Histoire de la langue française des origines à 1900

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r HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE DES ORIGINES A 1900 TOME IV PREMIERE PARTIE LIBRAIRIE ARMAND COLIN Histoire de la Langue Française, des Origines à 1900, par Fkrdinand Brunot, professeur à l'Université de Paris : Ouvrage couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (Premier Grand Prix Gobert, 1912). Tome Ï : De l'époque latine à la Renaissance. Un volume in-8°, 348 pages, broché »15 fr. Relié demi-chagrin, tête dorée 20 fr. Tome II : Le Seizième siècle. Un volume in-B**, 310 pages, 8 planches hors te.xte, broché 15 fr. » Relié demi-chagrin, dorée 20tête fr. Tome III : La Formation de la Langue classique 600-1 :{1 660) Première partie : un volume in-8°, 456 pages, broché. . . . 12 fr. 50 Relié demi-chagrin, tête dorée..,.. 17 fr. Deuxième partie : un volume in-8°, 320 pages, broché 7 fr. 50 11Relié demi-chagrin, tête dorée fr. classique {l660-1715) :Tome IV : La Langue partie : un volume in-8°, 070 pages, broché 18 fr. »Première Relié demi-chagrin, tête dorée 23 fr. FERDINAND BRUNOT d'Histoire de la Langue françaiseProfesseur à l'Université de Paris. HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE DES ORIGINES A 1900 Ouvrage couronné par VAcadéniie des Inscriptions el Belles-Lettres (Premier Grand Prix Gobert, 1912). TOME IV La Langue classique (1660-1715) PREMIÈRE PARTIE PARIS 3-o>/ i ^ LIBRAIRIE ARMAND COLIN ^o | 103, Boulevard Saint-Michel, 103 1913 Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés pour tous pays.

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rHISTOIRE
DE LA
LANGUE FRANÇAISE
DES ORIGINES A 1900
TOME IV
PREMIERE PARTIELIBRAIRIE ARMAND COLIN
Histoire de la Langue Française, des Origines à 1900, par Fkrdinand
Brunot, professeur à l'Université de Paris
:
Ouvrage couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
(Premier Grand Prix Gobert, 1912).
Tome Ï : De l'époque latine à la Renaissance. Un volume in-8°, 348 pages,
broché »15 fr.
Relié demi-chagrin, tête dorée 20 fr.
Tome II : Le Seizième siècle. Un volume in-B**, 310 pages, 8 planches
hors te.xte, broché 15 fr. »
Relié demi-chagrin, dorée 20tête fr.
Tome III : La Formation de la Langue classique 600-1 :{1 660)
Première partie : un volume in-8°, 456 pages, broché. . . . 12 fr. 50
Relié demi-chagrin, tête dorée..,.. 17 fr.
Deuxième partie : un volume in-8°, 320 pages, broché 7 fr. 50
11Relié demi-chagrin, tête dorée fr.
classique {l660-1715) :Tome IV : La Langue
partie : un volume in-8°, 070 pages, broché 18 fr. »Première
Relié demi-chagrin, tête dorée 23 fr.FERDINAND BRUNOT
d'Histoire de la Langue françaiseProfesseur à l'Université de Paris.
HISTOIRE
DE LA
LANGUE FRANÇAISE
DES ORIGINES A 1900
Ouvrage couronné par VAcadéniie des Inscriptions el Belles-Lettres
(Premier Grand Prix Gobert, 1912).
TOME IV
La Langue classique (1660-1715)
PREMIÈRE PARTIE
PARIS 3-o>/
i
^
LIBRAIRIE ARMAND COLIN ^o
|
103, Boulevard Saint-Michel, 103
1913
Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés pour tous pays.Copyright 1913
Colinof Librairie ArmandBourrelier, proprietorsLeclerc and H.by Max
Pc
5-7PREFACE
qui vont de 1660 àLe présent volume comprend les années
qui font époque. S'il faut, en1715. Ce sont des années à part et
fasse époque, qu'elle nouseffet, pour qu'une portion du temps
bien distincts et que les contem-apparaisse avec des caractères
aient conscience de cette originalité, aucuneporains eux-mêmes eu
notre histoire littéraire ne remplit mieux que celle-cipériode de
les conditions exigées. Longtemps proclamée unique, elle est encore
généralement considérée comme culminante; elle-même a poussé
la conscience de soi jusqu'à l'orgueil.
