LA FIN DES CANCRES -c-

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Français
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Publié le 09 avril 2015
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PRATIQUE
ALTERNATIVE
A LA NOTE PRATIQUE
d’apprentissage et d’évaluation
par micro-unités cumulativesCOURS
C’est une alternative à
l’évaluation permanente par notes,
discriminatoire pour de nombreux Le cours en est évidemment transformé, Lélèves donc démobilisatrice pour ces celui-ci devient souvent :
enfants.
Ce qui n’exclut pas par  un atelier d’entraînement réciproque ou par logiciel,
ailleurs cette évaluation mais à  un moment d’évaluation orale ou écrite,
intervalle raisonnable, trimestrielle, par  un temps de correction orthographique entre élèves,
exemple et qui, en tenant compte à  un espace de création ou d’enrichissement de textes,
égalité de l’évaluation par micro-unités  un espace de traitement de textes à l’ordinateur…
cumulées et de l’évaluation par tests
de connaissances, donnerait une Cette forme de cours n’intègre jamais l’échec mais
moyenne pondérée acceptable. le
Cette dernière pourrait être dépasse ou le transforme en objectifs d’apprentissage.
globale pour la matière « français ».
La notion de gratuité, essentielle, bien sûre, trouve
sa place dans l’étude de textes mais aussi dans le travail
d’entraînement collectif, dans celui de correction réciproque de
l’orthographe et celui d’amélioration des textes en collaboration
avec des camarades.
Autonomie, liberté, envie, créativité, lien permanent
avec l’expression; l’élève est toujours en progression car s’il
avance lentement en orthographe, il peut se rattraper en
expression écrite, en expression orale, en expression corporelle
ou théâtrale ou bien encore en lecture.Tout entraînement ou toute évaluation orale est, le plus souvent possible,
E l’objet de création, d’expression et de déplacements.
V
Ainsi, par exemple, pour la notion simple de ‘‘a’’ et ‘‘à’’ en orthographe, les
A élèves sont invités à se mettre autour de la classe. Ceux qui sont sûrs de connaître
peuvent passer en premier et proposer leur phrase improvisée (ou leur petit texte) L
dans laquelle interviennent ces ‘‘a’’ et ‘‘à’’ sur un thème donné par un élève.
U Ils expliquent le pourquoi et retournent à leur place, d’où ils seront attentifs
éventuellement pour valider ou invalider ce qui viendra.A
Les suivants présentent à leur tour leur petite création : si c’est juste, ils
T font de même. Si ça n’est pas exact, ils ont droit à un autre tour, ce qui leur permet
de réfléchir et d’ajuster en écoutant les autres. S’ils ne savent pas ils font de même.I
Quelques rares élèves peuvent ne pas avoir intégré la notion en fin de
O séquence, ils seront pris en charge par un élève-ressources de leur choix et
proposeront de se faire évaluer oralement quand ils seront prêts… un autre jour.N
Tous ceux qui ont réussi ce passage, éventuellement au tableau pour
clarification, obtiennent cette micro-unité orale.
O
L’évaluation écrite leur donnera une autre micro-unité; la correction du
R texte lui-même en collaboration avec des camarades leur en apportera une
supplémentaire; la mise au propre aussi; la présentation du même texte avec A
enrichissement par procédés de style pertinents peut aussi en apporter une autre;
L enfin le traitement de ce même texte à l’ordinateur sur leur fichier personnel
d’orthographe peut en apporter une dernière.EE
V
A
L
Pour résumer concrètement cette pratique de l’orthographe, on peut
dire qu’elle s’est forgée en partie en réflexion sur la méthode « Bled », utilisée U
des années durant mais qui pour être utile a montré ses limites.A Le processus de création est incomparable pour ce qui est de la
mémorisation et de l’attention, très supérieur dans son efficacité à tout processus T
automatique et répétitif, aussi littéraires que fussent les emprunts de phrases I
dans les exercices à trous.
