C R Acad Sci Paris Ser I Topologie Topology Algébre homologique Homological Algebra

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C. R. Acad. Sci. Paris, Ser. I 335 (2002) 365–370 Topologie/Topology (Algébre homologique/Homological Algebra) Une décomposition prismatique de l'opérade de Barratt–Eccles Clemens Berger, Benoit Fresse Laboratoire J.A. Dieudonné, Université de Nice, Parc Valrose, 06108 Nice cedex 02, France Reçu le 8 mai 2002 ; acceptée après révision le 1er juillet 2002 Note présentée par Jean-Pierre Serre. Résumé L'opérade de Barratt–Eccles est une opérade simpliciale formée par les constructions bar homogènes des groupes symétriques. On montre que ces ensembles simpliciaux se décomposent en réunions de prismes indexés par des surjections. On observe que les complexes cellulaires définis par cette structure prismatique s'identifient aux composantes de l'opérade des surjections (l'opérade introduite par J. McClure et J. Smith dans leur travaux sur la conjecture de Deligne). Pour citer cet article : C. Berger, B. Fresse, C. R. Acad. Sci. Paris, Ser. I 335 (2002) 365–370. ? 2002 Académie des sciences/Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS A prismatic decomposition of the Barratt–Eccles operad Abstract The Barratt–Eccles operad is a simplicial operad formed by the classical homogeneous bar construction of symmetric groups. We prove that these simplicial sets decompose as unions of prisms indexed by surjections. We observe that the cellular complexes given by this prismatic structure are nothing but the components of the surjection operad (the operad introduced by J.

  • opérade des surjections

  • construction bar homogène du groupe symétrique

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  • structure cellulaire

  • tr ·tc

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  • quasi-isomorphisme d'opérades fn


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C. R. Acad. Sci. Paris, Ser. I 335 (2002) 365–370
Topologie/Topology (Algébre homologique/Homological Algebra)
Une décomposition prismatique de l’opérade de Barratt–Eccles
Clemens Berger, Benoit Fresse Laboratoire J.A. Dieudonné, Université de Nice, Parc Valrose, 06108 Nice cedex 02, France er Reçu le 8 mai 2002 ; acceptée après révision le 1juillet 2002 Note présentée par JeanPierre Serre.
RésuméL’opérade de Barratt–Eccles est une opérade simpliciale formée par les constructions bar homogènes des groupes symétriques. On montre que ces ensembles simpliciaux se décomposent en réunions de prismes indexés par des surjections. On observe que les complexes cellulaires définis par cette structure prismatique s’identifient aux composantes de l’opérade des surjections (l’opérade introduite par J. McClure et J. Smith dans leur travaux sur la conjecture de Deligne).Berger, B. Fresse, C. R.: C.Pour citer cet article Acad. Sci. Paris, Ser. I 335 (2002) 365–370. 2002 Académie des sciences/Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS
A prismatic decomposition of the Barratt–Eccles operad AbstractThe Barratt–Eccles operad is a simplicial operad formed by the classical homogeneous bar construction of symmetric groups. We prove that these simplicial sets decompose as unions of prisms indexed by surjections. We observe that the cellular complexes given by this prismatic structure are nothing but the components of the surjection operad (the operad introduced by J. McClure and J. Smith in their work on the Deligne conjecture).To cite this article: C. Berger, B. Fresse, C. R. Acad. Sci. Paris, Ser. I 335 (2002) 365–370. 2002 Académie des sciences/Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS
Abridged English version
