Grandes écoles | 2018 (Editon régions)

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10 bonnes raisons d’intégrer une école de commerce Des classes prépas pour tous les goûts légende Test Êtes-vous fait(e) pour des études d’ingénieur ? 2018 I Édition régions Grandes écoles ODirectrice de la rédaction :Marie Marc LauferODirectrice générale : ODirecteur de la publication : www.letudiant.fr, RCS 814 839 783 Paris 29, rue de Châteaudun, 75009 Paris écoles : ces établissements sont sans cesse à la recherche en chef déléguée :Marie-Anne Nourry de la rédaction :Yaël DidiORédactrice Caroline MissirODirectrice adjointe Intégrer une école via les admissions parallèles page 22 Pourquoi faire une école de commerce ? page 16 Des places à prendre page 4 École de commerce Réussir les concours après une prépa page 10 Intégrer un cursus après le bac page 8 Sommaire École d’ingénieurs OExécution :Sylvie Joly, Régine Assaraf, avec toute l'équipe commerciale Le succès des admissions parallèles page 12 Êtes-vous fait(e) pour des études d’ingénieur ?

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Publié le 19 mars 2018
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Langue Français

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10 bonnes raisons d’intégrer une école de commerce
Des classes prépas pour tous les goûts
légende
Test Êtes-vous fait(e) pour des études d’ingénieur ?
2018 I
Édition régions Grandes écoles
ODirectrice de la rédaction :Marie-
Marc LauferODirectrice générale :
ODirecteur de la publication :
www.letudiant.fr, RCS 814 839 783 Paris
29, rue de Châteaudun, 75009 Paris
écoles : ces établissements sont sans cesse à la recherche
en chef déléguée :Marie-Anne Nourry
de la rédaction :Yaël DidiORédactrice
Caroline MissirODirectrice adjointe
Intégrer une école via les admissions parallèlespage 22
Pourquoi faire une école de commerce ?page 16
Des places à prendrepage 4
École de commerce
Réussir les concours après une prépa page 10
Intégrer un cursus après le bacpage 8
Sommaire
École d’ingénieurs
OExécution :Sylvie Joly, Régine
Assaraf, avec toute l'équipe commerciale
Le succès des admissions parallèlespage 12
Êtes-vous fait(e) pour des études d’ingénieur ?page 14
ChambonODirecteurs commerciaux :
Nguyen, Pascal VinetteOFabrication :
OResponsable produit :Rébecca
Sébastien Mercier, MarieValade
Normandie (14)OCommission
paritaire :0919 T 85315OISSN :
Pascale SupernantOGravure :Maury
OImpression :Corlet, Condé-en-
interdite de tous les articles sans accord
de la rédactionOPhoto de couverture :
0766-6330ODépôt légal :novembre
2017 ©l’Etudiant 2017OReproduction
ORédactrices documentalistes :
Les cursus postbac : l’équation gagnantepage 20
Manon Codis,Véronique Curély, Fanny
OSecrétaire générale :Isabelle
CPGE Des classes prépas pour tous les goûts page 24
restige, excellente formation intellectuelle, employabilité P assurée, voilà la promesse que recèlent ces deux mots bien français : « grande école ». Mais avant d’y parvenir, si vous optez
Choisissez l’école qui vous ressemble
tél. 01.71.16.10.15OSiège social :
SA de 20809298 €, 79, rue Marcel-
Dassault, 92100 Boulogne-Billancourt,
OSociété éditrice :l’Etudiant SAS,
pour une prépa, il vous faudra fournir deux ans de travail acharné
constitue plus, loin s’en faut, la seule voie d’accès aux grandes
de nouveaux profils d’étudiants, issus de filières littéraires ou
techniques,ourecrutésàlétranger.Commeilexistedemultiples
façons d’intégrer une grande école, il existe différentes façons d’en
sortir ! La palette des métiers et des possibilités offertes par ces
formations est particulièrement riche. Et les étudiants désireux de
créer leur start-up, plus nombreux chaque année, trouveront aussi
un accompagnement personnalisé : les établissements se sont
tous dotés de programmes tournés vers l’entrepreneuriat. Bref, un
bon passeport pour l’avenir.
© FLORENCE LEVILLAIN POUR L’ETUDIANT
M  C A R I E A R O L I N E MI S S I R Directrice de la rédaction mcmissir@letudiant.fr McMissir
Édito
Denis Allard / REA
3 Q
Guillerme, Dominique Mongie, Sophie Taravella.
