ETATS GENERAUX DE LA PREVENTION ROUTIERE EN AFRIQUE ...

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  • cours - matière potentielle : sur l' axe routier
0 REPUBLIQUE DU CAMEROUN Paix – Travail – Patrie ------------------ REPUBLIC OF CAMEROON Peace – Work – Fatherland ------------- ETATS GENERAUX DE LA PREVENTION ROUTIERE EN AFRIQUE ORGANISES PAR LA FEDERATION DES SOCIETES D'Assurances de droit national africaines THEME : La prévention routière en zone cemac : le cas du au Cameroun EXPOSE DE MONSIEUR NGOUMBE ZACHARIE, DIRECTEUR des transports routiers Ministère des transports du Cameroun YAOUNDE, 26 septembre 2011
  • usage dans les pays d'origine
  • instruments de contrôle
  • axe routier
  • ministère du développement urbain et de l'habitat en charge de la voirie en milieu urbain en collaboration avec les municipalités
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 REPUBLIQUE DU CAMEROUN PaixTravailPatrie ------------------
REPUBLIC OF CAMEROON PeaceWorkFatherland -------------
ETATS GENERAUX DE LA PREVENTION ROUTIERE EN AFRIQUE
ORGANISES PAR LA FEDERATION DES SOCIETES D’Assurances de droit national africaines
THEME : La prévention routière en zone cemac :
le cas du au Cameroun
EXPOSE DE MONSIEUR NGOUMBE ZACHARIE, DIRECTEUR des transports routiers
Ministère des transports du Cameroun
YAOUNDE, 26 septembre 2011
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1.Situation des accidents de la route dans la sous région CEMAC Selon le rapport de situation sur la sécurité routière dans le monde publié en 2009 par l’OMSaccidents de la circulation routière provoquent chaque, les année de 1,3 million de décès et des traumatismes chez 50 millions de personnes. L’Afrique a enregistré 234.768 décès des suites d’accident en 2008,soit plus de 20% de la totalité des décès par accident; pourtant le continent dispose de moins 2% du parc automobile mondial. L’OMS relève que l’Afrique a le taux de mortalité des suites d’accidents de la route le plus élevé, avec annuellement 32,2 décès pour 100.000 habitants, contre une moyenne de 18,8 décès pour 100.000 habitants au plan mondial. Dans la sous région CEMAC qui regroupe le Cameroun, le Congo, la République Centrafricaine, le Tchad, la Guinée Equatoriale et le Gabon, les données durapport de l’OMS concernent uniquement les quatre premiers pays, celles sur le Gabon et la GuinéeEquatoriale n’y étant pas disponibles. Pour ces quatre pays, il a été enregistré en 2007 un total de 2.627 décès des suites d’accident de la circulationpour un parc automobile de 542.181 véhicules. PAYS VEHICULES IMMATRICULES NOMBRE DE DECES CAMEROUN 312 259 990 CONGO 100 000 214 RCA 5 834 583 TCHAD 124 088 840 GABON GUINEE EQUATORIALE TOTAL CEMAC 542 181 2 627 2.Cas du CamerounEn 2010 au Cameroun, les statistiques d’accident produites par les Gendarmeries Nationale montrent que 3503 cas d’accident ont été enregistrés, pour 1258 morts et 5292 blessés, sur un réseau routier de 50.000 km et un parc automobile de 443.000 véhicules. Ces chiffres confirment les tendances observées sur les dix dernières années avec une moyenne annuelle de 1200 mortspar an des suites d’accident de la circulation routière, avec une forte concentration sur les routes à forte densité de trafic. L’axe routier Yaoundé-Douala(…km)a 17% des cas d’accidents enregistrés, et 19% des morts; l’axe Yaoundé-Bafoussam(…km)a 11% des cas d’accidents et 16% des morts ; etl’axe routier Douala-Bafoussam(…km)enregistre 18% des cas d’accidents et 15% des morts.
