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Note d’information sur l'état des lieux des zones d'éducation prioritaires

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Ce document présente les informations et les statistiques relatives aux collèges publics étant en éducation prioritaire et éclair.

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Ajouté le : 14 mai 2013
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note d’ i n f o
À la rentrée 2012, 1 082 collèges publics sont en éducation prioritaire dont 301 en Éclair. La population scolaire des collèges Éclair est particulièrement défavorisée. Depuis 2007, on constate une baisse des compétences dans les collèges Éclair, tandis que les résultats restent stables dans les écoles. Les collèges en éducation prioritaire sont plus touchés par l’absentéisme. Les élèves de l’éducation prioritaire signalent plus d’incidents violents graves que les autres collégiens et ont une opinion sur le climat scolaire un peu moins favorable, mais il y a peu d’écarts en termes de victimation.
Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance Directrice de la publication : Catherine Moisan Secrétaire de rédaction : Marc Saillard Maquettiste : Frédéric Voiret Impression : DEPP/DVE DEPP, Département de la valorisation et de l’édition 61-65 rue Dutot – 75732 Paris Cedex 15 depp.diffusion@education.gouv.fr ISSN 1286-9392
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L’éducation prioritaire – État des lieux
Cette Note vise à faire un point, aussi On dénombre 2 139 écoles publiques complet que possible, sur l’éducation Éclair à la rentrée 2012. Elles accueillent prioritaire aujourd’hui. Elle s’appuie sur 6,3 % des écoliers du secteur public de nombreuses publications de la direction (367 200 élèves). Les diversités académi-de l’évaluation, de la prospective et de ques sont semblables à celles constatées la performance (DEPP) dans lesquelles pour les collèges. l’éducation prioritaire (EP)1était l’un des À la rentrée 2012, en France métropolitaine axes d’analyse. Nous remercions les et dans les Dom, les réseaux de réussite auteurs, dont nous reprenons parfois telles scolaire (RRS) comptent 4 457 écoles quelles les formulations. Les références publiques et 781 collèges publics. Dans ces de ces publications sont indiquées à la fin établissements sont scolarisés 11,4 % des de la Note. écoliers accueillis dans le secteur public, À la rentrée 2012, 301 collèges publics soit 664 300 élèves, et 14,1 % des collé -relèvent du dispositif Éclair (Écoles, giens, soit 365 900 élèves. collèges, lycées pour l’ambition, l’innova -tion et la réussite) en France métropolitaineLa population scolaire et dans les Dom. Ces établissementsdes Éclair est très scolarisent un peu plus d’un collégien surdéfavorisée socialement vingt du secteur public (142 300 élèves). Leur répartition n’est pas homogène sur Comme attendu, les collégiens des Éclair le territoire. Ainsi, en France métropolitaine, sont très massivement d’origine sociale la part des collégiens du secteur public en défavorisée : trois quarts d’entre eux (73,0 %) Éclair oscille entre 11,5 % pour l’académie ont des parents ouvriers ou inactifs, contre d’Aix-Marseille et 0,2 % pour celle de un tiers (34,5 %) dans les établissements Grenoble. hors éducation prioritaire. Ces constats Par ailleurs, neuf collèges privés sous restent vrais, mais dans une moindre contrat relèvent du dispositif Éclair. mesure, pour les élèves scolarisés dans un Dix-sept lycées et dix-sept lycées profes - collège RRS(atlbae1u). sionnels font aussi partie du dispositif. Cependant, compte tenu du nombre 1N.02tnava:,11ecnéanléernceonnuepoetavtnsuiueradvarietteanscdécuedlahpmLceaireoritnpriatioedseilimsedévèlésoeualciniertserollètdecclaigesÉSRl,orRurotimaja lReacr;œàupradretirléddeu2c0a1t1i,oinlspraigoirritaaidreessÉecrlaaicr,oqnusitirteucéopuavrrelenstdéfavorisé est scolarisée hors éducation largement les précédents.prioritaire : 11,3 % des élèves de sixième
