CHAPITRE DEUX DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE A LA SOCIETE DE CONSOMMATION CROISSANCE CRISE ET MONDIALISATION

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CHAPITRE DEUX : DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE A LA SOCIETE DE CONSOMMATION : CROISSANCE, CRISE ET MONDIALISATION B. Crise des économies et des sociétés dans les années 70 et 80. Avec les années 70 arrive la fin de la forte croissance. Celle-ci se poursuit toutefois, mais à un rythme plus faible (entre 2 et 3% par an au lieu de 5%). On parle de « croissance molle ». La période s'accompagne d'un chômage massif et de fortes inégalités. On parle alors de « 30 piteuses » 1° Un changement de conjoncture ? Les bases de la croissance des 30 Glorieuses s'effritent : ? les taux d'équipement des ménages et des entreprises ont atteint un niveau de saturation, les besoins diminuent, la consommation stagne ou régresse. ? Les gains de productivité ont supprimé plus d'emplois qu'ils n'en ont crées ? L'inflation augmente dans les PDEM et atteint 4% en 1965, en moyenne. Cela pèse sur les coûts de production et les pouvoirs d'achat. ? Le chômage s'accroît. Il atteint 4% des actifs de l'OCDE au début des années 70 (moins important en République Fédérale allemande et au Japon), 5% aux Etats-Unis et l'ANPE est crée en 1967 en France. 2° Désordre monétaire et choc pétrolier La crise pétrolière est un révélateur d'une crise monétaire profonde.

