Partie 1: Production durable et modèles de consommation

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CP, Primaire, CP
  • cours - matière potentielle : la troisième étape
Projet CP/59 - “Outils et institutions pour le développement de systèmes alimentaires locaux” SPSD II - Partie I - Production durable et modèles de consommation - Agro-Food 1/11 Partie 1: Production durable et modèles de consommation Erik Mathijs – Katholieke Universiteit Leuven Annelies Van Hauwermeiren – Katholieke Universiteit Leuven Gert Engelen - Vredeseilanden Hannelore Coene - Vredeseilanden Contrats de recherche n° CP/01/591 et CP/M1/592 Avril 2006 SCIENTIFIC SUPPORT PLAN FOR A SUSTAINABLE DEVELOPMENT POLICY (SPSD II) RESUME OUTILS ET INSTITUTIONS POUR LE DEVELOPPEMENT DE SYSTEMES ALIMENTAIRES LOCAUX CP/59
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Projet CP/59“Outils et institutions pour le développement de systèmes alimentaires locaux”
SCIENTIFICSUPPORTPLAN FOR ASUSTAINABLEDEVELOPMENTPOLICY (SPSDII)
Partie 1: Production durable et modèles de consommation RESUME
OUTILS ET INSTITUTIONS POUR LE DEVELOPPEMENT DE SYSTEMES ALIMENTAIRES LOCAUX CP/59
Erik Mathijs – Katholieke Universiteit Leuven Annelies Van Hauwermeiren – Katholieke Universiteit Leuven Gert Engelen - Vredeseilanden Hannelore Coene - Vredeseilanden Contrats de recherche n° CP/01/591 et CP/M1/592 Avril 2006
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1. INTRODUCTION 1.1. Contexte Les systèmes alimentaires locaux (SAL) sont des systèmes dans lesquels les consommateurs préfèrent acheter leur nourriture de sources locales pour des raisons à la fois sociales et environnementales. De tels systèmes sont souvent, mais pas nécessairement, basés sur des contacts directs entre les producteurs et les consommateurs. Le rôle des institutions intermédiaires, aussi bien gouvernementales que non-gouvernementales, est souvent une condition préalable à l’établissement et à la durabilité des SAL. Depuis les années 1990, il y a un intérêt croissant des consommateurs pour les SAL. Une foule de filières de commercialisation est utilisée pour lesquelles les consommateurs achètent à des sources en majorité locales: ventes à la ferme, marchés d’exploitants agricoles, agriculture soutenue par la communauté, coopératives agricoles, systèmes de colis et de nombreuses autres façons. Mais des institutions telles que les banques alimentaires, les programmes de repas scolaires, les conseils à l’éducation de nutrition locale et la politique de nutrition peuvent également faire partie des SAL. Puisque le thème central des SAL est que la distance qui sépare le producteur au consommateur doit être la plus courte possible, ils sont souvent dénotés par des chaînes courtes de ravitaillement. La formation des SAL est basée sur une combinaison de facteurs d’approvisionnement des denrées, de demande des denrées et de facteurs institutionnels. Le facteur le plus crucial dans l’émergence des SAL est le consommateur. La recherche a confirmé l’importance de l’intérêt du consommateur concernant la sécurité alimentaire, la protection des animaux, les effets environnementaux, le développement régional et l’intérêt pour une nourriture plus fraîche et de meilleure qualité.La raison peut se trouver en partie du côté des producteurs. Les agriculteurs se tournent vers les pratiques de marketing directes comme une clé stratégique pour leur survie. Cependant, pour établir des SAL, on doit pouvoir venir à bout des coûts de transaction. La coopération est cruciale pour économiser de tels coûts de transaction.Enfin, de nombreuses institutions gouvernementales et non-gouvernementales peuvent faciliter l’émergence des SAL. En Belgique, les SAL trouvent leur origine, au début des années 1980, dans les marchés d’exploitants agricoles. Plus tard, les systèmes de colis de légumes seront aussi fondés selon l’exemple hollandais. Les Equipes d’alimentation ont été établies depuis 1996.Un petit nombre d’études concernant l’impact environnemental des SAL ont surgit dans la littérature ces dernières années. Certaines de ces études sont limitées à des estimations relativement qualitatives de l’impact sur l’environnement. La plupart des études quantitatives se concentrent sur les effets négatifs du transport caractérisant les différentes chaînes alimentaires d’approvisionnement, comme les kilomètres d’alimentation, l’ estimation du cycle de durée de vie, les émissions de gaz carbonique et la trace écologique.
