Damien Bouvet
18 pages
Français

Damien Bouvet

Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

  • cours - matière potentielle : la pièce
  • mémoire
DOSSIER PEDAGOGIQUE Damien Bouvet Réalisé par Marion Martin, Corinne Longue Epée Pommier, Anne-Sophie Mellin, Pascale Nicq, Agnès Sajaloli, Delphine Romaire pour le Grand Bleu Le Grand Bleu - Etablissement National de Production et de Diffusion Artistique 36 Avenue Marx Dormoy - 59 000 LILLE 03.20.09.88.44 - -
  • série de métamorphoses
  • fou du roi
  • roi des rats
  • table rase
  • vêtement
  • vêtements
  • personnages
  • personnage
  • table
  • tables
  • proche au proche
  • proche en proche
  • spectacle
  • spectacles
  • élève
  • élèves
  • elève

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 48
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

DOSSIER PEDAGOGIQUE
Damien Bouvet
Réalisé par Marion Martin, Corinne Longue Epée Pommier, Anne-Sophie Mellin, Pascale Nicq, Agnès Sajaloli,
Delphine Romaire pour le Grand Bleu
Le Grand Bleu - Etablissement National de Production et de Diffusion Artistique
36 Avenue Marx Dormoy - 59 000 LILLE
03.20.09.88.44 - www.LEGRANDBLEU.COM - grandbleu@legrandbleu.comPetit cirque & Les petits toros
Création et jeu : Damien Bouvet
Spectacle tout public à partir de 3 ans.
Il était deux fois. Il était une fois un cuisinier qui avait décidé de faire son cirque à lui tout seul (domp-
tage d’otaries, équilibre sur le fil, cage aux fauves, ronde des chevaux et écuyère…) avec ses casse-
roles, ses gants de cuisine, un tire-bouchon, une côte de porc… Il était une fois un clown aficionado qui
avait décidé de reconstituer toute une corrida miniature (muleta, picadors, chevaux, musique de Bizet,
banderilles, matador, taureau, cris de la foule, éventail…) avec ses doigts de pieds.
Fait avec presque rien, le spectacle détourne les objets les plus triviaux du quotidien et leur redonne
un sens, une forme, une poésie, une dimension épique grâce à l’imaginaire et à la virtuosité de la
manipulation. En cela, il nous rend notre capacité à nous émerveiller de tout et à voir le monde avec
des yeux d’enfant.
Mise en scène : Jorge Pico
Régie générale : Pascal Fellmann
Production Cie Voix Off - Damien Bouvet
Taboularaza
Conception, voix et jeu en cube : Damien Bouvet
Spectacle tout public à partir de 4 ans.
Il était une fois une tête. Une tête posée sur un cube. Cette tête n’en fait qu’à sa tête. Il lui arrive
de rêver, de jouer, de chanter, de crier. De faire de la musique. D’inventer des histoires. D’avoir mal
ou d’aimer, d’oublier ou d’avoir peur. Il lui arrive des moustaches de chat, des jambes de lapin, des
oreilles d’âne. La tête est là. Avec elle, tout est là. Regards, émois, envies, et morceaux de bravoure.
Le monde, les sons, les mots. Les animaux et leurs petits. Babils et ritournelles. Des flots de paroles
surgissant comme lave d’un volcan. Une tête qui dévore le monde et le recrache en mots. Qui raconte
ce qu’est le langage, cette chose qui nous appartient à nous les humains. Cette chose dans quoi les
petits d’hommes s’aventurent et grandissent, par quoi ils découvrent le monde, le nomment et l’appri-
voisent, de proche en proche, de loin en loin. La tête est là et l’idée est simple. Et incroyable : l’acteur
est beaucoup plus petit que ses spectateurs, qui vont venir regarder et écouter un être plus petit
qu’eux. Comme lorsqu’ils se penchent au dessus d’une cage de lapin nain ou de hamster. L’homme-
tête est là, minuscule, et les mots vont jaillir de sa bouche, emplir l’espace, percuter le plafond des
théâtres. C’est la tête de Damien Bouvet. Tête de clown, tête à paroles, tête rase sur table rase. Tête
à enfants gourmands, curieux, bruyants. La tête est là et avec elle, tout un petit théâtre. Un spectacle
pour les enfants.
