Sans traces
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Description

  • cours - matière potentielle : eau
  • exposé
Guide de l'animateur pour le programme Sans traces 1
  • pelures de banane lais- sées dans les bois
  • scoutisme
  • substances poten- tiellement nocives pour l'environnement
  • programme sans traces
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  • impacts

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Nombre de lectures 25
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Exrait

Guide de l’animateur pour le programme
Sans traces
www.scouts.ca/lnt 1Un message de
Toshiba Canada et
Scouts Canada
Toshiba Canada est fier de s’associer à Scouts Canada afin de
présenter le programme environnemental d’éducation Sans traces
aux animateurs et aux jeunes. Depuis plus de cent ans, Scouts
Canada est un chef de file en matière d’environnement.Toshiba
considère la protection de l’environnement comme une priorité
majeure et assume sa responsabilité mondiale en posant des gestes
consciencieux afin de minimiser l’impact environnemental de ses
produits et services. Les points essentiels de l’approche environne-
mentale progressive de Toshiba incluent le recyclage, la conception
de produits, l’approvisionnement écologique et la conformité à la
réglementation. Cette approche fait partie d’un effort constant
pour aider à préserver les ressources naturelles et à maintenir la
santé de la planète pour les générations à venir. Le but du pro-
gramme Sans Traces de Toshiba et de Scouts Canada est de fournir
des ressources informatives et amusantes pour les animateurs de
Scouts Canada afin d’enseigner à nos jeunes les sept principes du
programme Sans Traces. Ce partenariat fournira des ressources
et du matériel qui, avec le temps, influenceront des centaines de
milliers de jeunes et d’adultes, et leur inculqueront le souci et le
respect de l’environnement.
– Toshiba Canada et Scouts Canada
2Pratiquer les techniques de plein air et le
programme Sans Traces
Une autre façon d’aider à prendre soin du monde
Pourriez-vous « inonder » votre maison avec une cuillérée d’eau à la fois?
L’eau ne s’évaporerait-elle pas avant qu’il y ait vraiment de dommages?
Est-ce qu’une centaine de personnes pourrait le faire plus rapidement et
causer plus de dommages?
Et un millier de personnes?
Essayez cette activité. Faites une course à relais. Chaque jeune à sa propre cuillère.
Dans un des groupes, les jeunes doivent remplir leur propre tasse, dans l’autre
groupe, tous les jeunes doivent remplir une seule tasse.
Quelles leçons tireront-ils d’une telle activité?
Après la « course », vous pourriez entamer une discussion sur l’effet cumulatif de
plusieurs personnes ayant une cuillère par opposition à une seule personne avec
une seule cuillère? Peut-on l’appliquer à une discussion sur les effets cumulatifs des
traces de pieds dans votre sentier de randonnée préféré, de pelures de banane lais-
sées dans les bois ou des traces si chacun fait son propre feu de camp, etc.?
Quand nous nous « amusons » en plein air que ce soit pour une randonnée, du
canot, du kayak, de la raquette, de l’escalade, de l’équitation, de la randonnée à vélo,
de la pêche, du camping, etc. Le plaisir qui en est tiré peut être immense, tout
comme notre impact collectif.
Le truc est de savoir comment utiliser ce que nous apprécions tout en aidant à le
préserver. Le programme Sans Traces est un programme national et international qui
est conçu pour nous aider à prendre les bonnes décisions en vue de pratiquer et
d’améliorer nos habilités de plein air. Les principes du programme Sans Traces (ST) sont
en accord avec ce que nous nous efforçons de promouvoir dans le scoutisme.
Les sept principes du programme Sans Traces :
1. Planifier et préparer.
2. Voyager et camper sur des surfaces durables.
3. Éliminer les déchets adéquatement.
4. Laisser intact ce que l’on trouve.
5. Minimiser les impacts du feu de camp.
6. Respecter la faune.
7. Être respectueux d’autrui.
3Par l’éducation et la formation, nous pouvons tous en apprendre davantage sur l’im-
pact que nos actions ont sur la nature. Certaines sont évidentes, nos excréments souil-
lent les cours d’eau, des sons bruyants dérangent les animaux. Certaines ne peuvent
être comprises que par le biais de la science, le plastique dégage des substances poten-
tiellement nocives pour l’environnement. Certaines sont moins évidentes, mais faciles
à comprendre, la randonnée et le camping répétés au même endroit érodent le sol.