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1.2. Objectifs et approche Le but de ce projet de recherche a été de rechercher si les SAL peuvent contribuer à des modèles de production et de consommation plus durables et de voir comment le développement de tels systèmes peut être simulé. Les objectifs principaux et les résultats attendus étaient énumérés de la façon suivante :développer un jeu d’indicateurs scientifiquement solides mesurant l’impact économique, social et écologique des SAL; étudier le potentiel pour développer les SAL et faciliter la mise en oeuvre de ce potentiel. Pour ceci, nous avons d’abord développé une définition opérationnelle des SAL qu’on utilise dans cette étude. Les SAL, comme on les définit, comprennent toute la chaîne de production, de traitement, de vente et de consommation. Ce sont des systèmes qui permettent un contact direct entre les consommateurs et les producteurs et/ou dans lequel les consommateurs et les producteurs entrent dans une relation contractuelle à long terme. La distance entre les différents acteurs doit restée limitée (aussi bien géographiquement que concernant le nombre d’acteurs dans la chaîne). Dans ce projet, l’attention est particulièrement portée sur les SAL avec un ‘caractère de réseau’. Ceci signifie que les SAL, sur une base plus individuelle, comme la vente directe à la ferme, ne sont pas inclus ici.Puis, nous avons fait un inventaire de tous les SAL en Flandres dans les limites de cette définition. Nous avons ensuite sélectionné quatre cas représentatifs des SAL et une chaîne de supermarchés pour évaluer plusieurs indicateurs d’impacts économiques, sociaux et écologiques. Afin d’étudier le potentiel des SAL, nous avons sélectionné trois cas pour une étude de fond sur les facteurs influençant le développement et la dynamique des SAL.2. MESURE DE L’IMPACT DES SAL L’objectif de cette partie est d’analyser la validité du jeu d’indicateurs scientifiquement solide pour servir d’instruments pour les institutions flamandes travaillant sur des questions relevant des méthodes durables de consommation et de production. Pour ceci, nous portons particulièrement l’attention sur la phase de marketing de la chaîne d’approvisionnement c’est à dire depuis le moment où les produits quittent l’exploitation agricole jusqu’à l’achat par le consommateur final. Trois indicateurs économiques, trois indicateurs sociaux et deux indicateurs écologiques ont été sélectionnés puis testés en utilisant les données des études de cas de quatre SAL et d’un système alimentaire à tendance dominante (SAD), dans ce cas, une chaîne de supermarché.
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2.1. Indicateurs économiques L’ effet triple multiplicateur local (ML3) Le ML3 donne une idée générale de la façon dont un aspect variable de l’économie locale fonctionne en mesurant les dépenses d’argent tout en décrivant où va l’argent pour les trois premières dépenses. Le calcul de l’effet ML3 n’a pas été réalisé sur la base de nos études de cas. Vu la haute densité de population et le niveau régional de la Flandres, l’approche du multiplicateur local parait moins approprié ici comparé à des régions peu peuplées où la localité a un niveau de communauté. Pour les SAD tout comme pour les SAL, il était difficile d’obtenir l’information exacte concernant la source et la dépense locale. Pour obtenir une valeur significative de l’effet de la dépense locale, nous suggérons aux chercheurs de faire une sélection des chaînes de dépense pour lesquelles ils peuvent tester l’effet multiplicateur local de façon précise et basé sur l’information qui peut être recueillie à la fois des SAD et des SAL. Les résultats ne devraient alors pas être considérés comme une image achevée du comportement de dépense locale mais peut donner une indication quantitative de différences possibles entre SAD et SAL. De telles données quantitatives devraient ensuite être combinées avec une vue globale descriptive du comportement de dépense pour donner une image complète des impacts locaux. L’impact sur l’emploi localOn peut se demander si dans les SAL, plus de personnes de la région ont un emploi, vu que l’emploi local pourrait signifier un taux de chômage plus faible, moins d’impacts écologiques et moins de coûts économiques à cause de la proximité et possiblement des employés plus souples dans les moments cruciaux. L’impact sur l’emploi peut être mesuré en comptant le nombre d’équivalents en temps complets rapportés à la valeur ajoutée créée dans l’entreprise, en