La mondialisation en débat & la nouvelle gouvernance économique mondiale

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Deux cours en un
La mondialisation en débat & la nouvelle gouvernance économique mondiale
Ce sont des cours de terminale préparés spécialement pour le BAC ES et L.
10 pages très bien rédigées et annexes explicatives.

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Publié le 05 janvier 2019
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Langue Français
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MONDIALISATION EN DEBAT ET
NOUVELLE GOUVERNANCE MONDIALE
Le monde de la fin du 20° siècle présente un paradoxe : d’un côté la mondialisation
favorise l’ouverture des frontières, d’un autre côté le nombre d’Etats n’a cessé d’augmenter
renforçant des identités nationales. En fait, les frontières sont souvent ouvertes aux flux
commerciaux mais fermées aux flux migratoires.
La mondialisation suscite de nombreux débats : si elle créé de la richesse en favorisant les
échanges, elle accroit les inégalités à toutes les échelles, renforçant l’opposition
« Centre/Périphérie », « Nord/Sud », mais aussi à l’intérieur du Nord et du Sud. En même
temps, elle suscite une uniformisation culturelle, souvent contestée, et des effets néfastes
dans le domaine environnemental.
 La mondialisation est aujourd’hui souvent contestée par de nombreux mouvements
« altermondialistes », soit pour demander une plus grande régulation, soit pour
remettre en cause le phénomène lui-même.
I- LA MONDIALISATION EN DEBAT
1) Les Etats, frontières et mondialisation
a- Des Etats plus nombreux
Le nombre d’Etats n’a cessé d’augmenter dans la seconde moitié du 20° siècle : l’ONU
comptait 51 Etats en 1945, à sa création ; il y en a 193 aujourd’hui. Cette croissance vient
pour une large part de la décolonisation, des années 50 à la fin des années 70, puis de la
dislocation du bloc soviétique après 1990. Rares sont les regroupements, comme
l’unification Allemande.
La mondialisation renforce souvent le sentiment nationaliste, résistance à l’uniformisation
ou aux effets négatifs de la mondialisation, et de nombreuses minorités revendiquent la
création d’un Etat : Touaregs en Afrique, Palestiniens, Kurdes au Moyen-Orient. En 2011 un
nouvel Etat est né en Afrique (le Soudan du sud). La mondialisation favorise aussi le
développement de « micro-états » qui profitent de conditions particulières, comme les
paradis fiscaux (territoires où le régime fiscal est avantageux pour les capitaux étrangers –
voir aujourd’hui l’exemple de Chypre avec les placements russes. On en trouve aussi
beaucoup dans le Pacifique ou aux Antilles)
La mondialisation, semble fragilisée les Etats et remettre en cause leur capacité de
décision : les FTN, les coopérations régionales, les institutions internationales (FMI, la
Banque mondiale) apparaissent comme des concurrents à leur souveraineté. Les plus
faibles (PMA comme le Niger, le Zimbabwe) ou ceux confrontés à des troubles internes
permanents sont marginalisés.
Cependant les Etats les plus puissants ou certaines associations de coopération
économique doc 1 et 3 p.18 (comme l’Union européenne, l’ALENA) jouent un rôle moteur
dans les dynamiques de mondialisation ; d’autres organisations sont plus régionales
(Mercosur, ASEAN). Les plus puissants les organisent au sein de structures mondiales
informelles (G 8, G 20). Les E-U alliant puissance militaire, économique et « soft power »
dominent la mondialisation avec l’Europe, mais la concurrence des BRICS se développe.
Les Etats agissent sur les territoires de la mondialisation en investissant dans
l’aménagement de grandes infrastructures de communication (hubs aériens ou portuaires,
plateformes multimodales). Les Etats restent aussi des régulateurs de la mondialisation :
après la crise financière de 2008, ils ont renfloué les banques défaillantes aux E-U comme
en Europe. Avec la crise, la demande d’Etat reste forte.