Plus nous pratiquons les techniques du programme Sans Traces, plus nos endroits
de récréation favoris seront en mesure de résister au flot de personnes sans cesse
croissant. Bien que pratiquer les techniques du programme Sans Traces ne soit pas
une solution permanente pour gérer le grand nombre de personnes pratiquant le
plein air, ce peut être un outil très utile. Les animateurs peuvent introduire les con-
cepts de responsabilité, de gérance et de civisme responsable aux jeunes tout en
poursuivant les objectifs de plein air du scoutisme.
Lorsque vous pensez au programme ST et à des façons de présenter ces concepts aux
jeunes, c’est une bonne idée d’y penser sous l’angle de techniques avancées de camping.
Si les sept principes sont présentés seulement comme des règlements, une véritable com-
préhension des préceptes n’aura peut-être jamais lieu. En effet, qui peut écrire une liste de
règlements pour chaque situation? Appliquer les sept principes lors de situations pratiques
d’apprentissage et non uniquement lors de discussions ou d’exposés signifie que vos
jeunes auront une meilleure chance de vraiment les intégrer et de potentiellement les
appliquer dans des situations que vous n’auriez peut-être jamais anticipées.
De plus, rappelez-vous que, comme pour toute expérience d’apprentissage, vos
jeunes peuvent apprendre davantage durant le temps que vous leur consacrez si
votre approche du programme ST est celle d’un GUIDE PLUTÔT QUE CELLE
D’UN CONFÉRENCIER. Croyez-vous qu’aider les gens à découvrir et à apprendre
par eux-mêmes est plus à même de faire jaillir une meilleure compréhension et de
meilleurs apprentissages qu’un simple exposé?
Les techniques Sans Traces peuvent devenir une seconde nature, une part inconsciente
de chacune des décisions que nous prenons, augmentant subtilement le plaisir que nous
retirons du merveilleux cadeau qu’est le monde de la nature. Ces habiletés peuvent
nous aider à être plus à l’aise aussi bien physiquement que mentalement lorsque nous
sommes en plein air. Savoir que nos actions et nos habitudes ne diminuent pas le plaisir
que les autres retirent du plein air peut être gratifiant. Comme animateurs, l’idée que
non seulement ceux avec qui nous sommes présentement, mais également les gens à
venir auront une meilleure expérience est très attirante.
our de plus amples renseignements sur le programme SansPTraces, sur sa portée, sur une partie de la recherche qui a été
réalisée pour comprendre pourquoi certaines techniques
réduisent l’impact plus que d’autres et pour des idées d’activités
pour la présentation des sept principes aux jeunes, visiter le site
web de Scouts Canada
Leave No Trace web site HYPERLINK "http://www.scouts.ca/lnt"
www.scouts.ca/lnt
et le site Web Sans trace Canada HYPERLINK
"http://www.sanstrace.ca" www.sanstrace.ca
4Éducation expérientielle
’éducation expérientielle est un terme souvent utilisé de façon interchangeable avecL l’apprentissage par la pratique. L’apprentissage par la pratique est un des éléments uti-
li- sés par Scouts Canada pour présenter ses programmes. Nous aimons engager nos
jeunes dans des activités qui les aident à apprendre des techniques et acquérir des com-
pétences, comme le camping, les noeuds et la randonnée. Les exposés ne sont pas notre
méthode préférée! L’éducation expérientielle (EE) est l’étape suivante de l’apprentissage
par la pratique puisqu’il aborde le processus même de l’activité à réaliser.
Notre utilisation du plein air et de l’environnement requiert que nous prenions des
décisions informées. Couper des arbres sans discrimination est néfaste, mais nous utili-
sons du bois pour construire nos maisons et du papier pour créer des livres afin d’y
inscrire nos connaissances. Faire des choix concernant notre utilisation du plein air et
les principes du programme Sans Traces (ST) requiert une pensée critique; le modèle
de l’expérience expérientielle aide à développer ces habiletés. L’éducation expérien-
tielle est un processus où lors d’une activité et après avoir accompli celle-ci, il y a réflex-
ion sur le processus en entier. Le participant n’acquiert pas uniquement des techniques,
mais développe des connaissances et valorise l’apprentissage. Le programme Sans Traces
est basé sur certaines valeurs puisqu’il nous demande d’appliquer des comportements
éthiques lors de nos activités en plein air. Nous discutons de trois choses, (1) ce qui est
arrivé, (2) comment est-ce relié à ce qui était la pratique et (3) comment ces connais-
sances changeront notre comportement.