The purpose of this Note is to discuss the relationship between theBarratt–Eccles operadand the surjection operad. We prove that the surjection operad arises from a prismatic decomposition of the Barratt– Eccles operad. This work sheds a new light on results of McClure and Smith (cf. [5,6]). 1. The Barratt–Eccles operad. –We follow the conventions of our former article (cf. [2]). We work in the category of differential gradedZmodules. The simplicial Barratt–Eccles operad is denoted byW. The letterEdenotes the normalized differential graded operad associated toW. The simplicial setW(r )is the homogeneous bar construction of the symmetric groupr. Hence, anndimensional simplex inW(r )is an n+1tuple of permutations(w0, . . . , wn)W(r )n. We havedi(w0, . . . , wn)=(w0, . . . , wi, . . . , wn)and
Adresses email :cberger@math.unice.fr (C. Berger); fresse@math.unice.fr (B. Fresse). 2002 Académie des sciences/Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS.Tous droits réservés S 1 6 3 1  0 7 3 X ( 0 2 ) 0 2 4 8 9  5 /FLA
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sj(w0, . . . , wn)=(w0, . . . , wj, wj, . . . , wn). The differential graded moduleE(r )is the normalized chain complex ofW(r ). We refer to the literature for more details about the operad structure ofW(r )andE(r ). The surjection operad is denoted by the letterX. We recall that the moduleX(r )dis generated by thenon degenerate surjectionsu: {1, . . . , r+d} → {1, . . . , r}. A surjection is nondegenerate ifu(i+1)=u(i), fori=1, . . . , r+d1. Let us mention that the degree 0 component ofE(r )andX(r )is nothing but the regular representation of the symmetric group:E(r )0=X(r )0=Z[r]. 2. CellularEinfinity structures. –The Barratt–Eccles operad has a filtrationF1WF2W∙ ∙⊂ ∙ FnW∙ ∙ ⊂⊂ ∙FW=Wby simplicial operadsFnWwhose topological realization is equivalent to the littlencubes operad(cf. [1]). We have a cellular structure which refines this filtration and which we call e indexed the cellularEinfinity structure of the Barratt–Eccles operad. The cellsFnij,wW(r )W(r )ar by pairs consisting of a collection of nonnegative integersnijNand of a permutationwr. We have explicitlyFnW(r )=F,wW(r ). We have an induced cellular structure and an induced filtration nij<n nij on the differential graded operadE. The surjection operad is also equipped with a cellularEinfinity structure. The reader is refered to the article of McClure and Smith (cf. [6]).
THEOREM. –There are chainmorphisms TR:EXand TC:XEsuch that: (1)in degree0, the morphisms TR and TC are the identity ofZ[r]; ave TRTCd (2)we h∙ =IX; (3)the morphisms TR and TC preserve the cellularEinfinity structures and the operad filtrations; (4)the map TR is an operad morphism.
The mapTR:EXis the morphism introduced in the article [2]. Assertion (4) is the main result of article [2]. The purpose of this Note is to construct the sectionTC:XEofTR:EX.
LEMMA. –There is a mapRId. This map H:E(r )E(r )∗+1such that TCT=E+Hδ+δH preserves the cellularEinfinity structure ofE.
This lemma is a consequence of a general property. LetT:E(r )E(r )be a chain map which is the identity morphism in degree 0. We have in fact an explicit homotopyH:E(r )E(r )∗+1 d i 0, . . . , w defined byH (wd)=i=0(1) (T(w0, . . . , wi), wi, . . . , wd). To be more precise, the expression T (w0, . . . , wi)represents a sum ofidimensional simplices inW(r ). These arei+1tuples of permutations which can be concatenated with(wi, . . . , wd). This process gives a sum ofd+1dimensional simplices in W(r )and hence an element of E(r )∗+1. The relationT=IdE+Hδ+δHis readily verified. In addition, we observe thatHpreserves the cellular structure ofEifTsatisfies this property. The next theorem is an immediate corollary of the results above:
HEOREM T .The morphism TR:EXinduces a quasiisomorphism of operadsFnTR:FnEFnX, forn=1,2, . . . ,.
Le but de cette Note est de préciser la relation entre deux opéradesEinfinis : l’opérade de Barratt– Eccles, d’une part, l’opérade des surjections, d’autre part. On complète les résultats obtenus dans l’article [2]. On montre que l’opérade des surjections provient d’une décomposition prismatique de l’opérade de Barratt–Eccles. Ce travail donne un nouveau point de vue sur des résultats de McClure et Smith (cf. [5,6]).