TABLEAU 1– Structure de la population scolaire à la rentrée 2012 (en %)De même, le taux d’encadrement à l’école France métropolitaine + Dom, public(nombre d’élèves divisé par le nombre de classes [E/C]) est un peu meilleur que dans les collèges de l’éducation prioritaire (22,2 Proportion d’enfants de cadres et d’enseignants 9,1 19,0 38,5 30,9en Éclair, 22,3 en RRS contre 23,8 pour les Source:MEN-MESRDEPPautres établissements). L’écart est moindre qu’en collège, en partie parce que beaucoup dont les parents ont une PCS défavoriséeDes moyens supplémentairesd’établissements hors éducation prioritaire sont scolarisés en Éclair et 21,1 % en RRS. sont situés en zone rurale et bénéficient En 2011-2012, le taux d’encadrement au structurellement d’un taux d’encadrement Les écoles de l’EP pluscollège (nombre d’élèves divisé par le favorable. Ces taux d’encadrement accueillent plus d’enfants pas les maîtres surnuméraires.nombre de divisions [E/D]) est plus favorable n’incluent de deux ans en 20112dans les Éclair (20,4) et dans les RRS (21,5) que dans les collèges ne relevant pas deDes enseignants jeunes En 2011, l’accueil des enfants de deux ans l’éducation prioritaire (24,7)u3)(atlbae.ayant peu d’ancienneté est plus important dans l’éducation priori - Le nombre moyen d’élèves par structure taire, avec un taux de scolarisation de pédagogique (E/S) est le nombre d’élèves Le pourcentage d’enseignants en poste 18 % en Éclair contre 11 % hors Éclair3. dont depuis un enseignant a la charge pendant deux ans ou moins dans le même Les écoles publiques accueillant des une heure de classe. Il tient compte, pour collège ne mesure pas l’ancienneté en enfants de deux ans en Éclair représentent chaque type d’enseignement, du nombre éducation prioritaire mais l’ancienneté 6 % de l’ensemble des écoles et 15 % dans d’heures d’enseignement suivies par un dans le même collège, et permet de mettre les RRS. Elles totalisent 33 % des enfants ensemble d’élèves devant un professeur. en évidence le taux de rotation des ensei -de cet âge scolarisés dans le secteur public Il se différencie du nombre moyen d’élèves gnants dans les collèges. (soit 24 000 élèves). Ces écoles comptent par division, qui ne tient pas compte des Le pourcentage d’enseignants en poste en moyenne autour de 12 enfants de deux enseignements en groupe. depuis deux ans ou moins dans le même ans pour les écoles maternelles en Éclair, Le nombre moyen d’élèves par structure collège en EP est toujours supérieur à celui 11 en RRS contre une moyenne de 7 pour pédagogique est plus favorable dans les hors éducation prioritaire. En 2011-2012, les écoles hors éducation prioritaire. Éclair (19,2) et dans les RRS (20,6) que ils sont respectivement de 31 % et de 28 %. La proportion d’écoles accueillant des dans les collèges ne relevant pas de L’écart oscille autour de 3 points depuis élèves de deux ans varie en fonction de l’éducation prioritaire (23,1). 2006-2007arg(qihp)1eu. l’appartenance à l’éducation prioritaire et des caractéristiques des territoires (ruralité,TABLEAU 3– Taux d’encadrement appartenance à une zone urbaine sensible)France métropolitaine + Dom, public (tableau2). Presque 40 % des écoles de l’éducation prioritaire situées en zone 22,1 22,3 23,8 23,5 2010-2011 21,9E/C (écoles) En éulrèbvaeisnedesedensuixblaens(ZcoUnSt)rescmoolianrsisdeuntqudaerstE/D (collèges) pour les écoles hors éducation prioritaireE/S (collèges) En 2011-2012 19,2 19,4 21,0 23,5 22,9 en milieu rural.EM-NEMRSEDPPouSe:rc TABLEAU 2– Proportion d’écoles accueillantGRAPHIQUE 1Pourcentage d'enseignants en poste depuis deux ans ou moins dans le même collègedes enfants de deux ans en Éclair, RRS, ZUSFrance métropolitaine + Dom, public et zone rurale (en %) France métropolitaine + Dom, public Hors EP EP ZEP REP Éclair RRS
Ensemble 25,4 35,7 Source:MEN-MESRDEPP
27,7
2.ruop«euqirbuoirr82,vnsn°atioofmroi&ncutadÉ en savoir plus ». 3.Ce taux a été calculé en estimant l’effectif démographique en Éclair par le nombre d’élèves de 3 à 5 ans, en postulant un taux de scolarisation de 100 % à ces âges et en négligeant les fluctuations démographiques.
