Le musée Robert Tatin à Cossé-le-Vivien

Le musée Robert Tatin à Cossé-le-Vivien

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  • cours - matière potentielle : du soir de trigonométrie , de géométrie descriptive et de géométrie dans l' espace
MUSEE ROBERT TATIN La Frénouse Cossé-le-Vivien 1
  • recherche éternelle de compréhension du monde et des mystères de la vie
  • compréhension des principes structuraux de la nature
  • sculptures en plâtre
  • cœur du musée
  • magie intemporelle du jardin
  • jardin des méditations
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  • constructions

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MUSEE ROBERT TATIN
La Frénouse
Cossé-le-Vivien
1SOMMAIRE
A – PARCOURS DE ROBERT TATIN
Pages 03 et 04
B – HISTORIQUE ET PRÉSENTATION DU MUSÉE
Pages 05 à 07
C – COMMENT SITUER CETTE OEUVRE AU SEIN DE
L'HISTOIRE DE L'ART ?
Pages 08 et 09
D – UN MUSÉE DYNAMIQUE
Pages 10 à 14
1 – La Grange, salle d'expositions temporaires
Pages 10 et 11
2 – Le Champ de Sculptures
Pages 12 et 13
3 – Les jardins
Page 14
2A – PARCOURS DE ROBERT TATIN
Robert Tatin est né le 09 janvier 1902 à l'Epine d'Avesnières à Laval en Mayenne dans un milieu modeste et
contrasté, entre un père Dreyfusard et une mère catholique pratiquante.
En 1909, il s'assoit sur les bancs de l'école communale, jusqu'au certificat d'études.
Il commencera ensuite son entrée dans la vie professionnelle par un apprentissage de peintre en bâtiment. Il
entre alors dans la voie de la construction et de la création qu'il ne quittera plus jamais.
Dès 1918, il s'installe à Paris à dix-sept ans en tant qu'ouvrier peintre-décorateur. En parallèle, il étudie le
dessin et la peinture en fréquentant des académies libres. Il est inscrit à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et à
l'atelier de fresque de l'Ecole des Arts Appliqués.
1: Christiane, huile sur toile, 1919
2: Jardins du Luxembourg, huile sur toile,
1921
De 1922 à 1924, il fait son service militaire à Chartres où il suit des cours du soir de trigonométrie, de
géométrie descriptive et de géométrie dans l'espace.
Rentré à Laval, il entamme à vingt-trois ans une formation de charpentier de plusieurs années. Il est reconnu
charpentier au trait par les Compagnons du Devoir de Liberté de Tours.
3: Autoportrait, huile sur
toile, 1926
À vingt-huit ans, en 1930, il crée à Laval son entreprise en bâtiment qui s'accroit très rapidement. C'est une
période prospère pendant laquelle Tatin voyage beaucoup.
Il découvre ainsi plusieurs pays d'Europe, l'Afrique du nord et New-York en 1938.
3En 1945, profondément marqué par les horreurs de la guerre, il décide de se lancer dans une vie artistique sans
concession.
C'est un tournant capital dans sa vie de créateur.
En 1947, il crée à Paris un atelier de céramique et de peinture. En participant à la reconstruction du « Paris
culturel », il fréquente Prévert, Breton, Cocteau, Giacometti, Dubuffet, et jouit d'une reconnaissance nationale.
4: La Lune Bleue, huile sur
toile, 1946
En 1950, Tatin décide de quitter la France. Il part pour le Brésil et travaille d'abord pour Matarazzo Sobrhino
comme peintre, sculpteur et céramiste.
Il fait partie d'une équipe de techniciens et de chimistes qui étudie les hautes températures. Tatin approfondit
ses connaissances dans le domaine de la céramique.
En 1951, il expose à la première biennale de Sao Paulo et obtient le premier prix de sculpture.
Il traversera ensuite l'Amérique du Sud : Argentine, Uruguay, Paraguay et Chili jusqu'à la Terre de Feu. Au
contact des Amérindiens, Tatin se libère complètement des dogmes académiques et élargit son registre de
formes et de couleurs. Sa notoriété devient internationale.
5: Assiette, céramique, 1950
De retour en France en 1955, il s'installe à Vence, travaille à Laval et à Paris. Dans le domaine de la peinture,
c'est à cette période qu'il affirme toute l'étendue de sa technique picturale.
Il expose à Paris, notamment dans la Galerie de l'Université de Steindecker devenu son mécène.
En 1961, il décroche le prix de la critique à Paris.
