FACULTE DE MEDECINE DE GRENOBLE
232 pages
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Description

Niveau: Supérieur, Doctorat, Bac+8
- 1 - UNIVERSITE JOSEPH FOURIER FACULTE DE MEDECINE DE GRENOBLE Année 2012 LA CONTRAINTE : UN OUTIL DE SOIN EN PSYCHIATRIE ? THESE PRESENTEE POUR L?OBTENTION DU DOCTORAT EN MEDECINE DIPLÔME D?ETAT JULIEN DUBREUCQ Né le 18/09/1984 à Boulogne sur Mer THESE SOUTENUE PUBLIQUEMENT A LA FACULTE DE GRENOBLE* Le : 26/03/2012 DEVANT LE JURY COMPOSE DE Président du jury : M. le Professeur Thierry BOUGEROL Membres : M. le Professeur Jean Louis TERRA M. le Professeur Régis DE GAUDEMARIS M. le Docteur Jean Paul CHABANNES *La Faculté de Médecine de Grenoble n'entend donner aucune approbation ni improbation aux opinions émises dans les thèses ; ces opinions sont considérées comme propres à leurs auteurs. du m as -0 06 84 12 4, v er sio n 1 - 3 0 M ar 2 01 2

  • prise en charge de la maladie mentale

  • faculté de médecine de grenoble

  • représentation de l?utilisation des obligations

  • l?étude de la perception

  • psychiatrie

  • prise en charge

  • représentation du traitement


Sujets

Informations

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Nombre de lectures 111
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Extrait

UNIVERSITE JOSEPH FOURIER
FACULTE DE MEDECINE DE GRENOBLE


Année 2012

LA CONTRAINTE :
UN OUTIL DE SOIN EN PSYCHIATRIE ?

THESE
PRESENTEE POUR L‟OBTENTION DU DOCTORAT EN MEDECINE
DIPLÔME D‟ETAT

JULIEN DUBREUCQ
Né le 18/09/1984 à Boulogne sur Mer

THESE SOUTENUE PUBLIQUEMENT A LA FACULTE DE GRENOBLE*
Le : 26/03/2012
DEVANT LE JURY COMPOSE DE
Président du jury : M. le Professeur Thierry BOUGEROL
Membres :
M. le Professeur Jean Louis TERRA
M. le Professeur Régis DE GAUDEMARIS
M. le Docteur Jean Paul CHABANNES

*La Faculté de Médecine de Grenoble n’entend donner aucune approbation ni improbation
aux opinions émises dans les thèses ; ces opinions sont considérées comme propres à leurs
auteurs.
- 1 -
dumas-00684124, version 1 - 30 Mar 2012 Plan:

1. Aspects historiques, philosophiques, éthiques et légaux de l‟utilisation de la contrainte en
psychiatrie :

1.1. Evolution historique de la perception de la maladie mentale et de l‟utilisation de
mesures de contrainte dans sa prise en charge:
1.1.1. Dans l‟Antiquité :
1.1.2. Au Moyen Age :
1.1.3. De la Renaissance au siècle des Lumières :
1.1.4. De la naissance de l‟aliénisme à la fin du XIXème siècle :
1.1.5. De la fin du XIXème siècle au XXème siècle :

1.2. De la philosophie de la contrainte à son éthique:

1.3. Evolution du cadre légal de l‟utilisation de la contrainte en psychiatrie :

2. Utilisations possibles de la contrainte comme outil de soins en psychiatrie : Objectifs,
justifications éthiques, limites, résultats et illustrations cliniques

2.1. Utilisations possibles, objectifs et justification éthique de l‟utilisation de la contrainte
comme outil de soins en psychiatrie :
2.1.1. Mesures physiques de contrainte :
2.1.2. Mesures morales de contrainte ou obligations :

2.2. Limites et résultats de l‟utilisation de la contrainte comme outil de soins en
psychiatrie :

3. Etude qualitative des représentations sociales de l‟utilisation de la contrainte comme outil
de soins en psychiatrie chez des infirmiers travaillant en milieu psychiatrique, en milieu
ordinaire, chez des élèves infirmiers et en population générale :

3.1. Concept de Représentation Sociale :

3.2. Problématique et Objectifs de l‟étude :

3.3. Matériel et méthode :
3.3.1. Méthodologie :
3.3.2. Caractéristiques des interviewés :



- 2 -
dumas-00684124, version 1 - 30 Mar 20123.4. Résultats
3.4.1. Représentation des mesures légales de contrainte :
3.4.1.1. Représentation de l‟hospitalisation sous contrainte :
3.4.1.2. Représees soins ambulatoires obligés :

3.4.2. Représentation de l‟obligation de la prise d‟un traitement :
3.4.2.1. Représentation du traitement obligé en urgence :
3.4.2.2. Représeu traitegé au long cours :

3.4.3. Représentation des mesures physiques de contrainte :
3.4.3.1. Représentation de la contention physique :
3.4.3.2. Représee l‟utilisation de la mise en pyjama :