Rar 39 36 33 30 27 24 21 18 1999- 2000- 2001- 2002-2000 2001 2002 2003 Source:donnéesICOTEP
2003- 2004- 2005- 2006- 2008- 2009- 2010- 2011-2004 2005 2006 2007 2009 2010 2011 2012
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De même, le pourcentage d’enseignantsTABLEAU 4à l’entrée en sixème à la rentrée 2012 (en %)– Retard en poste depuis deux ans ou moins dans leFrance métropolitaine + Dom, public même collège en Éclair est toujours supé -rieur à celui en RRS. En 2011-2012, ils sontProportion d’élèves entrant en sixième en retard 17,2 11,2 12,1 20,4 respectivement de 33 % et de 30 %.EM:ecruoSPPDESRMEN-Par rapport aux établissements situés horsTABLEAU 5– Taux d’accès en seconde - Année scolaire 2011-2012 (en %) éducation prioritaire, les enseignants enFrance métropolitaine + Dom, public éducation prioritaire sont plus jeunes : 18 % des professeurs de collège en EP ontde 3een 2ndeGT de 3een 2ndede 3e 3 deen CAPeen 2ndede6e3nee 30 ans ou moins contre 11 % hors EP et 16 % des professeurs des écoles en EP708488S642etRRlairsrcÉoH contre 10 % hors EP.Ensemble612248777 Source:MEN-MESRDEPP Les collégiens en Éclair ont obtenu leur DNB contre 83 % ailleursde troisième en seconde professionnelle passent moins souvent% pour les élèves scolarisés dansest de 33 iqphra(g)2eu. Ces indicateurs doivent être en seconde GT… interprétésun collège Éclair contre 20 % hors EP, et plus comme un état des lieux le taux d’accès de troisième en CAP est initial sur la réussite scolaire des élèves Les collèges de l’éducation prioritaire se de 10 % pour les élèves scolarisés dans en Éclair que comme une évaluation de distinguent aussi selon le retard scolaire : un collège Éclair contre 4 % ailleurs. ce dispositif. En effet, le dispositif Éclair le taux de retard à l’entrée en sixième Corrélativement, les élèves en Éclair vont n’étant entré en application qu’à la rentrée est de 20 % en Éclair et de 17 % en RRS, nettement moins souvent en seconde GT. 2011 et le DNB ayant été passé en juin contre 11 % hors éducation prioritaire 2011, les actions pédagogiques spécifiques (tableau4). Toutefois, l’éducation prioritaire… et réussissentn’ont pas pu être appliquées. ne concentre qu’une minorité des élèvesmoins bien le DNB en retard : 9 % des élèves de sixième enUne baisse des compétences retard sont scolarisés en Éclair et 19 % Le diplôme national du brevet (DNB)de base en Éclair4 en RRS. comprend un examen écrit de trois épreuves Un élève de troisième a près de 9 chances (français, mathématiques et histoire- En fin de CM2, 88 % des élèves maîtrisent sur 10 d’arriver au second cycle (i.e. en géographie-éducation civique). À la session les compétences de base en français et seconde générale et technologique [GT] 2011, 32 % des élèves des collèges Éclair 91 % en mathématiques. En fin de troi-ou en seconde professionnelle ou CAP), et 44 % des élèves des RRS ont obtenu sième, 75 % des élèves maîtrisent les qu’il soit scolarisé dans un collège Éclair plus de 10 sur 20 aux épreuves écrites compétences de base en français et 87 % ou non5)ab(taule. contre 61 % ailleurs. Cependant, en prenant en mathématiques. Cependant, les élèves des collèges Éclair en compte le contrôle en cours de forma -sont plus souvent orientés en seconde tion et l’oral d’histoire des arts, les écarts4.Indicateur n° 19 de l’étatdel’École,n° 22, édition 2012 ; professionnelle et en CAP : le taux d’accès diminuent : 71 % des élèves des Éclairet Cedre. GRAPHIQUE 2Répartition des élèves selon leurs notes aux épreuves écrites du diplôme national du brevet (DNB) en 2011 France métropolitaine + Dom, public 16 %
14
12
10
8
6
