Le XXème siècle, de 14 à nos jours

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Le XXe siècle de 1914 aux années 70 René Rémond.  Introduction à l’Histoire de notre Temps : 3. le XX° siècle de 14 à nos jours. Point Histoire.  Edition du Seuil 1974 ­ D’une guerre à l’autre ­ I la Premi ère Guerre mondiale 1)  Les origines de la guerre   ­ crise militaire et politique de l’été 1914 suite l’assassinat de Sarajevo et volonté de l’Allemagne d’entrer en  guerre bien que pas seule en cause (article 231 du T de Versailles). ­ Cause .  Les difficult és int érieures des Etats  :   Les difficult és ext érieures 2)  Les caract ères de la guerre    La dur ée  L’extension g éographique  Les formes nouvelles II les cons équences de la guerre 1)  les transformations territoriales   2)  les r égimes politiques   les cons équences d émographiques  les destructions  économiques  les bouleversements sociaux  le r ôle de l’Etat et les rapports entre pouvoirs  les effets sur les esprits  L’Europe dans le Monde et les relations entre les continents III l’Apr ès guerre, 1919­1929 1)  les s équelles de la guerre    les difficult és internationales  la r évolution sovi étique 2)  La stabilisation et la D étente   Les relations internationales  L’ordre int érieur IV la Crise des D émocratie lib érales 1)  une anticipation mal adapt ée pour les jeunes Etats   2)  Une survivance anachronique pour les vieilles d émocraties     ?   La crise des institutions repr ésentatives  Les nouvelles forces politiques 3)  La crise de 1929 et la Grande D épression   En quoi consiste la crise de 29  Ses effets V le communisme et l’Union Sovi étique 1)  La port ée de la r évolution sovi étique   2)  L’expérience sovi étique, la r évolution en Russie    La p ériode de communisme de guerre  La NEP  L’édification du socialisme 3)  Le Communisme dans Le Monde   Le XXe si ècle : de 1914 aux ann ées 70 1  Lutte des classes dans les soci étés industrielles  Lutte nationales aux colonies  La courbe de l’ évolution Le XXe si ècle : de 1914 aux ann ées 70 2 VI Les Fascismes ­ C’est la troisième ligne de force de l’entre deux guerres avec la crise de la démocratie classique et le  rayonnement de l’exp érience sovi étique. ­ Nom vient du nom pris par des associations constituées essentiellement d’anciens combattants qui se  èreforment au lendemain de la 1  GM en Italie et qui prennent le pouvoir en 22. 1)  La nature du fascisme    Une   réaction   de   type   nationaliste :   réaction   contre   l’humiliation   de   la   défaite  généralement (Italie et Allemagne). Légende en Allemagne de la défaite comme un  « coup de poignard dans le dos » des socialiste : l’A n’a pas été vaincue mais trahie.  L’Italie, bien qu’officiellement puissance vainqueur garde le souvenir de la défaite de  Caporetto par ailleurs toutes ses revendications n’ont pas aboutis lors des traités de  Versailles et de Vienne (différend avec la Youg­  à propos de Fiume). Mouvements  dans  tous les pays des anciens combattants qui se considèrent la mission politique au  travers du respect des traités que leurs sacrifices et ceux de leurs camarades morts ne  soient pas vains (ligues en France)  Antiparlementariste, antilibéralisme : réaction contre la démocratie populaire et la  philosophie libérale (d émocratie tenue pour responsable de la d éfaite). Par ailleurs, les   principes dont la d émocratie se r éclame sont directement oppos és à ceux du fascisme  : ­ la d émocratie classique est individualiste  : elle affirme la libert é de l’individu. ­ La démocratie est libérale alors que le fascisme est contre toutes les libertés qui risquent d’affaiblir  l’autorité du pouvoir et la coh ésion du groupe national. ­ La démocratie se veut rationaliste. Opposition avec le F qui accorde une grande importance à l’art de la  mise en sc ène, des parades…  Le  fascisme   n’est   pas   la   réaction   traditionnelle :   ne   cherche   pas   de   retour  à  l’Ancien  Régime :  le  fascisme  se   réclame  de   la  souveraineté   nationale.  