DISPOSITIFS ET SYSTEMES DE FINANCEMENT DE LA - Réseau Far

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DISPOSITIFS ET SYSTEMES DE FINANCEMENT DE LA FORMATION AGRICOLE ET RURALE Enquête sur 13 centres de formation à Madagascar RAPPORT D'ETUDE Claude LAROCHE Octobre 2011 Réseau International agricole et rurale 1101, avenue Agropolis, B-P. 5098, 34033 Montpellier Cedex 01, France Tél. +33 4 67 61 70 00 - Fax : +33 4 67 61 70 67 Courriel : / Site : Volume 2 Note méthodologique d'enquêtes
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DISPOSITIFS ET SYSTEMES
DE FINANCEMENT DE LA FORMATION
AGRICOLE ET RURALE
Enquête sur 13 centres de formation à Madagascar
RAPPORT D'ETUDE
Volume 2
Note méthodologique d'enquêtes
Claude LAROCHE
Octobre 2011
Réseau International agricole et rurale
1101, avenue Agropolis, B-P. 5098, 34033 Montpellier Cedex 01, France
Tél. +33 4 67 61 70 00 - Fax : +33 4 67 61 70 67
Courriel : far@agropolis.fr / Site : httpp://www.reseau-far.com























Ce rapport est composé de trois volumes séparés :
1. Rapport principal
2. Note méthodologique d’enquêtes
3. Résultats des enquêtes dans les centres de formation
Les volumes 2et 3 comportent des fiches et tableaux sous Excel dont la diffusion pourra être faite
sur demande ( far@agropolis.fr ou igor.besson@supagro.inra.fr).

Contribution à la maquette et mise en page : Igor Besson
Couverture : Evelyne Galtier
Photos de couverture : Claude Laroche
Version initiale : Novembre 2010
Les analyses et conclusions exprimées danc ce document sont formulées sous la responsabilité
de l’auteur et ne réflètent pas nécessairement l e point de vue officiel du réseau international
FAR ou de ses institutions partenaires.







Réseau FAR Les dispositifs et les systèmes de financement de la formation agricole et r urale à Madagascar Octobre 2011

Table des Matières

1. Conception de l’enquête...................................................................................................... ....4
1.1. La fiche d’enquête « mono activité ».....................................................................................5
1.2. « pluri activités » 6
2. Les choix qui ont présid é à la conception de s fiches d’enquête lourde......................................6
2.1. Choix n°1 : évaluer les actifs des centres à leur valeur à neuf en pleine propriété..............7
2.2.2 : effectuer des évaluations forfa itaires de certains actifs....................................7
2.3. Choix n°3 : répartir les coûts entre les différentes activités en fonction de clés de
répartition explicites..............................................................................................................7
2.4. Choix n°4 : raisonner en flux financiers, et non en coûts comptables...................................8
2.5. Choix n°5 : l’Equivalent Temps Plein, ou ETP : un moyen d’évaluation quantitative
des ressources humaines.......................................................................................................8
3. Les ratios..................................................................................................................................8
4. Elémentsà prendre en compte p our la conduite des enquêtes...............................................10
4.1. Retard dans les renseignements complémen taires demandés après l’entretien...............10
4.2. Lourdeur du travail d’enquête et de rédaction des fiches..................................................11
5. Précautions à prendre........................................................................................................ ....11
6. Un besoin non précisé par les termes de référence : la constitution d’une base de
données des établissements..................................................................................................12
7. Les tableaux récapitulatifs ....12


Annexes

Annexe 1 : Fiche d’enquête lourde pour établissement mono activité..............................................
Annexe 2 : Fi pour établissement pluri activités
Annexe 3 : Fiche d’enquête légère pour constituer une base de données des établissements...........
Annexe 4 : Tableau base de Données............................................................................................. ..
Annexe 5 : Tableau Coûts et ratios ......