En Éclair
En RRS Hors EP
Ensemble
4 2 0 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 Notes Lecture : dans les collèges Éclair, 13,6 % des élèves ont eu entre 9 et 10 aux épreuves écrites du diplôme national du brevet (DNB) à la session de juin 2011 contre 13,7 % des élèves des collèges en réseau de réussite scolaire, 11,8 % des élèves des collèges hors éducation prioritaire et 12,1 % de l'ensemble des élèves. Source:MEN-MESRDEPP
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Si l’on tient compte des marges d’incerti - ceux des RRS à un degré moindre, alors que mathématiques confirme les évolutions tude inhérentes à ce type d’enquêtes par les résultats sont stables hors éducation observées pour les compétences de base. échantillonnage, aucune différence signi- prioritaire. Pour les mathématiques, cette En fin de CM2, en anglais, tant en compréhen -ficative n’apparaît en CM2 entre les résul - baisse concerne uniquement les collégiens sion orale qu’en compréhension écrite, les tats de 2012 et ceux des années précé - des Éclair(grahpqieu)4 moyens ont sensiblement progressé scores. L’écart s’est donc dentes, que ce soit en éducation priori - creusé entre l’éducation prioritaire et le (respectivement 18 et 22 points à l’oral et à taire ou ailleurs(g)3qieuarhp l’écrit). Cependant, la progression est moindre reste des collèges, pour atteindre plus de. Les élèves des collèges Éclair restent environ 15 points 30 points en français concernant les Éclair. dans l’éducation prioritaire et l’écart s’est donc en dessous de la moyenne, l’écart étant Le dispositif Cedre (Cycle des évaluations creusé (de l’ordre de 25 points). En troisième, moindre pour les RRS. disciplinaires réalisées sur échantillon) le niveau a stagné en compréhension écrite En troisième, depuis 2007, on observe une permet d’avoir une vision complémentaire et a sensiblement baissé en compréhension baisse significative de la proportion d’élèves sur ce sujet, car les compétences évaluées orale (- 14 points). L’écart entre l’éducation qui maîtrisent les compétences de base en sont plus variées. L’évaluation Cedre prioritaire et les autres établissements publics français parmi les collégiens des Éclair et concernant la maîtrise de la langue et les a cependant peu évolué6)au(tleab. GRAPHIQUE 3– Évolution de la proportion d’élèves qui maîtrisent, en CM2, les compétences de base en français et en mathématiques (en %) France métropolitaine + Dom
100 %
90
80
70
60
Français
100 %
90
80
70
60
Mathématiques
Secteur privé
50 50 Secteur public hors EP RRS 40 40 Éclair (1) 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2007 2008 2009 2010 2011 2012 (1) De 2007 à 2011, les résultats portent sur les réseaux ambition réussite (R ar). Par la suite, la quasi-totalité des établissements de Rar ont été int égrés au programme Écoles, collèges, lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite (Éclair). En 2012, on obtient des résultats équivalents si on limite la compar aison aux établissements qui relevaient du dispositif Rar auparavant. Lecture : en mars 2012, dans les écoles Éclair, 72,2 % des élèves maîtrisent les compétences de base en français contre 79,5 % des élèves des écoles en rés eau de réussite scolaire, 90,0 % des élèves des écoles publiques hors éducation prioritaire et 91,3 % des élèves des écoles privées. Source:MEN-MESRDEPP
GRAPHIQUE 4– Évolution de la proportion d’élèves qui maîtrisent, en troisième, les compétences de base en français et en mathématiques (en %) France métropolitaine + Dom
100 %
90
80
70
60
50
Français
100 %
90
80
70
60
50
Mathématiques