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Pour citer cet article : C. Berger, B. Fresse, C. R. Acad. Sci. Paris, Ser. I 335 (2002) 365–370
1. Résultats 1.1. L’opéradede Barratt–Eccles On reprend les conventions de notre article (cf. [2]). On travaille dans la catégorie desZmodules différentiels gradués. L’opérade de Barratt–Eccles simpliciale est notéeW. L’opérade différentielle graduée associée est désignée par la lettreE. L’ensemble simplicialW(r )est la construction bar homogène du groupe symétriquer. Ainsi, les simplexes de dimensionndeW(r )sont lesn+1uplets de permutations(w0, . . . , wn)W(r )n. On adi(w0, . . . , wn)=(w0, . . . , wi, . . . , wn)etsj(w0, . . . , wn)= (w0, . . . , wj, wj, . . . , wn). Le module différentiel graduéE(r )est le complexe des chaînes normalisées de W(r ). On renvoie le lecteur à la littérature pour plus de détails sur les structures d’opérades deW(r )et deE(r ). L’opérade des surjections est désignée par la lettreX. On rappelle que le moduleX(r )dest engendré par les surjections nondégénéréesu: {1, . . . , r+d} → {1, . . . , r}. On dit qu’une surjectionuest nondégénérée si on au(i+1)=u(i), pouri=1, . . . , r+d1. On note que la composante de degré 0 deE(r )et deX(r )est la représentation régulière du groupe symétriqueE(r )0=X(r )0=Z[r]. 1.2. StructurescellulairesEinfini On a une filtration de l’opérade de Barratt–EcclesF1WF2W⊂ ∙∙ ∙FnW⊂ ∙∙ ∙FW=W par des opérades simplicialesFnWdont la réalisation topologique est équivalente à l’opérade des petitsncubes(cf. [1]). Cette filtration se raffine en une structure cellulaire que l’on désignera comme lastructure cellulaireEinfinide l’opérade de Bar ratt–Eccles. Les cellulesFnij,wW(r )W(r )sont indexées par les paires constituées d’une collection d’entiersnijNet d’une permutationwr. On (r )=Fn a explicitementFnWnij<nij,wW(r ). On considère la structure cellulaireEinfini induite sur l’opérade différentielle graduéeE. Le but de cette Note est d’établir le théorème suivant : THÉORÈME1.3. –On a des morphismes de complexes de chaînes TR:EXet TC:XEtels que: (1)en degré0, les morphismes TR et TC sont l’identité deZ[r]; (2)on a TRTC=Id ; X (3)le morphisme composé TCTR:EEpréserve la structure cellulaireEinfini deE; (4)l’application TR est un morphisme d’opérades. L’applicationTR:EXest le morphisme introduit dans l’article [2]. L’assertion (4) du théorème est le résultat principal de l’article [2]. L’applicationTC:XEest définie dans la Section 3 de cette Note. L’assertion (2) résulte d’un énoncé plus précis (cf. Lemme 3.3). On a une structure cellulaireEinfini sur l’opérade des surjections qui a été introduite par McClure X(r )rs est l’image de et Smith. On prouve dans l’article [2] que le moduleFnij,wdéfini par ces auteu FE(r )par le morphismeTR:EX(cf. [2, Lemme 1.6.5]). Cette propriété se déduit aussi de la nij,w compatibilité des structures cellulaires avec les structures d’opérades. Le lecteur vérifiera facilement en llulaires et les arguments de l’artic(r ) reprenant la définition des structures cele [2] que l’image deFni,wX j par le morphismeTC:XEest contenue dansFE(r ). Ceci prouve l’assertion (3) du théorème. nij,w On a aussi la propriété suivante : ion telleque TCTRId LEMME1.4. –On a une applicatH:E(r )E(r )∗+1∙ =E+Hδ+δH. Cette application préserve la structure cellulaireEinfini deE. Démonstration. –Ce lemme est conséquence d’un résultat plus général : on se donne un mor phisme de complexesT:E(r )E(r )qui est l’identité en degré 0. On a alors une homotopie naturelleH:E(r )E(r )∗+1entreTet l’identité deE. Explicitement, on poseH (w0, . . . , wd)= 367
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d i (T (w0, . . . , wi), wi)représente une somme de simplexes 0(1)i, . . . , wd). L’expressionT (w0, . . . , w i= de dimensionidansW(r ). Ce sont desi+1uplets de permutations que l’on concatène avec(wi, . . . , wd). On obtient ainsi des simplexes de dimensiond+1 dansW(r )et donc un élément deE(r )∗+1. La rela d sevérifie sa tionT=IE+Hδ+δHns difficultés. On constate également queHpréserve la structure cellulaireEinfini deEsiTa cette propriété. Les résultats cidessus ont pour corollaire immédiat : HÉORÈME T 1.5.Le morphisme TR:EXinduit un quasiisomorphisme d’opéradesFnTR: FnEFnX, quelque soitn=1,2, . . . ,.