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Réseau FAR Les dispositifs et les systèmes de financement de la formation agricole et r urale à Madagascar Octobre 2011


NOTE METHODOLOGIQUE COMMUNE AUX ENQUETES
CONDUITES AU BENIN ET A MADAGASCAR
dans le cadre de l’étude

« LES DISPOSITIFS ET LES SYSTEMES DE FINANCEMENT DE LA FORMATION
PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE AGRICOLE ET RURALE (FAR) »

____________________________


Deux études ont été conduites en même temps par deux consultants différents : l’une àMadagascar,
objet du présent rapport, l’autre au Bénin. Ces deux études ont été réalisées àpartir de termes de
référence communs (cf volume 3, annexe 1). Les TDR prévoient une coopération des deux
consultants pour la mise au point d’une méthodologie commune.
C’est ce travail qui est exposé ci après.
1. Conception de l’enquête
Les termes de référence de l’étude mentionnent ce qui suit :
« Il s’agit donc d’identifier de façon la plus exhaustive possible les différents dispositifs de FAR existants, d’en
faire une description détaillée et une analyse fine (taille, organisation, objectifs, modes de financement,
fonctionnement, moyens, coût, résultats…) et finalement d’en proposer une typologie allant au delà des
grandes catégories «dispositifs publics » « financements classiques »d’un côté, «mécanismes novateurs » «
dispositifs privés »de l’autre. Et comme il est impossible de séparer la description des dispositifs de formation
de leurs systèmes de financement et des résultats qu’ils produisent, il est indispensable de connaître des
éléments de coût et d’impact de ces dispositifs. »
Il est écrit un peu plus loin :
« Les deux consultants détailleront ensemble notamment comment ils synthétiseront les connaissances
préalables à l’étude proprement dite (secteur agricole et stratégies de développement existantes,
environnement institutionnel de l’enseignement technique et de la formation professionnelle…) et comment ils
feront l’inventaire et recueilleront les données sur les différents dispositifs et systèmes de financement de la FAR
(identification et localisation des personnes sources et des responsables, enquêtes auprès des acteurs des
dispositifs). Ils s’accorderont sur la méthode proposée (objectif, fonds et contenu) et proposeront conjointement
un guide d’entretien ou tout autre élément jug é utile pour mener à bien ce travail. »
Il est apparu également que le temps imparti pour l’enquête ne permettait pas une analyse
exhaustive de tous les centres de formation existants. Il a donc été convenu avec le maître d’ouvrage
de se limiter àune liste de centres définie en accord avec le représentant du réseau FAR du pays
étudié. C’est ainsi qu’à Madagascar un objectif d’une quinzaine de centres a été fixé.
Il était important aussi de recueillir des éléments fiables sur les coûts de formation, d’une part parce
que les TDR le demandaient, d’autre part parce que l’étude BEST CIEPAC avait montré qu’on
manquait de données à ce sujet. Il est notamment important de fournir des données permettant
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Réseau FAR Les dispositifs et les systèmes de financement de la formation agricole et r urale à Madagascar Octobre 2011
d’évaluer les coûts d’investissement et de fonctionnement de futurs grands programmes de
formation de masse.
Cela nous aconduits àmener une enquête assez lourde fondée sur une analyse approfondie de
chaque centre rencontré. La fiche d’enquête passe en revue tous les éléments de description du
centre, et doit permettre de recueillir les données nécessaires sur les coûts en capital et sur les coûts
annuels de chaque centre, ainsi que les données concernant leur financement.
Comme il était aussi demandé de proposer une typologie, il était important de bien identifier toutes
les caractéristiques de la formation permettant d’arriver à établir cette typologie.
Comme il est fréquent qu’un même centre dispense plusieurs sortes de formation (par exemple de
la formation initiale et de la formation continue), la même fiche doit permettre de répartir les coûts
entre ces diverses activités , grâce àdes clés de répartition judicieusement choisies. Cela permettra
par la suite de comparer entre elles deux activités de même nature dispensées par deux centres
différents. On pourra aussi rechercher les facteurs explicatifs àpartir des nombreuses données
qualitatives et quantitatives recueillies.
