Syllabus - Cours des études de sécurité nationale n° 7
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Syllabus - Cours des études de sécurité nationale n° 7

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COLLÈGE DES FORCES CANADIENNESCOURS DES ÉTUDES DE SÉCURITÉ NATIONALECESN 7SYLLABUSCollège des Forces canadiennes215, boulevard YongeToronto (Ontario)erCFC 453 1 Novembre 2004AVANT-PROPOS1. Le Collège des Forces canadiennes (CFC) est un établissement national qui se consacre àl’instruction militaire professionnelle selon les différents types de conflits, particulièrement auxniveaux opérationnel et stratégique. Le CFC a pour mission de former des officiers qui serontaffectés à des postes supérieurs de commandement ou d’état-major au sein des Forces cana-diennes (FC), ainsi qu’au sein de formations et d’états-majors de pays alliés.2. Le programme de perfectionnement professionnel des officiers des FC se divise en quatrepériodes de perfectionnement. Au cours des première et deuxième périodes de perfectionne-ment, on offre une formation et une instruction de base aux élèves-officier/aspirants de marine etaux officiers subalternes. La troisième période vise l’instruction militaire professionnelle desofficiers du grade de major/capitaine de corvette et de lieutenant-colonel/capitaine de frégate. Leperfectionnement dispensé au cours de la quatrième période s’adresse aux colonels/capitaines devaisseau et aux généraux/amiraux. Le présent syllabus porte sur le Cours des études de sécuriténationale (CESN), offert pendant cette dernière période.3. Le CESN vise l’étude de la guerre et des opérations autres que la guerre au niveau straté-gique. Le programme ...

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COLLÈGE DES FORCES CANADIENNES
COURS DES ÉTUDES DE SÉCURITÉ NATIONALE
CESN 7
SYLLABUS
Collège des Forces canadiennes
215, boulevard Yonge
Toronto (Ontario)
erCFC 453 1 Novembre 2004AVANT-PROPOS
1. Le Collège des Forces canadiennes (CFC) est un établissement national qui se consacre à
l’instruction militaire professionnelle selon les différents types de conflits, particulièrement aux
niveaux opérationnel et stratégique. Le CFC a pour mission de former des officiers qui seront
affectés à des postes supérieurs de commandement ou d’état-major au sein des Forces cana-
diennes (FC), ainsi qu’au sein de formations et d’états-majors de pays alliés.
2. Le programme de perfectionnement professionnel des officiers des FC se divise en quatre
périodes de perfectionnement. Au cours des première et deuxième périodes de perfectionne-
ment, on offre une formation et une instruction de base aux élèves-officier/aspirants de marine et
aux officiers subalternes. La troisième période vise l’instruction militaire professionnelle des
officiers du grade de major/capitaine de corvette et de lieutenant-colonel/capitaine de frégate. Le
perfectionnement dispensé au cours de la quatrième période s’adresse aux colonels/capitaines de
vaisseau et aux généraux/amiraux. Le présent syllabus porte sur le Cours des études de sécurité
nationale (CESN), offert pendant cette dernière période.
3. Le CESN vise l’étude de la guerre et des opérations autres que la guerre au niveau straté-
gique. Le programme d’études couvre aussi le commandement, le leadership et la gestion, ainsi
que le perfectionnement des habiletés intellectuelles et professionnelles des officiers dans
d’autres domaines des études stratégiques.
4. Dans le présent syllabus, on décrit en détail les objectifs de perfectionnement professionnel des
officiers supérieurs qui doivent être atteints dans le cadre du CESN en plus de fournir des renseigne-
ments généraux sur les activités particulières proposées à l’appui de chacun de ces objectifs. Le sylla-
bus est publié tous les ans sous l’autorité du commandant du CFC. Il est basé sur les objectifs
d’apprentissage, approuvés par le Comité du programme d’études du CFC, et sur la Description des
exigences militaires fondamentales, approuvée par le Quartier général de la Défense nationale.
Adresser toute suggestion de modification au directeur des études stratégiques (directeur de la
période de perfectionnement 4) au CFC.