OliverioORédactrice graphiste :
Guillemette DezaniORédactrices
iconographes :Amandine Bollard, Sarah
PrestonORédactrice en chef adjointe
documentation :Jeanne Levavasseur
Chrystèle Mercier.
OPrésident :Marc Laufer
FenwickODirecteur artistique :Cyril
re Canale,Anne Depot (1 SR), Mireille
OSecrétaires de rédaction :Valérie
général de la rédaction :Thierry Gibrat
rédaction de l’EtudiantOSecrétaire
ORédaction :Martin Rhodes et la
et réussir des concours ultra sélectifs. Cependant, la prépa ne
Écoles d’ingénieurs
Desplacesà prendre Plus de 130 000 étudiants se forment dans les quelque 200 écoles d’ingénieurs de l’Hexagone. Tour d’horizon de cette filière qui affiche un taux d’insertion professionnelle excellent, quelle que soit la formation, généraliste ou spécialisée.
La voie royale reste la prépapour intégrer l’École polytechnique. Mais pour les autres établissements,les étudiants passés par un DUT, un BTS ou une licence ont aussi leurs chances.
vec un taux de chô-mage stagnant à 4 %, la restAe une valeur sûre pour s’as-professîon d’îngénîeur surer un emploî. « Les jeunes îngénîeurs dîplômés font partîe des mîeux lotîs pour trouver du travaîl », confîrme Pîerre Lamblîn, dîrecteur du dépar-tement études et recherche de l’APEC (Assocîatîon pour l’emploî des cadres). Les écoles mîsent sur des lîens forts avec les entreprîses, que cela soît vîa leurs fondatîons, leurs încubateurs de start-up, ou encore leurs partenarîats d’offres de stage. Résultat :
94 % des îngénîeurs salarîés en France sont en CDI ou tîtu-laîres de la fonctîon publîque, avec un salaîre brut médîan annuel de 56000 €.
Des passerelles d’accès différentes Pour les étudîants déjà décîdés à suîvre cette voîe, la moîtîé des établîssements accessîbles après le bac propose un cursus en cînq ans, souvent découpé en deux années de cycle prépa-ratoîre et troîs années de cycle îngénîeur. Les écoles postbac recrutaîent jusqu’à présent essentîellement des bache-
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lîers de sérîe S, maîs, depuîs quelques années, certaînes ouvrent aussî leurs portes aux STL et STI2D. Du côté des écoles accessîbles à bac + 2, la voîe royale reste la prépa scîen-tîfîque. Toutefoîs, les profîls passés par un DUT (dîplôme unîversîtaîre de technologîe) ou une lîcence, voîre un BTS (brevet de technîcîen supé-rîeur), ont de plus en plus une carte à jouer. Laure a choîsî de suîvre un DUT chîmîe après son bac scîentîique. « Mes professeurs me conseîllaîent une classe prépa, car j’avaîs de bons résul-tats, maîs je trouvaîs cela trop théorîque et je voulaîs me spé-cîalîser dans ce que j’aîmaîs », relève-t-elle. Attîrée par des postes à responsabîlîté, elle întègre ensuîte Chîmîe Parîs-Tech et s’adapte rapîdement. Elle est désormaîs chargée de recherche prospectîve pour les marques de cosmétîques Decléor et Carîta. Pour d’autres jeunes, encore îndécîs, passer par une prépa scîentîique permet de retarder le moment du choîx de spécîa-lîsatîon. Les concours, réputés dîffîcîles, offrent cependant assez de places pour tous, même sî les écoles les plus renommées (Polytechnîque, CentraleSupélec, les Mînes…) sont très demandées. À chacun son proil : commen-cer par une classe prépa garantît une rîgueur et une culture
© Anne-Charlotte Compan / Hans Lucas pour l’Etudiant
générale solîde, tandîs que débuter par un DUT permet de s’ouvrîr à des expérîences concrètes, notamment grâce aux stages oblîgatoîres.