Deux fiches types ont initialement été définies : une pour les centres ayant une seule activité de
formation, et une autre, plus compliquée, pour les centres ayant plusieurs activités. La seconde fiche
est conçue pour permettre une ventilation des coûts entre activités. Ces deux fiches ont été
dénommées « fiches d’enquête lourde », par opposition à la fiche d’enquête légère que nous
aborderons plus loin.
Il est important de noter que ces fiches ont été conçues pour être utilisées avec un tableur de type
Excel. Cela permet d’effectuer de façon commode tous les calculs nécessaires. D’autre part, il est
préférable que toutes les fiches d’une même enquête doivent être regroupées au sein d’un même
classeur, de façon à établir des tableaux récapitulatifs qui seront présentés plus loin.
La pratique de l’enquête apermis d’améliorer les fiches : ce sont les versions définitives qui sont
présentées ci après. Celles qui figurent dans les annexes sont du modèle initial : elles comprennent
des questions qui se sont avérées d’intérêt secondaire (par exemple, quels sont les organes de
contrôle, comment sont informés les électeurs…), et qui ne figurent donc pas dans la version
définitive.
1.1. La fiche d’enquête « mono activité »
Cette fiche figure en annexe1 de ce volume.
Elle comprend une description méthodique de l’établissement : coordonnées, personne visitée,
description globale de l’établissement permettant notamment d’identifier la filière de formation, les
acteurs et la gouvernance, le fonctionnement administratif, la taille de l’établissement.
Puis on passe àune description de la filière de formation proprement dite, permettant d’enregistrer
des données quantitatives : temps d’enseignement reçus par les élèves, temps de travail des
enseignants et des autres personnels de l’établissement.
Quelques questions permettent ensuite d’approcher le devenir des anciens apprenants.
On passe alors àune partie permettant d’évaluer le capital de l’établissement, puis àune autre
permettant d’évaluer les coûts annuels et les recettes qui permettent d’y faire face.
La dernière partie de la fiche présente différents ratios calculés àpartir des éléments quantitatifs
recueillis ou calculés dans la fiche, et qui permettront des comparaisons entre centres, ou
l’établissement de données utilisables dans la conception de projets.
Enfin, des remarques et suggestions du consultant, permettant d’enregistrer des éléments non
prévus dans le questionnaire, terminent la fiche.
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Réseau FAR Les dispositifs et les systèmes de financement de la formation agricole et r urale à Madagascar Octobre 2011
1.2. La fiche d’enquête « pluri activités »
Cette fiche figure en annexe2 de ce volume.
La première partie de la fiche est la même que la précédente. Le tableau de synthèse des filières et
flux d’élèves permet une vue d’ensemble. Il y a également une ventilation des moyens humains entre
les diverses filières de formation. Si besoin est on peut introduire d’autres tableaux de ventilation
correspondant àdes cas particuliers, et à concevoir en fonction des circonstances. C’est l’intérêt de
travailler sur tableur.
Ensuite, chaque filière de formation est décrite séparément suivant le modèle existant dans la fiche
mono activité. Cette description porte notamment sur les temps d’enseignement et sur les moyens
humains utilisés par la filière.
Notons que les activités de formation initiale et de formation continue supposent le recueil de
données spécifiques. Il y a donc dans la fiche type un modèle relatif àla formation initiale (§ 61), et
un autre relatif à la formation continue (§ 62).
Dans le cas où il yaplus d’une activité de chaque sorte, il suffira de compléter la fiche par recopie
des § 61 ou 62 avec le nombre d’éléments nécessaires en formation initiale ou en formation
continue. C’est un autre intérêt du travail sur tableur.
Viennent ensuite le § 7 relatif aux immobilisations puis le § 8 relatif au budget sommaire.
Le § 7 est semblable àcelui de la fiche mono activité. Un essai de ventilation des immobilisations
entre activités s’est avéré sans intérêt. La raison en est simple. La taille et le coût des bâtiments et
matériels pédagogiques ne dépendent en général que du nombre d’élèves qu’on doit accueillir
simultanément, et des conditionsdans lesquelles on doit le faire (nécessité ou non d’un internat). Le
bâtiment est une contrainte imposée àl’ensemble des activités qu’il abrite, il dure longtemps, et on