Secteur privé Secteur public hors EP RRS Éclair (1)
40 40 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2007 2008 2009 2010 2011 2012 (1) De 2007 à 2011, les résultats portent sur les réseaux ambition réussite (R ar). Par la suite, la quasi-totalité des établissements de Rar ont été int égrés au programme Écoles, collèges, lycées pour l'ambition, l'innovation et la réussite (Éclair). En 2012, on obtient des résultats équivalents si on limite la compar aison aux établissements qui relevaient du dispositif Rar auparavant. Lecture : en mars 2012, dans les collèges Éclair, 42,4 % des élèves maîtrisent les compétences de base en français contre 63,1 % des élèves des collèges e n réseau de réussite scolaire, 75,4 % des élèves des collèges publics hors éducation prioritaire et 86,6 % des élèves des collèges privés. Source:MEN-MESRDEPP
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TABLEAU 6– Compétences en langues étrangèresAinsi, 77 % des élèves ont un score supé -France métropolitaine + Dom, public et privéà 9. Les élèves des Rar sont légèrementrieur moins enthousiastes que les autres : ils ne sont que 69 % à avoir un indice aussi haut. Hors Rar, l’écart entre les collèges urbains et les collèges ruraux est assez faible (4 points Ensemble 250 268 250 236 250 272 250 248en faveur de ces derniers). À l’inverse, 4,5 % Lecture : en CM2, le score moyen de compréhension ora le des élèves des écoles privées est de 252 en 2004 etdes élèves ont coché moins de la moitié de deen2207074eentd2e01205.2Eennt2r0o1is0i.ème,lescoremoyendecompréhensionoraledesélèvesdescollègesprivésestde260réponses positives, alors qu’ils sont 8,5 % Source:évaluationsCedreparmi les élèves des Rar. De manière générale, il y a plus d’incivilités Les collèges en éducation les collèges relevant de l’éducationils ne sont que 81 % à se sentir tout à fait dans prioritaire sont plus touchés prioritaire,ou plutôt en sécurité dans leur collège mais la démarcation se fait par l’absentéisme5 surtout pour les faits de violences graves.(contre 86 % en général) et 79 % dans leur quartier (contre 84 %). Cet écart peut Ainsi, un élève sur cinq a déjà été la cible En janvier 2010, la proportion moyenne s’expliquer par le fait que 70 % des de lancers d’objets en Rar contre moins de de collégiens absentéistes est de 6,4 % en collèges des Rar se trouvent en zone un sur six dans les collèges ruraux. En Rar, éducation prioritaire (Rar ou RRS) contre urbaine sensible, contre 7 % des collèges on compte aussi plus d’élèves menacés 2,3 % hors EP. urbains et aucun collège rural. Notons que avec une arme (5,9 % contre 2,8 % dans De façon plus globale, le taux d’absen - les élèves des Rar se caractérisent par une les collèges ruraux) et de blessés par arme téisme croît en fonction des difficultés plus grande dispersion dans leurs réponses. (4,1 % contre 1,5 %). scolaires de la population accueillie par le Ils ont tendance à utiliser plus souvent Concernant les violences verbales et physi -collège, difficultés mesurées par la propor - les catégories extrêmes en positif comme ques légères, il n’y a pas de différences tion d’élèves en retard à l’entrée en sixième. en négatif (Beaucoup/Pas du tout, Très significatives entre les déclarations des En janvier 2010, pour les établissements bonnes/Mauvaises…), phénomène déjà élèves des Rar et les autres. Les élèves de dont la proportion d'élèves en retard est constaté lors de l’exploitation d’autres Rar sont un peu surreprésentés dans les inférieure à 10 %, le taux d’absentéisme enquêtes. cas de multivictimation modérée, mais pas est de 1 % ; pour les établissements Près de 10 % des élèves des