DP colloque le Sang Marseille le 12,13 et 14.10.2011
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  • cours - matière potentielle : la guerre
3 Dossier de presse : Le Sang : enjeux anthropologiques, éthiques, juridiques et politiques – Marseille le 12,13 et 14/10/2011 DOSSIER DE PRESSE 3 jours - 3 thématiques Echangeons ! Faculté de médecine de Marseille Timone Amphithéâtre Maurice Toga 27, Boulevard Jean Moulin, 13005 Marseille Contact presse : Alexandre Talamoni 04.91.17.03.73 / 06.83.81.21.49
  • enjeux politiques actuels
  • dérogation au principe de la gratuité
  • transfusion sanguine
  • part dans le système des représentations
  • échelle nationale
  • échelle national
  • échelles nationales
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  • sens
  • sang
  • dons
  • don

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DOSSIER DE PRESSE





3 jours - 3 thématiques
Echangeons !
Faculté de médecine de Marseille "Timone"
Amphithéâtre Maurice Toga
27, Boulevard Jean Moulin, 13005 Marseille



Contact presse :
Alexandre Talamoni
04.91.17.03.73 / 06.83.81.21.49


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Dossier de presse : Le Sang : enjeux anthropologiques, éthiques, juridiques et politiques – Marseille le 12,13 et 14/10/2011

SOMMAIRE

INTRODUCTION ..................................................................................................................................................... 5
Fusion des trois universités ..................................................................................................................................... 6
ENJEUX ANTHROPOLOGIQUES .......................................................................................................................... 7
ENJEUX ETHIQUES ............................................................................................................................................... 8
ENJEUX JURIDIQUES ............................................................................................................................................ 9
ENJEUX POLITIQUES .......................................................................................................................................... 10
Mercredi 12 octobre 2011 ................................................................................................................................... 11
Enjeux anthropologiques et juridiques ................................................................................................................... 11
SEANCE 1 : La transfusion sanguine : repères anthropologiques et juridiques (Président : Bernard Andrieu,
philosophe) ............................................................................................................................................................ 12
SEANCE 2 : Cultures et don de sang : perceptions, représentations, pratiques (Présidente : Dominique Chevé,
anthropologue) ...................................................................................................................................................... 15
Jeudi 13 octobre 2011 ......................................................................................................................................... 18
Enjeux éthiques et médico-scientifiques................................................................................................................ 18
SEANCE 3 : donner et recevoir, l’éthique médicale face au multiculturalisme (Présidente : Laurence Marion, EFS)
.............................................................................................................................................................................. 18
SEANCE 4: Les usages du sang de cordon ombilical. .......................................................................................... 21
Vendredi 14 octobre 2011 ................................................................................................................................... 24
Enjeux éthiques et politiques ................................................................................................................................. 24
1 / Communication éthique et autosuffisance ........................................................................................................ 24
2 / Le don, engagement associatif et mobilisation de la société ............................................................................ 24
3 / L'Europe a-t-elle toujours une préférence pour le don éthique ? Du débat national aux interrogations
communautaires .................................................................................................................................................... 25
Organisateurs : ...................................................................................................................................................... 26
Présentation des institutions .................................................................................................................................. 28

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Dossier de presse : Le Sang : enjeux anthropologiques, éthiques, juridiques et politiques – Marseille le 12,13 et 14/10/2011
INTRODUCTION

« La nature paradoxale des propriétés présentées par le sang, aussi bien que la diversité
des systèmes de représentations faisant usage de ces propriétés, ou encore le nombre de
champs de discours et de pratiques où le sang intervient – la chasse, la guerre, la
biomédecine, l’économie, la politique, le droit, la parenté, l’ethnicité et la religion - ,
interdisent de livrer du sang une analyse au singulier »
(Stephen Hugh-Jones, Analyses de sang, Terrain 56 :8, 2011)

Pourquoi un colloque sur le sang ?

« Donné », « partagé », « transfusé », « fractionné », « matière première » et
« substance corporelle », le sang et les pratiques de don ou les usages du sang à des fins
thérapeutiques et scientifiques, sont un prisme et un reflet du social.
Le sang, liquide vital, est un élément du corps surdéterminé historiquement et
symboliquement, à la fois universellement et particulièrement. En effet, les cultures
l’investissent de représentations à la fois diverses et puisant dans un fonds commun de
l’humanité.
Elément précieux, renouvelable et rare, le sang est aujourd’hui l’objet d’enjeux
sociaux, médico-scientifiques, de santé publique : les questions du don de sang, de la
gratuité et de l’anonymat, de l’auto-suffisance nationale des produits sanguins, dès lors que
l’on veut préserver les valeurs éthiques de bénévolat mais également celles de sécurité et de
qualité dans la transfusion, dans les greffes de cellules souches, dans la transplantation
d’organes, renvoient aujourd’hui nécessairement à des enjeux anthropologiques, éthiques et
juridiques mais également politiques.
C’est alors la complexité de cet « objet » sang, des usages et des pratiques comme
des normes, des prescriptions et des proscriptions qu’il suscite, que ce colloque international
entend aborder, en prenant résolument le risque d’une pluridisciplinarité effective.