En 1962, Robert Tatin revient définitivement en Mayenne, achète une petite maison à Cossé-le-Vivien et se
lance, en compagnie de sa jeune épouse Lise, dans la construction de sa « Maison des Champs ».
6: Les Hommes, huile sur toile, 1968
4B - HISTORIQUE ET PRÉSENTATION DU MUSÉE
En 1962, Robert Tatin achète, avec son épouse Lise, une petite maison ancienne au lieu dit La Frénouse sur la
commune de Cossé-le-Vivien en Mayenne. Il a déjà imaginé sa « Maison des Champs », une oeuvre monumentale
ancrée dans la nature, qui se ferait le carrefour de toutes les civilisations à travers la création d'un langage
universel, « un pont entre l'Orient et l'Occident ». Dès 1963, les premières sculptures de ciment armé peint
apparaissent dans ce qu'il appelle « Le Jardin des Méditations » qui constitue le coeur du musée. En 1967, le
chemin communal qui mène à son espace de vie et de création se voit doté du premier des 19 « Géants » qui le
bordent aujourd'hui. C'est le début de vingt-et-un ans de création sculpturale, architecturale et picturale, en
compagnie de Lise qui participe activement à la construction du musée.
Robert Tatin décède en 1983. Depuis cette date, et hormis les campagnes de restauration qui se succèdent,
cette oeuvre est restée la même...
Les dix-neuf statues qui accompagnent les visiteurs
ouvrent la perspective jusqu’au cœur du musée.
Ces premiers géants de ciment coloré sont des repères
marquants dans la vie de Robert TATIN et nous
plongent dans l’aventure humaine des premiers temps
de l’Histoire, avec Vercingétorix, jusqu’aux héros
légendaires dépassant les limites terrestres imaginés
par Jules Verne.
De nombreux artistes y sont également représentés,
non seulement pour leur engagement déterminant dans
l’Histoire de l’art, mais également comme les
représentants de l’extraordinaire génie des hommes
toujours en quête d’un idéal de perfection.
7: Vue depuis le milieu de l'Allée des Géants
10: Pablo Picasso, Allée des 9: Paul Gauguin, Allée des 8: Le Verbe Être, Allée des
GéantsGéantsGéants
5Le cœur du musée est ceint de hauts murs ornés de
bas-reliefs contant des mythes et légendes
fondateurs de grandes civilisations de l’Orient à
l’Occident afin d’évoquer l’univers onirique, épique et
symbolique qui lie tous les hommes. Le Dragon, passage
obligé pour le visiteur, est en équilibre sur une sphère
et un cube. Ses quatre mètres de hauteur sont coiffés
par une famille aux poses énigmatiques qui nous
rappellent notre recherche éternelle de
compréhension du monde et des mystères de la vie.
11 : Le Dragon
Comme la maison dans laquelle Robert TATIN a vécu
durant les vingt-et-une années de construction du
musée, l’œuvre est orientée Est-Ouest, la Porte du
Soleil au levant et la Porte de la Lune au couchant. Ces
dernières encadrent un bassin central en forme de
croix d'où émerge Notre-Dame-Tout-le-Monde, qui se
dresse vers le ciel étoilé comme la promesse d’un
cosmos à notre portée. Nous sommes dans le Jardin
des Méditations. Les petits personnages sculptés
autour du bassin représentent les activités humaines
et les grands événements de la nature, propres à
chaque mois de l’année. Le visiteur est invité à
découvrir ce patio en respectant le sens de rotation
12 : La Porte du Soleil, Jardin des Méditationsde la Terre.
15 : Colonne aux oiseaux, 14 : Cariatides, Jardin 13: La Porte de la Lune, Jardin des Méditations
des Méditations Jardin des Méditations
De cet espace intérieur, habité d’innombrables personnages à la polychromie éclatante, s’élèvent deux escaliers
attirant une nouvelle fois le regard vers le ciel. Autour de l’ensemble, un déambulatoire nous conduit à découvrir
les salles dans lesquelles Robert TATIN a lui-même disposé céramiques, peintures, dessins, aquarelles et écrits
nous dévoilant une infime partie d'une vie consacrée à la création artistique.
618: Spoutnik, encre de chine, 1969
16: Men Dü ou Rivière Noire, huile sur
toile, 1960-65
17: Vase aux Bateaux, céramique,
1954
19: La Frénouse, huile sur toile, 1970 20: Le Cirque, huile sur toile, 1973
èmeRien n'est négligé ici par l'artiste afin de permettre à chacun d’aborder l’art du XX siècle dans une œuvre à
échelle humaine avec une vision positive et enchanteresse de la vie et de l’avenir.