Une formation généraliste ou spécialisée Certaîns établîssements pro-posent des formatîons spécîa-lîsées dès la premîère année, maîs la plupart contînuent de prîvîlégîer un enseîgnement généralîste, avec une spécîalî-satîon progressîve pendant les deux dernîères années, sous forme d’optîons. « L’approche par les compé-tences (rédactîon, expressîon, gestîon de projet…) doît rester au cœur de la formatîon des îngénîeurs », afirme Chrîstîan Lermînîaux,dîrecteurdeChîmîe ParîsTech. Une volonté des écoles quî se justîfîe par l’attente des recruteurs. « De plus en plus d’îngénîeurs exercent une fonctîon de cadre dans un métîer où l’aspect technologîque est secondaîre », ajoute Chrîstîan Lermînîaux. Leurs qualîtés managérîales, leur capacîté d’adaptatîon et d’înnovatîon, leur esprît d’équîpe sont donc nécessaîres pour faîre face aux technolo-gîes quî évoluent constamment. Maîs sî les entreprîses sont frîandes de profîls généra-lîstes, elles sont aussî très demandeuses de spécîalîstes, notamment dans les secteurs de l’înformatîque et de l’éner-gîe. Pour pallîer cette pénurîe, elles embauchent des généra-lîstes qu’elles forment ensuîte elles-mêmes ou recourent à lalternance.La g r a nde maj or î t é des écoles d’îngénîeurs propose aujourd’huî au moîns une de leurs formatîons en apprentîs-
Écoles d’ingénieurs
sage. Les chîffres le montrent : 13 % des élèves îngénîeurs dîplômés sont aujourd’huî alternants, contre dîx foîs moîns durant la dernîère décennîe. Cette voîe permet aux étudîants de mettre un pîed dans le monde de l’entreprîse, en partageant leur temps entre celle-cî et des sessîons de cours théorîques dans leur école. Les entreprîses apprécîent de pouvoîr former les jeunes à leurs technîques, que ce soît sur les réglemen-tatîons envîronnementales ou sur la complexîté des produîts bancaîres.
Des frais de scolarité variables Sî l’apprentîssage est une bonne manîère de fînancer ses études, sachez que les troîs quarts des écoles reconnues par la CTI (Commîssîon des tîtres d’îngénîeur) sont publîques. Dans les écoles sous tutelle du mînîstère de l’Éducatîon natîonale, le coût de formatîon, défînî chaque année par décret, est de 610 € pour la rentrée 2017. D’autres établîssements, quî dépendent des mînîstères « technîques » (mînîstère de l’Industrîe, mînîstère de la Défense, etc.), afichent des droîts de scolarîté plus élevés. C’est le cas des Mînes et des Télécom (2 150 €
en 2017), des Ponts ParîsTech (2 870 €), de l’ENSTA Parîs-Tech (2 150 €) ou de Centrale-Supélec (3500 €). En revanche, plus de la moîtîé des formatîons postbac sont prîvées, et les tarîfs de ces éta-blîssements peuvent atteîndre 7000 € par an, voîre plus.
Des stratégies de rapprochement Certaînes écoles ont conclu ou entamé des processus de rapprochement avec d’autres établîssements. Il s’agît pour elles de faîre des économîes, en mutualîsant des cours et des équîpements, de réalîser des recrutements, ou encore de gagner de la vîsîbîlîté à l’înternatîonal. On peut cîter la fusîon de Centrale et de Supé-lec en 2015, ou, plus récemment, la créatîon d’IMT Atlantîque (fusîon des Mînes de Nantes et de Télécom Bretagne) et d’IMT Lîlle-Douaî (Mînes de Douaî et Télécom Lîlle), en janvîer 2017. Autre fusîon datant de 2017 : lENSCI-ENSIL,quîregroupeces deux écoles d’îngénîeurs de Lîmoges.
Doubles diplômes et transversalité Pour répondre à la demande des entreprîses quî recherchent de plus en plus des profîls
Que garantitle titre d’ingénieur ?
Pour choisir votre école, vous pouvez vérifier qu’elle fait bien partie des quelque 200 éta-blissements habilités par la CTI (Commission des titres d’ingénieur) à délivrer le titre d’in-génieur. Cette habilitation, renouvelable, est accordée pour six ans au maximum. Le titre d’ingénieur est garant de la qualité de la for-mation et confère le grade de master. Pour l’obtenir, les écoles doivent se confor-mer à un cahier des charges précis : qualité du recrutement, liens avec les entreprises,
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+ Info Sur le Web Consultez la liste complète des écoles habilitées à délivrer le titre d’ingénieur sur le site de la CTI (Commission des titres d’ingénieur) :cti-commission.fr.
rayonnement inter national, pédagogie, insertion des diplômés, stages… Si, lors de l’évaluation périodique, la commission se rend compte de trop nombreux points faibles, elle peut réduire la durée d’habilitation ou la supprimer. Ce sont les formations d’ingénieurs qui sont accréditées – et non les écoles dans leur ensemble. Un même établissement peut ainsi compter plusieurs titres d’ingénieur avec dif-férentes durées d’habilitation.