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Fusion des trois universités

La fusion des trois universités, Université de Provence, Aix-Marseille I; Université de la
Méditerranée, Aix-Marseille II; Université Paul Cézanne, Aix-Marseille III est aujourd'hui une
réalité. Cette nouvelle université comprendra 70 000 étudiants, 7500 personnels, 130 Unités
de recherche. Elle apportera une réelle valeur ajoutée au site académique unifié d'Aix-
Marseille.

De part la lisibilité qu'elle apportera aux différents secteurs de formation, l'interdisciplinarité
qu'elle favorisera, la meilleure structuration de la recherche qu'elle permettra, elle constituera
un atout considérable au développement socio-économique de notre région.

Ce premier colloque "Le sang: enjeux anthropologiques, éthiques, juridiques et
politiques" est la concrétisation dès à présent du lien interdisciplinaire que permettra
de créer ce nouvel établissement.








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Dossier de presse : Le Sang : enjeux anthropologiques, éthiques, juridiques et politiques – Marseille le 12,13 et 14/10/2011
ENJEUX ANTHROPOLOGIQUES

L’un des aspects de cette complexité transparait, par exemple, dans la question de
l’échange du sang. Il y a nécessité de conjuguer une approche de l’échange des fluides
corporels entre personnes proches ou entre prochains et une analyse des symboliques du
don d’un élément du corps, le sang, pour sensibiliser les communautés diverses, en France,
à des fins thérapeutiques et de santé publique.
Il s’agit de mieux comprendre les freins au don (difficultés liées à la question de
l’anonymat par exemple, pour certaines populations), mais aussi les représentations de
l’altérité, de la filiation, de la parenté liées au sang, afin de donner les mêmes chances de vie
et de soins aux personnes, en termes d’informations, mais aussi de possibilité réelle de
santé.
Le partage d’un même sang comme les conduites altruistes et compassionnelles que
le don de sang semble présupposer, varient selon les contextes culturels. Dès lors, dans une
même société, les personnes répondent à des logiques comportementales différentes,
notamment en raison de leurs diversités de provenances, d’imaginaires et de croyances
collectives.
Il s’agit alors, de se confronter à ces différences, sans quoi aucune compréhension
pertinente de la complexité de ces questions autour du sang et des usages qui lui sont liés
ne peut être élaborée et, de fait, l’approche anthropologique peut éclairer les actions
thérapeutiques, bio-médicales majeures et nécessaires pour les populations.
En retour, pour les anthropologues du corps, à l’ambivalence du sang comme
symbole de vie et de mort, au paradoxe du sang lui-même comme substance et symbole, à
la complexité et à la diversité des déterminations dont le sang est l’enjeu, se surajoute
l’ambiguïté du sang comme « matière première », issue du corps, « donnée » mais dont le
traitement et la distribution ont un prix dans la société actuelle.
Cette complexité, liée aux déterminations historico-juridico-politiques du sang, doit
inciter l’anthropologue bio-culturel à se réinterroger sur la pratique actuelle du don de sang à
la lumière des travaux des juristes, des éthiciens et des praticiens.


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ENJEUX ETHIQUES

Le sens de la justice réclame que chacun reçoive selon ses besoins. Mais que faire
lorsque la demande est supérieure à l’offre ? En la circonstance, si la demande de sang
augmente plus vite que les ressources disponibles, faut-il établir un ordre de priorité ? Sur la
base de quel(s) critère (s) ? Doit-on, par exemple, accorder priorité aux receveurs qui
apportent avec eux des donneurs, comme cela se passe en matière de don d’ovocytes ? Si
le sang devient un bien marchand, y-a-t-il encore un sens à parler de « don » ? Peut-on
imaginer des compromis qui nous permettraient d’éviter de sacrifier une valeur à laquelle
nous attachons de l’importance ?
L’éthique est une réflexion qui naît d’un conflit entre nos valeurs. En présence de
dilemmes moraux, nous devons croiser nos points de vue de façon collégiale et
pluridisciplinaire. Schématiquement, dans les discussions en éthique, nous raisonnons tantôt
de façon déontologiste, tantôt de façon utilitariste :
- Nous sommes déontologistes (deon en grec signifie « ce qui doit être fait »), lorsque nous
mettons l’accent sur nos devoirs, en écartant les arrière-pensées stratégiques et les calculs
de l’intérêt bien compris. Une conduite est éthique quand elle est désintéressée, sans attente
de réciprocité. Elle repose sur le devoir de traiter chaque personne comme ayant une valeur
absolue (« dignité »), sans tenir compte des particularités propices aux discriminations (sexe,
religion, âge, état de santé, origine ethnique, statut socio-économique, etc.). Le devoir de la
société est d’estomper les différences entre malades et bien-portants, de sorte que la vie des
premiers ressemble le plus possible à celle des seconds.