décrivant l’origine des employés.Nous suggérons que le développement d’un outil simple et facile à utiliser, pour garder la trace du temps et de l’investissement dans le travail lié à diverses activités serait d’une grande aide. Bien sûr, l’importance d’un tel outil va plus loin que seulement la description de l’impact sur l’emploi. Aussi, en ce qui concerne des activités de marketing, la disponibilité limitée de l’information sur l’emploi souligne cette demande. Une prochaine recherche sur l’impact de l’emploi sur des systèmes alimentaires devraittoujours être intégrée à une analyse descriptive de l’effet de l’emploi sur des données quantitatives. La raison de base soulevée provient des différents aspects impliqués. L’emploi social, l’emploi flexible, les taches éducatives, etc. peuvent être décrites de façon structurée pour fournir une base de comparaison des différents systèmes.Différences de prix absolus reçues par le producteur et payées par le consommateurLorsque les SAD et les SAL sont comparés, l’hypothèse soulevée est qu’il y a une différence entre ces prix. Les prix proposés au consommateur couvrent de façon optimale les coûts de production complété par les coûts de transformation et de mise sur le marché, incluant une part bénéficiaire pour chaque partie impliquée. Pour une sélection de six produits, nous avons et ce, pour tous les produits et le prix payé par les consommateurs est plus haut dans les SAD que dans les SAL pour cinq des six produits (l’exception concerne les carottes).
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Une comparaison de prix est un indicateur facile à utiliser pour une comparaison générale de systèmes différents. Une attention spéciale doit être apportée aux produits comparés puisque des systèmes différents peuvent travailler avec, d’un côté différentes espèces ou variétés et avec des méthodes de productions différentes, causant des échelles de production différentes, entre autre ces aspects sont gérés avec prudence pendant les mesures et la discussion, cet indicateur est un outil simple, juste et utile à la fois pour la mesure et la communication.2.2. Indicateurs sociauxUne communauté sociale durable est résolue à se maintenir et à construire avec ses propres ressources et possède la résistance pour prévenir et/ou résoudre des problèmes dans le futur. Dans ces limites, le capital social est défini comme la possibilité pour un individu de mobiliser les ressources des réseaux sociaux auxquels il appartient et il est vu comme un milieu de production nourrit par les relations sociales au sein de la communauté ou du groupe, afin d’être utilisé par les membres individuels. Il existe une nécessité d’évaluer comment les écologies locales et les relations sociales sont ou deviennent impliquées dans les systèmes de production existants ou émergeants et si les intéressés des différents systèmes alimentaires ont accès d’une autre manière au capital social. Mise en réseau Puisque le capital social provient des réseaux sociaux auquel un individu participe, il est intéressant de décrire ces réseaux. Les réseaux sociaux dans lesquels les agriculteurs sont impliqués, peuvent être grossièrement divisés en trois groupes.côté les agriculteurs D’un fonctionnent en relation avec leurs collègues agriculteurs. Puis les agriculteurs vendent leurs produits d’où résulte un réseau avec les intermédiaires, les consommateurs et autres. Un troisième aspect du réseau sont les contacts avec des instances externes comme, par exemple des institutions de connaissance, des fournisseurs de service et des fournisseurs de matière première. Pour ces aspects, une description des conditions préalables pour des relations réussies et leur impact s’ils étaient réussis sont considérées comme une analyse utile. Notre recherche suggère que la mise en réseau est importante dans tous les systèmes alimentaires et que les différences sont plus déterminées par des différences de secteurs que par des différences de système alimentaire. Donc, on devrait porter l’attention sur ces différences de secteurs et identifier où les différents secteurs pourraient se polliniser afin de renforcer les indépendances de l’individu ou des groupes d’agriculteurs. Capital social Le capital social est vu comme un moyen de production, nourrit par les relations sociales au sein d’une communauté ou d’un groupe. Les aspects les plus importants du capital social impliquent l’accès à la connaissance, aux biens de production et aux aides à la production lorsqu’ils sont nécessaires.
