Prépa Sciences Po – Philo -Fiche – Max Weber – Le penseur de la modernité

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Auteur : Laurence Hansen-Løve Discipline : Ordre général/Questions contemporaines Fiche : Max Weber, penseur de la modernité Concours d’entrée aux Instituts d’Etudes Politiques Un auteur, un thème : Max Weber, penseur de la modernité Biographie Max Weber, 1864-1920. Né à Erfurt, Allemagne. Tout d’abord historien du droit, puis sociologue et philosophe. Il a posé tout particulièrement le problème du rapport entre les faits (dont l’étude relève de la science) et le droit (les valeurs, qui ne relèvent pas de la science mais de la liberté). Les thèses principales Le fait et les valeurs Dans Le savant et le politique, 1919, Max Weber oppose le point de vue du savant, ou du professeur, qui étudient des faits et transmettent des contenus, en faisant abstraction de leurs propres convictions, et celui du politique, ou du sage, qui essaye de proposer au citoyen des orientations morales dictées par des choix subjectifs. Le rôle du savant doit être exclusivement d’éclairer les différentes perspectives et non pas de les infléchir, surtout pas de les orienter en fonction de leurs propres a priori. Toutefois il est très difficile de maintenir véritablement cette séparation des tâches.

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Publié le 05 novembre 2009
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Langue Français
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Auteur : Laurence Hansen-Løve Discipline : Ordre général/Questions contemporaines Fiche : Max Weber, penseur de la modernité Concours d’entrée aux Instituts d’Etudes Politiques
Biographie
Un auteur, un thème : Max Weber, penseur de la modernité
Max Weber, 1864-1920. Né à Erfurt, Allemagne. Tout d’abord historien du droit, puis sociologue et philosophe. Il a posé tout particulièrement le problème du rapport entre les faits (dont l’étude relève de la science) et le droit (les valeurs, qui ne relèvent pas de la science mais de la liberté).
Les thèses principales
Le fait et les valeurs
DansLe savant et le politique, 1919, Max Weber oppose le point de vue du savant, ou du professeur, qui étudient des faits et transmettent des contenus, en faisant abstraction de leurs propres convictions, et celui du politique, ou du sage, qui essaye de proposer au citoyen des orientations morales dictées par des choix subjectifs. Le rôle du savant doit être exclusivement d’éclairer les différentes perspectives et non pas de les infléchir, surtout pas de les orienter en fonction de leurs propresa priori. Toutefois il est très difficile de maintenir véritablement cette séparation des tâches.
Religion et économie
DansL’éthique protestante et l’esprit du capitalisme,1920, Max Weber démontre que si le e régime économique capitaliste s’est développé en Occident (XVIsiècle en Angleterre) c’est grâce à un contexte philosophique et moral lié à la généralisation de l’éthique protestante en particulier sous sa forme calviniste et ascétique. Le bon protestant, en effet, doit travailler sans relâche, mais il doit économiser et non pas consommer, afin de lutter contre l’angoisse liée à l’ignorance de son élection. Cette idéologie a eu pour effet (non voulu) de pousser les croyants à épargner indéfiniment (capitalisme). Cette thèse peut être dite « idéaliste » car elle montre l’impact de la croyance sur l’économie (inverse de l’explication marxiste).
La guerre des Dieux
Max Weber a fourni certaines clés pour comprendre la mentalité moderne. D’une part, il distingue trois légitimités (traditionnelle, charismatique et rationnelle) qui coexistent dans les différents régimes politiques. La «légitimité rationnelle», théoriquement, devrait concerner plus spécialement les chefs d’Etat de nos républiques actuelles. Mais on sait que le charismatique joue encore un rôle considérable.
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