7C – COMMENT SITUER CETTE OEUVRE AU SEIN
DE L’HISTOIRE DE L’ART ?
L'œuvre de Robert Tatin s'inscrit dans un mouvement dans le temps.
En effet on découvre dans l'Histoire de l'art, un fil continu de préoccupations tant philosophiques que
plastiques entre des créateurs d'époques et de cultures différentes.
Nous proposons ici quelques pistes d'études qui placent le musée Tatin comme une étape née de plusieurs
siècles de réflexions et de recherches, empruntes d'humanisme.
ème - LE BOIS SACRE DE BOMARZO (œuvre du XVI siècle )
Les jardins de la résidence sont l'œuvre de Vincino Orsini, Duc de Bomarzo, humaniste lettré qui aimait les Arts
et les défendait. Afin de construire ce jardin, il fait appel à l'architecte Pirro Logorio.
Le Bois Sacré de Bomarzo est constitué de sculptures taillées dans la pierre, disposées dans un parc. Chacune
d'entre elles marque une étape et nous conduit à un cheminement spirituel.
Les jardins de la Renaissance italienne ne sont pas uniquement des jardins de plaisir mais sous forme de
parcours initiatique, ils sont un reflet de la pensée de leur siècle et une synthèse des aspirations de leur temps.
- ANTON I GAUD Í
Dans les différentes réalisations de l'architecte Gaudí règne cette volonté d'inscrire une architecture dans son
environnement.
Le principe de construction chez Gaudí se base sur la compréhension des principes structuraux de la nature.
Ses réalisations, avec ce caractère expérimental (Gaudí n'entreprend une expérience qu'une seule fois et ne la
renouvelle jamais sur un autre bâtiment ultérieur), nous proposent des possibilités d'une conception
architecturale qui s'inspire des formes de la nature.
- OSCAR NIEMEYER
Lors de son séjour en Amérique du sud entre 1950 et 1955, Robert Tatin est marqué par les innovations
techniques et la modernité des constructions des architectes brésiliens qu'il fréquente.
En 1952 Robert Tatin est à Belo Horizonte. Il est à la tête d'un atelier et réalise notamment les décors de
l'Hôtel Amazonas. Ce travail est effectué en collaboration avec les architectes ou encore les bureaux d'étude
de cette grande métropole qui depuis la fin des années quarante voit émerger de nouvelles constructions comme
le quartier de Pampulha, œuvre d'Oscar Niemeyer. Ce type d'architecture privilégie l'utilisation du béton armé,
permettant ainsi une plus grande liberté dans la forme avec notamment l'utilisation du voile de béton.
Enfin Belo Horizonte est une étape décisive dans l'évolution de l'architecture moderne puisqu'on y retrouve les
prémices de Brasilia, future capitale du Brésil, dont l'artisan est Oscar Niemeyer.
Ces rencontres et ces découvertes ont une importance considérable concernant la construction du musée. Elles
ont une influence sur le choix du matériau et la technique employée par Robert Tatin.
- LE JARDIN DES TAROTS DE NIKI DE SAINT-PHALLE (1979-1998)
Œuvre d’une vie, univers magique, interaction entre art et nature, espace symbolique et méditatif, atelier
expérimental, le Jardin des Tarots de Niki de Saint-Phalle est situé à Garavicchio en Toscane.
Suite à la découverte du parc Guëll à Barcelone en 1955, elle déclare : « je savais qu’un jour, moi aussi, je
construirai un jardin de joie. Un petit coin de paradis. Une rencontre entre l’homme et la nature. ».
8Grâce au mécénat d’une famille italienne qui lui donne le terrain, en 1979, à l’âge de 49 ans, Niki de Saint-Phalle
se lance, avec le soutien et la collaboration de son mari Tinguely, d’amis artistes et d’artisans, dans la
construction de 22 sculptures monumentales. Elles sont inspirées des 22 arcanes majeures du tarot. Trois
d’entre elles sont habitables. Elles sont en polyester peint, en béton armé recouvert de mosaïques (miroirs,
céramiques, verres colorés de Murano). Cet ensemble est ceint d’un mur ayant pour but de séparer la réalité de
tous les jours et la magie intemporelle du jardin.
- QUELQUES PISTES DE REFLEXION
– la notion de parcours
Par leur aspect monumental, ces œuvres ne peuvent être appréhendées d'un seul regard ; seule la notion
de parcours accompagné d'expériences intellectuelles peut en permettre une découverte complète.
– La place de l'œuvre dans la nature
Dans tous ces espaces, chaque œuvre fait partie intégrante du paysage qui l'entoure, une nature maîtrisée, un
jardin, dont chaque élément est indispensable à la cohérence de l'ensemble et tend vers une unité absolue entre
l'homme et la nature.