3.4.4. Représentation de l‟utilisation des obligations (ou contraintes morales) :
3.4.4.1. Représentation de l‟utilisation des obligations à but citoyen :
3.4.4.2. Représees restrictions dans le projet de vie :

3.4.5. Représentation de l‟arrêt de la contrainte :

3.4.6. Vision générale de l‟utilisation de la contrainte en psychiatrie :

3.5. Discussion :

3.6. Conclusion :

4. Conclusion générale :

5. Références bibliographiques :

6. Annexes :

6.1. Guide d‟entretien :

6.2. Verbatim des focus groups :
6.2.1. Service d‟Accueil et de Garde Infirmier (Sagi), Chai St Egrève :
6.2.2. Pavillon ouvert, Chai St Egrève :
6.2.3. Infirmiers Centre de réhabilitation psycho-social / hôpital de jour, Chai St
Egrève :
6.2.4. Infirmiers pavillon fermé, Chai St Egrève :
6.2.5. Infirmiers généraux :
6.2.6. Etudiantes infirmières 2ème année :
6.2.7. Population générale

- 3 -
dumas-00684124, version 1 - 30 Mar 2012La prise en charge de la maladie mentale est un important problème de santé publique en
France (la schizophrénie, par exemple, touche 1% de la population générale) et a un impact
considérable sur la vie des patients qui en souffrent mais aussi plus généralement sur la
société tant en terme de coût entrainés par leur prise en charge au long cours qu‟en terme de
nécessité parfois de protection de la communauté.
Cette maladie, et notamment la schizophrénie, se complique parfois d‟un déni (quasi constant
au début des troubles) et d‟un refus d‟adhérer à toute prise en charge thérapeutique quelque
soit l‟information qui leur est délivrée.
Cet état de fait mène souvent à une hospitalisation sous contrainte au cours de laquelle sont
mises en place un certain nombre de mesures thérapeutiques, souvent aussi contraintes :
prescription d‟un traitement psychotrope ; règles comportementales. Le but est de prévenir les
risques que ces patients peuvent occasionner à eux-mêmes mais aussi pour autrui.

Cependant, il est malheureusement fréquent que ces patients, alors même que la
symptomatologie aigue s‟est amendée sous traitement et que leur état clinique permet leur
sortie d‟hospitalisation, restent dans une position de déni partiel ou complet des troubles.
Ce déni persistant entrave notablement la relation médecin-malade en rendant impossibles les
notions de consentement éclairé et d‟alliance thérapeutique. Il entraîne souvent un arrêt
complet des soins et du traitement conduisant quasi inéluctablement à la rechute et son
cortège de conséquences (réhospitalisation, perte d‟autonomie,…).
Se pose également pour le médecin, compte tenu du caractère péjoratif de cette évolution
« naturelle » de la maladie, la question de la poursuite ambulatoire des soins sous contrainte.

Mais cette utilisation de la contrainte peut-elle réellement être qualifiée de thérapeutique et
donc d‟outil de soins ou ne s‟agit-il que d‟une mesure de contrainte limitante de la liberté du
patient ?

Cette question s‟est posée à tous les intervenants à rôle thérapeutique depuis l‟antiquité.
Le but de ce travail de thèse est d‟étudier cette utilisation de la contrainte comme outil de
soins en psychiatrie et d‟en évaluer l‟intérêt.
La première partie en étudiera les aspects historiques, philosophiques, éthiques et légaux.
La seconde partie décrira les utilisations possibles de la contrainte comme outil de soins en
psychiatrie, les objectifs et les résultats. Elle illustrera au moyen de vignettes cliniques ces
divers aspects.
La troisième partie sera consacrée à l‟étude de la perception (dites représentations sociales
sous jacentes) de cette utilisation de la contrainte par le personnel soignant chargé de la mettre
en œuvre, qu‟elle évaluera puis comparera, au moyen d‟une étude qualitative.Elle se
comparera ensuite à celle de la population générale ainsi qu‟à celle d‟infirmiers travaillant en
milieu ordinaire et à celle d‟étudiants infirmiers.


- 4 -
dumas-00684124, version 1 - 30 Mar 20121. Aspects historiques, philosophiques, éthiques et légaux de l’utilisation de la contrainte
en psychiatrie :

Le meilleur soin est celui dans lequel une notion contractuelle est intégrée avec consentement
éclairé et adhésion du soigné. Il s‟agit de l‟alliance thérapeutique où le fait de se soigner est
librement choisi par le patient qui y coopère activement.
Cependant, certaines pathologies psychiatriques, comme la schizophrénie, entraînent une
altération du jugement provoquant fréquemment un déni des troubles présentés dont la
conséquence logique est le refus des soins proposés.

Toutefois, cette altération du jugement (longtemps appelée aliénation mentale, du latin
alienatus signifiant « étranger à lui-même ») a fréquemment un impact social majeur, en
raison des comportements souvent étranges voire parfois agressifs présentés par les malades
qui en souffrent.
Ces troubles comportementaux ont donc, à toutes les époques de l‟Histoire et dans toutes les
sociétés indépendamment de leur

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