-Selon le régime d’argumentation utilitariste, une conduite est moralement recevable
lorsqu’elle permet de soulager la plus grande quantité de souffrance du plus grand nombre
de personnes possibles. Nous devons prendre en compte les conséquences de nos choix et
établir des priorités en fonction de l’espérance et de la qualité de vie des personnes à
soigner. Ainsi, si nous avons l’assurance qu’en rétribuant le don de sang, nous augmentons
nos chances de sauver le plus grand nombre de personnes possible, alors la société a le
devoir de permettre une dérogation au principe de la gratuité. De même, s’il est avéré que
les ressources des pouvoirs publics sont insuffisantes pour parvenir à développer la
recherche, on acceptera de faire appel au concours de banques de conversation de sang à
usage autologue ou allogénique.
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Dossier de presse : Le Sang : enjeux anthropologiques, éthiques, juridiques et politiques – Marseille le 12,13 et 14/10/2011
ENJEUX JURIDIQUES

Ce colloque des 12 au 14 octobre prochains ne pouvait se dérouler sans évoquer les
enjeux juridiques que posent le sang ainsi que toutes les activités l’entourant. En premier
lieu, la notion même de « sang » entraîne différents questionnements quant à sa qualification
juridique. En second lieu, les activités liées au sang telles que le don de sang ou la
transfusion sanguine se heurtent à différents concepts juridiques de droit commun mais
doivent également cohabiter avec ces derniers.
Cela nous amènera donc, lors de ces journées, à nous poser des questions telles
que celles de savoir comment appréhender la problématique de la responsabilité d’un
professionnel qui aurait imposé une transfusion en passant outre le refus du patient ? Ou
encore à se questionner sur l’évolution des fondements et de la nature de la responsabilité
pouvant être engendrée, notamment depuis les grandes catastrophes sanitaires que notre
pays a connues telles que la transmission du SIDA ou de l’hépatite C par transfusion
sanguine.
Ou bien encore, nous serons amenés à réfléchir aux raisons pour lesquelles le tabou
de la gratuité du don de sang est maintenu en France alors que les donneurs rétribués
existent dans des pays comme l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie ou encore les USA.
Ces concepts pourront alors conduire notre réflexion sur la conservation du sang de
cordon au sein de banques privées, interdites en France mais existant dans nombre de nos
pays voisins ainsi qu’aux Etats-Unis.
Autant de réflexions qu’il est nécessaire de mener sur un plan juridique tant à
l’échelle nationale qu’internationale dans un colloque comme celui-ci.






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ENJEUX POLITIQUES

Les modalités d’utilisation thérapeutique du sang et de ses dérivés sont donc en définitive un
objet d’étude complexe où s’exercent de multiples contraintes dont celles du registre
politique.
Ainsi, l’histoire de la transfusion sanguine reflète-elle l’histoire contemporaine et ses
soubresauts politiques. Dans des pays comme l’Inde et le Sénégal, les collectes de don
s’intègrent naturellement à des meetings de partis politiques. En Israël, aux Etats-Unis, et en
Thailande, le sang a été un objet de dénonciation collective dont la dispersion sur le sol ou
l'évocation permit aux manifestants d'exprimer la violence structurelle faite par leur
gouvernement envers leur groupe communautaire et/ou l'ensemble des citoyens. Enfin, pour
certains pays aux frontières floues, l’élaboration d’un système de transfusion national peut
participer à la réunification politique de l’unité territoriale.
En France, alors que les enjeux des débuts de la transfusion tournaient autour d’une
démarche solidaire, patriotique et de défense du territoire national, les enjeux politiques
actuels appartiennent plus à la dimension européenne, voire à celle de la mondialisation. En
effet, la coexistence dans une même unité politique de plusieurs systèmes de collecte
s’appuyant sur des modes de fonctionnement différents appelle spontanément à l’ouverture
d’un débat politique à connotation civique et idéologique.
L’éthique du don de sang (total, de plasma ou de moelle) propre à la France, peut-elle ainsi
s’inclure dans un ensemble européen où « l’obligation » du don bénévole et altruiste n’est
pas forcément indispensable?
Dominique chevet, Caroline Berland, Dominique Grassineau, Michel Signoli, Pierre Le-Coz et Jacques Chiaroni