55
Photo: John Crowell
Photo:Nous commençons par des questions ouvertes aux participants à propos de l’activité en
soi. En posant des questions de type : qui, quoi, où, quand, pourquoi et comment tout
en évitant de poser des questions de type fermé qui ne permettent que de répondre
« oui » ou « non », nous obligeons les participants à réfléchir à leurs réponses leur per-
mettant ainsi de s’approprier le processus. Préparez vos questions pour obtenir les répon-
ses voulues comme : « Quels arbres avez-vous vus lors de cette marche? » plutôt que :
« Avez-vous vu l’érable? ». La première question obtiendra probablement une réponse
comme « érable » (s’il y en avait un), mais il pourrait aussi y avoir des observations intéres-
santes comme « j’ai vu un arbre de pépinière » ou autre chose semblable. Ces réponses
peuvent mener à d’autres discussions ou à d’autres réponses des autres participants. La
deuxième question obtiendra probablement seulement un « oui » comme réponse.
La partie suivante concerne des discussions sur ce qui a été fait par le passé et qui peut
exiger un questionnement personnel en ce qui a trait à la meilleure pratique à suivre.
La discussion peut être menée en demandant aux participants d’articuler leur raison-
nement derrière leurs réponses.
Cette technique peut enseigner aux jeunes à mieux penser et formuler leurs réponses
et à dissuader les réponses réactionnaires. Certaines de ces réflexions remettront en
question nos comportements passés, ce qui peut provoquer le sentiment d’avoir pris de
mauvaises décisions par le passé, mais, lorsque nous reconnaissons que nous allons de
l’avant, il est plus facile de le gérer. Ces sentiments sont bénéfiques pour le processus
d’apprentissage, car ils concernent nos valeurs.
La partie finale de la phase de la réflexion demande d’aller de l’avant et d’être en mesure
d’aborder les actions futures. Des questions comme : « Comment allons nous chan-
ger? » ou « Pourquoi devons nous changer notre approche? » peuvent encourager
la discussion.
En récapitulant, le processus est le suivant :
Des discussions de ce type encouragent l’appropriation du processus par les participants
plutôt que par l’animateur. L’appropriation encouragera la participation au programme et
persuadera ainsi les jeunes et les animateurs à s’engager dans le programme ST.
Si vous inscrivez « Éducation expérientielle » sur votre moteur de recherche Internet,
vous obtiendrez de plus amples renseignements.
6Lisez-moi
avant de commencer une activité.
Afin de tirer le maximum des activités de ce livret, nous
vous suggérons de :
1. Lire les principes pertinents de votre carte de suivi
ou de lire le verso de ce livret.
2. Vous préparer pour une discussion après l’activité.
3. Vous demander :
Que s’est-il passé/Qu’avez-vous?observé?
Comment peut-on relier ce qui s’est
passé aux anciennes pratiques??
Comment ces connaissances ?changeront-elles votre comportement?
Utilisez vos connaissances et votre expérience pour guider
la discussion. Rappelez-vous qu’il vaut mieux être un guide
qu’un conférencier. Aidez les participants à découvrir les
réponses à leurs questions par eux-mêmes au lieu de sim-
plement leur dire.
7Planifier et préparer
Avant de partir, lire la page 7!
orsque vous faites une randonnée sur un sentier, comment éviter une flaque deL boue? Est-ce que nous la contournons, ce qui cause un impact encore plus grand
dans la nature? Afin de suivre les principes du programme ST, nous devrions passer à tra-
vers, mais, avant de le faire, assurons-nous d’avoir le bon équipement. Avoir de bonnes
bottes est essentiel, des souliers de course ne feront tout simplement pas l’affaire. Il faut
donc, avant de partir en randonnée, planifier en vue de toute éventualité et s’assurer que
nous sommes prêts à faire face à ce qui se présentera.