5. De plus amples renseignements sur le CFC peuvent être obtenus dans le Manuel du Collège
des Forces canadiennes (CFC 205) et sur le site Web du CFC à http://www.cfc.forces.gc.ca/.
iSYLLABUS DU COURS DES ÉTUDES DE SÉCURITÉ NATIONALE
CESN 7
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE ARTICLE SUJET
Avant-propos
1 HISTORIQUE DU PROGRAMME
101 Histoire du cours
102 Apprentissage actif
103 Niveaux d’apprentissage
104 Version modifiée du système d’enseignement dirigé d’Oxford
105 Cadre pédagogique
2 INTENTION DU PROGRAMME
201 But du CESN
202 Résultats et objectifs d’apprentissage
Annexe A Domaines d’études et résultats d’apprentissage
Annexe B Objectifs d’apprentissage
3 MÉTHODOLOGIE DU PROGRAMME
301 Conférence-discussion en groupe d’études (LD)
302 Conférence (LE)
303 Séminaire (SM)
304 Mémoires de recherche (RP)
305 Étude de cas (CS)
306 Exercice (EX)
307 Voyage d’études (FS)
308 Exercice dirigé (TU)
309 Lectures préparatoires
4 PROGRAMME D’ÉTUDES DU PROGRAMME
401 Structure du programme d’études
402 Études sur l’art d’être officier (OF)
403 Études de gestion stratégique (SM)
404 Études stratégiques (SS)
Annexe A Codes du programme d’études
Annexe B Activités du programme d’études
iiCHAPITRE ARTICLE SUJET
5 ORGANISATION DU PROGRAMME
501 Programmation
502 Recherche et temps de préparation
503 Groupes d’études
504 Évaluation des stagiaires
505 Accréditation
Annexe A Aperçu de l’horaire du CESN 7
iiiCHAPITRE 1 — HISTORIQUE DU PROGRAMME
Nous devons apprendre les uns des autres, premièrement parce que nous avons
tous un bagage considérable derrière nous et deuxièmement parce que, à mon
avis, ce n’est qu’en examinant ouvertement d’un œil critique nos idées respectives
que nous ferons surgir la vérité. [...] Pendant votre séjour ici, personne ne vous
obligera à travailler et la raison en est bien simple : si une personne doit se faire
dicter sa conduite, c’est qu’elle ne vaut pas la peine d’être dirigée. [...] Ainsi,
vous serez votre propre élève et, tant que vous ne saurez pas comment apprendre
1par vous-même, vous ne pourrez pas apprendre des autres.
— Le maj-gén J.F.C. Fuller
101. HISTOIRE DU COURS
1. La mise sur pied d’un cours sur la sécurité nationale au Canada a été proposée pour la
première fois par le mgén Rowley dans le rapport sur le perfectionnement professionnel des
officiers qu’il publiait en 1969. Dans son rapport, il envisageait l’établissement d’un cours d’une
durée de sept mois, assorti d’un programme d’études axé sur les problèmes de politique et de
sécurité nationales, les facteurs scientifiques, politiques, économiques et militaires exerçant une
incidence sur le Canada et les autres États, ainsi que sur la place qu’occupe le Canada sur la
scène internationale. Il y soulignait la nécessité de préparer les officiers du grade de colonel, les
hauts fonctionnaires de l’État et les représentants d’autres milieux de la société canadienne à
assumer une plus grande part de responsabilité dans la conduite des affaires nationales en leur
permettant d’étudier les problèmes de sécurité nationale.
2. Dans un rapport sur le perfectionnement des officiers paru en 1988, le lgén Evraire recom-
mandait la mise sur pied d’un centre des études de sécurité nationale permettant aux généraux et aux
officiers supérieurs d’aborder tous les aspects des études de sécurité nationale. Notamment, il avait
proposé l’établissement de l’ancien Cours du Collège de la Défense nationale, ainsi qu’une série de
cours d’études de sécurité nationale de courte durée.