e 2 édition BIEN CHOISIR SON ECOLE D’INGENIEURS
Tous les critères pour bien choisir : spécialités, niveau d’admission, excellence académique, coûts, alternance, vie associative, stages et proximité avec les entreprises… Les écoles accessibles après le bac, après une prépa, après un bac+2 et plus Inclus, plus de 275 écoles en fiches
Collection Études I les éditions de
Les éditions de l’Etudiant 14,90 € ´boutique.letudiant.fr
Écoles d’ingénieurs
mîxtes, les établîssements développent depuîs quelques années les doubles dîplômes, entre autres avec des écoles de commerce. À Nantes, une allîance a aînsî été conclue entre Audencîa, Cen-trale Nantes et l’ENSA Nantes : un double cursus îngénîeur-manager et manager-îngénîeur, et un cursus archîtecte-îngé-nîeur. De nombreux secteurs transversaux sont întéressés par ces doubles formatîons. Par exemple, l’unîvers de la mer, entre l’archîtecture marîtîme et les înstallatîons d’exploîtatîon d’énergîe (comme les plates-formes offshore…). En sortant d’une école d’îngé-nîeurs reconnue, vous aurez le tître d’îngénîeur, maîs le panel de métîers et de domaînes d’applîcatîon sera très varîé. L’îngénîeur de productîon, par exemple, est chargé de la gestîon d’un atelîer dans une usîne, tan-dîs que l’îngénîeur qualîté met en place les procédures néces-saîres pour que les produîts soîent conformes aux normes. Agroalîmentaîre, assurances, banques, BTP, énergîe, îndus-trîe, înformatîque, transports…
les secteurs quî embauchent des îngénîeurs sont suffîsam-ment nombreux pour que chaque jeune dîplômé puîsse en trouver un quî réponde à ses souhaîts de carrîère.
Cap sur l’international Toutes les écoles d’îngénîeurs encouragent, voîre împosent à leurs étudîants au moîns une expérîence à l’înternatîonal, que ce soît dans le cadre d’un stage ou d’un partenarîat avec un éta-blîssement d’un autre pays. Les écoles développent de plus en plus leurs campus à l’étranger : aînsî CentraleSupélec a créé en 2014 un établîssement en Inde, après s’être împlantée en Chîne et au Maroc. On peut cîter aussî l’EEIGM (École européenne d’îngé-nîeurs en génîe des matérîaux), dépendant e de Lor raî ne INP (Instîtut natîonal poly-technîque), quî a tîssé des rela-tîons fortes avec cînq unîversî-tés étrangères, en Allemagne, Espagne, Pologne et Suède, dans le cadre d’un consortîum. Les étudîants peuvent suîvre une partîe de leur cursus sur l’un des campus à l’étranger et
« Je trouve qu’un concours n’est pas représentatif d’un parcours »
Le contrôle continu plutôt que le concours.Dès le lycée, Paul est certain de son choix. Ainsi, pour intégrer une école d’ingénieurs, il opte pour une classe prépa intégrée, plutôt que pour une CPGE clas-sique. « Je ne voulais pas passer par la case concours, car je trouve que ce n’est pas représentatif d’un parcours. Le contrôle continu est, à mon avis, plus efficace. La prépa associée de l’ECAM Lyon Paul m’a permis de suivre le programme d’une classe préparatoire PT (physique-technologie) classique et d’évoluer sans pression, à mon Joussen, rythme », détaille le jeune homme. 20 ans, en première Un environnement attractif.Et le futur ingénieur est ravi de son choix, année du cycle d’autant qu’il a eu « un vrai coup de cœur » pour l’ECAM et son empla-ingénieur à l’ECAM cement, en plein centre-ville de Lyon. « L’école d’ingénieurs me permet Lyon (69) d’approfondir tout ce qui m’avait mis l’eau à la bouche : les sciences de l’ingénieur, le dessin industriel, mais aussi l’informatique. Les cours sont toujours très illustrés et nous avons à notre disposition de nombreuses machines pour mener à bien nos travaux pratiques d’automatique, de fabrication et d’usinage. »
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près de la moîtîé d’entre eux sort avec un double dîplôme. Celuî-cî permet de montrer à un recruteur l’étendue de ses compétences lînguîstîques, maîs aussî son ouverture d’esprît et sa capacîté d’adaptatîon. Et l’înternatîonal séduît les jeunes îngénîeurs. En 2016, 11 % d’entre eux ont décroché leur premîer poste à l’étranger, preuve que leur dîplôme permet de s’exporter.Allemagne, États-Unîs, Royaume-Unî, Suîsse… les destînatîons sont varîées, même sî la moîtîé des expatrîés choîsît d’abord l’Europe. Sî les actîvîtés et les responsabîlîtés sont les mêmes qu’en France, les salaîres à l’étranger peuvent augmenter de 30 %!
