Le logement étudiant, regards critiques et visions d avenir
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Le présent texte s'organise en quatre grandes parties. La première décrit la population à loger et ses divers besoins, des plus manifestes, comme les besoins les plus cachés. Elle fait un historique des diverses politiques qui ont été menées jusqu'à ce jour. La seconde partie fait la liste des locaux de base, présents dans une résidence étudiant, puis des autres locaux qui peuvent venir enrichir des programmes plus importants. La troisième partie fait l'analyse de toutes les conditions qui vont donner une singularité à chacune des résidences à construire où à réhabiliter, et qui fera que chacune sera différente de sa voisine. La dernière partie est consacrée au rappel des exigences techniques propres à toute construction actuelle, comme le respect du développement durable. Elle apporte des informations complémentaires sur les contraintes propres aux logements étudiants. En annexe, on trouve des rappels sur le contexte administratif, réglementaire et normatif, qui concerne le logement étudiant.

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Publié le 01 septembre 2007
Nombre de lectures 31
Licence : En savoir +
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Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Exrait

  
 
   
  
 
    
   
       
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LE LOGEMENT ÉTUDIANT
REGARDS CRITIQUES ET VISIONS D'AVENIR
par
Christian QUÉFFÉLEC Architecte Ingénieur général des Ponts et Chaussées
Conseil général des Ponts et Chaussées Mission n°004616-01 Septembre 2007
Le logement étudiant, regards critiques et visions d'avenir par Christian QUEFFELEC Le 21 septembre 2007
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L'image archétypale de la situation de l'étudiant qui hante les imaginations reste celle de la bohème et de l'insouciance, d'une période de la vie passée dans un certain bonheur, bien qu'aussi soumise à une certaine pauvreté, dans des réduits situés sous les toits de Paris. Cette vie d'étudiant décrite par les écrivains célèbres du XIXela jeunesse, capable par ses élans de changer le monde et d'accepter,siècle restait animée par cette force de  parce que l'avenir devait se révéler radieux, des conditions de vie transitoires difficiles sur le plan de l'habitat. Aujourd'hui, la situation de l'étudiant apparaît à beaucoup plus difficile et l'enjeu de la formation, plus important pour son avenir. Il s'agit en peu de temps et dans un système social plus ouvert mais aussi plus compétitif, de se donner les chances d'une réussite et pour cela les conditions matérielles deviennent centrales. Elles ne doivent pas devenir discriminantes. C'est là le point de départ de nos travaux.
Le présent texte s'organise en quatre grandes parties. La première décrit la population à loger et ses divers besoins, des plus manifestes, comme les besoins les plus cachés. Elle fait un historique des diverses politiques qui ont été menées jusqu'à ce jour. La seconde partie fait la liste des locaux de base, présents dans une résidence étudiant, puis des autres locaux qui peuvent venir enrichir des programmes plus importants. La troisième partie fait l'analyse de toutes les conditions qui vont donner une singularité à chacune des résidences à construire où à réhabiliter, et qui fera que chacune sera différente de sa voisine. La dernière partie est consacrée au rappel des exigences techniques propres à toute construction actuelle, comme le respect du développement durable. Elle apporte des informations complémentaires sur les contraintes propres aux logements étudiants. En annexe, on trouve des rappels sur le contexte administratif, réglementaire et normatif, qui concerne le logement étudiant.
Le logement étudiant, regards critiques et visions d'avenir par Christian QUEFFELEC Le 21 septembre 2007
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I
DONNEES ACTUELLES SUR LA POPULATION ETUDIANTE ET SUR SON LOGEMENT
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LA POPULATION ETUDIANTE
CHANGEMENT D'ECHELLE POUR UN ENSEIGNEMENT DE MASSE
Au début du XXe siècle, l'enseignement supérieur accueillait en France quelques dizaines de milliers d'étudiants. Il en compte aujourd'hui un peu plus de deux millions, les trois quarts se trouvant dans les universités. Le nombre d'étudiants a quasiment doublé dans les années 1980, il s'est ensuite stabilisé. Dans les années 1990, leur nombre était d'un million sept cent mille, toutes structures d'enseignement supérieur confondues. Les commentateurs jugeaient alors que la croissance des effectifs était permanente mais qu'elle correspondait aux objectifs du développement universitaire tels qu'ils ressortaient du schéma national Université 2.000, avec la volonté politique affichée de mener 80% d'une classe d'âge au niveau du BAC, le développement des structures d'enseignement (création de 7 nouvelles universités pluridisciplinaires : 4 en Ile-de-France, 2 en Nord Pas-de-Calais, 1 en Poitou-Charentes), la diversification de l'offre en structures d'enseignement mieux adaptées à la demande (création de 20 IUT et de 160 no uveaux départements), la démocratisation souhaitée de l'enseignement supérieur (révision du dispositif de bourses et aides diverses), le développement des échanges inter universitaires, notamment à l'échelle de l'Europe (programme Erasmus). La hausse du nombre d'étudiants s'explique aussi par l'augmentation continue, depuis le milieu des années 1990, du nombre d'étudiants étrangers, dont le nombre est passé, entre 1996 et 2002, de 124.000 à 220.000, dont 180.000 inscrits à l'université).