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Nous en concluons que si quelqu’un veut aider le capital social des agriculteurs en général, il est plus important de stimuler la coopération et l’échange entre les agriculteurs dans n’importe quelle chaîne que de porter l’attention aux SAL. Dans cette lumière, le travail pionnier des SAL par rapport aux SAD peut être comparée au rôle pionnier de l’agriculture biologique par rapport à l’agriculture conventionnelle: demande de plus de reconnaissance pour le secteur agricole dans sa globalité à travers des formes élaborées de communication et de coopération sans la perte des effets d’efficacité positifs existants dans les SAD.Satisfaction professionnelle La satisfaction professionnelle selon les divers systèmes de marketing implique principalement l’appréciation qu’on ressent en relation avec le travail effectué. Lorsque cette appréciation répond aux besoins de la personne concernée, cela contribue à la satisfaction professionnelle.Nous stipulons, sur la base de notre recherche, que ce n’est pas la nature de la chaîne d’approvisionnement qui cause le niveau d’appréciation que l’agriculteur reçoit pour ses produits mais la nature de l’agriculteur lui-même, qui s’adresse à ces chaînes où il se sent confortable et apprécié. Dans cette optique, il est souhaitable d’aider les agriculteurs à faire leurs propres choix selon leurs propres attentes. D’un côté, ces choix devraient être ouverts et accessibles pour le plus d’agriculteurs possibles. D’un autre côté, nous désirons assurer l’importance de l’entrepreneuriat individuel, basé sur ses propres idées, ses propres attentes et supporté dans son caractère particulier. Ainsi, il est important de stimuler les agriculteurs à prendre leur futur dans leurs propres mains en aidant toute sorte d’innovation, de spécialisation, de changement ou de préservation comme une réponse à la généralisation et à la globalisation.2.3. Indicateurs écologiques Pour comparer les SAL avec les SAD à un niveau écologique, on a calculé l’énergie pendant le cycle de vie pour un nombre de produits alimentaires sélectionnés, fournis par différents systèmes de production. On a également calculé les émissions de gaz carboniques en résultant. Connaissant les grandes variations qui existent entre les SALet SAD à cause des variations dans les distances de transport, les modes de transport, et leurs facteurs de chargements les facilités de stockage, etc., nos résultats dans la simulation de base de cette étude (plein été, production nationale) montrent que l’énergie utilisée et les émissions de gaz carbonique sont presque toujours supérieurs dans les SAL si l’on compare avec les SAD, bien que ces variations soient du même ordre de grandeur.De plus grandes différences apparaissent lorsque les effets secondaires de la simulation de base sont pris en compte, comme par exemple l’acquisition des denrées par le consommateur, la production dans des serres chauffées ou l’importation de produits.Les recommandations suivantes peuvent être formulées pour réduire l’énergie consommée et les émissions deCO2par les SAL et SAD:Les SAL peuvent être beaucoup plus durables en optimisant leur transport et stockage, en diminuant la distance de transport et le temps de stockage au strict minimum et en
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augmentant les quantités de stockage à une chambre de stockage remplie et un mode de transport entièrement chargé.
Les supermarchés peuvent faire des économies d’échelle mais pourrait être beaucoup plus efficaces en diminuant la distance de transport et le temps de stockage.
L’acquisition des denrées en voiture peut avoir un grand impact sur la facture totale d’énergie et d’émission, ceci dépendant de la quantité d’achat par voyage. Cette contribution peut être plus grande que tout autre type de transport, stockage et énergies utilisées et les émission de la section de marketing tous ensembles. Faire ses achats à pied ou en vélo n’ajoute aucune énergie supplémentaire ou aucune émission à la facture finale d’énergie et donc par conséquence, elle est plus durable.