Conception, texte en cube : Ivan Grinberg
Mélodies et créatures sonores : Guillaume Druel
Mousses et appendices : Pascale Blaison , Carole Allemand
Evidage, opérations, mécaniques et lumières : Pascal Fellmann, Olivier Lagier
Peinture cubique : Claire Niquet
Coproduction Cie Voix –Off et Grand Bleu - ENPDA à Lille
La Cie Voix-Off est conventionnée par la Drac Centre
Remerciements à Christophe Boisson, au Théâtre Dijon BourgogneVox
De et avec : Damien Bouvet
Spectacle tout public à partir de 13 ans.
Il était une fois un drôle de personnage vêtu d’une culotte en peau de mouton qui avait envie de
naître, et de sortir de son cocon initial. Une fois sorti, il réalise qu’il n’y voit rien. Il se colle sur les
yeux des prunelles métalliques, qui se mettent à tinter. Il s’aperçoit alors que son corps produit des
sons. Et la grande aventure du langage commence…
Mise en scène : Jorge Pico
Univers sonore : Guillaume Druel
Costumes et accessoires : Charline Bauce
Coproduction Cie Voix Off - Damien Bouvet, La Rose des Vents - SN de Villeneuve d’Ascq
Chair de papillon
Création et jeu : Damien Bouvet
Spectacle tout public à partir de 9 ans.
Il était une fois un Père Noël un peu singulier, qui s’introduisait dans les maisons pour voler les chaus-
sures que les enfants avaient déposées au pied de la cheminée, et sciait leur sapin enguirlandé avant
de s’enfuir et de se transformer en Petit Chaperon Rouge. Un petit chaperon rouge obèse qui cherchait
le loup en exhibant ses grosses fesses avant de se transformer en Blanche Neige. Une Blanche Neige
qui dévorait sa pomme jusqu’au trognon en s’énervant de ne pas tomber empoisonnée et de ne pas
pouvoir ainsi profiter du baiser du prince…
Reprenant à son compte les personnages de contes de fées en les réinterprétant de façon très
personnelle, le spectacle procède par métamorphoses successives, qui sont autant de morts et de
renaissances, et qui finissent par raconter l’histoire d’un homme devenu grand qui n’a pas tué l’enfant
qui sommeille en lui.
Mise en scène : Jorge Pico
Création lumière : Marie Vincent
Création son : Francine Ferrer
Régie générale : Pascal Fellmann
Régie plateau : Pascal F
Régie son et lumière : Olivier Lagier
Costumes : Charline Beaucé
Plasticienne : Pascale Blaison
Accessoires : Patricia Grattepaille
Conseiller artistique : Alain Jugnon
Production Cie Voix–Off - Damien BouvetDamien Bouvet
Damien Bouvet sera notre compagnon de route pour cette saison ainsi que pour les saisons à venir.
Nous accueillons cette année quatre de ses spectacles dont une création.
Damien Bouvet est un artiste pluridisciplinaire, un touche à tout. Il est à la fois clown, poète, mani-
pulateur, conteur, comédien, prestidigitateur, ou encore toréador. Ses spectacles s’adressent à tous,
petits et grands et font retomber le public dans une enfance parfois oubliée. Damien Bouvet n’a pas
perdu ses souvenirs d’enfance, ses créations en sont remplies, il reconstitue un cirque avec des
couverts, crée une corrida avec ses doigts de pieds, nous présente des personnages de contes sous un
nouveau jour… Pour l’artiste, le théâtre se fait de mémoire, chaque souvenir peut donner naissance à un
nouveau personnage, ou à un nouveau spectacle.