75 112 547 615 375 825 183.235 1 181 787 201 834 68 416 40 516 41 500 19 971 144 750
1 698 800
+6% 6% 7% 3% 6% 12% 9% 4% 10% 4% 1%
6%
La population étudiante n'a pas seulement augmenté, elle s'est aussi diversifiée. L'éventail des types d'études s'est élargi avec la création des Instituts universitaires de technologie, des Sections de techniciens supérieurs, des filières universitaires pluridisciplinaires et semi-professionnalisées. Cet élargissement a été associé à une diversification des recrutements, des sites d'étude, des horizons socioprofessionnels. On trouve aujourd'hui des antennes universitaires dans des villes de dimension modeste.
112 597 787 599 453 333 68 190 1 421 719 25 944 81 565 230 403 74 790 7 499 7.375 12 458 68 081 87 666 21 307 236 217
2 275 044 Source : Données DEPP, RERS 2006, France métropolitaine et DOM
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0,2% -12,2% -1,5% 1,7% -0,2% 1,3% -2,5% 0,1% 2,2% -3,7% 5,9% -0,3% 0,9% 5,4% 7,5% 5,4%
0,2%
7
En 2004-2005, la France compte 2.275.000 étudiants dont 1.421.700 inscrits dans les universités. En proportion, 62,5% se trouvent dans les universités, 1,2% dans les grands établissements, 3,6% dans les instituts universitaires de formation des maîtres, 0,3% dans des universités de technologie, 11,4% dans des sections de techniciens supérieurs, 3,3% dans le s classes préparatoires, 0,3% dans des universités de technologies, 3,0% dans des formations d'ingénieurs non universitaires, 0,9% dans des établissements universitaires privés, 10,4% dans les établissements divers, 13,8% dans des écoles spécialisées.
LES ETUDIANTS COMME SOUS-GROUPE DES JEUNES
Les étudiants font partie de jeunes et s'en différencient par certains aspects. Il est intéressant d'opérer quelques comparaisons pour comprendre la nature des besoins des uns et des autres. La jeunesse est définie comme la phase de transition au cours de laquelle l'individu passe d'un état de dépendance à celui de la prise en charge de son existence avec l'insertion dans la vie active, la fin de la cohabitation avec les parents, l'installation en couple, la naissance du premier enfant. Cependant depuis quelques années cette période a tendance à s'étirer, la durée des études s'est allongée, l'insertion dans la vie professionnelle est plus tardive et plus ambiguë du fait de statut plus diversifiés d'emplois temporaires ou à temps partiel… etc. et la chronologie des changements n'est plus aussi systématique qu'il y a 15 ou 20 ans. Où est située la barre supérieure de la jeunesse ? A 25 ans, âge limite pour le bénéfice des dispositifs d'aide à l'insertion des jeunes sans qualification, âge limite également de l'accès en foyer de jeunes travailleurs et inversement point de départ du droit au RMI , ou à 30 ans, borne de la jeunesse au regard de la réglementation HLM ou à celle du 1% patronal ? L'étude de cette catégorie de la population a été fait e plus spécialement sur la région Ile de France à la suite du Recensement général de la population de 1990. Cette région comptait alors 2,1 millions de jeunes âgés de 18 à 29 ans soit un Francilien sur 5. Parmi ceux-ci, 1.340.000 (soit environ 13% de la population régionale) avaient entre 18 et 25 ans. On recensait parmi les 18-25 ans autant d'étudiants que d'actifs en emploi soit respectivement 43% et 44%. Près de 8% de la classe d'âge, soit environ 100.000 jeunes étaient au chômage ; 2% effectuaient leur service national et 3% se déclaraient inactifs. Une analyse plus fine opérée sur des groupes de deux années d'âge montrait une réduction rapide de la part des étudiants, au bénéfice de celle des actifs : encore majoritaires à 20-21 ans, les étudiants deviennent nettement minoritaires à 22-23 ans. On notera aussi une progression du pourcentage de chômeurs entre 18-19 et 24-25 ans, part qui diminue à partir de 26-27 ans. Par ailleurs, la part des jeunes en emploi est légèrement gonflée (+ 4 points) par la prise en compte dans ces effectifs des jeunes en contrats de formation en alternance (apprentissage, adaptation, qualification) et des stagiaires, qui pourraient être versés au groupe de jeunes en étude. En plus de ces cas-là qui représentent 9% des jeunes au travail, 16% des jeunes occupés l'étaient de façon