En choisissant des produits alimentaires de saison et qui peuvent donc pousser à l’air libre et non en serres chauffées et qui ne sont pas importées, on peut réduire encore plus l’énergie et les émissions de CO2. Les produits provenant de serres chauffées consomment en moyenne 9 à 21 fois plus d’énergie que les produits cultivés à l’air libre, si l’on garde les autres paramètres constants. Selon le mode de transport et la distance de transport, l’importation de produits de l’étranger peut consommer de 0.01 à 97 fois plus d’énergie que les produits locaux. La plus grande valeur correspond au transport par avion intercontinental. Il faudrait finalement tenir en compte du fait que beaucoup de SAL vendent vraiment des produits de saison, cultivés à l’air libre, produits localement et donc non importés. Ceci a un effet considérable sur la facture d’énergie finale de leurs produits. En plus, beaucoup de SAL comme par exemple les colis et les équipes alimentaires livrent les produits à des points de collecte à des distances accessibles à pied ou à vélo du domicile des consommateur, du travail ou de l’école des enfants et il en résulte une utilisation d’énergie externe (supplémentaire) nulle pour l’achat de ces produits alimentaires à travers ces systèmes. En plus, les produits issus des systèmes alimentaires locaux sont souvent rapidement transportés du champ au consommateur ce qui résulte de très faibles utilisations d’énergie et d’émission due au stockage.3. LE POTENTIEL DE DEVELOPPER DES SAL L’attraction d’une l’alimentation produite localement et vendue directement au consommateur, augmente en réponse à la globalisation et aux crises alimentaires. Les agriculteurs se convertissent dans la production de produits de qualité et ont établis des niches de marchés. Cependant, cette conversion implique des frais, des changements de politique et de nouvelles compétences. Une recherche précédente a tout d’abord focalisé sur l’environnement politique et du marché sur les aspects sociaux des SAL et sur les coûts de commutation des agriculteurs. La recherche sur le développementdes SAL et particulièrement sur les compétences nécessaires pour leur établissement et leur développement est pratiquement absent.
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3.1. Méthodologie et plan de recherche Afin de répondre aux questions de recherche, nous avons choisi une approche inductive d’études de cas. Le chercheur éclaire par l’histoire de l’étude :comment les actions ou les acteurs ont conduit à certains résultats. Les étapes suivantes ont été suivies :Dans une première étape, les chercheurs ont observé des réunions, ont effectué des entretiens en profondeur avec des informateurs clés et ont compilé les documents. L’accent fût porté sur les événements et les actions qui sont importantes dans le développement du système d’alimentation locale. L’information a été analysée et rédigée en cas d’étude historique. Des points critiques formant un modèle dans ce cas ont été formulés en un certain nombre de dilemmes.
Dans une seconde étape, tous les membres du cas ont été confrontés avec le cas historique et l’analyse, au cours d’une réunion commune. Ceci valide l’exactitude des données et donne la possibilité d’adapter le cas historique. Puis les chercheurs proposent une action basée sur leur analyse. Les membres de l’étude de cas approuvent. Au cours de la troisième étape, l’intervention a lieu sous forme d’un atelier menés par les chercheurs et avec la participation de tous les membres de l’étude de cas. L’intervention a pris la forme d’un atelier de vision de trois cas. Et ce, parce que les chercheurs ont diagnostiqué dans les trois études de cas un manque de vision commune, créant l’élément le plus perturbateur pour le développement du SAL. De plus, un atelier commun a été organisé en décembre 2005 durant la foire nationale agricole (Agribex) à Bruxelles. L’objectif de cet atelier était d’organiser un dialogue et d’utiliser la connaissance et l’expertise des participants. En utilisant une façon interactive de travailler, nous voulions non seulement valider nos résultats et recommandations mais aussi créer ensemble des recommandations avec les intéressés afin de pouvoir les transmettre plus rapidement.En tout, à peu près 60 participants d’une grande variété d’origine (académique, du gouvernement, d’organisations agricoles, d’organisations intermédiaires, des agriculteurs indépendants, des ONGs, etc.) se sont engagés dans l’atelier.3.2. Vers une théorie de développement des SAL Sur la base des données des observations, les récits et particulièrement les interventions et les éléments apportés par l’atelier final, nous avons construit une théorie du développement des SAL en examinant les conditions ou les points clés permettant la croissance d’un SAL. Pour cela, nous avons procédé en deux étapes. D’abord nous avons pris une perspective interne en observant le SAL isolé de son environnement. Dans une deuxième étape, nous avons élargi notre champ de vision en portant un regard externe et en observant les dynamiques dans lesquelles le développement d’un SAL est ancré. Un regard intérieur du SAL: l’importance des compétences
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La plupart des dilemmes et beaucoup de tensions observées pendant les interventions sont liées aux différences de visions et aux mécanismes de prise de décision. Nous proposons que les compétences individuelles et collectives des membres forment un premier ensemble de conditions pour que les SAL puissent se développer avec succès. Plus particulièrement, nous formulons les trois propositions suivantes, concernant les compétences qui doivent être présentes dans un SAL pour assurer son développement : Proposition 1 : Pour réussir, un SAL a besoin de compétences de gestion pour soutenir la capacité d’action. Avec les compétences de gestion, on sous-entend les facultés de transformer une idée en action.