  • politique

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  • pays producteurs

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CHAPITRE DEUX: DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE A LA SOCIETE DE CONSOMMATION: CROISSANCE, CRISE ET MONDIALISATIONB. Crise des économies et des sociétés dans les années 70 et 80.Avec les années 70 arrive la fin de la forte croissance. Celle-ci seoursuit toutefois, mais à un rythme plus faible (entre 2 et 3% par an au lieu de 5%). On parle de« croissancemolle ». La période s’accompagne d’un chômage massif et de fortes inégalités. On parle alors de« 30 piteuses » 1° Un changement de conjoncture Les bases de la croissance des 30 Glorieuses s’effritent: les taux d’équipement des ménages et des entreprises ont atteint un niveau de saturation, les besoins diminuent, la consommation stagne ou régresse. Lesains de productivitéont supprimé plus d’emplois qu’ils n’en ont crées L’inflationmente dans les PDEM et atteint 4% en 1965, en moyenne. Cela pèse sur les au coûts de productionet lespouvoirs d’achat. Lechômages’accroît. Il atteint 4% des actifs de l’OCDE au début des années 70 (moins important en République Fédérale allemande et au Japon), 5% aux Etats-Unis et l’ANPEest crée en 1967 en France. r2° Désordre monétaire et choc pétrolie La crise pétrolière est un révélateur d’une crise monétaire profonde. En effet, entre 1973 et 1980 , l’OPEPa multiplié par 12 le prix du pétrole brut. Un baril est équivalent à 159 litres et valait 2$ le litre .avant la crise,10$ en 1974 et 35$ en 1979 La crise éclate à l’occasion de laguerre du Kippouren octobre 1973, qui opposait l’Egypte et la Syrie à Israël. Entre 1979 et 1980, une seconde crise éclate pendant la guerre Iran/Irak. Dans les deux cas, les régions d’approvisionnement en pétrole sont perturbées et les pays producteurs comprennent que cette ressource essentielle est devenue une arme ! Cette énergie est en effet vitale pour les industries et les sociétés occidentales, fer de lance de la croissance. Les conséquences de cette augmentation du prix du pétrole furent les suivantes :
les facturespétrolières s’alourdirent pour les pays importateurs qui ralentissent du coup leur activité industrielle et font des économies de pétrole l’augmentation du prix du baril a produit des hausses de prix en cascade sur toute la filière de production qui dépendait du pétrole. L’inflation est importante et grandit encore à cause de la hausse du prix du pétrole. Elle atteint les 10% par an, 14% en France en 1980! Du coup, les taux d’intérêt augmente, l’argent devient « cher »,les achats de maison, voitures, équipement divers, enregistrent un coup de frein, par la même lace.stoppant croissan Une situation nouvelle destagflations’installe, c’est-à-dire de stagnation de l’activité conjuguée à l’inflation;
Les licenciementsse multiplient, le chômage progresse, la crise sociale s’installe. Les ouvriers les moins qualifiés et ceux des industries les plus vieilles sont les premières victimes. Pendant ce tems, l’inflation favorise les opérations spéculatives au détriment de laproduction. Laprospection off-shores’intensifie (la Grande Bretagne découvre d’ailleurs des gisements en Mer du Nord), et l’utilisation du nucléaire se propose comme une énergie alternative au pétrole.Les pays acheteurs diversifient leur source d’approvisionnement à l’extérieur du Moyen-Orient. Le Mexique, la Norvège deviennent des fournisseurs privilégiés.Les PDEM lancent des programmes d’économie d’énergie. L e passage à l’heure d’été se généralise.
Pourtant, si le déclencheur de la crise a bien été pétrolier, son oriine estlus ancienne et ses causes plus profondes. En effet, la croissance avait provoqué ungonflement de la masse monétaire etles Etats-Unis, dans un contexte de surmarmement et deuerre froide, avaient « fabriqué» de l’argent en me temps qu’ils creusaient leurdéficit budgétaire. Résultat: en 1971, on a5 fois plus de $ en circulation que d’or pour le garantir. Cela révèle un dérèglement complet duSMI. En réponse à cette situation, le15 août 1971, lerésident américain ré ublicain, Richard Nixon, annoncela fin de la convertibilité du $ en or. Lesaccords de le Jamaïque entérinerontcette décision en 1976 mettant fin, ce faisant, ausystème monétaire internationalinstitué àBretton Woods. Du coup, lestaux de change deviennentflottants,la rentabilité de l’investissement et des transactions commerciales devient incertaine, cela donne un coup de frein très net à la croissance. En outre, dans ce contexte, le maintien de taux bas pour le pétrole devient difficile à tenir pour les pays producteurs, donc, l’augmentation du prix du pétrole cherche à compenser la chute de la valeur du $. En effet, ce que l’on vendait 1$ avant 1971, rapporte désormais beaucoup moins.
Dans le même temps, unemasse de capitaux flottants etdépréciés «empoisonne» l’économie mondiale. On l’en purgera en proposant aux pays du Tiers monde des prêts. Ce placement idéal a compensé le repli des devises dont souffrent les PVD à cause des restrictions d’achat en pétrole et le faible cours des matières premières.C’est le premier pas vers« la crise de la dette ».
3° Les effets sociaux et politiques de la crise économique
Les réponses tentées furent d’abordkeynésiennes: en France, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni (voir doc 5 p.37).A la fin des années 70, s’amorceun tournant avec l’adoption de politiquesultra libérales: Margaret Thatcher en 1979 au Roaume-Uni et Ronald Reaan réublicain auxEtats-Unis en 1981.On parle alors denéolibéralisme, théorisé parF. von Hayek et l’école de Vienne*.La potion est amère et consiste en un désengagement des Etats dans les économies,d’unepolitique monétariste*conformément aux prescriptions del’école de Chicago et de Milton Friedman. Les taux d’intérêts sont maintenus à un niveau élevé, les monnaies sont fortes, les déficits budgétaires très réduits. En conséquence les dépenses des Etats sont limitées, c’est la« rigueur »,les entreprises peu rentables sont «sacrifiées »,les services publics diminuent, les privatisations augmentent et la déréglementation progresse.
Le coût social de ces politiques est très élevé même si certains effets de relance sont observés. C’est en tout état de cause la fin del’Etat rovidence. Letoyotismeremplace le fordisme et repose sur la flexibilité, la mobilité, laméthode OHNO des 5 zéros: «0 défauts, 0 délais, 0 stocks, 0 papiers, 0. Durant cette période, lesdélocalisationss’amplifient en direction de pays du sud, pour faire baisser les coûts du travail.
Dans ce contexte lechômage de masses’installe: 9% des actifs de l’OCDE au début des années 80. Il s’agit désormais d’un chômage de longue duréeui touche avant tout leso ulations les moins qualifiées : femmes, jeunes, immigrés. En parallèle laprécarité et le travail en intérimse développent. Denouvelles technologies continuent d’apparaître mais il n’y a pas de coïncidence entre les nouveaux emplois qu’elles génèrent et la main d’œuvre existante. Une hiérarchie des régions en découle: certaines se modernisent et sortent la tête de l’eau (régionsdes pôles de recherche par abritant exemple) tandis que d’autres s’enfoncent dans la misère parce qu’encore marquées par des industries anciennes, en crise (sidérurgie, métallurgie, textile). Ainsi la fracture sociale se creuse . Au Royaume-Uni, le nombre de pauvres triple entre 1977 et 1996. Lapaupérisation: ghettos, SDF, friches industrielles, desvilles se lit dans les paysages urbains naissance d’unuart monde. Cette misère croissante s’accompagne de tensions sociales et d’une ethnicisation des rapports sociauxqui fait le lit d’un racisme latent. L’im losion des solidarités politiques et syndicales entraîne le repli sur soi, l’isolement, l’individualisme et la« décitoyennisation »mise en évidence par Bourdieu. L’absence de cohésionsociale provoque des manifestations de violence :émeutes de Watts, LA 1965: 32 morts et 800 blessés. Les franges populaires des PDEM sont confrontées à desinsécurités socialeset en face, la classe politique perd de sa crédibilité dans des affaires de corruption ou par un immobilisme devant les effets de la crise. Ce nouveau contexte oliti ueest marué arl’abstention, la séduction de l’extrémisme (front national en France, Action directe, bande à Baader en Allemagne, Brigade rouge en Italie), développement des sectes, retour du religieux. Tous ces symptômes témoignent d’une quête de représentativité. D’autres fois, ce sont des mouvements associatifs (exemple: sos racisme en France, des mouvements de citoyens, des partis écologistes qui s’or» et préserver la démocratie.ganisent pour faire de la politique « autrement Celle-ci est en effet remise en cause par des extrémismes et l’abstention or c’est un régime politique fragile en cas de crise car il ne peut reposer que sur le consensus et l’adhésion volontaire.