3. Dans le rapport du Comité de révision du perfectionnement des officiers, publié en 1996, le
lgén Morton a de nouveau mis en avant l’idée d’établir un cours officiel. Même si les auteurs de ces
trois rapports proposaient des cours différents quant à la durée et à l’organisation, ils s’entendaient
néanmoins sur un point, soit sur la nécessité de mettre sur pied un programme officiel d’instruction
sur les principes du commandement, l’application de la doctrine et l’interrelation des divers champs
d’intérêt militaire et politique.
4. Après le dépôt du Rapport Morton en 1996, on a formé un groupe de travail sur le perfection-
nement professionnel des officiers, auquel on a confié la tâche d’étudier les recommandations for-
mulées dans le rapport. Pour donner suite au rapport, on a alors constitué un comité d’experts chargé
de développer la Description des exigences militaires fondamentales des officiers et de préciser les
besoins des officiers du grade de colonel ou capitaine de vaisseau et de général ou d’amiral en ma-

1Tiré de la première conférence du major-général JFC Fuller en prenant la relève du poste de commandant du Col-
lège d’état-major de l’armée de Camberley, en janvier 1923. Relaté dans : Fuller, J.F.C. Memoirs of an Unconven-
tional Soldier, London, UK : Nicholson & Watson, 1936, pp 417-418. (355.3310942 F9 1936)
1-1/4tière d’instruction. Ces travaux ont permis de confirmer le besoin d’établir des programmes d’études
officiels sur la guerre à l’intention des officiers supérieurs et ont abouti à la mise en œuvre du Cours
supérieur des études militaires (CSEM) et du Cours des études de sécurité nationale (CESN). Le
premier CSEM a débuté en septembre 1998 et était suivi du premier CESN en janvier 1999.
102. APPRENTISSAGE ACTIF
Le cadre pédagogique du CESN repose sur une démarche d’enseignement axée sur
l’apprenant. Dans la mesure du possible, on met l’accent sur l’apprentissage actif en encoura-
geant l’apprenant à participer plutôt qu’à adopter des stratégies passives d’apprentissage telles
que la lecture et les conférences. Les participants au cours sont mis au défi de penser de façon
critique et analytique sur les enjeux auxquels doivent faire face les forces armées en général et
les FC en particulier. L’expérience acquise tient en grande partie du fait que les stagiaires sont
appelés à adopter des points de vue (présentés sous forme d’études formelles) sur un sujet donné,
puis à les défendre de manière à résister aux analyses critiques, raisonnées et spécialisées. La
souplesse pédagogique constitue un principe fondamental de la philosophie du cours.
103. NIVEAUX D’APPRENTISSAGE
1. L’orientation du CESN relève en grande partie du domaine cognitif — c’est-à-dire
qu’elle vise la compréhension de l’information, l’organisation des idées, l’analyse des données,
la mise en application des connaissances, la sélection d’une solution parmi différentes possibili-
tés et l’évaluation d’idées ou d’actions. Le CFC fait appel à une hiérarchie d’apprentissage à six
niveaux s’inspirant de la Taxonomie des objectifs d’apprentissage de B.S. Bloom. On présente
ci-dessous une description des six niveaux d’apprentissage. Cet ensemble hiérarchisé va du
simple rappel des acquis et passe par différents niveaux d’un degré d’abstraction et de com-
plexité croissant, jusqu’au niveau le plus élevé, soit celui de l’évaluation.
a. Acquisition des connaissances (niveau 1). Il s’agit du rappel de notions déjà
apprises (faits ou théories) se présentant essentiellement suivant une même struc-
ture.
b. Compréhension (niveau 2). Ce niveau consiste à percevoir des liens, des concepts
ou des abstractions au-delà des connaissances antérieures. Il requiert habituelle-
ment un effort de transposition, d’interprétation et d’extrapolation de tendances à
venir.
c. Application (niveau 3). Il s’agit de la capacité d’utiliser les connaissances acqui-
ses dans des situations nouvelles et concrètes, y compris d’appliquer des règles,
des méthodes, des concepts, des principes, des lois et des théories.