2. Ladécomposition prismatique de l’opérade de Barratt–Eccles 2.1. Leprisme associé à une surjection On fixe une surjectionuX(r )d. On notedkle nombre d’occurences dek∈ {1, . . . , r}dans la suite (u(1), . . . , u(r+d)). (On a de la sorted+r=d1+ ∙ ∙ ∙ +dr.) d11dr1d11 On a un prismeτu:× ∙ ∙ ∙ ×W(r )associé àu. L’image d’un simplexeσ(× dr1 ∙ ∙ ∙ × )ndansW(r )nest déterminée par l’image de ses sommets(σ (0), . . . , σ (n)). On a explicitement d11dr1 τu(σ )=u(σ (0)), . . . , τu(σ (n)). Un sommet du prisme× ∙ ∙ ∙ ×est spécifié par unruplet d’entiers(x1, . . . , xr)tels que 0xkdk1. Le sommet correspondantτu(x1, . . . , xr)W(r )0est la permutation de(1, . . . , r )qui est définie par la soussuite de(u(1), . . . , u(r+d))formée par les occurrences numérosx1+1, . . . , xr+1 des valeurs 1, . . . , r. 1 On considère par exemple la surjection(u(1), . . . , u(5))=(1,2,3,1,2). Le prisme associéτu:× 1 0 ×W(3)se représente par la figure suivante :
(0,1,0) (1,1,0) (1,3,2) (3,1,2) → (0,0,0) (1,0,0) (1,2,3) (2,3,1) Les résultats cidessous montrent que ces prismes définissent une décomposition cellulaire deW(r ). La preuve du Lemme 2.3 (cité en remarque) est omise. ont les prismesτvassociés aux soussuites(v(1), . . . , v(r+e)) LEMME2.2. –Les faces d’un prismeτus de(u(1), . . . , u(r+d)). e a Démonstration. –On considère par exemple la composition dτuvec le morphisme de face x d11dk2dr1d11dk1dr1 1× ∙ ∙ ∙ ×d× ∙ ∙ ∙ ×1:× ∙ ∙ ∙ ×× ∙ ∙ ∙ ×× ∙ ∙ ∙ ×× ∙ ∙ ∙ × . d11dk2dr1 Ce morphisme composé s’identifie à un prismeτv:× ∙×∙ ∙×∙ ∙× ∙W(r ). La surjectionvs’obtient en omettant lax+1ième occurrence dekdans la suite(u(1), . . . , u(r+d)). On e11er1d11 généralise facilement cette construction à tous les sousprismes×× ∙∙ ∙× ∙∙ ∙× dr1 . LEMME2.3. – e11er1d11dr1 (1)On aτv(× ∙ ∙ ∙ × )τu(× ∙ ∙ ∙ × )si et seulement si(v(1), . . . , v(r+e))est une soussuite de(u(1), . . . , u(r+d)). Le prismeτvest alors une face deτu. (2)Les images des prismesτu,uX(r ), recouvrent l’ensemble simplicialW(r ). Les prismesτu, uX(r ), s’intersectent selon des réunions de faces.
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2.4. Lesimplexe fondamental associé à une surjection On reprend le prisme associé à une surjection donnéeu: {1, . . . , r+d} → {1, . . . , r}. On spécifie un d11dr1 simplexe fondamentalparmi les simplexes maximaux de×∙ ∙× ∙. Un simplexe maximal d11dr1 σ(∙ ∙ ×× ∙ )dest déterminé par une suite d’entierski∈ {1, . . . , r},i=0, . . . , d1. On (i) (i)(i+1) (i) d11dr1 considère la suite de sommets. . . , x(x ,r)(× ∙ ∙ ∙ × )0telle quex=x+1 sik=ki 1k k (i+1) (i) d11dr1 etx=xsinon. On a alors un et un seul simplexe maximal dans×∙ ∙× ∙dont les k k (i) (i) sommets sont les(x ,. . . , xr)(cf. [3, Section II.5]). Le simplexe fondamental deτuest le simplexe 1 maximal associé à la suite(k0, . . . , kd1)formée par lescésuresde la surjectionu. On obtient cette suite en retirant de(u(1), . . . , u(r+d))la dernière occurrence de chaque valeurk∈ {1, . . . , r}(cf. [2, §1.2.2]). Le simplexe fondamental associé à la