Damien Bouvet pose la question, dans ses spectacles, de la communication entre les êtres, comment
se parler quand on n’a pas le même âge, comment s’exprimer autrement que par la parole, le corps
peut-il être un mode de communication ? Le corps de Damien Bouvet s’exprime, parle, par des bruits,
des gestes, du mime... toujours avec beaucoup de poésie, afin de toucher les êtres les plus sensibles.

Quatre thématiques sont proposées pour aborder les quatre spectacles de Damien Bouvet. Pour plus de
lisibilité, les spectacles qui se rattachent à chacune des thématiques sont précisés entre parenthèses,
juste après les titres de chaque partie.
1. Métamorphose du corps (Chair de papillon / Taboularaza)
Damien Bouvet est un clown, il joue avec les expressions, sa voix, son corps, mais il utilise égale-
ment des postiches, du maquillage, des déguisements. Dans Chair de papillon, le comédien joue
à la fois le Petit Chaperon Rouge, le Père Noël, Blanche Neige et le Roi des rats. Il utilise pour
cela un costume fait de mousse et de tissus qui le métamorphose, et lui donne l’apparence du
personnage. Ce costume est comme une deuxième peau, une prothèse qui viendrait amplifier le
corps de l’artiste, le soutenir dans le travestissement.
a. Déguisement et transformation
De nombreux artistes au XXe siècle ont travaillé sur le thème du déguisement ou du travestis-
sement, pour revendiquer, dénoncer ou parodier certaines attitudes induites par la tradition… Le
déguisement permet de nombreuses transformations. Que ce soit les traditions carnavalesques ou
un travail artistique engagé, le déguisement témoigne de notre rapport au monde. Avec quelques
artifices soigneusement choisis, on peut facilement devenir un autre.
Un vêtement qui transforme mon aspect physique, qui raconte une histoire…
En partant du spectacle de Damien Bouvet Chair de Papillon, nous pouvons interroger les élèves
sur le sens que produit le vêtement : quels sont les codes anciens et actuels ? Que signifie le vête-
ment : une représentation du pouvoir, une place ou une fonction particulière dans la société, une
appartenance à un groupe d’individu… ?
Dans Chair de Papillon, le vêtement est une seconde peau, un déguisement qui nous permet de
suivre le fil de l’histoire.Proposition : « Je est un autre »
1. Mettre à disposition des élèves quelques accessoires (un foulard, un chapeau, un châle, un
collier, une paire de lunettes…)
2. Par groupe de deux, leur demander d’utiliser les accessoires ou une partie, de manière à créer
une série de personnages différents. Comment vont être utilisés les accessoires ? Comment les
réinvestir pour faire croire qu’il s’agit d’un autre personnage…
3. Des prises de vue peuvent être effectuées.
4. Suite à cet exercice, des petits textes peuvent être écrits pour inventer la biographie fictive de
ces personnages.
Proposition : « Je deviens un personnage célèbre ou un personnage de tableau »
1. Demander aux élèves de choisir une œuvre parmi une liste proposée (que vous aurez préalable-
ment préparée en vous inspirant des œuvres du dossier).
2. Les élèves doivent rendre hommage à l’œuvre en se mettant à la place du personnage principal.
3. Après une courte analyse de la composition : les élèves se questionnent sur la notion
d’imitation, comment reproduire la même posture, le même décor, quels accessoires seront
indispensables pour faire référence à l’œuvre ?
Figure 4Figure 1 Figure 2 Figure 3
Figure 1 : LE CARAVAGE, Autoportrait en Bacchus, 1593
Figure 2 : Cindy SHERMAN, Untitled #224, 1990
L’artiste américaine rend ici un double hommage à la divinité romaine Bacchus et au Caravage. Elle
reprend la pose, les accessoires présents dans l’œuvre du Caravage, pour imiter le modèle initial. Seul
l’éclairage et le fond créent un léger décalage. La lumière plus froide et crue modifie légèrement le sens de
l’œuvre : Le Bacchus se détache du fond par un effet de contraste, ce qui renforce davantage sa présence
et produit une sensation d’étrangeté.