Pour que vos jeunes participent au processus du programme ST, vous devez les impliquer
dès le début. La prise de conscience des sept principes est vitale pour une expérience de
plein air ST réussie. Avant une randonnée, demander aux jeunes de discuter des éléments
qu’ils pourraient rencontrer et qui pourraient requérir une attention spéciale. Certains élé-
ments peuvent représenter des risques mineurs ou de simples inconvénients, mais d’autres
pourraient être de sérieux obstacles. Ces obstacles peuvent aller de flaques de boue à de
violents rapides. Comme animateur castor, vous discuterez probablement des chemins que
vous suivrez et de la nécessité de laisser les choses à leur place. Les jeunes plus âgés
feront face à d’autres défis. Demandez aux jeunes de préparer une liste des problèmes
potentiels et une liste de solutions, ainsi qu’une liste d’équipement nécessaire pour surmon-
ter les obstacles. Des problèmes comme la préparation d’une fosse d’aisances et le trans-
port d’une pelle pour préparer le trou doivent être abordés. Les problèmes liés à la
température et les abris d’urgence devraient être également planifiés et préparés.
Faites-leur penser à la nourriture qu’ils apportent et aux déchets dont ils devront
se débarrasser. Quelle méthode devraient-ils utiliser? S’ils campent, où placeront-ils
le campement? Quel impact cela aura-t-il sur l’environnement local? Auront-ils
besoin de faire un feu pour se garder au chaud? Quel équipement devront-ils avoir
pour être au chaud sans devoir faire un feu?
Les jeunes et les animateurs devront être informés sur les règle-
ments de l’endroit où ils prévoient voyager. Dans certains
endroits, les matières fécales doivent être rapportées plutôt
qu’enfouies dans un trou.
Au fur et à mesure que surviennent des situations sur le chemin,
discutez des précautions que vous avez prises et de ce que vous
avez fait ou que vous auriez dû faire pour être prêt.
Lorsque vous avez terminé une activité, réviser et évaluer : que
s’est-il passé, qu’aviez-vous prévu pour les différentes situations,
votre préparation était-elle adéquate, comment cette expé-
rience changera-t-elle votre approche pour vos prochaines acti-
vités de plein air.
8
Photo: Garth HolderVoyager et camper sur les surfaces durables
Avant de partir, lire la page 7!
Indice : Il est préférable de faire cette activité (comme la plupart qui sont suggérées)
en plein air.
Rencontrez-vous dans un endroit comme un parc ou
votre sentier de randonnée préféré.
Commencez par demander pourquoi nous construi-
sons des trottoirs. Comment protège-t-on la terre
d’une grande quantité de gens?
Divisez le groupe en paires et demandez-leur d’ex-
plorer le secteur et d’identifier 5 surfaces différentes
auxquelles ils devront accorder une note de « un à
cinq » en fonction de leur durabilité.
Leur accorder 10 minutes pour accomplir cette tâche.
À leur retour, demandez-leur de dresser une liste des différentes surfaces qu’ils ont trou-
vées. Assurez-vous que leur liste contient les plantes fragiles, les endroits boueux, les
environnements aquatiques, les endroits couverts de mousse, etc.
N’oubliez pas les particularités de votre région comme la toundra, le lichen, la mousse,
les zones riveraines (les terrains marécageux sur le long des rivières et des lacs), les dunes
et les herbes, etc.
Demandez leur dresser une liste des endroits où ils pourraient s’arrêter pour une colla-
tion, cuire un repas ou monter une tente.
9
Photo:Scouts Canada archives
Photo: The 10th Garry Oak Venturers (Victoria, BC)Quels sont les avantages et les désavantages de chacun des endroits choisis?
Terminer avec un petit jeu. Préparez une sélection de photographies (agrandies en
format napperon) : vous pouvez utiliser de vieilles photos de calendriers, vos propres
photos ou des images prises sur Internet.
Idéalement, chaque photo devrait être plastifiée ou insérée dans un sac en plastique
transparent. Les images devraient montrer diverses surfaces durables et non durables.
Faites venir les participants devant vous deux par deux et placez les photos à l’envers.
Dites-leur que lorsque vous tournerez les photos, ils doivent se placer sur l’image de la
surface durable. Le premier qui se place correctement gagne la ronde et se place d’un
côté et l’autre participant de l’autre côté. Les suivants font la même chose. Mélangez l’or-
dre des photos et demandez parfois la surface durable et parfois la surface non durable.
Une fois que toutes les paires ont participé, faites des rondes d’élimination avec les ga-
gnants ou recommencez pour qu’ils puissent tous réessayer. Rappelez-vous, ce n’est pas
dans un esprit de compétition, mais pour renforcer la différence entre les surfaces
durables et non durables de façon amusante à travers le jeu plutôt que par un exposé.
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Photo: The 10th Garry Oak Venturers (Victoria, BC)