LES MOUVEMENTS DE CAPITAUX DEPUIS 1945 Introduction ...

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LES MOUVEMENTS DE CAPITAUX DEPUIS 1945 Introduction : Présentation : La croissance des transactions financières internationales et des mouvements internationaux de capitaux est une des caractéristiques les plus marquantes de la fin du 20ème siècle et qui s'est amorcée des 1945. Les entrées nettes de capitaux dans les PED ont triplé, passant d'environ 50 milliards de dollars par an entre 1987 et 1989 à plus de 150 milliards de dollars sur la période 1995/1997.
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LES MOUVEMENTS DE CAPITAUX DEPUIS 1945 Introduction : Présentation :  La croissance des transactions financières internationales et des mouvements internationaux de capitaux est une des caractéristiques les plus marquantes de la fin ème du 20 siècle et qui s’est amorcée des 1945. Les entrées nettes de capitaux dans les PED ont triplé, passant d’environ 50 milliards de dollars par an entre 1987 et 1989 à plus de 150 milliards de dollars sur la période 1995/1997. Dans le même temps les flux privés en 1996 en sont venus à représenter 20% des investissements intérieurs des PED, contre 3% en 1990. De plus le chiffre d’affaire quotidien sur le marché des changes en 1995 était de 1260 md $ ce qui représente 2,5 fois le PIB de l’Espagne. Il a été multiplié par 48 de 1977 à 1998.  On peut se demander s’il en toujours été ainsi et comment et dans quel contexte ont évolué les mouvements de capitaux depuis 1945.  Les capitaux : les pays échangent des capitaux sous des formes très diverses, qu’il s’agisse d’investissements productifs (investissements directs pour contrôler une entreprise) ou financiers (achats d’actions ou d’obligations sur des bourses étrangères, prêts ou emprunts réalisés avec l’étranger).  Les mouvements de capitaux : c’est le déplacement géographique du capital d’une place financière à une autre, d’un pays à un autre.  Les quatre facteurs déterminants des mouvements de capitaux :  - payer les transactions sur les biens et services importés  - en contrepartie financière d’un transfert d’immobilisation corporelles  - améliorer la qualité et le rendement d’un porte-feuille et de diversifier les riques  - tirer profit des fluctuations des taux de change ou de les faire fluctuer aux fins de spéculation Problématique :  L’internationalisation des flux de capitaux ne s’est pas faite depuis la libéralisation financière des années 80. Cette décennie est en réalité une période charnière des mouvements de capitaux depuis 1945.  Qu’est ce qui a permis aux mouvements de capitaux d’autant se développer ème au cours de la seconde moitié du 20 siècle ? Quels ont été ses mouvements ? Plan :  Il aurait été intéressant de distinguer les mouvements de capitaux en tant que tel d’une part et l’évolution des structures financières d’autre part, néanmoins pour les commodités de l’exposé nous adopterons une démarche plus historique puisque les flux internationaux de capitaux sont directement liés à des phénomènes progressif de libéralisation financière et de globalisation évoluant au cours du temps. Cela nous permettra de comprendre comment et dans quel contexte économique les transferts d’une zone à l’autre ont eu lieu.  C’est pourquoi dans une première partie nous étudierons la période allant de 1945 jusqu’au début des années 80, qui marque le tournant de la finance internationale pour étudier dans une seconde partie la nouvelle donne international des mouvements de capitaux et ses conséquences.