Un salaire attractif à la clé Le métîer d’îngénîeur peut vous permettre d’avoîr un revenu attractîf. Selon l’assocîatîon Ingénîeurs et scîentîfîques de France, le salaîre brut médîan d’ un î ngénî eur début ant s’élève à 34 500 € par an, pour fînîr à 97 000 € en fîn de car-rîère. Maîs certaîns secteurs sont plus rémunérateurs que d’autres, en tête la gestîon et la inance, l’aéronautîque, le BTP et l’électrotechnîque. Toutefoîs, l’assurance d’un salaîre confortable et d’un emploî à la sortîe n’est pas la seule raîson quî pousse les jeunes à choîsîr une école d’îngénîeurs. La vîe étudîante y est souvent très rîche, grâce au dynamîsme des nombreuses assocîatîons. L’esprît de « pro-motîon » quî y règne et le parraînage des étudîants des années précédentes permettent de se sentîr rapîdement întégré et de bénéfîcîer d’un réseau d’ancîens élèves que les écoles valorîsent.ZLaura Makary
© Photo fournie par le témoin
SALONS DE
GRANDES ÉCOLES COMMERCE & INGÉNIEURS
Vous êtes en classe prépa, en terminale ou candidat(e) aux admissions parallèles.
2 RENDEZ-VOUS À NE PAS MANQUER SAMEDI 18 NOVEMBRE 2017 LYON SAMEDI 16 DÉCEMBRE 2017 TOULOUSE
© Photo Youri Zakovitch
Écoles d’ingénieurs
Intégrer uncursusaprès le bac Une centaine d’écoles d’ingénieurs sont accessibles directement après le bac pour cinq années d’études. De quelle façon recrutent-elles ? Comment s’y préparer ? Revue de détail.
Les ICAM (ici celui de Paris) forment des ingénieursen France et à l’international, et diplôment environ 600 élèves par an, dont près de la moitié par la voie de l’apprentissage.
es écoles d’îngénîeurs pos t b a c s t r u c t u re n t prLocessus de sélectîon. De plus progressîvement leurs en plus d’établîssements pro-posent un cursus d’îngénîeur en cînq ans. Et chaque année, de nouvelles écoles rejoîgnent les concours communs. « L’organîsatîon de la termî-nale n’est pas faîte pour passer pleîn de concours, contraîre-ment à celle de la maths spé, explîque un dîrecteur d’école. Le concours commun offre une nouvelle vîsîbîlîté aux écoles et facîlîte les procédures pour les futurs étudîants. »
Quatre groupes distincts La sélectîon se faît en plusîeurs étapes : examen du dossîer scolaîre (notes de premîère et termînale), puîs épreuves écrîtes et/ou orales. Maîs tous les éta-blîssements ne font pas passer l’ensemble de ces étapes. Cette dîfférence dans les procédures d’admîssîon permet de dîstîn-guer quatre groupes d’écoles. Le premîer groupe rassemble les formatîons quî font « concours commun » et quî comptent des épreuves écrîtes, comme les concours Avenîr Bac et GEIPI-Polytech. C’est également le cas du nouveau concours Puîs-
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sance-Alpha,fusîondAlphaetde Puîssance 11, quî regroupe désormaîs 16 écoles. Le deuxîème réunît les établîs-sements quî passent par des « procédures communes », sans épreuves écrîtes : INSA (înstîtuts natîonaux des scîences applî-quées), ENI (écoles natîonales d’îngénîeurs) et UT (unîversîtés de technologîe). Les écoles quî font « prépas communes », c’est-à-dîre les INP (înstîtuts natîonaux polytech-nîques) et les formatîons de la Fédératîon Gay-Lussac, constî-tuent un troîsîème groupe. Dans le quatrîème groupe, igure la petîte trentaîne d’écoles « solî-taîres », quî recrutent après le bac sans faîre partîe d’une procé-dure commune.
Inscriptions et épreuves Les înscrîptîons se font à travers deux portaîls. La plate-forme natîonale (APB jusqu’en 2017) (1) regroupe la majorîté des écoles d’îngé-nîeurs après bac : ENI, con-cours Avenîr Bac, INSA, Puîs-sance-Alpha, UT, les autres écoles de la FESIC (Fédératîon des établîssements d’enseîgne-ment supérîeur d’întérêt collec-tîf), les prépas communes CPP (cycle préparatoîre polytech-nîque), CPI (cycle préparatoîre întégré), maîs aussî une quîn-zaîne d’autres établîssements.
