savants de la e Renaissance du XIIsiècle un grand intérêt pour les auteurs néoplatoniciens tels que Martianus Capella, Calcidius et Macrobe. Ce sont souvent de brefs extraits de leurs œuvres que Lambert agrémenta d'illustrations cosmographiques. Ce faisant, il aspirait à établir un équilibre harmonieux entre la tradition biblique et les conceptions néoplatoniciennes.
page5 / 5