Proposition 2: Pour réussir, un SAL a besoin de compétences cognitives, pour soutenir la capacité de réfléchir sur ses actions, d’apprendre et de développer de nouvelles idées. La capacité d’apprendre d’une expérience est essentielle pour ajuster des actions et pour développer de nouvelles idées, donc pour un développement futur. De plus, l’esprit d’entreprise engendre la capacité de voir des opportunités de marché. Proposition 3: Pour réussir, un SAL nécessite des compétences relationnelles pour soutenir la capacité à partager. Les compétences relationnelles se réfère à la nécessité d’agir et d’apprendre ensemble. Le but est la création de confiance et une opinion partagée. Ceci est essentiel comme base d’une action durable collective. Comme résultat, lorsqu’une de ces trois compétences a une déficience ou est mal développée, un SAL a tendance à stagner ou à être très dépendant d’une source externe. Ce dernier n’est pas durable étant donné que de cela dépend souvent de la possibilité de recevoir des subsides gouvernementaux. Un regard externe sur les SAL: les SAL en tant que niches innovatrices dans la transition vers un système d’agriculture et d’alimentation durable. Sous la pression d’une large gamme de forces dominantes, l’agriculture en Europe del’Ouest se situe dans une phase de transition d’un système basé sur l’approvisionnement de produits vers un système de demande amenant de la nourriture diversifiée et de haute qualité respectant autant le produit que le processus de production. Cependant, un tel système est souvent dérangé par la présence d’imperfections du système qui ouvrent la porte à une intervention gouvernementale. La littérature caractérise ces failles de la façon suivante: (1) failles d’infrastructure, se rapportant tant à l’infrastructure physique que à l’infrastructure scientifique et technologique; (2) les failles institutionnelles se référant à la fois à des institutions dures ou formelles telles que des règles et à des institutions douces ou informelles telles que la culture et les valeurs; (3) faille des interactions qui se rapporte à des liens entre acteurs qui peuvent être trop fortes, débouchant dans la myopie, ou trop de faiblesse engendrant un manque de coopération et des angles morts et (4) faille des capacités se présentant par un manque de compétences ou de ressources, spécialement pour les petites et moyennes entreprises.
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La dernière faille a été adressée dans les trois premières propositions. En utilisant nos données pour appliquer cette théorie de développement des SAL nous soumettons trois autres propositions: Proposition 5:Pour développer davantage les SAL, la connaissance de base qui soutient le développement des compétences et de la perspicacité doivent être mise en valeur.universités, les stations de recherche appliquées et les autres acteurs de Les sciences et technologie sont encore dirigés vers le courant existant de la production classique. Le développement de connaissance pertinent pour les niches de SAL se produit lui-même dans des niches entre ces acteurs. Un problème typique est que les SAL ne peuvent pas produire le cofinancement nécessaire pour les projets de recherche appliqués contrairement aux sous-secteurs classiques.
Proposition 6: Afin de développer davantage les SAL, les règles et les institutions existantes doivent être adaptées.Les règles concernant l’agriculture et les secteurs alimentaires sont basées sur le vieux système avec des étapes de production strictement séparées. Par contre, dans le SAL, les étapes de production sont réintégrées, conduisant souvent à un conflit avec les règles existantes. Ceci peut concerner le règlement de la sécurité alimentaire, le transport, la vente au détail, le règlement de zonage, etc.