d. Analyse (niveau 4). Ce niveau vise la capacité de séparer les parties constituantes
d’information de manière à en éclaircir la structure hiérarchique, y compris définir
les parties, analyser les rapports entre les parties et élucider les principes
d’organisation sous-jacents.
e. Synthèse (niveau 5). C’est la capacité de réunir des parties afin de former de
nouveaux modèles ou de nouvelles structures, par exemple une communication
1-2/4particulière (un thème ou un discours), un plan d’action (une proposition de re-
cherche) ou un ensemble de relations abstraites (un système de classification de
données).
f. Évaluation (niveau 6). Il s’agit de la capacité de formuler des jugements sur la
valeur de l’information utilisée dans un but précis. L’apprentissage sur ce chapi-
tre se situe au plus haut niveau de la hiérarchie du domaine cognitif, parce qu’il
fait appel à des éléments de chacun des niveaux précédents en plus d’exiger de
l’apprenant qu’il formule consciemment des jugements de valeur à partir de critè-
res clairement définis.
104. VERSION MODIFIÉE DU SYSTÈME D’ENSEIGNEMENT DIRIGÉ D’OXFORD
1. Pour atteindre le plus haut niveau de la hiérarchie cognitive, les apprenants doivent es-
sentiellement participer à des activités axées sur l’apprentissage actif et l’apprentissage par
l’expérience. Bien qu’il faille imposer aux apprenants quelques expériences d’apprentissage
relativement passives, par exemple des conférences structurées, pour leur transmettre de
l’information, les stagiaires consacrent la majeure partie de leur temps à se préparer en vue des
séminaires, des études de cas et des exercices et à y participer. Pour instaurer l’environnement
d’apprentissage actif, le CFC utilise une version modifiée du système d’enseignement dirigé
ed’Oxford, établi à l’origine aux universités d’Oxford et de Cambridge au milieu du XVII siècle.
2. Dans la version modifiée du système en usage au CFC, on met l’accent sur le groupe
d’études — qui compte normalement huit ou neuf stagiaires et un directeur de groupe d’études
supérieur (DGES). Comme c’est le cas pour le système d’enseignement d’origine, le directeur
de groupe d’études supérieur (DGES) fait très peu appel aux méthodes d’enseignement structu-
rées. Il a pour rôle d’offrir un encadrement aux membres du groupe d’études, de surveiller le
progrès des stagiaires et, en rencontrant régulièrement les stagiaires, de leur donner une rétroac-
tion. Contrairement au système d’enseignement d’origine, les participants ne sont pas entière-
ment libres de rejeter l’information présentée par leurs supérieurs. Même s’il s’agit d’une
version modifiée, il n’en demeure pas moins que l’esprit du système d’origine, soit offrir un
environnement favorable et stimulant de discussion et d’apprentissage, est respecté.
3. Pour les séminaires et les études de cas, les stagiaires ont à leur disposition les spécialis-
tes en la matière (SEM); ce principe s’apparente d’ailleurs peut-être davantage au système
d’Oxford. Les spécialistes auxquels on fait appel font partie du corps professoral du Collège
militaire royal du Canada ou d’établissements universitaires choisis. Bien que l’objectif soit
toujours d’amener les stagiaires à apprendre par eux-mêmes et à apprendre les uns des autres, ces
SEM jouent un rôle essentiel en ce sens qu’ils orientent les efforts de recherche de manière à ce
que le peu de temps dont on dispose soit employé à bon escient.
4. L’instauration d’un climat sain dans les groupes d’études est essentielle à l’efficacité du
système d’enseignement. Les stagiaires sont des officiers aux antécédents et aux compétences
diversifiés, et les groupes d’études offrent une tribune où les officiers peuvent débattre, avec
leurs collègues, des idées présentées dans les lectures suggérées, les conférences et les voyages
d’études. Ce genre d’interaction entre les participants au cours, et plus précisément la mise en
commun d’idées et d’expériences, est indispensable dans l’expérience d’apprentissage. En effet,
1-3/4un groupe d’études efficace est un groupe où tous les membres travaillent ensemble et partagent
leurs connaissances, leurs expériences et leurs opinions. Quoique la capacité d’exprimer ses
idées clairement et succinctement soit une habileté appréciable, dans un groupe d’études effi-
cace, les participants sont aussi capables d’écouter. En effet, une personne qui sait écouter se
montre sincèrement intéressée à comprendre les points de vue qui lui sont présentés et estime
que les idées des autres ont du mérite et du poids.
