Université de Paris Panthéon Sorbonne U F R de Science Politique Master Sociologie et institutions du politique

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Français
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Description

Niveau: Supérieur, Master, Bac+5

  • mémoire

  • mémoire - matière potentielle : science politique


Université de Paris-1 Panthéon-Sorbonne U.F.R de Science Politique Master 2 Sociologie et institutions du politique *********************** Le vote au village Pour une contribution à l'analyse des comportements électoraux des ruraux aux élections locales. Le cas particulier d'une petite commune Beauceronne. *********************** Dirigé par Daniel Gaxie Mémoire de Science Politique Année universitaire 2010-2011 Victor MARNEUR

  • sincère reconnaissance aux habitants de bléville

  • vie sociale

  • cadre d'analyse

  • champ politique autonome

  • analyse des comportements électoraux

  • politique

  • extension des enjeux de la vie quotidienne

  • commune beauceronne


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Nombre de lectures 56
Langue Français
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Université de Paris-1 Panthéon-Sorbonne
U.F.R de Science Politique
Master 2 Sociologie et institutions du politique
***********************
Le vote au village
Pour une contribution à l’analyse des comportements électoraux des ruraux
aux élections locales.
Le cas particulier d’une petite commune Beauceronne.
***********************
Dirigé par Daniel Gaxie
Mémoire de Science Politique
Année universitaire 2010-2011
Victor MARNEUR











L’université Paris-I Panthéon-Sorbonne n’entend donner
aucune approbation ni improbation aux opinions émises
dans ce mémoire. Les opinions doivent être considérées
comme propres à leur auteur.






















Avant toute chose, je me dois d’exprimer ici ma plus sincère reconnaissance aux habitants
de Bléville qui ont accepté de m’ouvrir leurs portes. La démarche était inhabituelle mais a
été accueillie fort positivement dans son ensemble. Le déroulement de mon enquête n’en a
été que facilité et ce travail n’aurait pas été possible sans leur consentement. Qu’ils en
soient chaleureusement remerciés.
Je tiens également à remercier tout particulièrement Daniel Gaxie pour l’assiduité de son
suivi tout au long de la réalisation de ce travail. Son aide, ses critiques et ses suggestions
m’ont toujours été d’une grande utilité.
Enfin, j’adresse mes très sincères remerciements à mes amis et à ma famille pour leur
soutien sans failles et leur précieuse aide dans la phase de relecture.















Chapitre I : Introduction ............................................................................................................. 6
Section I : Un objet peu investi par les sciences sociales. ...................................................... 6
Section II : Bléville : Monographie d’un village beauceron. ................................................. 8
§.1 Des élections disputées dans une commune beauceronne « type ». ............................. 8
§.2 De l’usage de la monographie ..................................................................................... 10
Section III : Le vote et le « rural ». ....................................................................................... 12
§.1 Quelques éléments de sociologie rurale. ..................................................................... 12
§.2 Considérations sur la participation .............................................................................. 14
§.3 Enjeux et mécanismes de choix .................................................................................. 18
§.4 Elections et politisation ............................................................................................... 22
Section IV : Problématisation et hypothèses ........................................................................ 27
Section V : Stratégie empirique ............................................................................................ 30
§.1 Accès au terrain ........................................................................................................... 30
§.2 Méthode ...................................................................................................................... 30
§.3 : Biais et manquements ............................................................................................... 32
Section .VI : Annonce de plan. ............................................................................................. 34
Chapitre II : Organisation sociale et concurrence municipale. ................................................ 36
Section I : Une interconnaissance à géométrie variable ....................................................... 36
§.1 : Des relations sociales denses. ................................................................................... 37
§.2 : Les effets de la suburbanisation sur les relations sociales intra-villageoises :
délitement des liens sociaux ? ........................................................................................... 40
Section II : Construction des clivages et effets de la suburbanisation sur la concurrence
municipale. ........................................................................................................................... 45
§.1 : « Anciens », « nouveaux » et perturbation de l’« entre-soi » ................................... 45
§.2 : Le maire, son origine, sa profession. ........................................................................ 47
§.3 : « Ici, c’est les agriculteurs et les autres ».................................................................. 54
§.4 : Des clivages municipaux qui imprègnent la vie sociale ordinaire. ........................... 60
Chapitre III : L’imbrication du vote dans les rapports sociaux. ............................................... 64
Section.1 : Les effets de l’interconnaissance sur le politique ............................................... 65
§.1 : Connaître pour voter. ................................................................................................ 65
§.2 : Ce que le vote doit au contexte. ................................................................................ 67
Section.2 : « La politique sans politique » : l’indifférenciation des sphères politiques et
sociales. ................................................................................................................................. 70