I) Les mouvements de capitaux de 1945 à 1982 de la sphère publique à la sphère privée:  A) Des flux de capitaux Nord/Sud pendant l’émergence des systèmes  financiers.  De 1946 à 1973 le monde dans lequel les transactions monétaires et réelles dominent la scène économique mondiale et où les règles du jeu étaient édictées et contrôlées par les acteurs publics était le monde de Bretton-Woods.  Parallèlement les échanges internationaux progressent à un rythme annuel de 7,5% soit près du double de la croissance de la production mondiale.  1) Contexte international : Le contrôle des mouvements de capitaux, jugé indispensable après les désordres de la seconde Guerre Mondiale, étaient autorisés notamment parce que la communauté financière internationale était largement convaincue que les perturbations de l’entre-deux Guerre étaient dues aux effets pervers de l’étalon-or et à l’inadéquation de ce système face à la dynamique de la croissance économique.  Le système financier mis en place après la seconde Guerre Mondiale est pour l’essentiel unsystème de financement public bilatéral et multilatéral des déséquilibres internationaux.  Ceci étant dés la moitié des années 50 les acteurs privés montent en puissance : lesfirmes multinationalesen raison de la croissance rapide des flux d’exportation et d’IDE à financer, et lesbanques internationalescar les banques doivent : -soutenir les FMN et parce qu’elles suivent leur client. A l’origine ce mouvement provient des banques américaines et anglaises.  - de nouvelles sources de financement naissent avec les déficits des paiements américains à la fin des 60’s et les excédents des pays producteurs de pétrole dans les 70’s.  - saturation des marchés nationaux, il faut rechercher ailleurs des occasions de profit.  2) Les mouvements de capitaux pendant cette période :  Dans lacomposante bilatérale:- les EU, puissance dominante, vers leurs alliés européens et asiatiques exposés à la menace communiste (c’est le plan Marshall= interventionnisme financier, et le plan Truman). Aides massives à la Corée du Sud et à Taiwan puis plus tard au Sud Vietnam. Financement des troupes stationnées dans les pays membres de l’OTAN, financement de la Guerre de Corée.  - les pays industriels vers leurs anciennes colonies.  Dans lacomposante multilatérale: le financement est géré par le FMI et la BIRD dont le but est de financer la reconstruction des pays détruits par la Guerre et le développement économique des pays nouvellement industrialisés.  Parallèlement, avant les années 60,les flux de capitaux privés restent encore modestes. La taille des marchés internationaux de capitaux n’est pas encore significative. Les investissements directs et les crédits commerciaux sont souvent
garantis par les Etats. Toutefois dés la fin des années 60 l’ampleur des sorties de capitaux américains va constituer l’origine de l’essor du marché des euros dollars (déficit croissant de la balance commercial américaine).  L’essentiel des flux internationaux de capitaux suivent unaxe Nord/Sud. Les principaux pays industrialisés (EU, Japon, Europe) financent pour une large part le déficit structurel des PED. Ce mouvement se renforcera de 1974 à 1982.  B) Les euros-marchés et le recyclage des pétro-dollars après le premier choc  pétrolier :  Les prix du pétrole ont été multipliés par 4 ce qui a entraîné un renversement des termes de l’échange au profit des pays pétroliers. Ainsi ils ont obtenu un surplus des échanges courants d’environ 360 md $ entre 1974 et 1981.  Lesexcédents des pays pétroliersont pour principale contrepartie l’augmentation dufinancement des PVD. Le système bancaire occidental intervient dans ce recyclage des pétrodollars. Les crédits internationaux s’orientent vers le Sud.  1) Les euros-marchés :  Leseuro-marchéssont des marchés internationaux de capitaux sur lesquels se réalisent des opérations de prêts et d’emprunts en devise, à l’extérieur du pays d’émission de la devise considérée. Ils sont nés dans les années 50 mais connaissent un réel démarrage qu’après 1973 puisqu’en 1974 l’encours brut traité sur les euro-marchés approchait 400 md $, ce chiffre est 2200 md $ en 1982.  C’est l’instauration d’unetaxe en 1963sur les emprunts non résidents aux Etats-Unis qui a eu pour effet de déplacer la demande de financement en dollars du marché américain vers les euros marchés.  La demande provient des firmes comme des Etats, ce fut le cas d’EDF en France dans les 70’s et de nombreuses entreprises publiques de pays en développement. Ainsi les banques travaillent en dollar sur le sol européen.  C’estaprès le premier choc pétrolierque les marchés des euros dollars ont assurés la finance internationale. Selon Henri BOURGUINAT, «le marché des euro-monnaies et les prêts bancaires sont devenus la source la plus importante de liquidités internationale». Lequadruplement des prix du pétrolea confronté l’économie a deux problèmes : - un déséquilibre massif des paiements internationaux  - le risque d’une grave déflation mondiale consécutive à une éventuelle pénurie de liquidité internationale nécessaire pour régler la facture pétrolière.  2) Le recyclage des pétros dollars : Définition : c’est le processus par lequel les grandes banques internationales privées ont réussi à réinjecter dans le système économique international le pouvoir d’achat qui en avait été retiré, c'est-à-dire les ressources excédentaires des pays pétroliers.