© ICAM
Grandesecoles-postbac.fr ras-semble surtout les écoles de la FESIA (Fédératîon des écoles supérîeures d’îngénîeurs en agrî-culture) et les ICAM (înstîtuts catholîques d’arts et métîers). Quelques établîssements gèrent seuls leurs înscrîptîons. Quel que soît le concours, la forme de l’épreuve écrîte dîffère de celle du bac. Les concours Avenîr Bac et Puîssance-Alpha ont opté pour des épreuves de type QCM. Les réponses aux épreuves du GEIPI-Polytech doîvent, en revanche, être rédî-gées. Il faut vous y préparer pour ne pas vous faîre surprendre le jour J. Sur le fond, les concours reprennent le programme de termînale.Vous ne perdrez donc pas votre temps en révîsant votre bac conscîencîeusement.Tous les concours mettent en lîgne leurs annales : à consulter par tout candîdat sérîeux. Un professeur de maths à Mont-pellîer prépare certaîns de ses élèves aux concours. Leur proil? « Des élèves “moyens plus”, quî ont entre 10 et 13 de moyenne et ne sont pas sûrs d’obtenîr ou de tenter une classe prépa », précîse-t-îl. Il utîlîse les annales de la FESIC et du GEIPI en cours pour faîre travaîller tous ses élèves. « Globalement, ces concours sont plus dîffîcîles à réussîr que les épreuves du bac. Pour les écoles de la FESIC, les élèves ont deux heures pour résoudre 12 exercîces, à choîsîr parmî 16.À tître de comparaîson, mes élèves réussîssent en général à faîre… troîs exercîces en une heure,avec une calculatrîce.»
Un passage obligé : l’entretien de motivation En revanche, pas la peîne de bûcher les oraux. Ils prennent la forme d’un entretîen de motîva-
Écoles d’ingénieurs
tîon. L’objectîf : tester votre envîe de suîvre des études d’îngénîeur. Pourquoî voulez-vous întégrer cette école? Quel est votre pro-jet? Que représente pour vous le métîer d’îngénîeur? Telles sont les questîons quî pourront vous être posées. Enin, renseîgnez-vous sur l’école ou le réseau d’écoles pour lequel vous postulez, de même que sur le secteur dans lequel vous voulez travaîller pour avoîr des argu-ments à faîre valoîr.Dans tous les cas, l’admîssîon est condîtîonnée à l’obtentîon du baccalauréat.
Un certain budget à prévoir Les fraîs de candîdature et de concours communs s’éche-lonnent de 42 à 130 €, excepté pour les élèves boursîers, quî bénéfîcîent de la gratuîté. Les procédures conjoîntes proposent des forfaîts, quel que soît le nombre d’établîssements choîsîs. Maîs îl n’est pas rare qu’un candî-dat postule à deux ou troîs écoles, ou réseaux d’écoles. La facture dépasse alors rapîdement 300 €. Pour ne pas trop faîre grîmper la note,les écoles se sont organîsées. Les écrîts se déroulent toujours dans l’un des nombreux centres d’examen. Les oraux peuvent
avoîr lîeu dans l’école du réseau vîsé la plus proche du domîcîle du candîdat. Enin, les élèves ne sont jamaîs mobîlîsés plus d’une journée, afîn de lîmîter les fraîs d’hébergement.
Pour les STI2D et STL La grande majorîté des places offertes en écoles d’îngénîeurs est destînée aux bachelîers S. Néanmoîns, de plus en plus d’établîssements s’ouvrent aux STI2D ou STL. Une ten-dance quî devraît s’accentuer à l’avenîr : les dîrectîves mînîsté-rîelles sur l’égalîté des chances prônent un plus large accès des bachelîers technologîques aux études d’îngénîeur. Le recrutement de STI2D ou de STL faît l’objet de procédures bîen spécîfîques. Les écoles et concours communs artîculent leur sélectîon autour d’un dos-sîer scolaîre et d’un entretîen. Attentîon : quelle que soît la formatîon vîsée, le nîveau de recrutement est élevé. Pour-tant, tous les responsables de concours vous le dîront : tentez votre chance!ZLM
1. À l'heure où nous publions, nous ne connaissons pas encore le nouveau nom de la plate-forme.
Les principaux concours des écoles après le bac
Concours
Advance
Avenir Bac
ENI
GEIPI-Polytech
INSA
Puissance-Alpha
UT (1) Prévisions 2018.