Politique  sociale plus moderniste que dans la tradition : Dopolavoro en Italie (Après le travail),  la « force par la joie en Allemagne ». les fascismes sont par ailleurs des régimes plus  industriels qu’agrairiens. En outre, il n’existe pas de hi érarchie sociale historique dans  le F  : Mussolini et Hitler  étaient des hommes issus du peuple  Le   fascisme   apparaît   dans   une   première   vague   comme   l’expression   d’un   refus   et   d’une   réaction   de  protestation d’individus dont la sociétés ne veut point ou qui ne trouvent pas à s’intégrer dans les cadres  traditionnels.   La crise de 29 donne au fascisme les masses qui lui manquait  La philosophie du fascisme n’est pas  égalitaire mais  élitiste : les nouvelles  élites sont forg ées par le parti, de   cadres qui sont distingués pour leur combativité, leur discipline, leur fidélité inébranlable au chef, leur  adhésion totale au parti  à la diff érence des  élites traditionnelles.  D’abord les relations entre le patronat et les populations agraires et le fascisme sont bonnes (le grand  patronat de la Ruhr subventionne Hitler) puis au fur et à mesure de sa montée en puissance les relations  deviennent de lus en plus houleuses (rapports tendus entre le Roy d’Italie Victor Emmanuel III et le duce).  Le fascisme est­il pour autant analogue au communisme ? même subordination de  toutes les institutions légales régulières au parti, cpdt : le marxisme­léninisme est  universaliste alors que le fascisme se soucie peu de convertir la plan ète à ses principes   et ses valeurs, par ailleurs le F est hyper nationaliste et se soucie peu de ce qui se  passe à l’ext érieur de ses fronti ère alors que le communisme est internationaliste.   Les variétés nationales : le fascisme italien exalte la grandeur de Rome (volonté de  renouer   avec   la   grandeur   de   l’Empire   Romain),   le   nazisme   renoue   avec   le  pangermaniste de Guillaume II auquel il surajoute la théorie qui se veut scientifique  du racisme. 2)  Les destins diff érents   Cause des succ ès et des  échecs :  Le XXe si ècle : de 1914 aux ann ées 70 3 ­ les tradition intellectuelles et politiques plus anciennes : en Espagne, il y a harmonie entre les thème du  franquisme et le mythe de l’hispanité hérité du siècle d’or : Franco se donne comme l’héritier légitime des  rois catholiques qui fait l’unité de la péninsule et assuré le rayonnement à la surface du globe de l’Espagne  et de sa civilisation. ­ Position internationale  des pays consid érés : pays vaincu et/ou humili és  Les fascismes et la guerre : la guerre découle de la doctrine du fascisme : il prédispose es  esprits à la guerre. Il la prépare aussi par un effort militaire considérable. Le F a aussi besoin  de la   guerre comme justification (objectif  à l’exaltation des passions du peuple) VII Les origines du conflit 1)  les causes de la guerre    l’héritage des années 1919­1930  : configuration diplomatique de l’Europe divisée en deux  camps : vainqueurs et vaincus et le probl ème des r éparations.  la crise économique et ses répercussions : crise de la démocratie et montée des régimes  autoritaires, autarcie (nationalisme  économique), d éveloppement des  économie de guerre.  les r égimes autoritaires  : fond és sur l’ambition collective et la volont é d’h égémonie. 2)  l’enchaînement des crises    les visées sur l’Autriche : l’Anschluss et le rattachement de la Sarre : connivence dans une  minorité   active   de   nationaux­socialistes   en   Autriche.   Se   pr ésente   comme   l’héritier   du  mouvement des nationalités du XIX ème : c’est au nom des minorités que l’Allemagne va  consommer l’anschluss et d émembrer la Tch écoslovaquie et la Pologne.   L’affaire d’Ethiopie et le renversement des alliances : en 35 : Axe Rome­ Berlin qui sort  l’Allemagne de son isolement. En 35 Mussolini veut soumettre le royaume d’Ethiopie et  constituer un vaste ensemble d’Afrique orientale italienne seulement l’Ethiopie est entrée à la  SDN en 1925 et une des closes interdit la guerre entre les Etats membres… Le RU s’y oppose,  la France est partagée… => rapprochement de l’Allemagne avec l’Italie et création de l’Axe.  (M proclame VE «  empereur d’Ethiopie et Roi d’Italie).  