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En considérant les types de routes, 64% des accidents surviennent sur les routes bitumées, contre 36% sur les routes en terre.  Selon les tranches horaires, 35% des accidents se produisent entre 6 heures du soir et 6 heures du matin. Ces accidents induisent d’importants coûts économiques estimés à 100 milliards de FCFA par an. 2.1Les causes d’accidentau Cameroun Conscient de la saignée provoquée par les accidents de la route, les pouvoirs publics ont identifié, en vue de les neutraliser, les principales causes des accidents, constituées : des causes humaines, qui représentent 70% des cas d’accidents; des causes matérielles liées au mauvais état des véhicules, représentant 20% des cas d’accidents; des causes infrastructurelles et autres, qui constituent 10% des cas d’accidents.2.1.1-Les causes dites humaines des accidents de la routesont celles liées au compodesrtement des usagers de la route. Il s’agit non seulement conducteursde voitures ou de motocycles, mais aussi despromoteurs et dirigeants des sociétés de transport, despropriétaires privés de véhicules,des passagers, des riverainsdes axes routiers etdes piétons. Au niveau des conducteurs, la méconnaissance et /ou l’incivisme à travers l’inobservation des règles de conduite automobiles, notamment l’excès de vitesse, la surcharge des véhicules, la conduite en état de fatigue ou sous l’emprise del’alcool sont les facteurs les plus contributifs aux accidents. Chez cette catégorie d’usagers également, le fait de ne pas porter la ceinture de sécurité routière ou de casque pour motocycles est un facteur d’aggravation des sinistres en cas d’accident.Pour les promoteurs et dirigeants des sociétés de transport, ainsi que des propriétaires privés de véhicules, en tant que commanditaires des voyages, ils sont à l’origine des accidents, souvent par une mauvaise organisation de leurs sociétés ne garantissant ni des conditions de travail appropriées pour les conducteurs, ni un cadre d’accueil confortable pour les passagers, ni même les conditions administratives et techniques d’exploitation conformes à la règlementation. Il en résulte, entre autres choses de nature à favoriser les accidents, la surexploitation sans traitements salarial et social conséquents des conducteurs obligés de se doper pour tenir, l’absence d’entretien et de renouvellement du parc automobile. Les passagers des véhiculessont eux aussi activement ou passivement à l’origine de certains accidents : activement, en excitant ou en encourageant les conducteurs à
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des pratiques dangereuses telles que l’excès de vitesse, l’impatience et la prise des risques lors des dépassements, l’irritation et l’énervement; passivement, en restant indifférent à ces mêmes comportement à risque qui seraient d’initiative propre des conducteurs. Les riverains, comme les piétonscausent plusieurs accidents, par, quant à eux exemple lorsqu’ils traversent ou longent de manière inappropriée la route. Les riverains en particuliers utilisent abusivement la route et ses emprises pour des activités commerciales, d’entreposage, ou de séchage.Les corps de surveillance-contrôle-répression, en cas de complaisance, peuvent laisser circuler des conducteurs non qualifiés ou des véhicules en mauvais état technique, pouvant créer des accidents, et même conforter les conducteurs dans des pratiques risquées 2.1.2-Les causes matériellesaccidents se rapportent aux défaillances des mécaniques des véhicules, en raison de la vétusté du parc automobile. En effet, en l’absence d’une industrie automobile locale, les transporteurs et les particuliers sont ravitaillés par l’importation massive de véhicules de seconde main, parfoisdéjà en mauvais état technique ou déclarés hors d’usage dans les pays d’origine, favorisée à la fois par le faible niveau de revenu des populations, le cout élevé des véhicules neufs et la quête de dépotoirs des véhicules usagés par les pays industrialisés. Ainsi plus de 80% des véhicules importés ont entre 10 et 14 ans d’âge et dans la circulation plus de la moitié des véhicules est au delà de 20 ans d’âge.Par ailleurs l’absence d’entretien régulier des véhicules, l’inobservation des mesures de contrôle techniques, et l’utilisation extrêmement prolongée de certains véhicules sont de nature à empirer la situation. 2.1.3- Les causes infrastructurellesaccidents quant-à elles se rapportent des aux déficiences de la route, liées notamment àl’état de la chaussé et des équipements de signalisation et de sécurité routière Ces déficiences peuvent être d’ordre conceptuel, ou lié aux contraintes budgétaires lors de la réalisation des travaux ou encore résulter des dégradations. Au plan des dégradations, l’usure de l’infrastructure entraine la détérioration progressive de sa structure, la destruction de certains éléments constitutifs tels que les panneaux de signalisation ou les glissières de sécurité sans lesquels la lisibilité de la route est compromise. 2.3 Gestion et coordination de la sécurité routièreAu Cameroun, bien que la définition et la mise en œuvre de la politique nationale en matière de sécurité routière incombent, aux termes des textes portant répartition du travail gouvernemental, au Ministère des Transports, faisant de cette