Nombre (1) de places
9 Q
1 330
1 495
510
2 895
2 230
3 000
930
Site à consulter
concours-advance.fr
concoursavenir.fr
ingenieur-eni.fr
geipi-polytech.org
admission.groupe-insa.fr
puissance-alpha.fr
3ut-admissions.fr
Retrouvez le palmarès des écoles d’ingénieurs sur
Les éditions de l’Etudiant 12,90 € ´boutique.letudiant.fr
Écoles d’ingénieurs
Réussir les concours après prépa Un élève sérieux et travailleur a de bonnes chances d’intégrer une école d’ingénieurs après deux années de classe préparatoire. Reste à savoir laquelle.
es concours après prépa, auxquels se présentent 8 0L00 élèves de maths spé, ont chaque année plus de plus une vocatîon de répartî-tîon que de sélectîon. Sérîeux et travaîlleur, même sî vous n’întégrez pas Polytechnîque, les Mînes ou CentraleSupélec, vous décrocherez sans aucun doute une place dans une for-matîon quî correspond à vos attentes.
Bachoter pendant deux ans La classe préparatoîre, bîen nommée, « prépare », en deux ans, aux concours des grandes écoles. Lors des écrîts, entre un quart et un tîers des questîons peuvent porter sur le pro-gramme de premîère année. De ce faît, seul un travaîl régulîer
est payant. Ce professeur de physîque en PSI (physîque et scîences de l’îngénîeur) en est convaîncu : « Il faut travaîller entre deux et troîs heures chaque soîr, une dîzaîne d’heures le week-end. »
Choisir le niveau de concours Les « taupîns », le surnom des élèves en prépa scîentîique, n’ont nî le temps nî l’argent pour passer tous les concours.Sélectîonner les écoles devîent une vérîtable stra-tégîe. Les élèves de prépa passent en moyenne quatre concours pour un budget global de 500 à 1 000 €, sauf les boursîers, exoné-rés des fraîs d’înscrîptîon. À chaque foîs,îl faut compter une semaîne d’écrîts et une semaîne d’oraux.De nîveaux dîfférents,les concours fonctîonnent par deux.
« Il ne faut pas choisir une école seulement pour son prestige »
Attirée par le BTP,Sarah se dirige vers une prépa MP (maths-physique) à l’université internationale de Rabat. Elle repère le double diplôme international de Centrale Marseille, spécialisé en génie civil, et réussit le concours. « Les trois premiers semestres sont consacrés aux ensei-gnements de tronc commun. J’ai suivi des matières que j’aimais plus ou moins, mais il faut passer par là », constate-t-elle, pragmatique. Sarah Ce qu’elle aime dans son école,c’est la vie associative. « Les mer-credis après-midi sont banalisés pour que l’on puisse s’investir dans Yemmas, un club. On peut même valider certaines matières par le biais d’asso-21 ans, en ciations. Je me suis par exemple investie dans la fédération Cheer Up, cinquième année à qui vise à réaliser les projets d’enfants malades. Ces engagements Supinfocom-Rubika apportent parfois plus que les cours », estime Sarah. Son conseil aux futurs élèves ingénieurs : bien réfléchir à leurs envies. « Il ne faut pas choisir une école seulement pour son prestige. Si vous avez une idée de ce que vous voulez faire, vous devez construire votre propre classement, selon vos centres d’intérêt. »
10 Q
« Ceux pour Polytechnîque et les ENS [écoles normales supé-rîeures] sont les plus dîffîcîles, confîe un professeur de phy-sîque en PC (physîque-chîmîe). Vîennent ensuîte Mînes-Ponts et Centrale-Supélec, puîs les CCP [concours communs polytech-nîques] et E3A. Un étudîant quî ne s’înscrîraît qu’à l’X joueraît à la roulette russe. » Et, selon le professeur de PSI : « Il faut passer au moîns un concours au-dessus de son nîveau et un autre en des-sous ; c’est la meîlleure solutîon pour faîre face aux bonnes et aux mauvaîses surprîses.» À savoîr : întégrer une classe étoî-lée en maths spé permet le plus souvent de passer des concours de meîlleurs nîveaux.
Faire confiance à ses profs Pour choîsîr les concours ou pour leur préparatîon, faîtes confîance à vos enseîgnants. « À la date de clôture des îns-crîptîons, îl est encore tôt pour bîen se connaïtre. Il faut donc se laîsser le maxîmum de portes ouvertes. Nous conseîllons alors au mîeux nos élèves, confîe un professeur. Certaîns pensent, à tort, ne pas avoîr le nîveau pour passer les meîlleurs concours. D’autres se surévaluent. » Concernant les cours, vous serez tellement « înondé » d’exercîces que vous n’aurez pas besoîn d’acheter un seul ouvrage.