temporaire par des contrats à durée déterminée ou sous-statut intérimaire. Huit ans plus tard, on constate que les jeunes sont plus nombreux à être en étude, au chômage et en situation d'emploi précaire. Outre la diminution du nombre de jeunes âgés de 20-24 ans, le rapprochement des enquêtes sur l'emploi de 1990 et 1998 fait apparaître une forte progression des jeunes de cette classe d'âge en étude : + 17 %. Parallèlement, toujours dans ce même groupe, les actifs occupés ont chutés de 39% alors que les chômeurs augmentaient de 16%. Lorsqu'ils sont en situation d'emploi, les jeunes sont plus particulièrement présents dans les emplois précaires qu'il s'agisse de contrats à durée déterminée ou sous-statut intérimaire ou de formation en alternance et de stages : 55 % de l'ensemble des contrats en 1990, 58 % en 1998.
LE PORTRAIT DU NOUVEL ETUDIANT
Parallèlement à cette situation du marché de l'emploi qui rend plus difficile l'entrée des jeunes dans la vie active, l'idée que la plus grande partie de la popula tion doit bénéficier de l'enrichissement que constitue l'enseignement supérieur s'est largement répandue dans la société. C'est ainsi que c'est développé le principe de l'université de masse, qui repose sur le postulat que savoirs et formations constituent les meilleurs atouts pour affronter les nouvelles dynamiques économiques et une situation de l'emploi difficile. Comme on le verra, ce rôle donné à l'université est apparu peu à peu au cours du XIXe siècle, celui de l'industrialisation. L'université, dont le rôle, du moins en Angleterre était de former les élites, s'est vue attribuer une première fonction opérationnelle, former les cadres pour l'industrie, avant de se voir attribuer, de nos jours, un nouvel objectif, donner aux jeunes une capacité à s'adapter à des métiers dont, cinq ans avant leur naissance, on ignore tout des contenus. Face à cela, des sociologues ont voulu connaître la nouvelle face des étudiants. En 1964 paraissait l'ouvrage de P. Bourdieu et de J.C. Passeron,Les héritiers : les étudiants et la culture, dont une partie des thèmes furent à nouveau examinés dans un ouvrage des mêmes auteurs,La Reproduction, en 1970. L'université pouvait-elle être le lieu de la reproduction des élites ? Dès les années 1970, il apparut qu'il pouvait déjà plus en être ainsi
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et la période, déjà, montrait une montée du chômage qui touchait également les diplômés. En 1976, Levy Garboua constatait que la population étudiante adoptait un comportement de plus en plus homogène ; les différences liées aux origines sociales semblaient disparaître sous la pression de la dégradation des perspectives professionnelles. Il mit en lumière l'ajustement, par les étudiants, de la rentabilité de leur investissement éducatif au regard des débouchés prévisibles. L'ouvrage publié en 1980,Les Etudiants, l'Emploi, La Crise, sous la direction de J.C. Baudelot et de R. Establet, s'intéressa aussi, au rôle de l'université comme instance de socialisation aux futures fonctions de classe, plus puissante que les différenciations. "L'homogénéité par les filières prime, et de loin, les hétérogénéités liées à l'origine de classe". Pour les auteurs, la période des études reste néanmoins un temps privilégié où l'étudiant dispose "de plusieurs années où les soucis matériels sont relégués au deuxième voire au dernier rang des priorités. Voilà la différence fondamentale entre la jeunesse étudiante et la jeunesse travailleuse", un point de vue qui paraît, quelques années après, plutôt simplificateur. L'ouverture de l'université s'opère effectivement, en accord avec les objectifs politiques de l'époque et dans les années 1987-1988, elle se concentre dans les premiers cycles universitaires, les Instituts universitaires de technologie, les Sections de techniciens supérieurs, et d'autres établissements moins traditionnels de l'enseignements supérieur. Entre 1981 et 1997, la proportion des 18-24 ans inscrits dans l'enseignement supérieur public passe de 9,6% à 20% en 1997. L'étudiant qui s'engage dans ces nouvelles voies n'a pas grand chose à voir avec la population des Classes préparatoires aux Grandes écoles étudiées par Bourdieu. Dans son