Rar déclarent dans ceux de harcèlement. comprenant plus de 20 % d’élèves en retard ne pas s’être rendus au collège au moins Les élèves de l’éducation prioritaire sont en sixième, ce taux monte à 6,2 %. une fois, car ils avaient peur de la violence : 13 % à avoir été obligés de participer à un Le retard en troisième semble moins signifi- c’est deux fois plus que dans les autres jeu dangereux, alors qu’ils ne sont que catif. En effet, il faut que la proportion collèges urbains et ruraux. Les relations 6 % dans les autres établissements ruraux d’élèves en retard en troisième dépasse avec les enseignants y sont également un et 9 % dans les autres collèges urbains. 50 % pour que le taux d’absentéisme soit peu moins bonnes : 15 % des élèves trouvent Parmi les différentes catégories de vols affecté. En janvier 2010, le taux d’absen - qu’il y a beaucoup ou plutôt beaucoup présentés, le vol de fournitures scolaires téisme s’élève à 4,7 % dans les établisse - d’agressivité dans celles-ci, contre 10 % est le plus répandu, 46 % des élèves l’ont ments comprenant plus de 50 % d’élèves dans l’ensemble. Pour synthétiser l’opinion déjà subi. Cette proportion atteint 52 % en retard en troisième contre 3,2 % pour des élèves sur le climat scolaire, un indice a pour ceux scolarisés dans un collège rele -l’ensemble des collèges. été construit : il est compris entre 0 et 12 et vant de l’éducation prioritaire. correspond au nombre de réponses posi - Le vol d’objet personnel vient ensuite avec Les élèves des Rar déclarenttives que l’élève a cochées concernant le % de victimes ; le vol d’argent reste 21 plus d’incidents graves queclimat scolaire de son établissement. Plus avec moins de 6 % de déclarations. marginal les autres collégiens mais Dans plus de 80 % des cas, les vols ontcet indice est élevé, plus l’élève trouve le il y a peu d’écarts en termesclimat de son collège agréable()ae7uatlb au sein du collège. Seulement 6 % des. lieu de victimation6 TABLEAU 7– Indice de climat scolaire (%) France métropolitaine, collèges publics IndicsceodlaeircleimatEnsemble De 0 à 3 0,6 1,0 0,6 0,5
En ce qui concerne le climat scolaire, l’opinion des élèves de Rar paraît un peu moins favorable, l’écart étant, suivant les questions, souvent assez faible, mais statistiquement significatif. En particulier, 5.neruop«eoNrmation1tedInforrbuiruq.122v(io savoirplus»). 6.nNnfIedotitnoroam(4ov111.briqirruoureue«p savoirplus»).
Total 100,0 100,0 100,0 100,0 Lecture : 76,9 % des élèves ont un indice de bien-être compris entre 10 et 12, ce qui signifie qu’ils ont coché au moins 10 réponses positives parmi les 12 questions proposées. Source:MEN-MESRDEPP-Enquêtenationaledevictimationenmilieuscolaire2011
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élèves déclarent avoir été menacés pourTABLEAU 8: actions d’éducation à la santé retenues– Chefs d’établissement un vol ou rackettés. Les principaux auteursaFruasnceeinmdéetrlopétolaitbaliinses,epmueblnitc(en %) cités sont un autre élève du collège (60 % des déclarations) ou un groupe d’élèves du Ensemble Éducation LPCollège LEGT 2co6llè%gede(s21rac%kedtse)s.Lveolsséslèovuesslademsecnoallcèegeest 97 91 95 96 94- l’éducation à la sexualité (connaissance du corps, ruraux sont deux fois moins nombreux quenoitamrof,1u7774757487aràlpoesabnsitilcaféxuaeqsir(seupréventionetsécuiréticivuqneviael-éitnoudac ceux des Rar à avoir été menacés (4 % versus 8 %). Le racket a lieu le plus souvent au 58 71 85 73- l’éducation nutritionnelle (alimentation, goût, 88 sein du collège (56 % des victimes), et 35 % des élèves rackettés déclarent que l’objet du 95 99 95 96 94aux conduites addictives (alcool, drogues illicites,- racket est de la nourriture, 28 % de l’argent- à d’autres conduites à risques (violences, conduites 51 49 51 56 50 et 26 % autre chose. 