En savoir plus sur un de vos ancêtres mort pendant la Grande ...

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  • mémoire - matière potentielle : des hommes
  • cours - matière potentielle : l' acsension
  • cours - matière : histoire
  • mémoire
  • fiche - matière potentielle : individuelles des soldats
  • fiche - matière potentielle : individuelle
En savoir plus sur un de vos ancêtres mort pendant la Grande Guerre L'histoire consiste à essayer de reconstituer et expliquer le passé à partir des traces laissées par les hommes et les femmes qui nous ont précédé, traces que les historiens appellent des sources. Aujourd'hui certaines de ces sources sont accessibles par internet. Le ministère de la défense par l'intermédiaire du site Mémoire des hommes ( met en ligne les fiches individuelles des soldats français morts pour la France.
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En savoir plus sur un de vos ancêtres mort pendant la "Grande Guerre" L'histoire consiste à essayer de reconstituer et expliquer le passé à partir des traces laissées par les hommes et les femmes qui nous ont précédé, traces que les historiens appellent des sources. Aujourd'hui certaines de ces sources sont accessibles par internet. Le ministère de la défense par l'intermédiaire du site "Mémoire des hommes" (http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/), met en ligne les fiches individuelles des soldats français "morts pour la France". Il furent 1 millions 300 000.... Le même site permet d'accéder aux journaux de marche des régiments, c'est à dire le recit quotidien de la vie du régiment, tenu par le colonel qui le commandait. A partir de ces sources et de quelques sites je vous propose d'en savoir plus sur les conditions du décès d'un de vos ancêtres, si par malheur, votre famille a perdu l'un des siens lors de ce conflit.
A titre d'exemple, nous nous intéresserons à un forézien anonyme dont le nom figure sur le monument aux morts de Feurs :
Le monument nous apprend que Maurice Noailly est mort en 1917. Rendons-nous sur le siteMémoire des
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hommesà la rubrique Première Guerre mondiale afin de rechercher sa fiche individuelle. (Pour cela cliquer sur le lien "Mort pour la France" puis sur "Formulaire de recherche et entrez son nom et son département dans le formulaire et lancez la recherche). Les soldats ortant ce nom et originaire de la Loire occupent 2 pages. A la deuxième page figure Noailly Maurice Albert. En cliquant sur son nom on obtient sa fiche :
Celle-ci nous donne de précieux renseignements. Maurice Noailly, né le 7 avril 1894 à Feurs, appartenait au 75e régiment d'infanterie. L'infanterie désignait les combattants à pied. Durant la 1ère Guerre mondiale, c'est l'infanterie qui vécu les conditions de combat les plus difficiles, dans les tranchées (Voir cours d'histoire de Première). Simple soldat, il était clairon. Instrument à vent, en cuivre, sans pistons, ni clés, au son clair et strident, le clairon était utilisé surtout dans les régiments d'infanterie pour transmettre au soldats des ordres : attaquez, repliez-vous etc...chaque sonnerie correspondant à une manoeuvre. Maurice Noailly est mort le 23 octobre 1917 à Laffaux, commune de l'Aisne, département du nord de la France, dans l'actuelle région de Picardie, il avait 23 ans... Dans quelle circonstances a-til été tué ? Pour en savoir plus nous devons nous référer au journal de marche de son régiment, le 75e régiment d'infanterie. Toujours sur le site "Mémoire des hommes" allons dans la
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rubrique "journaux des unités" puis "présentation". Choisir alors "Recherche dans les inventaires" puis "Inventaire des journaux des marches et opérations des régiments et bataillons". Aux pages 88-89 du journal de marche et d'opération du 75e RI, pour l'année 1917, nous apprenons que le 22 octobre se prépare une offensive de grande ampleur dans laquelle l'ensemble du régilment est engagé. Ces combats du 23 octobre s'inscrivent dans un bataille de plus longue durée, la bataille du Chemin des dames, commencée le 16 avril 1917 et qui fut un terrible échec pour les Français : 140 000 soldats hors de combat en 6 jour de combat. (Pour en savoir plus, le site officiel :http://www.cheminsdememoire.gouv.fr). Sur ce même site nous trouvons une allusion au 23 octobre et au 75e RI :
"Le 23 octobre, 5h15 du matin après un pilonnage d'artillerie de six fois 24 heures mené par 2000 pièces, l'infanterie appuyée par 68 tanks lourds avance de 12 km. Le massif de la Malmaison est brillamment enlevé. Le fort est pris d'assaut par un bataillon du 4e zouaves emmené par le commandant Giraud le futur énéral de 1940 , tandis que marsouins et tirailleurs dégagent les environs. Le 75e R.I. prend la Butte de Laffaux, le 1er B.C.P. les carrières Montparnasse. Après deux jours de lutte, les chasseurs alpins de la 68e D.I. "l'Alsacienne" atteignent l'Ailette. Pargny-Filain est pris la forêt de Pinon nettoyée. L'avance est de 6 km, l'ennemi est battu, rejeté, a perdu 12 000prisonniers, 200 canons capturés. il doit évacuer la partie Est de la Crête, y compris Craonne."
Revenons au journal d'opération : l'attaque doit avoir lieu le 23 octobre et les combats de cette journée font l'objet d'un rapport dactylographié joint au journal.
Le régiment est divisé en plusieurs bataillons qui sont chargés chacun d'un tâche à accomplir dans un secteur. L'attaque doit avoir lieu à 5h15 du matin :
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Les objectifs sont le Grand Mont et le Petit Mont de Laffaux (zone encadrée de rouge) :
Carte IGN. www.geoportail.fr
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Avant d'escalader les pentes, les soldats du 75e RI doivent franchir les défenses allemandes en contrebas du plateau. Sur les pentes les Allemands se sont retranchés dans des creutes :
Une recherche rapide par l'intermédiaire du moteur de recherche Google nous permet d'apprendre qu'ils s'agit, dans cette région de Picardie, d'anciennes carrières de calcaires, creusées afin d'y extraire des pierres de construction. Pendant la guerre, Allemands et Français les utiliserons pour s'y retrancher et y stocker munitions et armemement.
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Arrivé à ce point de notre recherche, il faut faire un effort d'imagination pour avoir une idée des combats qui se sont déroulés ce jour là : avançant derrière le barrage de l'artillerie française, les hommes du 75e RI vont devoir approcher de la pente, puis l'escalader sous le feu des armes allemandes. Au cours de l'acsension il devront "nettoyer les creutes" qui s'y trouvent ce qui suppose des combats à la grenade voire au corps à corps. Le rapport du colonel commandant le régiment nous apprend que l'attaque du 23 fut un succès grâce à "l'effet de surprise, la valeur du régiment et l'excellent moral des hommes". Elle permit la capture de nombreux prisonniers et d'un matériel abondant. Cette journée coûta au 75e Régiment d'infanterie 248 hommes, tués ou disparus. Le clairon Maurice Noailly était l'un d'eux...
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