Les logiciels ont le même handicap mais ils ont l’avantage de la O
gratification, de la correction ou de l’explication immédiates et peuvent être des N outils incontournables pour l’entraînement.
Autre exemple, plus complexe, toujours en orthographe, discriminer O ‘et’, ‘est’,‘es’, ‘ai’, ‘aie’, ‘ait’, ‘haie’, ‘hé’. Pour cet exercice oral un minimum de
temps sera laissé pour faire un brouillon rapide. Les élèves qui seront prêts se R
présenteront devant la classe et chacun produira son improvisation, A éventuellement en donnant la justification. Ce qui permet aux autres d’affiner leur
création et, à leur tour, de passer.L
ESous réserve de n’être ni sanctionnée par une note, ni d’être préparée
mais surtout de se faire rare, la dictée est un exercice global d’une grande richesse
à de nombreux points de vue.
Le seul fait de la mobilisation d’attention pour l’écrire, cela mérite
l’obtention d’une micro-unité, doublée après correction et mise au net.D Pourquoi?... Après lecture d’une publicité pour un manuel « Apprendre
l’orthographe en s’amusant » ou quelque titre approchant, dans une revue syndicale
I d’enseignants, nous avons correspondu avec l’auteur et l’avons félicité de sa manière
d’envisager les choses. Cependant son propos se fixait, avec beaucoup de culture,
essentiellement sur l’orthographe des mots. Nous lui fîmes remarquer que sur un C
échantillon d’environ deux cents copies de dictées sur plusieurs niveaux de classe
le pourcentage élevé des erreurs étaient principalement de deux sortes : T
 confusion E dans les terminaisons en ‘‘é’’ ( é, és, ée, ées, ai, ait, ais, aient, er, ez )
ou celles en ‘‘i’’ (i, ie, ies, is, it, ient )
E ou encore celles en ‘‘u’’ ( u, ue, us, ues, ut, uent )
 et fautes d’inattention.
Son approche n’était certes point inutile mais elle restait pour une large part
inopérante. C’est la raison de la répétition insistante, permanente, de correction
réciproque et de mise au net prises en compte dans la pratique des micro-unités.GRAMMAIRE EFFICIENTE
Troisième exemple : le C.O.D….
Celui-ci est envisagé, comme toutes les notions de grammaire, sous
l’aspect de l’expression.
L’entraînement proposé portera donc ici
 sur la répétition expressive du complément d’objet direct
 ou sur l’accumulation de COD noms ou groupes du nom
 ou l’accumulation de subordonnées complétives
 ou sur la reprise du COD
 ou encore son expansion.
La séance peut démarrer et se dérouler comme précédemment.
Ce peut être l’exemple rencontré dans une étude de texte qui donne
lieu à cet entraînement ou bien l’exemple donné par le professeur lequel trouve
le moment venu de cette étude. Toute opportunité se doit d’être saisie.
Les problèmes de discrimination du COD se poseront et seront
résolus au cours du passage des élèves et l’étude d’une nouvelle unité
s’imposera naturellement pour une autre séance : le complément d’agent…
avec expansion, répétition expressive, accumulation, reprise…TEXTES LIBRES
La priorité est donnée à la lecture devant la classe des textes
libres produits par les élèves autant qu’il est nécessaire.
Souvent les applaudissements apprécient le travail ou l’originalité
de cette expression qui donne lieu à l’obtention de plusieurs micro-unités,
dont, si c’est la volonté de l’élève, une pour enrichissement par des
procédés de style pertinents, une autre pour correction de l’orthographe et
du français en collaboration avec ses camarades, une autre pour mise au
propre et une autre pour traitement du texte à l’ordinateur dans son fichier
personnel « Recueil de mes productions littéraires personnelles et
collectives ». La mise en page de ce texte et son impression en apportent
une supplémentaire.
L’affichage de ces créations libres, éventuellement sobrement
illustrées et agrandies en A3 est une puissante incitation à écrire de
nouveau.