Le travail la nature et l'exploitation Jean Marie Harribey Le Sarkophage septembre Quelles sont les bases théoriques qui permettent d'intégrer dans une même problématique l'exploitation que subit le travail de la part du capital et celle laquelle se livre ce dernier sur la nature La question est importante puisque nous avons affaire depuis bientôt quatre ans une crise du capitalisme dont les racines plongent simultanément dans le type de rapports sociaux qu'il impose et dans un épuisement progressif des ressources naturelles ainsi sont révélées les limites sociales et écologiques de l'accumulation qui se veut infinie La crise en proportion de l'exploitation Le premier aspect concerne le processus d'appropriation d'une partie de la valeur économique créée par la force de travail en produisant des marchandises La différence entre cette valeur qui est ajoutée aux instruments de production et le salaire constitue une plus value qui viendra grossir le capital lorsque les marchandises seront vendues Cette analyse de l'exploitation de la force de travail que Marx a énoncée au XIXe siècle est plus que jamais pertinente et cela d'autant plus que le capitalisme néolibéral contemporain a accentué l'exploitation en réduisant la part salariale dans la valeur ajoutée au niveau de l'ensemble de l'économie en France cette part se situe points de pourcentage en dessous de celle de et près de points en dessous de celle de Cette réduction que l'on constate dans la plupart des pays est synonyme de l'augmentation du taux de plus value c'est dire du rapport entre le travail non payé et le travail payé La conséquence directe est une aggravation des inégalités aux États Unis les les plus riches captent aujourd'hui du revenu national contre moins de pendant les années En quoi cette exploitation accrue a t elle quelque chose voir avec le déclenchement de la crise D'une part si les salaires n'évoluent pas au même rythme que la productivité du travail le risque de surproduction apparaît que la spirale d'endettement ne peut pallier long ...

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Niveau: Supérieur, Doctorat, Bac+8
Le travail, la nature et l'exploitation Jean-Marie Harribey Le Sarkophage, septembre 2011 Quelles sont les bases théoriques qui permettent d'intégrer dans une même problématique l'exploitation que subit le travail de la part du capital et celle à laquelle se livre ce dernier sur la nature ? La question est importante puisque nous avons affaire depuis bientôt quatre ans à une crise du capitalisme dont les racines plongent simultanément dans le type de rapports sociaux qu'il impose et dans un épuisement progressif des ressources naturelles : ainsi sont révélées les limites sociales et écologiques de l'accumulation qui se veut infinie. La crise en proportion de l'exploitation Le premier aspect concerne le processus d'appropriation d'une partie de la valeur économique créée par la force de travail en produisant des marchandises. La différence entre cette valeur qui est ajoutée aux instruments de production et le salaire constitue une plus-value qui viendra grossir le capital lorsque les marchandises seront vendues. Cette analyse de l'exploitation de la force de travail que Marx a énoncée au XIXe siècle est plus que jamais pertinente, et cela d'autant plus que le capitalisme néolibéral contemporain a accentué l'exploitation en réduisant la part salariale dans la valeur ajoutée au niveau de l'ensemble de l'économie : en France, cette part se situe 5 points de pourcentage en dessous de celle de 1973 et près de 10 points en dessous de celle de 1982. Cette réduction que l'on constate dans la plupart des pays est synonyme de l'augmentation du taux de plus-value, c'est-à-dire du rapport entre le travail non payé et le travail payé.

  • registre économique

  • sphère financière

  • comptabilités séparées de la comptabilité monétaire

  • marché

  • ressource naturelle

  • crise

  • ressource

  • exploitation


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Publié le 01 septembre 2011
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uérir une culture humaniste ar la formation du jugement, du goût et de la sensibilité.
Histoire des Arts et Pratiques Artistiques "Créer, c'est vivre deux fois"  A. Camus Le film de Jacques Tati, « Les vacances de monsieur Hulot », invite au voyage : partir pour aller découvrir d’autres lieux et vivre des aventures qui nourriront les jours plus sombres de l’hiver. Monsieur Hulot, maladroit, va vivre et nous faire vivre des situations irrésistibles de drôlerie d’un quotidien de vacances, rythmé par la cloche des repas pris en commun dans un hôtel. La plage c’est le lieu du divertissement, de la baignade, de la rencontre. C’est aussi le lieu d’une architecture singulière. Beaucoup de pistes pour les arts se dessinent à partir de ce film :les vacances sur la plage – les cabanes de plage - l’automobile – le comique 1. ARTS DU VISUEL : art plastique La plage dans la peinture : Histoire des Arts et Pratiques Artistiques A.Histoire des Arts La plage est et a été un sujet souvent traité par les peintres. Ce lieu magique de la lumière parfois capricieuse, souvent éphémère du ciel et de la mer a beaucoup influencé les artistes sensibles à sa beauté. C’est l’endroit des rencontres entre trois éléments, la terre, la mer et le ciel voir des quatre éléments si l’on rajoute le feu du soleil. C’est l’endroit où finit la terre. C’est l’endroit du mouvement incessant du flux et du reflux de la marée. Il est normal qu’un espace si singulier génère d’autres modes de vie, d’autres plaisirs, d’autres jeux, d’autres activités humaines. Quelques peintres: JOAQUINSOROLLA YBASTIDA(1863-1923) espagnol, a été maintes fois inspiré par le bord de mer. Il a peint de nombreuses scènes de plages dans des tableaux impressionnistes, mêlant lyrisme et réalisme. Joaquín Sorolla y Bastida Promenade au bord de la mer
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