Remilitarisation de la Rhénanie : forte du soutien de l’Italie, L’Allemagne refuse  de se  soumettre encore plus longtemps aux clauses du traité de Versailles. Pas de réaction de la part  de la France qui se discrédite ainsi aux yeux de ses alliés. Fin de la SDN. L’Allemagne  contracte avec le Japon le pacte dit anti­komintern auquel adhéreront successivement l’Italie,  l’Espagne franquiste, la Hongrie.  La   guerre   d’Espagne :   guerre   civile   qui   devient   une   guerre  étrangère   par   personnes  interposées. En Avril 31, la République avait succédé à la Monarchie en Espagne. En 36,  victoire du FP aux élections  législatives qui entraîne  une vague  d’agitation  sociale  et de  désordre qui alarme les propriétaires, les possédants, l’Eglise. Début d’un soulèvement auquel  l’armée se joint peu après : le mouvement qui devait durer qques heures dura trois années. Des  divisions de volontaires fascistes affluent tandis que des divisions internationales communistes  s’organisent : la guerre devient internationale : l’Espagne est le terrain sur lequel les blocs font  de grandes manœuvres (L’A y envoie des spécialistes et y teste son matériel) : comme une  nderépétition de la 2  GM. La guerre civile prend fin en mars 39 : le général Franco prend le  pouvoir : le bloc totalitaire sort renforcé de la guerre d’Espagne et les démocratie isolées et  affaiblies.   L’Anschluss : Hitler a les coudées franches pour agir grâce au silence de la France et de  l’Angleterre et l’isolationnisme des EU (en 37 le Congrès vote des lois de neutralités pour ne  èrepas renouveler l’exp érience de la 1  GM.   Munich : conférence entre Mussolini, Hitler, La France et la Grande Bretagne pour s’entendre  à propos du probl ème tch écoslovaque bien que Tch écoslovaquie ne soit pas repr ésentée. er La Pologne, le Pacte germano­sovi étique et la guerre  : le 1  septembre, l’Allemagne envahit   la Pologne. Le XXe si ècle : de 1914 aux ann ées 70 4 ­ La Seconde Guerre mondiale et l’après­guerre ­ I La Seconde Guerre mondiale 1)  l’extension g éographique    ­ C’est à l’initiative de l’Allemagne que la guerre s’ étend entraînant des pays voulant garder leur neutralit é tel  le Danemark et la Norv ège en 40 ou avant la Belgique. ­ C’est toujours par des initiatives de l’Axe que la guerre s  »’étend à de nouveaux secteurs ­ Renversement diplomatique des alliances le 22 juin 1941 avec l’ouverture des hostilit és allemandes vis­ à­vis  des soviétiques. Seuls pays a rester en dehors de la guerre en Europe sont : la Suède, l’Espagne, le Portugal  et la Turquie. ­ 32 conquête de la Manchourie par le Japon, 37 étendue de l’attaque à la Chine, décembre 1941 : ouverture  des hostilit és envers les am éricains avec l’attaque de Pearl Harbor.  Le XXe si ècle : de 1914 aux ann ées 70 5 2)  la dur ée  ère­ Plus long conflit  : plus longue que la 1  GM. ­ Entre novembre 42 et f évrier 43 renversement des chances au profit des alli és. 3)  l’intensité  ­ Guerre totale  aussi bien dans ses m éthodes que ses objectifs ère­ Les pays  à l’ écart du conflit sont encore moins nombreux que lors de la 1  GM. ­ Guerre v éritablement industrielle suite  à l’entr ée en guerre des EU. ­ L’endurance de la population civile est une des clefs de la victoire (coventrisation). II les cons équences de la guerre 1)  Bilan des cons équences n égatives  ­ Les pertes humaines : 1/10 de la population russe entre 41et 45, en Pologne presque 7 millions de mort  dont une grande majorité des élites du pays décimées. L’est de l’Europe est beaucoup plus touché que  l’ouest (rapport de 1  à 10). ère­ Ruine matérielle beaucoup plus étendues qu’après la 1  GM, des centaines de villes détruites par la guerre  de mouvement puis par les diff érentes lib érations. ­ Désorganisation de la société, surtout à l’est, due à la décapitation des élites et l’occupation allemande  subie pendant pr ès de 6 ans. 2)  Les transformations qui accompagnent le retour  à la paix    Transformations territoriales : des modifications de frontières moins importantes qu’en 19  mais création de différentes zones d’influence et des deux blocs. Signature des accords de  Yalta en février 45 où les zones d’influences sont définies => le gouvernement grec écrasa les  communistes grecs avec l’aide des anglais et des américains sans que l’URSS ne lève le petit  doigt   car   la   Grèce   appartenait  à   l’ère   d’influence   anglo­saxonne.   