Figure 3 : Henri CARTIER-BRESSON, Jean-Paul Sartre et Fernand Pouillon, Pont des Arts, 1946
Figure 4 : Olivier BLANCKART, Moi en Jean-Paul Sartre, 2000
Tout comme Cindy Sherman, l’artiste français Olivier Blanckart s’approprie une image d’un photographe
célèbre. Si on reconnaît explicitement la référence, Olivier Blanckart effectue tout de même quelques
modifications. L’éclairage n’est plus tout à fait le même. Le pont et l’architecture s’évanouissent à l’arrière
plan. Jean-Paul Sartre occupe d’avantage d’espace et se retrouve au premier plan, l’architecte Fernand
Pouillon a été effacé. Finalement Olivier Blanckart remet en cause l’« instant décisif » cher à Cartier
Bresson. A l’ère des techniques de communication, ne peut-on pas modifier et refaire les images à l’infini
afin de créer de nouvelles histoires ?Proposition : Histoire des Arts
Etude de cas : « Des vêtements rituels à une pratique plus contemporaine : Le costume : quelles
significations ? »
Références possibles :
Tenues rituelles amérindiennes, africaines, indiennes… Une recherche sur la symbolique des
couleurs, des accessoires peut être proposée.
James ENSOR, L’intrigue, 1890 : Le masque et le déguisement comme critique de la société et de
ses conventions.
Rebecca HORN, Unicorn, 1970 : Ici, le vêtement se fait magique, protecteur et « soigneur ». Les
bandages recouvrant une partie du torse de l’artiste font référence à certaines représentations du
corps souffrant tel que celui de l’artiste Frida Kahlo. Ce vêtement devient également « vêtement
citation » ou « vêtement mémoire ».
Proposition : « Des camarades hybrides »
1. Les élèves reçoivent chacun leur portrait photocopié.
2. Ils se mettent par groupe de deux ou trois
3. A l’aide de leur portrait photocopié et en utilisant la technique du collage, ils doivent composer
de « nouvelles têtes ». Comment associer des éléments issus de différentes images ? Comment
rendre plausible ce portrait ou au contraire tomber dans la caricature…
Cette proposition peut être déclinée en utilisant la technique de l’infographie avec un logiciel de
retouche d’images.
4. A l’oral, on peut chercher une identité à ce nouveau camarade soit en l’inventant de toute pièce,
soit en mélangeant les syllabes des noms et prénoms des élèves concernés.
Figure 5 Figure 6 Figure 7
Figure 5 : LAWICKMÜLLER, La folie à deux (série de couples d’artistes), 1996.
Friederike van Lawick et Hans Müller sont un couple d’artistes qui questionnent l’identité.
A travers 16 clichés, un morphing ( le morphing consiste à consiste à fabriquer une animation qui trans-
forme de la façon la plus naturelle et la plus fluide possible un dessin initial vers un dessin final )est opéré
entre les deux personnes de manière graduelle.
L’un va devenir l’autre et inversement. La question du rapport et du lien entre les deux individus est posé.
La personnalité peut être interchangeable. Peut-on se perdre ou se modifier au contact de l’autre ?
Figure 6 : ORLAN, Self hybridation reconfiguration, précolombien n17b
Orlan, artiste française, travaille essentiellement sur la question de l’identité féminine et réalise ici la
synthèse de canons de beauté issus de différentes civilisations et époques. Ces images hybrides
interrogent la validité de ces modèles.

Figure 7 : Nancy BURSON, First Beauty Composite, 1982
Cette artiste américaine utilise la technique du morphing pour fusionner des images de star et créer des
beautés étranges et hybrides. Dans First Beauty composite, elle fait la synthèse des portraits de Bette
Davis, Audrey Hepburn, Grace Kelly, Sophia Loren et Marilyn b. Le vêtement transformable, modulable
Comme nous l’avons indiqué ci-dessus, Damien Bouvet utilise un déguisement pour jouer diffé-
rents personnages, notamment dans Chair de Papillon. Son costume est transformable. Au cours
de la pièce, Damien Bouvet le modifie et le fait évoluer.