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Mercredi 12 octobre 2011
Enjeux anthropologiques et juridiques

OUVERTURE DU COLLOQUE
Pr. Georges Leonetti, Doyen de la Faculté de Médecine de Marseille
Michel Signoli, Directeur de l’Unité d'Anthropologie bio-culturelle, UMR 6578 CNRS /
Université de la Méditerranée, Aix-Marseille II / EFS, Marseille


Conférence inaugurale
Bernard Andrieu, Philosophe, « Le sang : un prisme de l’écologie du corps »

A quel sang sommes nous mêlés ? De quel sang provenons-nous ? Le sang paraît unique et
singulier alors que sa formation renvoie à deux autres corps dont la reproduction a produit
une synthèse sanguine originale ; cette originalité créé une alliance de groupe sanguin, une
singularité de rhésus, et une immunité propre à chacun(e). Le sang nous mêle aux autres
sans que nous puissions en être entièrement détachés en raison de notre dépendance
hématologique.
Le sang est retenu dans notre corps par la peau. Il circule en nous sans que notre attention
le perçoive, sauf dans ses écoulements. Chacun pourrait croire que le sang est seulement
intérieur, qu’il circule comme Harvey le démontra contre Aristote, en circuit fermé. Le sang
par les systèmes ABO et Rhésus paraît nous identifier singulièrement en nous enfermant
dans la logique immunologique de notre identité. Changer de sang n’est pas simple alors
que le donner est toujours altruiste. Rester dans son sang garantit à chacun son identité et
semble définir sa substance.
Pourtant, sans les autres, notre sang n’aurait pas de sens. Le sang est reçu de l’écologie de
notre corps avec celui des autres. Nous le recevons et nous le recomposons en nous. Le
sang nous maintient dans notre identité corporelle dans le même temps qu’il nous relie dans
une alliance génétique et dans des réseaux symboliques et imaginaires de don et de contre
don.



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Dossier de presse : Le Sang : enjeux anthropologiques, éthiques, juridiques et politiques – Marseille le 12,13 et 14/10/2011

SEANCE 1 : La transfusion sanguine : repères
anthropologiques et juridiques (Président : Bernard
Andrieu, philosophe)

Marie-Angèle Hermitte, juriste, Dr CNRS : « Le sang et les autres éléments du corps
humain, modèle revendiqué, modèle contesté »
Le sang est le premier élément biologique à avoir fait l'objet d'échanges. Très vieille
ambition du corps médical qui en attendait à l'origine guérisons, rajeunissement, voire
immortalité, il fut d'abord prélevé sur des animaux puis transféré "de bras à bras", d'une
manière éminemment personnalisée donc. C'est au cours de la guerre de 1914 qu'il fait
l'objet des premières observations réellement scientifiques. C'est à la fois miraculeux dans
certains services médicaux puisque l'on sauve près de 90% des accouchées qui jusque là
mouraient d'hémorragie, et dangereux car les groupes sanguins sont encore mal maîtrisés et
les contaminations fréquentes (de la syphilis au paludisme).
Au début des années 20, le développement de la transfusion est rapide, hors cadres
juridiques et anarchique, chaque médecin responsable développant son système comme il
peut. Les premiers essais faits avec le sang des médecins, des infirmiers et des proches
trouvent vite leur limite et se développe la vente du sang, très peu encadrée (prix et nombre
de cm3). La guerre de 1940 constituera le tournant éthique du système et, à partir de 1945,
certains transfuseurs vont développer le bénévolat quoique la loi de 1952, contrairement à la
légende, ne l'impose pas. Dès que les techniques et l'organisation le permettent, s'imposent
donc le bénévolat qui s'enracine dans une histoire nationale précise, l'anonymat,
l'encadrement hospitalier, même si la forme associative reste très présente jusqu'à l'affaire
de la transfusion sanguine.
Ce contexte héroïque et héroïsé doit être compris, de même que doit être assimilé le
fait que des hommes comme J.Bernard futur président du CCNE ou G.David, organisateur
des futurs CECOS vont passer par les centres de transfusion dont ils vont dupliquer le
modèle, l'appliquant tant bien que mal à l'ensemble des éléments et produits du corps
humain. L'hypothèse que je tenterai d'explorer ici est que chaque élément du corps humain
occupe une place à part dans le système des représentations et que le régime juridique
appliqué à l'un n'est pas forcément transposable à l'autre. Aujourd'hui c'est l'ensemble du
système mis en place qui est attaqué, tant par des courants ultralibéraux au sens
économique et/ou des courants favorables à l'extension continue de l'autonomie personnelle
au sens des droits fondamentaux que par les "enfants du don" qui font valoir que les
gamètes ne sont pas du sang et ne peuvent être traités comme tels.


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