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Fonds d'investissement, media et stratégie de communication

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Fonds d'investissement, media et stratégie de communication

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Langue Français
Fonds d’investissement,media et stratégie de communication A. L’imagedes fonds dans les media Presse financière et presse généraliste donnent encore des fonds d’investissement une image particulièrement (1) contrastée .
La presse financière spécialisée, familière des techniques financières employées par les fonds, met en exergue les performances financières réalisées mais aussi le rôle des fonds d’investissement dans le financement des PME, dans le développementde secteurs économiques délaissés par les marchés financiers, dans l’innovation et dans la (1) création d’emploi.
L’impact de ce déficit d’image peut être préjudiciable dans la mesure ou il n’améliore pas les tendances suivantes : Les entrepreneurs sont encore nombreux à préferer un partenaire industriel à un partenaire financier, plus à (1) même, selon eux, d’assurer la pérennité de l’entreprise. L’absence de communication des fonds sur leur performance même si celle-ci est souvent qualifiée d’attractive par (1) la presse, n’est pas de nature à atténuer l’aversion au risque des investisseurs institutionnels, particulièrement prononcée lorqu’il s’agit de l’investissement dans le non côté.
Si l’image véhiculée par la presse spécialisée n’est pas totalement absente de la presse généraliste, celle-ci a plutôt tendance à associer aux fonds d’investissement des qualificatifs à connotation agressive ou guerrière, ils sont tour (1) à tour « actionnaire exigeant et sans pitié », « prédateurs », ou « vautours ». Cette incompréhension est liée à plusieurs facteurs distincts : La techninicité du métier et le jargon qui lui est associé en font un univers difficile à pénétrer et de ce fait largement incompris. Très peu de journalistes de la presse généralistes sont en mesure aujourd’hui de comprendre (1) les mécanismes du capital investissement et la démarche professionnelle des fonds. (2) les fait apparaître auxLa durée moyenne des prises de participation des fonds dans les entreprises (5-10 ans) yeux du grand public comme des chasseurs de plus values rapides et non comme de véritables partenaires des entreprises. La culture du secret : inhérente au métier du fait de la confidentialité nécessaire à la bonne conduite des opérations d’achat-vente d’entreprises. L’image de l’actionnaire dénué de conscience sociale provenant des années 80 ou les opérations de vente par appartement ont pu diaboliser les fonds aux yeux du grand public. Certaines affaires plus récentes comme le retrait en juillet 2004 du fond UBS private equity de la sociétéValiance contribuent toujours à l’entretien de cette (3) image . Le rôle d’agent de l’intelligence écomique récemment attribué aux fonds ou les prises de participation des fonds (4) étrangers dans les entreprises technologiques nationales sont assimilées à des transferts de technologies.
Notons qu’à l’occassion de l’annonce faite le 7 septembre 2004 par le ministère des Finances d’un accord augmentant la proportion des actifs financiers sous gestion des assureurs investie dans le non coté, de nombreux articles donnant une meilleure image des fonds d’investissement, soulignant notamment leur rôle dans la création (5) d’emploi, sont parus dans la presse généraliste.
© Deloitte Finance, janvier 2005