Il s’engage alors une série de métamorphoses qui l’amène au dernier conte, moins léger que les
autres…
Proposition : « Un vêtement qui soit plus qu’un simple vêtement »
En partant des transformations opérées par Damien Bouvet par l’intermédiaire de son costume,
nous pouvons questionner les élèves sur l’évolution du vêtement dans notre société moderne.
De nombreuses recherches sont menées, notamment sur le modulable qui doit pouvoir
répondre à certaines situations, parfois extrêmes et liées au nomadisme.
1. Dans un premier temps, on questionne les fonctions et les usages du vêtement. Puis, on
interroge la notion de nomadisme et des usages qu’implique ce mode de vie.
2. Pour répondre à un usage lié au nomadisme, au déplacement, comment les vêtements
pourraient-ils être modifiés ?
3. Sous forme de croquis, d’esquisses, faire des propositions qui présenteraient le vêtement et ses
transformations.
4. Toujours sous forme graphique, proposez une mise en situation des vêtements pour montrer les
différents usages.
Figure 8
Depuis une dizaine d’années, de nombreux stylistes et plasticiens créent
des vêtements modulables et transformables. Ils peuvent ainsi répondre
à de nombreux usages.
Figures 8 : C.P. Compagny, Veste gonflable convertible en fauteuil, collec-
tion printemps/ été 2001
Figure 9 : Lucy ORTA, Refuge wear, 2001
Lucy Orta, d’abord styliste, se consacre depuis une vingtaine d’années
à des recherches plastiques autour du vêtement vécu, non pas comme
seconde peau, mais comme refuge. Elle réfléchit, avec son compagnon
Jorge Orta, à des formes vestimentaires pouvant répondre à des besoins
de première nécessité : dormir dans n’importe quel endroit, se protéger
des agressions extérieures (climatiques, sociales…).
Figure 9La métamorphose du corps peut être envisagée dans le cadre d’une modification de ses propres
fonctions corporelles.
Taboularaza questionne également la place des accessoires et notamment de la prothèse. Damien
Bouvet équipe sa tête d’un casque avec une fourche télescopique afin de jouer un morceau de
musique. Cette prothèse permet au comédien de se passer de l’intervention de ses mains. On peut
demander aux élèves d’inventer un objet qui permettrait de faciliter une action corporelle et de
réfléchir sur la notion de handicap.
Proposition : « Un rapport poétique entre l’homme et l’objet »
1. Les élèves choisissent une fonction inhérente à un objet ou à une machine : Je deviens table,
chaise... Je sers à accueillir quelqu’un ou à recevoir des objets
2. Ils se mettent en scène et miment l’objet (ou la fonction) de l’objet. Les camarades doivent
deviner en quoi ils se sont transformés.
3. Etant donné, que ces objets sont vivants, que pourraient-ils faire de plus ? Les élèves imagi-
nent de nouvelles fonctions. « L’homme-chaise » pourrait se rendre spontanément auprès des
personnes fatiguées… Imaginer alors un type de déplacement particulier.
Figure 10
Figure 11
Figure 10 : Steven COHEN, Chandelier, Johannesburg, 2002,
Steven Cohen est un danseur, performeur, qui utilise le dégui-
sement et le travestissement pour incarner ses rôles, ici un
chandelier lui sert de robe.
Figure 11 : Travail collectif de Peter de Bie, Frank Dierens : Joe
Roets et Anton van Haver, Table pour un Roi fou, 2000, spectacle
Coupe royale.
Au cours de ce spectacle, le fou du roi apparaît aux spectateurs
au milieu de la table. Seule sa tête est visible mais elle est com-
plétée par le mobilier.
Figure 12 : Visuel du spectacle Taboularaza
Figure 12
Damien Bouvet nous propose une image peu flatteuse du Petit Chaperon Rouge. En s’appuyant
sur une série de représentations, nous pouvons interroger l’évolution de ce personnage de conte.