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organisation, le garant des résultats, notamment en terme d’évolution du nombre d’accidents et de victimes, l’implémentation au plan opérationnel, de des mesures de sécurité routière relève de plusieurs organisations publiques, voire privées, que sont entre autres: le Ministère des Travaux Publics (MINTP), chargé de la conception, de la réalisation des infrastructures nécessaires à l’activité de transport, et de la gestion du réseau routier national ; la Délégation Générale à la Sûreté Nationale, chargée à travers la police de l’application de la réglementation sur la sécurité routière en milieu urbain et de la répression en cas d’accidents du secours et de l’assistance en cas d’accident; le Ministère de la Défense/Secrétariat d’Etat à la Défense (SED), chargée à travers la gendarmerie du contrôle et de la surveillance de la circulation en milieu, avec les mêmes compétences que celles de la police ; le Ministère de la Santé, chargée de la prise en charge médicale des blessés d’accidents et des soins d’urgence; le Ministère de la Justice, participe à l’élaboration et à la mise en œuvre de la réglementation sur la circulation routière ; le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation en charge de la protection civile et de la sécurité publique, ainsi que le secours en cas de catastrophe ; le Ministère du Développement Urbain et de l’Habitat en charge de la voirie en milieu urbain en collaboration avec les municipalités ; Les municipalités en charge d’autres voiries urbaines ou rurales; les partenaires privées, concessionnaires de certains services publics (visite technique, formation des conducteurs automobiles, assurance automobile, association et ONG…) Chacune de ces organisations a par ailleurs ses propres missions, objet de sa raison d’être, et ne sont pas, au plan organisationnel partie du Ministère des Transports, ou sous l’autorité de celui-ci, en termes de résultat. 2.4Mesures déjà prises, ou en cours et pistes d’amélioration Les actions menées et celle en cours en cours pourraient améliorer la situation actuelle. Il s’agit de: 2.4.1Sur les causes humaines L’amélioration de la formation et le recyclage des conducteurs automobiles; l’obtention du permis de conduire est dorénavant subordonnée à une formation adéquate dans une auto-école et le passage à l’examen permis, comprenant une phase théorique écrite et une phrase pratique avec des ateliers spécifiques.
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l’introductionrecyclage périodique obligatoire des chauffeurs du professionnels est en cours. Mais déjà des sessions de formation pilote ont permis d’en recycler 700 en 2010 et 2011la sécurisation du permis de conduire et des titres de transport garanti le respect des procédures en vue d’éradiquer lafraude.Un audit des auto-écoles et du système d’obtention du permis de conduire a été conduit et la réforme de ces structures est envisagée La sensibilisation des usagers de la route ; Des actions permanentes d’information, d’éducation et de sensibilisation à l’adoption des comportements sécuritaires sur la route sont menées, à travers des campagnes de proximité, ou des campagnes médiatiques. Contrôle et répression des contraventions à la sécurité routière Des instruments de contrôle sont introduits à l’instar des alcootests et des radars de contrôle de vitesse.  Une loi est en chantier, en vue de renforcer les sanctions aux contrevenants et rendre celles-ci d’application facile et rapide.Mais déjà, sur la base du nouveau code de procédures pénale, la gendarmerie a systématisé les contrôles répressifs, assortis du paiement sur site de fortes amendes dissuasives. 2.4.2Sur les causes matérielles Contrôle technique des véhicules ; L’inspection des composantes essentielles du véhicule selon les normes internationales en matière de contrôle technique est assurée par des centres spécialisés agréés, dont dix sept (17) déjà opérationnels. Un audit du fonctionnement de ces centres a été mené et les recommandations en vue de l’amélioration deleurs prestationssont en cours d’exécution. 2.4.3Sur les causes infrastructurelles Les audits de sécurité routière et l’amélioration des infrastructures; Les données sont collectées en vue d’identifier leszones accidentogènes et des zone potentiellement à risque du réseau routier et de proposer les mesures correctives nécessaires, à traversdes études d’audit de sécurité, débouchant sur des travaux de sécurisation comme ceux en cours sur l’axe routier Yaoundé-Douala. Le MINTP devra intégrer ces travaux de sécurisation comme priorité. 2.4.4Au niveau de la coordination Plate-forme de collaboration
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Fort du constat de la multiplicité des acteurs intervenant dans le domaine de la sécurité routière, et de l’importance des enjeux subséquents, le Cameroun a élaboré et adopté un cadre de référence,une nouvelle stratégie nationale de sécuritéroutière, basée sur une approche systémique, qui intègre l’ensembles des secteurs impliqué ainsi que la dimension régionale, à travers les corridors de transit. Par ailleurs un Commission Interministérielle ad-hoc de sécurité routière a été créée par arrêté n°102/PM du 07 juin 2010 et regroupe tous les principaux acteurs institutionnels impliqué dans la sécurité routière. Cette Commission, s’inspirant du document de stratégie nationale, a élaboréun plan d’urgence, comprenant entre autres mesures, un important volet infrastructurel portant essentiellement sur des travaux de correction et de signalisation.
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