 Près dela moitié de ces ressources furent placées en dépôts liquidesdans les banques occidentales. Le solde fut investi dans les pays de l’OCDE à hauteur de 40%, prêté à d’autres PED (15%) ou avancés aux organisations internationales (5%). Les dépôts liquides furenttransforméspar les banques en crédits à moyen et long terme aux PED pour financer leur déficit structurel, et dans une moindre mesure aux anciennes EPC. Ce recyclage a permis d’amortir l’effet récessifde l’économie mondiale des transferts de ressources considérables vers des pays à faible population et donc à faible capacité d’absorption. Banque en concurrence, attractivité des emprunts pour les PED car faiblesse des taux d’intérêt et niveau élevé des prix mondiaux de base. Des pays d’Amérique latine, certains pays d’Asie (Corée du Sud ou Philippines), quelques pays africains notamment les pays pétroliers purent profiter de cette finance. ÆAspects positifs: lorsque les fonds empruntés furent affectés au financement de projets d’investissement rentables, susceptibles d’accroître l’offre d’exportations ou de réduire les importations comme la Corée du Sud. ÆAspects négatifs: lorsque les entrées de devises servirent à accroître la consommation de produits importés comme au Chili, à financer des dépenses courantes des Etats comme le Nigeria, les dépenses d’armement comme en Irak, des investissements non rentables comme en Algérie où à alimenter la fuite des capitaux comme en Argentine. Problème encouru à la suite de ces recyclages: pas de surveillance rigoureuse de l’usage des fonds par les autorités publiques, retournement de la politique américaine à la suite du second choc pétrolier qui à augmenté ses taux de manière fulgurante ce qui a entraîné un triplement des charges de la dette. En 1982 le Mexique dit qu’il ne peut plus honorer ses engagements de remboursement.  Ainsi cette crise a recentré les mouvements de capitaux sur un axe Nord/Nord après 1982. II) Les mouvements de capitaux de 1982 à nos jours : l’essor de la finance directe :  Selon J.R.HICKS la finance directe qu’il appelle « finance economy » est une situation où les agents recourent surtout aux marchés financiers pour lever des capitaux ou les placer. Renversement des rapports de force sociaux,la part du capital passe de 26% du PIB en 1983 à 32% en 1996, le partage de la valeur ajoutée est en sa faveur.  A) Mutations financières et mondialisation dans les années 80 :  La réorientation de la logique financière a été grandement facilitée par le mouvement dedéréglementation et l’apparition de nouveaux instruments financiers, définition retenue par SILBER dans les années 70 pour le concept d’innovation financière. Le cloisonnement empêchait l’adaptation aux besoins de la clientèle, la concurrence entre les établissements et le développement des marchés financiers nationaux.
 1) le contexte : la globalisation :  Lacrise du compartiment bancaire des euros marchésest à l’origine de la vague de désintermédiation financière. Les banques se sont consacrées au compartiment financier des marchés internationaux de capitaux. Cette déréglementation vise à retirer les entraves aux mouvements de capitaux. C’est la règle des «trois D» : -désintermédiation= recours direct des opérateurs internationaux aux marchés financiers.  -décloisonnement= abolition des frontières entre les marchés.  -déréglementation= les autorités monétaires des principaux pays industrialisés ont aboli les réglementations des changes de manière à faciliter la circulation internationale du capital.  C’est leretour en force de la finance directe. Les investisseurs institutionnels, les trésoriers des banques, les entreprises multinationales, les trésors publics nationaux préfèrent s’endetter ou placer sur le marché des titres dans une stratégie de diversification justifiée par la théorie du choix de portefeuille (elle montre que la diversification permet d’accroître le rendement moyen ou de réduire la volatilité du rendement des portefeuilles.).  2) les mouvements de capitaux Nord/Nord :  La globalisation financière va de pair avec la réorientation des flux financiers internationaux vers les pays développés.  A partir de 1981 lespays industrialisés redeviennent fournisseurs de fonds sur le marché des capitaux, en particulier le Japon et l’Allemagne qui enregistrent des excédents croissants. Les EU octroient en 1982 pour 150 milliards de $ de créances nettes aux pays déficitaires.  Excédent d’épargne sur l’investissement additionné au freinage du déficit public fait duJaponle premier créancier du monde et plus précisément des EU à hauteur d’une soixantaine de milliards de dollars par an car les EU enregistrent de profonds déficits budgétaires extérieurs. Nouvelle stratégie: développement des titres négociables émis par les pays du nord au détriment du crédit bancaire au profit des PVD. Fort ralentissement des flux de capitaux vers les PVD. L’ensemble des PVD qui s’étaient polarisés entre pays exportateurs de capitaux qu’étaient les pays pétroliers, s’homogénéise à nouveau, l’endettement constituant une caractéristique commune à la quasi-totalité de ces pays.  Mais la globalisation et les mouvements de capitaux qu’elle facilite ne sont pas sans revers. Cette prolifération des instruments financiers et des marchés dérivés donne aux marchés internationaux de capitaux l’allure d’ « une foire aux risques » selon Charles GOLFINGER (1987)  B) La financiarisation de l’économie mondiale :  Selon lemodèle de Mundell-Flemming, les capitaux sont parfaitement mobiles s’ils se déplacent sans habitat préféré et sans frein (fiscalité, réglementation…), c’est le taux d’intérêt qui est le réglage.