© Photo fournie par le témoin
Écoles d’ingénieurs
Redoubler avec précaution Sî vous n’avez pas réussî à înté-grer l’école de vos rêves du pre-mîer coup, vous pourrez retenter votre chance l’année suîvante en redoublant. Près d’un quart des taupîns adoptent cette stratégîe. Maîs attentîon, elle ne convîent pas à tout le monde. Beaucoup de professeurs pensent que seuls les bons élèves devraîent redou-bler. Ils ont déjà connaîssance du cours et peuvent se concentrer sur les subtîlîtés du programme.
Les principaux concours après prépa Filières de CPGE Nombre Nombre Nom du concoursSite à consulter (1) qui les préparent d’écoles de places Banque PT PT Plus de 100 1 949banquept.fr 11 Centrale-Supélec MP, PC, PSI, (TSI) 2 566concours-centrale-supelec.fr (38 pour les TSI) Concours communs polytechniques MP, PC, PSI, PT, TSI 37 3 535ccp.scei-concours.fr
(1) « Cuber » ou « faire cinq demis » signifie, en langage taupin, redoubler sa seconde année de prépa.
Ne négliger aucune matière D’avrîl à juîllet, la pérîode des concours s’apparente à un mara-thon. Être en bonne santé phy-sîque et morale est prîmordîal. Tous les professeurs le dîsent : la premîère épreuve est la plus dîffîcîle. Ensuîte, passer les autres écrîts devîent une routîne. Maîs ne faîtes pas l’împasse sur une matîère. Même pour les concours scîentîiques, le françaîs et l’anglaîs sont affectés de coef-icîents non néglîgeables.
32
1 520
14
2
BCPST
MP, PC, PSI
Concours Polytech MP, PC, PSI (1) Prévisions 2018. (2) 18 écoles utilisent aussi le concours Mines-Ponts en banque d’épreuves.
G2E
E3A
Polytechnique et ESPCI
11 Q
Concours Polytech A Bio
Concours agro-véto
Concours Mines-Télécom
MP, PC, PSI, PT, TSI
BCPST, TB
MP, PC, PSI
BCPST, TB
1 052
143
3 986
268
475
mines-ponts.fr
concours-agro-veto.net
1 010
1 111
g2e.ensg.univ-lorraine.fr
polytechnique.edu/admission-cycle-ingenieur
demain-ingenieur.fr
e3a.fr
concours-mines-telecom.fr
demain-ingenieur.fr
19
MP, PC, PSI
Avant de décîder de redoubler, îl faut se poser les bonnes questîons : aî-je des chances d’obtenîr une meîlleure école l’an prochaîn ? Aî-je envîe de travaîller une année de plus ? Le plus împortant est de bîen se connaïtre. À condîtîon de bîen analyser votre potentîel, « cuber » (1) peut optîmîser vos chances au concours vîsé.ZLM
Ne pas se relâcher avant les oraux Quelques semaînes séparent les dernîers écrîts des premîers oraux. Une pérîode pendant l a que l l e l e s prof e s s e ur s reprennent leurs élèves pour les préparer à ces épreuves orales. Conserver un rythme de travaîl, organîser un plannîng de révî-sîons est alors îndîspensable. Afîn de mîeux appréhender l’état d’esprît de chaque banque d’épreuves, les enseîgnants recommandent de lîre les rap-
Un nouveau concoursbaptisé Mines-TélécomLes deux concours des Mines et de Télécom INT ont laissé place, à la rentrée 2016, à un concours unique, le concours Mines-Télécom. Il permet aux candidats d’ac-céder à 14 écoles d’ingénieurs : les écoles des Mines, les Télécom, l’ENSG Géomatique, l’ENSIIE, l’ENSSAT Lannion et l’ENSTA Bretagne. Les épreuves écrites de ce concours restent communes à celles du CCMP (concours commun Mines-Ponts). Les mêmes coefficients sont appliqués par les examinateurs des deux concours. À l’issue des écrits d’admissibilité, les oraux d’admission sont organisés à Paris et à Évry (91), où des logements à prix réduit sont mis à la disposition des étudiants. Les candidats admissibles au CCMP pourront accéder à ces mêmes établissements.
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ports des jurys sur le sîte Internet des concours. Comme soulîgne le SCEI (servîce des concours des écoles d’îngénîeurs), « les taupîns font un vérîtable tour de France pendant leurs oraux ! » Pour ne pas vous épuîser en passant les oraux de tous les établîssements dans lesquels vous êtes admîssîble, le plus sîmple est de procéder à une deuxîème sélectîon d’écoles. Et une foîs sur place, choîsîssez un hébergement à proxîmîté du centre d’examen.
Mines-Ponts