Comment traverse-il les époques ? Que nous dit le Petit Chaperon Rouge au fil des représentations
proposées par différents domaines artistiques ?Histoire des Arts : Evolution et transformation d’un personnage de conte à travers différents
domaines artistiques :
Etude de cas : Le chaperon rouge
- De Gustave Doré à Damien Bouvet : Quatre représentations du Petit chaperon rouge.
- Quel message délivre les images ? Est-ce conforme à la version originale du conte ?
- Quels sont les codes récurrents (couleurs, accessoires, personnages) qui nous permettent de dire
qu’il s’agit bien du Petit chaperon rouge...
Figure 15
Figure 16
Figure 13 Figure 14
Figure 13 : Gustave DORE, illustration pour le Petit Chaperon Rouge, 1867
Figure 14 : Tomi UNGERER, illustration pour le Petit Chaperon Rouge, 1974
Figure 15 : Photogramme de la campagne publicitaire pour le parfum Chanel n°5 réalisée par Luc BESSON,
1998 : http://www.dailymotion.com/video/xxurw_shortfilms
Figure 16 : Photographie du Spectacle Chair de Papillon. Damien Bouvet en Petit Chaperon Rouge.2. Langage et communication (Vox / Taboularaza)
Le titre du spectacle Taboularaza pourrait faire appel au sens propre du mot latin, traduit par
« table rase ». A la naissance, l’enfant est vierge de tout, il apprend petit à petit, et s’approprie le
langage au contact des autres. Damien Bouvet accorde une autre explication à ce titre, Taboularaza
signifiant Boule à zéro.
a. Déguisement et transformation
Damien Bouvet dans la pièce Vox, aborde la question du langage et de sa naissance chez l’être
humain. Le spectacle débute par la naissance d’un être, qui découvre que son corps peut
produire des sons. Ces sons peuvent être un moyen de communiquer avec le monde. Mais avant de
percevoir la communication, ce personnage comprend qu’il existe par le bruit qu’il produit.
S’exprimer par des sons est courant, nous prononçons des onomatopées tous les jours, ils font
partie de notre vocabulaire courant. Ces onomatopées sont très présentes dans la BD et sont une
sorte de code qui nous aide à comprendre les situations.
Certains artistes prononcent ou écrivent des sons qui font parfois penser à un langage, mais qui
ne sont créés que pour la mélodie.
Proposition : « Phrases d’onomatopées »
1. Sur une portée, demander aux élèves de placer différentes onomatopées.
2. Par groupe ils tentent de créer une phrase musicale en disant à voix haute les différentes
onomatopées.
Proposition : « Créer des onomatopées »
1. Demander aux élèves de mimer ou de photographier des actions simples (marcher, désigner,
appeler quelqu’un…)
2. A partir de ces actions, imaginer, par petits groupes, de nouvelles onomatopées pour les
représenter. Ces onomatopées peuvent être prononcées à voix haute et accompagnées par le mime.
Elles peuvent aussi être rajoutées sur les prises de vue. Il faudra alors réfléchir à la relation texte
/ image.
Proposition : « Civilisation inconnue venue d’ailleurs »
1. Demander à l’ensemble de la classe d’imaginer une civilisation inconnue : Quelles seraient les
traditions, l’aspect physique de ces êtres ?
2. A l’aide de ces informations, les élèves, par petits groupes, doivent inventer un nouveau langage
oral. Ils peuvent, par exemple, se baser sur un court texte en français et improviser une traduction
dans la nouvelle langue.
Figure 17: Hugo BALL en costume déclamant
Karawane. Figure incontournable du mou-
vement Dada, Hugo Ball a écrit plusieurs
poèmes sonores qu’il déclamait en public
lors de soirée organisée au Cabaret Voltaire
à Zurich. Il revêtait pour cette occasion son
costume « d’évêque » en papier satiné.
Figure 18 : Interprétation typographique du
poème Karawane d’Hugo Ball paru en 1917.
Figure 17
Figure 18