n’a pas forcément prévu au moment de la construction toutes les utilisationsqu’il pourrait avoir à
l’avenir.
En revanche le § 8 permet d’établir une répartition des coûts annuels et des financements entre
activités, àpartir de clés de répartition qui ne peuvent être prévues àl’avance, et qui doivent être
adaptées àchaque cas particulier. Ces clés de répartition doivent bien entendu être explicitées dans
chaque fiche d’enquête.
Si on se réfère par exemple àla fiche 10 (CEFFEL FERT FIFATA), les charges de personnel ont été
réparties entre activités au moyen de tableaux explicites. Ceci apermis de ventiler le budget entre
activités. Ce travail a été fait en étroite coopération avec les responsables du centre.
Les ratios figurent en fin de fiche : les ratios de capital immobilisé sont calculés pour l’ensemble de
l’établissement, et d’autres ratios sont calculés pour chaque filière de formation.
2. Les choix qui ont présidé à la conception des fiches
d’enquête lourde
La considération la plus importante est que ce travail est un travail prospectif, qui apour but de
donner des bases de comparaison entre divers systèmes, et qui doit fournir des bases de calcul pour
de futurs programmes de formation de grande envergure. Des choix différents auraient été faits si
l’objectif avait été un travail d’inspection des centres, par exemple.
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2.1. Choix n° 1 : évaluer les actifs des centres à leur valeur à neuf
en pleine propriété
La situation réellement observée est très diverse, des bâtiments d’âges très divers, de modes de
construction variés, depuis des constructions villageoises jusqu’à des immeubles de plusieurs étages
en béton. Les systèmes comptables sont divers eux aussi, et en outre il n’y apas de comptabilisation
des actifs dans l’administration. Se référer àla comptabilité aurait donné des indicationstrompeuses
ou pas d’indication du tout.
Pour que les comparaisons ne soient pas faussées, le plus simple est de supposer que tous les actifs
sont neufs. Le problème àrésoudre est alors de savoir comment évaluer les actifs. Nous étudierons
cette question au paragraphe suivant.
Il yaussi des cas où les terrains et bâtiments sont loués. Ce type de situation ne doit pas influer sur
les comparaisons entre systèmes. C’est pourquoi dans le cas de locations, on a considéré des actifs
équivalents en pleine propriété.
Cette règle étant posée, et les actifs de différentes natures étant évalués séparément, les
concepteurs de projets pourront toujours choisir des formules de location, la mise àdisposition de
terrains par les collectivités territoriales, ou la réhabilitation de bâtiments anciens (on ne retiendra
dans ce cas qu’une fraction de la valeur à neuf).
2.2. Choix n° 2 : effectuer des évaluations forfaitaires de certains
actifs
Les bâtiments se prêtent bien à de telles évaluations, à partir de leur surface et du type de
construction.
L’enquête aheureusement permis de recueillir des données précises sur des projets de construction
récents. Apartir de ces projets, il est possible d’avoir des coûts type. Dans le classeur Excel contenant
les résultats de l’enquête (volume 4 : résultats de l’enquête auprès des établissements), un feuillet
« paramètres » précise les coûts types utilisés, et permet leur remise à jour immédiate si nécessaire.
Les matériels scolaires, les bureaux, divers équipements peuvent être évalués forfaitairement
(indépendamment de la misère de tel ou tel établissement) àpartir de ce qui est raisonnable et qui
est étudié sur des projets particuliers. Ces équipements sont souvent évalués àla place d’étudiant ou
au poste de travail de personnel de l’établissement.
L’intérêt de cette pratique est de disposer de chiffres qui permettent de calculer des valeurs
d’investissement au niveau de futurs projets. Cela permet également de comparer des
établissements de façon commode. Dans l’avenir, si on veut reprendre des bâtiments ou des
matériels existants, on pourra toujours prendre seulement une fraction de ces coûts types.
2.3. Choix n°3 : répartir les coûts entre les différentes activités en
fonction de clés de répartition explicites
Sur la fiche d’enquête lourde pour les établissements exerçant sur plusieurs filières de formation, les
clés de répartition sont explicitées pour chaque catégorie d’actifs. Ce sont toujours des choix
résultant de l’analyse. Chaque cas est particulier, et il est donc impossible de fixer apriori des clés de