23 11 14 19 17- à la protection de l’enfance et aux violences L’éducation à la santé7 Dans les collèges relevant de l’éducationBAaustree=s8a9c4ticohnfes2222issementsdétabl498801712033743182327 prioritaire, les élèves ont plus souvent accèsSPPDESRMEN-MEe:rcou aux formations d’éducation à la sexualité. Ils bénéficient cependant un peu moins fréquemment d’actions de formation rela -La politique de l’éducation prioritaire (EP) tives à la consommation d’alcool, la consom -La politique de l’éducation prioritaire a été init iée en 1981 avec la création des zones d’éducation mation de drogues illicites et la consomma- l’éducation prioritaire a été redéfinie et uneprioritaires (ZEP). À la rentrée 1999, la carte de tLiountildisuattiaobnacd(Itnatbelrenaeut)8eta.lrptaqieuedssetialocr«edssué).e»irRS(Relas)rte(»aRisetditseauxsrésutreesér452selséutitusréontibiamx«autéoulee:tuucajrellevrtseuonPERtno,)ététsnocioprtarie(irPeZEdsnalséudacitnosréseauxexistanteueilne,edecalptenarÀl).0620éetrrotipnirR(PEiaeraudréseatioéduc jeux vidéo est encore un thème émergent,programme « Écoles, collèges, lycées pour l’ambition, l’inno-Enfin, depuis la rentrée 2011, le plus souvent proposé dans les collègestiquesdeléducatoinntaoianellaÉc)eirdestnuvec«elrtnesedeilopvatialérnoteet(»suis cqoullaèilgleesuros,ntmfaaiistdmeoilnaspernévEePnt:io5n9s%urdleessneafemenlissétabr10501useé02nertlàraiopronticaduéeldnonuotnavelersts»(Vademeschancegélatidéevruedlimértéenr)aixp.EmmarlcÉemucegorPtnéraler(1422e10alit-totRaràédesgelèol5cser°n02010-69udj7ritaire(circulaitéétudneqalàisaullui20et),10aéil usages d’Internet (contre 40 % environ enRar sur 254 font partie du dispositif Éclair). lycée), mais ce taux tombe à 48 % en EP. Les collégiens en EP reçoivent un peu moins souvent de formation sur l’éducation au goût (50 % contre 59 % pour l’ensemble des collèges). En revanche, ils sont un peu plus concernés par les actions sur les problèmes de surpoids et d’obésité (72 %pour en savoir plus contre 69 %). En matière de prévention liée à la sécurité« Les zones d’éducation prioritaires en 1997-1998 », 98.15, MEN-DPD, mai 1998 et aux nuisances, les actions sont générale -« Travailler en ZEP », 98.16, MEN-DPD, mai 1998 ment moins fréquentes dans les établisse -des lieux en 2006-2007 », 09.09, MEN-DEPP, mai 2009« Les réseaux “ambition réussite” - État ments relevant de l’EP (47 % pour la sécuritépremière enquête de victimation au sein des collèges publics au printemps 2011 »,« Résultats de la d6a1ns%ldéatnasblliessnesemmebnltepdaersecxolelèmgpeles;c2o0ntr%e«Ldécutaoiànalsantédanslesétab11,41.-NEMPPDEct,oreob1120N-DE7,ME11.19)»,101rb2ecémePPd,cosedutsenemssli002-8002(érgeddn pour la sécurité routière contre 34 % dans« L’absentéisme des élèves dans le second degré public en 2008-2009 et 2009-2010 », l’ensemble des collèges), exception faite11.22, MEN-DEPP, décembre 2011 du thème du bruit (34 % en EP contre 26 % dans l’ensemble des collèges).riioirta,Ée»caduL«-udéitacrpno,MENn°61,oct-DPDf&roitnono,samit1céd-erbo002erbme - « Conditions de scolarisation et facteurs de réussite scolaire », Éducation&formations,n°82,MEN-DEPPdécembre2012 Alexia Stéfanou,DEPP B3at2d1tL-é02erbotco,PPED-NME2,°2,nlecoÉel -Repèresetréférencesstatistiques,MEN-DEPP,édition2013,àparaître www.education.gouv.fr/statistiques 7.ofmrdnIoNetoirr17(vn11.atioubrique«pourendepp.documentation@education.gouv.fr savoirplus»).
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