De   m ême,   quand   les  communistes, par le coup de Prague ont renversé un gouvernement représentatif et instauré  une dictature communiste (1948), Les EU n’ont pas bougé. A la conférence de Potsdam, en  juillet août 1945, est traitée l’occupation en quatre zones de l’Allemagne. Modification des  certaines fronti ères comme celles de la Pologne  Les forces politiques : triomphe de la démocratie et défaite des régimes autoritaires et 45  marque une étape de plus dans la démocratisation des régimes, des institutions, de la vie  politique et des rapports sociaux. Importance de la Résistance qui a inspiré des mouvements  d’une double nature : organisation de combat contre l’occupant et mouvements politiques qui  se pr éoccupent de jeter les fondements et de dessiner les traits des r égimes devant succ éder à la   guerre.  ­ Le  socialisme qui jouit d’un grand  prestige et ses chefs  aussi. Léon Blum revient  de déportation. En  Angleterre, quelques semaines avant la capitulation allemande, le parti travailliste remporte les élections et  Clément Attlee prend la direction du gouvernement avec au ministère des affaires étrangères, un ancien  ouvrier : Bevin. ­ Le communisme : a pris une part importante dans la résistance. Il est très puissant en Italie et en France où  il   est   d’ailleurs   le   premier   parti.   Il   appelle  à   la   reconstruction   et   au   travail   et   banni   toute   forme   de  revendication. ­ La  démocratie chrétienne : consacre la montée d’une nouvelle génération de militants formés dans les  mouvements d’inspiration chrétienne, action catholique et syndicalisme chrétien : en Belgique, en France et  en Italie.   Les r éformes politiques,  économiques, sociales  : ­ Elaboration de constitutions nouvelles et d’inspiration plus démocratique que les précédentes (en 46 pour la  France). ­ Innovation   dans   le   régime  électoral :   droit   de   vote   pour   les   femmes   en   France   en   45,   représentation  proportionnelle adopt ée partout sur le continent.  Le XXe si ècle : de 1914 aux ann ées 70 6 ­ Affaiblissement de la seconde assembl ée si elle est conserv ée. ­ Petit nombre de partis fortement organis és et disciplin és ­ Réformes économiques de structure : nationalisation, adoption de plan de protection et de couverture des  risques   sociaux   le   plus   complets   possibles :   Plan   Beveridge   en   GB,   adoption   de   la   Sécu   en   France,  généralisation des allocations familiales et leur indexation au rapport des salaires   La d émocratie étendue aux relations internationales  : cr éation de l’ONU en45. III La Guerre Froide 1)  les origines de la rupture    ­ Rupture idéologique : pour l’ouest : la démocratie est l’épanouissement des libertés individuelles héritées  des régimes libéraux, elle implique le pluralisme des opinions et des formations organisées. Pour l’Est, la  démocratie, parce qu’elle met l’accent sur la justice à instaurer et sur l’égalité à promouvoir, entraîne la  suspension des libert és individuelles  : au lieu de tol érer le pluralisme, elle s’identifie au monopole d’un parti   qui exerce une dictature absolue. ­ Différend   qui   s’inscrit   dans   l’espace   et   la   géographie :   pays   conquit   et   délivrés   adhèrent   au   bloc  salvateur. Conqu ête qui s’effectue dans le temps avec des heurts  à partir de la conf érence de Potsdam. En 46   discours de Churchill  à Fulton «  un rideau de Fer  » s’est abattu sur l’Europe.  2)  l’année 1947 et la cassure de L’Europe   ­ renversement de la politique  étrangère américaine qui romps avec l’isolationnisme  qu’elle s’apprêtait à  rétablir : suspend la d émobilisation et amorce le r éarmement. ­ Le 12 mars 47 Truman annonce que les EU vont prendre la suite du RU en Grèce et en Turquie afin qu’elle  ne tombe pas dans l’orbite sovi étique : doctrine Truman du containment .  ­ Mars 47 agonise à Moscou la conférence dite de la dernière chance réunissant les ministres des Affaires  Etrangères de France, du RU, des EU et de Russie (Molotov) ­ Juin 47  : annonce du  plan Marshall  ouvert  à toute l’Europe. ­ 49 : signature du  Pacte Atlantique  pour l’Ouest et du  pacte de Varsovie  à l’Est. ­ En 49 l’Allemagne ne comporte plus que deux zones, la RFA est constituée et se dote d’un chancelier :  Adenauer. En Parall èle constitution de la RDA. ­ Eviction de tous les gouvernements de l’est des ministres communistes à partir de 47 => dislocation de la  fédération mondiale syndicale. 3)  la g énéralisation de la Guerre Froide   ­ Elle d épasse le cadre de l’Europe. ­ En   49   les   communistes   chinois   vainquent   le   kuomintang   et   Chang   Kai­chek :   sphère   coco   comporte  désormais un milliard d’homme.  ­ Juin 1950 : début de la guerre de Corée : la Corée du Nord, communiste, envahit la Corée du Sud sous  influence américaine : Truman obtient une intervention de l’ONU grâce à la vacance temporelle du siège  permanent   de   l’URSS.   La   Chine   envoie   des   volontaires   en   grand   nombre.   La   guerre   finit   en   1953.  (destitution du Général MacArthur qui voulait bombarder la Manchourie chinoise et avoir recours à la  bombe atomique). ­ Guerre d’Indochine  avec la d éfaite de Di ên Ben Phu  le 7 mai 1954. ­ Début de la « pactomanie » américaine visant à constituer tout autour du bloc soviétique une ceinture de  sécurité continue entre pays qui se lieraient pour des accords militaires : OTAN, OTASE, traité avec le  Japon en 51, … ­ En 55 l’URSS renoue avec Tito. ­ En 62 crise des missiles de Cuba. ­ En 63 signature d’un traité à Moscou pour mettre fin aux expériences nucléaires : signe de la Détente,  l’expérience a convaincu les deux grands que la guerre devait être évité : respect et reconnaissance des aires  d’influences mutuelles.  Montée d’un  Troisième Monde  «  non engag é ».  Rupture à l’int érieur du bloc sovi étique : schisme sino­sovi étique. Le XXe si ècle : de 1914 aux ann ées 70 7  Désintégration progressive du bloc Atlantique avec les aspirations à l’autonomie de certains pays dont la  France depuis 58. IV Le Monde Communiste 1)  les éléments d’unit é  2)  les étapes de la constitution du Monde communiste    le noyau  les d émocraties populaires  la Chine  la r évolution cubaine V la d écolonisation 1)  Sa port ée historique  ­ Multiplication du nombre des Etats  : l’ONU compte 150  états alors que la SDN n’en a js compt é que 50. ­ Pdt 2nde GM peu de  mouvements qui  ébranle la fid élité des colonies aux m étropoles. ­ Décolonisation   entraîne   le   retour   aux   cultures   d’origine   des   colonies   et   entraîne   une   contestation   de  l’universalité» de ma civilisation europ éenne.  2)  Les causes du ph énomène, cons équences de la colonisation   ­ la colonisation ne s’est pas faîte passivement : lutte des français en Algérie contre Abd el­Kader, 1857 :  révolte des cipayes aux Indes… ­ développement des sentiments nationaux en partie exacerbés par les allemands et les japonais pendant la  Seconde Guerre Mondiale.  ­ C’est au contact des européens que les élites locales découvrent leur propres appartenance à une réalité elle  aussi nationale (ormation d’ Ho Chi Minh  à la Sorbonne) 3)  Les deux sources des nationalismes coloniaux      :  ­ nationalisme colonial qui aspirent  à devenir ma ître de leur propre destin. ­ Un nationalisme tourné vers le passé qui met l’accent sur la différence et s’applique à mettre en honneur les  traditions nationales  : croyances, coutumes, langues, costumes. (r éaction des boxers en Chine en 1900).  4)  Les fondements id éologiques  ­ emprunte à l’Europe ses id éologies. ­ A la d émocratie et au lib éralisme : cr éation du parti du Congr ès en Indes en 1885 ­ Socialisme : souci  économique et social VI le r éveil de l’Asie 1)  son ant ériorité  2)  La modernisation du Japon    Le r éveil  L’expansion dominatrice  Le japon des ann ées 70 3)  Les r évolutions de la Chine   4)  L’émancipation de L’Inde   5)  Le Sud­est de l’Asie   VII Le r éveil du Monde Arabe Monde unifi é par sa religion et non par une m ême appartenance ethnique. 