répartition.
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2.4. Choix n°4 : raisonner en flux financiers, et non en coûts
comptables
Le besoin ici est de dimensionner des projets de développement, c'est à dire d’évaluer des coûts
d’investissement et des coûts annuels de fonctionnement : c’est un travail sur des flux financiers.
La comptabilité d’entreprise apour but de renseigner les tiers et le fisc sur la valeur de l’entreprise,
d’où la prise en compte de l’usure du capital, matérialisée par la notion d’amortissement.
Il ne s’agissait pas non plus d’évaluer des coûts complets, ou de rendre possibles des calculs de tarifs.
Dans les calculs effectués dans les fiches l’amortissement n’est donc jamais pris en compte, puisque
nous sommes intéressés seulement par les flux financiers.
L’enquête n’a pas été effectuée sur documents comptables (cela aurait été trop long et sujet à
caution), mais selon les dires des responsables. Il n’a été recherché que les données de flux
financiers.
2.5. Choix n°5 : l’Equivalent Temps Plein ou ETP : un moyen
d’évaluation quantitative des ressources humaines
Il est important d’évaluer les ressources humaines nécessaires aux divers centres de formation, d’une
part parce que cela permettra d’évaluer le nombre d’enseignants nécessaires pour éduquer un flux
donné d’élèves (voir àce sujet le § 4.3.6. du rapport principal), d’autre part parce qu’il est intéressant
de comparer les quantités de personnels chargés de l’enseignement àcelles consacrées àla gestion
administrative de la structure (afin de comparer les ratios charges de structures/charges
d’enseignement des divers centres).
Si on compare par exemple l’EASTA d’Ambatobe àla MFR de Manjakandriana, on verra que les ratios
entre personnel enseignant et non enseignant y sont très différents, et que cela permet de
comprendre certaines difficultés de ces deux établissements.
L’ETP est le nombre annuel d’heures de travail normalement effectuées pour un emploi déterminé
exercé àtemps plein. Pour un enseignant du secondaire par exemple, on compte 16 ou 20 heures de
cours par semaine, compte tenu du temps que celui passe àpréparer ses cours et à corriger des
copies, et ceci pendant la durée normale de l’année scolaire. Dans l’enseignement supérieur, compte
tenu des activités de recherche des enseignants, le temps de cours est limité à125 heures/an pour
un professeur ou un maître de conférences, à175 heures/an pour un assistant. Pour un personnel
administratif, c’est normalement 40 heures par semaine pendant le nombre normal de semaines
d’activité.
De nombreux centres utilisant des vacataires à temps partiel, l’ETP permet de savoir à quelle
proportion d’un emploi permanent à plein temps correspond l’emploi à temps partiel de tel centre.
En outre cette notion permet de comparer des emplois administratifs à des emplois d’enseignants.
Le nombre d’ETP est le nombre d’emplois à plein temps équivalent à la pratique réelle du centre.
3. Les ratios
Ce sont eux qui fournissent :
des éléments de comparaison entre systèmes et entre centres de formation, d’une part,
des éléments de calcul des coûts au niveau de la conception de projets, de l’autre.
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Les ratios de capital immobilisé sont calculés pour l’ensemble de l’établissement.
Les autres ratios sont calculés pour chaque activité de formation d’un centre. Il y a donc pour un
centre deux batteries de ratios s’il y a deux activités de formation distinctes.
La « batterie » de ratios est représentée ci dessous.
Ratios de capital immobilisé Valeur des terrains/Nb de places
Nb : Nombre Valeur des bâtiments/Nb de places
Valeur des matériels/Nb de places
Immobilisations totales (sauf terrains)/Nb de places
1Ratios de succès de l'enseignement Certifiés ou diplômés/entrants
La somme des trois ratios est égale Sortants non certifiés/entrants
à 1. Abandons/entrants
2Ratios de moyens humains Effectifs totaux/ETP totaux
ETP : Equivalent temps plein Effectifs totaux/ETP enseignants
Perm. : permanents Flux entrants/ETP totaux
Flux entrants/ETP enseignants
Ratios de coûts annuels Budget total/effectif total
Budget total/flux annuel de sortants
Budget total/flux annuel de diplômés ou certifiés
Ratios de financement Redevances des parents/budget total hors nourriture
Production du domaine/budget total hors nourriture
Capacité contributive des parents Par an et par élève, sans la nourriture
Par an et par élève, avec la nourriture