Mal-La date initiale n'était pas très difficile à choisir. En 1660,
pasherbe censuré, Corneille se remettant au goût du jour pour ne
tout entier à ses Pen-être remplacé, Balzac démodé, Pascal muet et
préparation était passée.sées, Vaugelas digéré, la période de
maladies qui venaient de sévir, burlesque et préciosité,Des deux
l'une est désormais guérie, l'autre a été traitée par le plus rude
médecin qui se rencontrer, et si les lettres n'en sontpas purgées,pût
elle a cessé d'être menaçante. Entre ces deux excès opposés, les
préférences vont désormais à une forme élégante où il entre encore
de la recherche, mais moinsde manière, et qu'on appellera pendant
longtemps le bon goût ou le goût, sans épithète. Nulle mode
étrangère, nulle influence ancienne, nulle tradition même ne le
contrarie plus. Dans le vocabulaire, dans la syntaxe, dans la
forme de la incor-phrase, de tout ce qui était hétérogène on s'est
poré la partie assimilable, le reste banni renvoyé à sona été et
pays d'origine.
J'ai été un peu plus embarrassé pour savoir où arrêter mon
exposé. Dès avant 1700, divers symptômes font prévoir qu'un âge
nouveau mais deva commencer, âge de prolongation sans doute,
renouvellement et joindre aude réaction aussi. Je réserve, pour les
XYiii" siècle, certains bonne heure,faits qui l'annoncent d'assez
tandis que j'en signale de plus tardifs paraissent se ratta-qui me
cher à l'histoire du xvii'' siècle. Ainsi la grammaire de Buffier,
qui est de quoique dérivée de la Grammaire Générale1709,VI HISTOIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE
de 1660, doit être, suivant moi, rapportée au mouvement d'idées
philosophiques de l'époque suivante, et au contraire le Diction-
naire de l'Académie de qui n'est guère qu'une réimpression1718,
de celui de 1694, ne m'a pas semblé pouvoir en être séparé.
* *
Quoique la mode en soit passée, j'aurais volontiers intitulé ce
livre : Le siècle de Louis XIV, si le rôle du roi avaitjustifié cethom-
mage. Mais sa « grande figure » paraîtra à peine dans les pages qui
suivent. Il portait intérêt la pureté de la langue, il la parlaità
noblement, s'y intéressait même assez pour prendre, de temps en
temps, des informations sur divers détails. Son influence indirecte
est incontestable.En inspirant, en imposant aussi l'amour de Tordre,
il a contribué àformerl'esprit public, il a encouragé les uns à donner
des règles, préparé les autres dites, ilà les recevoir. Mais, ces choses
peut n'être plus question lui. inclinations sièclede Les du étaient
déterminées avant son avènement, et déjà très fortement marquées.
D'autre part, les actes par lesquels se manifesta l'autorité dans la
langue, ses bienfaits et ses excès, sont indépendants du pouvoir
royal, et même, dans une certaine mesure, de l'Académie instituée
pour exercer cette autorité.
J'ai donc choisi un autre titre : L'époque classique. Je ne voudrais
pas qu'il donnât lieu à des méprises. Evidemment, le fait essentiel
de l'histoire de la langue à cette époque, c'est que Molière, La Fon-
taine, Racine, Bossuet, Madame de Sévigné, La Bruyère, ceux qui
sont l'histoire littéraireaujourd'hui nos classiques ont écrit. Si
n'était j'aurais rap-pas faite et n'était pas sue de tout le monde,
pelé ces événements qui sont capitaux et qui s'appellent VEcole
des Femmes^ les Contes, le Misanthrope, le les Fables^Tartuffe,
Britannicus, les Pensées, Phèdre, la Princesse de Clèves, le Dis-
cours sur rHistoire universelle, VOraison funèbre de Condé, les
elles la gloire deCaractères, Athalie. Ce sont nos victoires. Par
notre langue, portée encore une fois à son apogée, rayonnait de
nouveau sur le monde, comme après la Chanson de Roland, Tris-
tan, le Renard, Perceval, les Fableaux, le Roman de la Rose. Mais
soit jus-il ne faudrait pas croire pour cela que la langue classique
langue de nos auteurs classiques. Sinon,tement et exactement la
il convenu de faire ce livre tout autrement, d'étudier l'usageeût
des écrivains et d'eux seuls. D'autres s'y sont appliqués et ils ont
science.bien fait. On ne saurait mettre à ce travail trop de zèle etde