1)  le r éveil des arabes   ­ début du XX ° = morcel é : partie aux turc et partie aux europ éens. ­ Aspiration  à l’ind épendance Le XXe si ècle : de 1914 aux ann ées 70 8 ­ Volonté ferme de refaire l’unit é du monde Arabe. ­ 1918 : écroulement de l’empire ottoman qui lib ère ainsi les populations arabes de son joug. ­ Mustapha Kemal fait de la Turquie une nation en s’inspirant de Mustu Hito au Japon. 2)  l’échec des r êves d’unit é, 1919, 1945    Rivalités conduisent à l’émiettement de l’empire :  création de l’Arabie saoudite, la Palestine passe sous mandat  britannique l’Iran sous celui des français… : région qui contrîlent les lignes de communication capitale : la route  des Indes et o ù l’on a r écement d écouvert du p étrole. 3)  la conqu ête de l’ind épendance depuis 45   ­ 1945 : lev ée du mandat fran çais sur le Liban et la Syrie. ­ Constitution   de   la   Ligue   Arabe   =>   nationalisation   des   pétroles   iraniens   par   le   hgouvernenment   de  Mossadegh en 51 et nationalisation du Canal de Suez en 56 par le Colonel  égyptien Nasser. ­ En Afrique du Nord : mouvement dirigé contre les européens : développement d’un nationalisme dualiste :  nationalisme traditionaliste de restaurer le passé et un nationalisme moderniste qui rêvent de s’égaler aux  grandes puissances en imitant leur fa çons de faire et leur principes. ­ Mouvements qui ont débuté dans l’entre deux guerres et qui se sont développé après 45. En 62, avec  l’indpdce de l’Alg érie, le monde arabe est enti èrement émancipé.   4)  la faillite de l’unit é  ­ rivalités internes entre familles royales. ­ toutes les tentatives de regroupement ont abouti  des échecs : la plus importante qui a donné naissance à la  République Arabe Unie fusionnant la Syrie et l’Egypte ne dura que quatre ans  : fev 58 – sept 61.   ­ Révolution islamique qui renversa le shah d’Iran. ­ Le type de r égime qui y est le plus  étendu est le r égime autoritaire VIII D éclin et rel èvement de l’Europe  1)  le d éclin de l’Europe   ­ début du XX ° : elle prévaut sur tous les points à tous les autres continents. Economiquement, elle a organisé  le monde et jouit d’un grand prestige intellectuel et moral. ­ Lendemain   de   la   Seconde   GM :  économiquement   appauvrie,   sous   dépendance   militaire,   financière   et  diplomatique (fiasco de l’intervention franco­britannique  à Suez en 56) des EU ou de l’URSS.  ­ Siège de l’ONU =  à New York et l’Europe perd ses empires  : elle est r éduite à ses fronti ères propres. 2)  le rel èvement du continent europ éen et sa pr écarité  Europe des années 60 : taux de croissance un des plus élevé du monde, monnaies fortes et stable, France :  troisième pays exportateur mondial.   aide ext érieure : plan Marshall  ressources humaines    processus d’unification : création de l’OCDE en 48, en 49 :premier conseil de l’Europe, en 50 : création de  la CECA. 3)  l’Europe en crise   ­ crise de l’ énergie en 73­74  : prend conscience de sa d épendance aigue  à l’ égard de l’ext érieur. ­ La d écolonisation a retir é à l’Europe son r ôle de direction du monde qu’elle exer çait depuis des si ècles. Conclusion : naissance éventuelle d’une civilisation unique pour l’univers entier  ?   Facteurs d’unit é :  ­ données d’ordre technique ou mat ériel Le XXe si ècle : de 1914 aux ann ées 70 9 ­ propagation à la surface du globe de quelques grandes langues universelles  : anglais, fran çais, arabe…   ­ identité du processus d’ évolution des soci étés modernes ­ uniformisation des moeurs des go ûts, des loisirs, des divertissements  ­ un fond d’id ées commun  ;  ­ des forces intellectuelles, spirituelles, idéologiques, des doctrines ou des mouvements sont au travail,  qui se proposent d’unifier le Monde, qui y tendent sciemment en affirmant l’unit é du genre humain.  ­ Rapprochement de l’URSS et des EU  : d éstalinisation…  Ferments de dissociation  : ­ quand la langue n’est pas unifier elle est une barri ère : af francophone et anglophone ­  rupture entre les diff érentes  communaut é d’id ées : monde musulman, monde chr étien… ­ Division en bloc id éologique ­ Division entre les niveaux de d éveloppement Le XXe si ècle : de 1914 aux ann ées 70 10