§.1 : Un champ politique autonome. ................................................................................. 70
§.2 : Juger par la politique : les techniques secondaires de repérage du politique............ 74
§.3 : Juger sans politique : la personnalisation des jugements. ......................................... 77
Section. 3 : Les enjeux sociaux du politique. ....................................................................... 79
§.1 : La localisation des enjeux polarisants et leur inégale intégration............................. 80
§.2 : L’extension des enjeux de la vie quotidienne à la vie municipale. ........................... 84
Chapitre IV : Les élections locales, des scrutins parmi d’autres ? ........................................... 89
Section 1 : Cadre d’analyse et méthode. ............................................................................... 89
§.1 Elections « centrales », élections « périphériques ».................................................... 89
§.2 : Méthode et biais ........................................................................................................ 92
Section 2 : Des itinéraires constants ..................................................................................... 93
§.1 : L’âge et le sexe. ........................................................................................................ 94
§.2 : Le lieu de naissance ................................................................................................ 101
Section 3 : Les itinéraires intermittents .............................................................................. 104
§.1 : Les itinéraires « périphériques » de participation. .................................................. 105
§.2 : Les itinéraires « centraux » de participation. .......................................................... 109
Chapitre V : Conclusion ......................................................................................................... 112
Table des figures .................................................................................................................... 115
Liste des entretiens ................................................................................................................. 116
Bibliographie .......................................................................................................................... 118
Annexes .................................................................................................................................. 123

















Tous les six ans, les Français renouvellent les quelque 500 000 conseillers municipaux
élus dans les 36 500 communes de France. Cependant, l’écrasante majorité de ces élus le
sont dans des petites et très petites communes. En effet, 28 000 communes comptent moins
de 1 000 habitants alors que 34 000 en comptent moins de 3 500. Seulement 400
communes ont plus de 20 000 habitants. Face à ce constat, on ne peut que s’interroger sur
le relatif désintérêt des sciences sociales pour cet objet, en particulier lorsque l’on compare
le nombre d’études consacrées aux élections dans les moyennes et grandes villes, à celles
consacrées aux petites communes rurales. En outre, la participation aux élections
municipales dans les petites et très petites communes, soit les communes de moins de
3 500 habitants, est significativement plus élevée que dans les communes moyennes, les
1grandes et les très grandes communes . En effet, les écarts entre le taux d’abstention des
communes de plus et de moins de 3 500 habitants varient entre 5 et 15 points selon les
2
périodes . En définitive, si les inscrits dans les communes de moins de 3 500 habitants sont
moins nombreux (40% du total national), ils sont en revanche plus enclins à se déplacer
3aux urnes à l’occasion des élections municipales .
Au-delà de la question de la participation, les élections municipales dans les petites et
très petites communes présentent, à plusieurs égards, un certain nombre d’autres
particularités. Le mode de scrutin d’abord. Celui-ci est en effet marqué, dans les
communes de moins de 3 500 habitants, par une relative marge de liberté laissée aux
électeurs et aux candidats puisqu’il s’agit d’un scrutin majoritaire plurinominal à deux
tours avec possibilité de panachage. En d’autres termes, les suffrages étant comptabilisés
individuellement, les candidats qui disposent de la majorité absolue des voix au premier
tour et d’au moins un quart des électeurs inscrits sont élus. Au second tour, la majorité