surjectionu=(1,2,3,1,2)du Paragraphe 2.1 a pour sommets ((1,2,3), (2,3,1), (3,1,2)). Remarques2.5. – On peut considérer le complexe cellulaire associé à notre décomposition prismatique deW(r ). Ce complexe est isomorphe au moduleX(r ). Le Lemme 3.2 montre essentiellement que la différentielle de l’opérade des surjections, définie dans l’article [2], correspond à la différentielle cellulaire. Outre les travaux de McClure et Smith (cf. [5,6]), l’opéradeF2Xapparaît (sous la notationM) dans le travail de Kontsevich et Soibelman sur la conjecture de Deligne (cf. [4]). La réunion des images des prismes indexés par les surjections deF2Xest la collection simplicialeFde l’article [5]. 3. Lesmorphismes 3.1. Lemorphisme d’Eilenberg–Zilber On définit l’élémentTC(u)E(r )dassocié à une surjectionuX(r )d. On prend la somme alternée des d11dr1 simplexes maximaux du prismeτu:× ∙ ∙ ∙ ×W(r )d. Un simplexe a un signe positif si son orientation naturelle concorde avec l’orientation du simplexe fondamental, négatif sinon. Ce morphisme diffère de l’application d’Eilenberg–Zilber classique par un signe. Plus explicitement, l’application d11dr1 lber associe au géne unesomme de simplexes d’Eilenberg–Zi érateurdNd11( )⊗ ∙ ∙ ∙ ⊗Ndr1( ) d11dr1 dansNd(× ∙ ∙ ∙ × ). On prend l’image de cette somme parNu). C’est±TC(u)E(r )d. Le signe est déterminé par l’orientation du simplexe fondamental. Ainsi, pour l’exemple du Paragraphe 2.1, on obtientTC(1,2,3,1,2)=((1,2,3), (2,3,1), (3,1,2))((1,2,3), (1,3,2), (3,1,2)). LEMME3.2. –L’application TC:XEest un morphisme de complexes. dk1 Démonstration. –On identifie l’ensemble simplicialau simplexe de dimensiondk1 qui d11dr1d11 soriel⊗ ∙ ∙ ∙ ⊗représente leN l’engendre. Ainsi, le produit tene générateur dd11( )dr1 . ∙ ∙ ∙ ⊗Ndr1( ) L’application d’Eilenberg–Zilber classique est un morphisme de complexes. La somme des faces de d11dr1d11dr1 ∙ ∙⊗ ∙dansN( )⊗ ∙∙ ∙N( )est donc envoyée sur la différentielle de d11dk1dr1 TC(u)dansN(W(r )). L’image de la face∙ ∙⊗ ∙dx( )∙ ∙⊗ ∙par le morphisme d11dk2dr1 d’Eilenberg–Zilber correspond également à l’image du générateur∙ ∙⊗ ∙∙ ∙⊗ ∙d11dk2dr1 ( )Nplication composée du morphisme deNd11∙ ∙ ∙ ⊗dk2( )⊗ ∙ ∙ ∙ ⊗Nd1( )par l’ap r d11dk2dr1d11 d’Eilenberg–ZilberN ( )⊗ ∙ ∙ ∙ ⊗N (× ∙ ∙ ∙ × d11dk2( )⊗ ∙ ∙ ∙ ⊗Ndr1( )Nd1 dk2dr1x d11dk2 × ∙ ∙ ∙ × )et du morphisme simplicialN(1× ∙ ∙ ∙ ×d× ∙ ∙ ∙ ×1):N(× ∙ ∙ ∙ ×× dr1d11dk1dr1d11dk1 ∙ ∙ ∙ × )N(× ∙ ∙ ∙ ×× ∙ ∙ ∙ × ). Par suite, une face⊗ ∙ ∙ ∙ ⊗dx( )dr1 ∙ ∙ ∙ ⊗donne un élément de la formeTC(v)dansN(W(r )): on considère la surjectionvtelle que x τv=τu1× ∙ ∙ ∙ ×d× ∙ ∙ ∙ ×1 (cf. Lemme 2.2). Les surjectionsvainsi obtenues sont les termes de la différentielle deudans le complexe des surjectionsX(r )(cf. [2, §1.2.3]). On vérifie que la différence entre d11dk1dr1 le signe devdans la différentielle deuX(r )et le signe de⊗ ∙∙ ∙ ⊗dx( )⊗ ∙∙ ∙ ⊗d11dr1d11dr1 dans la différentielle de⊗ ∙ ∙ ∙ ⊗N( )⊗ ∙ ∙ ∙ ⊗N( )correspond à la différence d’orientation entre les simplexes fondamentaux deτuet deτv. Ceci termine la preuve du lemme. 369