 Blanca HEREDIA (1997, Mexique) «[…] le moteur fondamental qui se cache derrière l’émergence d’une économie mondiale globalisée se situe dans le fait que les capitaux deviennent historiquement plus transférables et internationalement plus mobiles que tout autre chose[…] »  1) le contexte : l’instabilité :  Lesbanques centrales deviennent plus autonomes. L’accès au marché financier international ne dépend plus du statut passé de l’emprunteur mais du respect des règles qui privilégient la qualité et la cohérence de la politique économique suivie au moment où l’emprunteur lève des capitaux.  Lesnouveaux acteursrecherchent des liquidités et une rentabilité financière à court terme alors que les entreprises ont besoin de financement durables. Ainsi les investissements à butspéculatifaugmentent par-rapport aux investissements directs pour l’industrie ou le commerce dans les mouvements internationaux de capitaux. Un peu avant le crack boursier de 1987 le cours des actions avait triplé alors que l’investissement productif avait stagné.  Les nouveaux instruments financiers sont facteurs d’instabilité notamment les marchés de produits dérivés. Leur ampleur devient considérable voir incontrôlable. C’est ce qui explique la faillite de la banque Barings en février 1995. La spéculation est beaucoup plus aisée avec ce type de produit en raison de leur effet levier.  2) les mouvements de capitaux :  Les principaux courants des transferts de capitaux ont généralement quitté les économies en développement ou de transition. Des exceptions notamment la Chine (52Md), le Mexique (28Md), l’Indonésie (18Md), la Malaisie (16Md), le Brésil (14Md). Les pays sub-saharien n’ont pas attiré l’intérêt des investisseurs.  En 1992, reprise des apports nets de capitaux aux PED, 237,8 md $ en 1995. Elle provient des apports privés ainsi que des flux d’IDE.  C’est tout d’abord en tant qu’outils capables d’améliorer le financement de l’économie nationale que les marchés financiers ont redémarré à la fin des années 80, mais la dynamique de la financiarisation de l’économie mondiale les a transformés enmarché financiers émergentsau niveau international c'est-à-dire en mécanisme capables d’attirer des capitaux extérieurs comme agents d’accélération du processus de croissance.  Au début des années 90, les nouveaux pays industrialisés d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe centrale sont devenus à leur tour d’importants acteurs de la finance internationale, c’est le phénomène des marchés financiers émergents. Leur part dans la capitalisation boursière mondiale est passée de 5% à 10% de 1983 à 1998. Leur succès s’explique par leurs rendements élevés peu corrélés avec les marchés des pays développés ce qui permet la diversification des risques internationaux.  Concurrence de plus en plus rude des PRI pour attirer les capitaux internationaux. Parallèlement les PFR sont délaissés par les flux privés
ème  Dans la 2 moitié des années 90 de nombreuses crises touchent les pays émergents, qui se traduisent par des retraits brutaux de capitaux entraînant notamment une crise des marchés de capitaux. Problème de l’aléa moral. Conclusion :  La libéralisation financière des pays développés ainsi que l’apparition de marché émergents favorise l’instabilité financière. Les différentes crises l’ont montré, la crise asiatique en 1997, la crise russe en 1998.  Ainsi la question d’une amélioration de la régulation des marchés internationaux de capitaux devient récurrente. Exemple du débat autour de la taxe TOBIN.  Le comité intérimaire organe directeur du FMI, puis les ministres et les gouverneurs des banques centrales du Groupe des 7 ont souligné, à l’automne 98, que la libéralisations des mouvements de capitaux doit s’effectuer de manière ordonnée, graduelle et bien enchaînée. Note : parler des conséquences dans la première partie : - le FMN, pas de contrôle des changes sur le $, on peut financer en $ - augmentation de la puissance financière du $. Sortie de $. - baisse de la confiance dans le $ comme monnaie au centre du SMI.  Dans la deuxième partie parler des conséquences en terme de politiques économiques à savoir la diminution de leur autonomie.