Proposition 7: Afin de développer davantage les SAL, les initiatives ont besoin de réseaux plus élaborés.Lorsque l’on dessinait les réseaux pour nos études de cas, il apparaissait immédiatement évident qu’ils avaient tendance à être limités à un petit groupe de gens qui partageaient les mêmes hypothèses et qui avaient établi des relations de confiance. Ceci concerne à la fois les autres agriculteurs, les conseillers et les consommateurs. Ce chemin peut mener à une myopie vis à vis des développements externes. Ceci est évident aussi pour les voyages d’étude vers des initiatives semblables et des invitations d’experts appartenant au même cercle . Simultanément, il manque souvent des liens avec des partenaires externes aux SAL.4. CONCLUSIONS Ce projet de recherche pose la question centrale sur la façon de développer les SAL. La première partie du projet étudiait l’identification, la mesure et la communication des indicateurs de durabilité qui pourrait plaire au consommateur et qui est dorénavant dirigé vers le côté ‘demande’ du SAL. La seconde partie du projet recherche les conditions internes et externes pour que le SAL se développe du côté des acheteurs.Au cours de notre recherche d’une gamme d’indicateurs scientifiquement solides et utilisables en pratique, comparant la durabilité des SAL au SAD, nous avons dû abandonner notre idée initiale de développer des indicateurs économiques et écologiques riches. Nous avons par contre développé un indicateur écologique dépeignant l’utilisation de l’énergie dans les différents systèmes alimentaires, utilisant l’évaluation du cycle de vie. Cependant, le calcul des indicateurs économiques évaluant l’impact sur l’emploi et l’effet multiplicateur des différents systèmes se sont montrés trop difficiles, tout d’abord à cause de la lourdeur des données nécessaires pour ces instruments et le manque de données
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statistiques. De plus, suivant l’avis du comité accompagnateur, nous avons reporté notre attention sur la dimension sociale des SAL car ils semblaient être l’atout le plus important des SAL. Cependant, la dimension sociale est apparue être encore plus difficile à appréhender parce qu’elle n’est pas bien développée dans la littérature.Une future recherche devrait plus se focaliser sur le consommateur en tant qu’objet de recherche. Il n’est pas encore clair quels arguments les consommateurs sont prêts à entendre. Notre recherche suggère que pour les dimensions sociales, économiques et écologiques, les différences des performances entre les SAL et les SAD sont moins liés au système lui-même qu’à l’attitude et au comportement de divers acteurs et à l’exploitation d’échelles d’efficacité, comme par exemple dans la conservation en frigo et le transport. En conclusion, les SAL et les SAD peuvent apprendre l’un de l’autre.Nous avons étudié de façon intensive trois cas d’études de SAL pour trouver les points clés pour leur développement. Nous avons distingué les facteurs externes des facteurs internes. Nous trouvons que la faculté de gestion, la réflexion et la confiance sont les éléments clés et les compétences nécessaires au succès de la collaboration. Lorsqu’un des éléments est absent ou incomplet, la chance de survie ou de croissance est petite. Ces compétences peuvent être développées, ce serait une tache pour les organisations agricoles et le gouvernement. Cependant, jusqu’à maintenant, les compétences les plus stimulées par ces programmes sont plutôt de nature technique (par ex. comptabilité et marketing).Un système de soutient R&D, des règlements gouvernementaux plus flexibles et des réseaux plus étendus sont d’importantes conditions externes pour le développement des SAL. On devrait créer un espace pour l’expéri-mentation afin d’encourager des innovations radicales à la fois dans le domaine social et dans le domaine organisationnel. Notre atelier final a fourni des preuves supplémentaires sur la difficulté, pour un groupe relativement fermé ou pour des gens se considérant relativement ouvert d’esprit, de s’ouvrir à la réflexion.Une prochaine recherche devrait se focaliser sur les ‘non-capacités’ à apprendre et les imperfections du système qui freine le développement plus avant du SAL. Des études de cas réussies qui ont pu contrer ces problèmes, et ces imperfections peuvent conduire à des politiques et des avis améliorés.
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