ouvrage,Les étudiants(1992) souligne la diversité grandissante de la figure de l'étudiant, tenant à l'origine, J.P. Molinari sociale, la multiplicité croissante des filières et des établissements. Il n'y voit guère une unique figure sociale. Face aux échecs que connaissent nombre de ceux qui entreprennent des études supérieures, la presse de l'époque décrit une population plus scolaire, moins autonome, entretenant un rapport utilitariste au savoir et aux livres, fort différente de celle des Héritiers. On constatait, il est vrai, un abandon, dès la première année, d'un étudiant sur deux dans les facultés des Lettres et Sciences humaines. Pour Dubet (1994), comme on se trouve en face d'une grande variété de comportement, il faut trouver les points communs dans le rapport que les étudiants entretiennent avec leurs études mêmes et non en se référant à des déterminants sociaux. Il définit par trois dimensions le rapport aux études : le projet, conçu co mme objectif de progression scolaire et comme objectif professionnel, l'intégration dans l'univers universitaire ou la volonté de socialisation, l'accomplissement personnel comme satisfaction de la curiosité et de l'esprit. Galland continue à voir dans cette période une manière de prolonger la jeunesse mais il voit également dans l'activité, la poursuite d'études en commun, ce qui donne une unité à ce groupe. Il perçoit également un ensemble de valeurs partagées, qui sont celles des cadres, une situation connue ou espérée. Il reconnaît l'existence de facteurs de disparité tenant à la nature des études entreprises. Pour la plupart des chercheurs, on ne peut pl us guère parler d'étudiant moyen, cependant, selon V. Erlich, auteur de l'ouvrageLes nouveaux étudiants. Un groupe social en mutation il existe cependant, (1997), entre-eux, des points communs. Ils tiendraient, en grande partie, à la disponibilité de leur temps et à leur concentration dans certains lieux, à des modes de vie caractérisés par une intense sociabilité et une fréquentation élevée d'espaces culturels, généralement dans la ville. "Les modes de vie étudiants se constituent et se développent le plus souvent en dehors des lieux universitaires, impliquant une participation à la vie urbaine tournée vers l'extérieur". Plus qu'une population caractéris ée par son origine sociale ou son inscription dans un parcours de formation précis, les étudiants seraient, selon V. Erlich, des jeunes adultes engagés dans une forme particulière de socialisation, différente de celle des salariés qu'ils deviendront, comme les élèves qu'ils étaient. Certains chercheurs trouvent aussi des points communs dans la façon, quelque peu négative, d'aborder la vie. Incertains dans leur devenir professionnel, tantôt désabusés et attentistes, tantôt concentrés dans l'enjeu compétitif qui pèse sur leur réussite, ils seraient dans une grande dépendance vis-à-vis de leurs parents, tant financière qu'affective. Le provisoire semble une dimension du mode de vie qui traduit le degré d'instabilité qui traverse la vie de ces étudiants : incertitude de la réussite, incertitude de l'avenir professionnel au-delà de l'éventuel réussite, image confuse d'un système de formation qui invoque à la fois l'accès d'une majorité aux études et prône en même temps l'excellence, atmosphères brouillées entremêlées de l'hyper compétition et de l'égalitarisme dans le milieu étudiant lui-même. La famille représente sans doute pour beaucoup le lien social le plus assuré, redoublé par des solidarités géographiques, produisant des formes de continuités culturelles les plus solides.
LES FACTEURS DE DIFFERENCIATION
Si, selon les auteurs en 1999 deLa vie étudiante, Grignon et Gruel "L'étudiant moyen n'existe pas" , ce qui peut s'observer, se décrire et s'analyser, selon Lahire, ce sont des catégories d'étudiants (aux conditions d'existences et d'études différentes) et des manières différentes d'étudier." Les chercheurs de l'Observatoire de la Vie Etudiante, Grignon et Gruel, insistent sur ce point :"Tous les étudiants ne sont pas étudiants au même degré. Ils ne mènent pas seulement des études différentes : il s entretiennent des rapports diffé rents aux études et celles-
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