Le choix des ratios mérite quelques explications.
Les ratios de capital immobilisé permettent de rapporter les valeurs des immobilisationsau nombre
de places de l’établissement. L’objectif est évidemment de faciliter le calcul de projets futurs. Pour
les valeurs des immobilisations, voir § 2.1 et 2.2 ci dessus.
Les ratios de succès de l’enseignement permettent d’évaluer pour chaque filière de formation des
éléments de comparaison avec les autres établissements. Ces ratios sont rapportés au nombre
d’entrants.
Les ratios de moyens humains permettent deux utilisations :
donner des moyens d’évaluer les besoins en personnel enseignant et autres dans de futurs
projets : ratios « Flux entrants/ETP totaux » et « Flux entrants/ETP enseignants ». Ces ratios
sont notamment utilisés au § 4.3.6. du rapport principal.
donner des instruments d’évaluation de l’efficience d’un centre (rapport des moyens utilisés
aux résultats obtenus). Ce sont notamment les ratios « ETP enseignants/ETP totaux »
(évaluation des charges de structure par rapport au cœur du métier : l’enseignement) et
« ETP enseignants perm./Nb enseignants perm. » (taux d’occupation des enseignants
permanents).

1
La somme des trois ratios est égale à 1.
2 Ces ratios s’appliquent uniquement aux établissements de formation initiale.
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Les ratios de coûts annuels sont calculés pour fournir des éléments de calcul aux concepteurs de
projets (Budget total/effectif total). Mais quand on compare au flux annuel de certifiés ou diplômés,
ils deviennent aussi un instrument d’évaluation de l’efficience.
Les ratios de financement choisis permettent d’évaluer l’importance de la contribution des parents
dans le coût total de l’enseignement, car cette question est centrale dans les choix àeffectuer pour
la conception de futurs programmes. Il évaluent la contribution de la production du domaine au
budget total (en général faible),car l’idée que la production du domaine pourrait alléger la charge
des parents est a priori séduisante.
Enfin, il était important d’évaluer quelle pouvait être la capacité de financement des parents, ce que
j’ai appelé « Capacité contributive des parents » et cherché àdéterminer en individualisant ce poste
dans les budgets
Dans les centres disposant d’un internat, le responsable est généralement en mesure de faire la part
de son budget qui permet de faire face àla nourriture des élèves, et il peut également dire quelle
contribution il demande éventuellement aux parents pour la nourriture de leurs enfants, cette étant souvent apportée en nature (riz). C’est sur ces bases qu’il a été possible de
préciser la contribution des parents àla nourriture, et de voir si cette contribution permettait de
faire face à la totalité des besoins.

On peut remarquer que cette batterie de ratios est intéressante surtout pour les établissements de
formation initiale. Dans le cas de formation continue àla demande, le ratio essentiel est le coût de
formation par homme jour de formation.
4. Eléments à prendre en compte pour la conduite des
enquêtes
Les difficultés suivantes ont été rencontrées au cours de l’enquête.
4.1. Retards dans les renseignements complémentaires demandés
après l’entretien
A Madagascar, le consultant areçu partout un bon accueil de la part de personnes qui avaient été
dûment informées des TDR de l’étude, et qui avaient reçu la première mouture du questionnaire
d’enquête. Ces personnes avaient en général compris qu’elles devaient réserver une demi journée
au consultant pour remplir le questionnaire.
Il est rapidement apparu que peu de personnes avaient pris la peine de préparer l’entrevue en
recherchant les données nécessaires. Il a donc été nécessaire dans presque tous les cas de demander
à la personne rencontrée de fournir des données complémentaires après l’enquête, ce qui atoujours
été accepté avec beaucoup de bonne grâce apparente. Le consultant aégalement pris la peine
d’envoyer un courrier électronique précisant bien les données demandées, en général sous la forme
d’un tableau Excel.
Certaines explicationssont évidentes : les gens sont pris par beaucoup d’autres tâches et d’autres
préoccupations, et ont besoin de passer àautre chose après une demi journée qu’ils n’avaient pas
prévue.
Dans le cas de centres ayant plusieurs activités, les données àfournir sont assez nombreuses et cela
peut prendre du temps.
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