– le regard sur l'Humain
Ces œuvres ont en commun une réflexion sur le passé, le présent, le futur de l'Humanité, communs à tous les
hommes au-delà des considérations culturelles, matérielles et sociales.
– Quelques correspondances visuelles :
21: Le Dragon, musée Robert Tatin 23: Bois sacré de Bomarzo, Italie
22: Bois sacré de Bomarzo, Italie
24: Le Jardin des Méditations,
25: Le Jardin des Tarots, Niki de 26: Parc Guëll, Antoni Gaudí, musée Robert Tatin
Saint Phalle, Italie Espagne 27: Le Verbe
Avoir
9D – UN MUSEE DYNAMIQUE
1 – La Grange, salle d'expositions temporaires
Cette salle fait partie de l'enceinte du musée. Elle est située près du bâtiment d'accueil. Depuis son
inauguration en 1999, « La Grange » a abrité un bon nombre d'expositions temporaires, à raison de deux par an
en moyenne.
Peintres ou sculpteurs, les artistes se sont succédés avec un plaisir non dissimulé de faire cohabiter leurs
œuvres avec celles de Robert Tatin. Les formes sont variées, les démarches toutes différentes, mais toutes
ces expositions tendent vers un but commun : faire du musée un lieu vivant, mouvant, où la création
contemporaine conserve une place importante. Si « La Maison des Champs » s'est arrêtée en 1983 à la mort de
Tatin, la création doit se poursuivre autour de cette œuvre, conformément aux souhaits de l'artiste qui avait
rêvé d'aménager un village de créateurs en résidence qu'il désirait voir perdurer après sa mort.
Dominique Coutelle, hiver 1999, sculptures en résine.
« Kerosène », 1999, dans le cadre du festival de l'humour de Cossé-le-Vivien.
L'histoire du musée par Jean Mauxion, été 1999, photographies.
Hervé Chauvin, hiver 2000, peintures.
Hervé Sonnet, été 2000, peintures à la cire.
Alain de Bourgues, hiver 2001, collages de végétaux.
Kinga et Neil, été 2001, sculptures en plâtre peint et collages de papier.
Menachem Gueffen, hiver 2002, peintures techniques mixtes.
Stéphane Dardenne, été 2002, peintures et sculptures techniques mixtes.
Pol Richard, 2003, sculptures en acier oxydé.
Nicolas Denis, 2004, peintures techniques mixtes et sculptures en plâtre peint.
David Verger, hiver 2005, peintures techniques mixtes.
Bernadette Nel, été 2005, peintures et sculptures peintes techniques mixtes.
Robert Tatin, hiver 2006, plans et dessins d'architecte.
Guy Prevost, été 2006, dessins à la pierre noire sur papier.
Robert Tatin, hiver 2007, « carnet de voyages », dessins, croquis et petites aquarelles réalisés par Robert
Tatin lors de ses séjours en Amérique du Sud, entre 1950 et 1955.
Lorenzo Recio, été 2007, « Matière et voyages », dessins à la peinture, à l'encre ou au crayon sur des planches
de papier. Ces images sont extraites de trois films réalisés par l'artiste.
Robert Tatin, hiver 2008, « Lithos », lithographies réalisées par Robert Tatin à Paris dans l'atelier du
lithographe Michel Cassé entre 1960 et 1975.
Serge Paillard, été 2008, « Nouveau Voyage en Patatonie ». « Pour Serge Paillard, peintre dessinateur lavallois,
ces représentations sont des icônes, des images sacrées ».
Robert Tatin, hiver 2009, « Gouaches », par ces petits formats où s'entremêlent gouache et encre de chine,
les préoccupations de l'artiste se croisent et se chevauchent.
Joël Lorand, été 2009, « Des personnages floricoles à la symbolique du bouclier », il mêle une vision de
l'humanité qui court à sa perte dans un monde qu'elle ne maîtrise pas, à une vision optimiste de la nature
végétale inquiétante mais structurée.
Robert Tatin, hiver 2010, « La lettre et l'image », des mots et des lettres aux combinaisons infinies, surgissent
des visions philosophiques et poétiques. Il ne s'agit pas ici d'une lutte, l'image et le verbe se mêlent dans un
même espace.
Dominique Guédon, été 2010, « Imagésens », écriture, peinture, dessin, l'essentiel, c'est la trace que nous
laissons, l'empreinte de notre passage, l'héritage de nos connaissances, de notre parcours, de nos émotions. C'est
ce que Dominique Guédon appelle la peintécriture.
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