5. De la même façon, si l’on veut que le groupe d’études offre un contexte efficace
d’apprentissage, on doit absolument mettre en valeur et respecter la contribution de chacun de
ses membres. Tous les participants apportent à la discussion leur propre point de vue unique et
doivent permettre aux autres de le faire et les y encourager. En fait, on tire davantage de leçons
des personnes avec lesquelles on est en désaccord que des personnes qui partagent son point de
vue. Toutes les perspectives méritent qu’on s’y attarde et doivent être examinées si l’on tient à
étudier une question à fond. Il incombe à chaque stagiaire d’écouter les idées exprimées et de les
confronter à ses propres points de vue et connaissances. En confrontant ses idées avec celles des
autres, on finit souvent par changer son propre cadre de référence. On intègre de nouveaux pa-
ramètres à son cadre personnel et réorganise ses propres schémas conceptuels en fonction des
nouvelles idées reçues ou, à tout le moins, des nouvelles idées reconnues. Dans l’ensemble, en
changeant sa perception, on devrait parvenir à mieux comprendre diverses expériences et cir-
constances. C’est justement cette ouverture d’esprit et cette capacité d’adaptation à l’égard des
idées nouvelles et, parfois, contradictoires, qui constituent des qualités essentielles chez les lea-
ders supérieurs.
105. CADRE PÉDAGOGIGUE
En somme, le cadre pédagogique instauré pour le CESN vise à permettre aux stagiaires
de parfaire leur capacité d’analyse critique et leurs habiletés intellectuelles. L’accent est mis sur
l’apprentissage actif et la participation entière de tous les stagiaires dans un environnement ou-
vert et favorable. Le rôle du Collège consiste à fournir cet environnement; les membres du cours
doivent, pour leur part, tirer pleinement profit de l’occasion exceptionnelle qu’ils ont d’étudier
leur domaine et, parallèlement, d’améliorer leurs capacités intellectuelles.
1-4/4CHAPITRE 2 — INTENTION DU PROGRAMME
201. BUT DU CESN
Le but du CESN vise à préparer les généraux, les colonels/capitaines de vaisseau préala-
blement choisis et les civils ayant un grade équivalent à des responsabilités de leadership au
niveau stratégique dans le cadre de l’élaboration, de l’orientation et de la gestion de la sécurité
nationale et de la politique de défense afférente. L’accent est mis sur le niveau stratégique, et
l’étude porte sur les thèmes du commandement et du leadership, de la politique de sécurité natio-
nale, de la gestion stratégique, et des opérations stratégiques.
202. RÉSULTATS ET OBJECTIFS D’APPRENTISSAGE
1. Afin d’atteindre le but du programme, le CESN comprend un certain nombre d’activités
variées — des conférences-discussions, des études de cas et des exercices. Bien que la descrip-
tion des exigences militaires fondamentales — Gen forme la base de ce qui est enseigné dans le
cadre du CESN, ces exigences ont été davantage développées par un Comité d’experts en 1996
de sorte qu’aujourd’hui, le programme du CESN comporte des domaines d’études, des résultats
et des objectifs d’apprentissage ainsi qu’un programme d’études. À la base du programme du
CESN se trouve les cinq domaines d’études et les 27 résultats d’apprentissage qui énoncent briè-
vement la portée du CESN. Ensuite, les objectifs d’apprentissage fournissent plus en détail ce
qui doit être enseigné. Le programme d’études du CESN est donc basé sur les objectifs
d’apprentissage pour qu’ainsi, à la fin du cours, le Collège puisse être assuré que les stagiaires
ont vraiment reçu les connaissances et l’information nécessaires dont ils ont besoin pour satis-
faire aux exigences futures.
2. Les objectifs d’apprentissage sont révisés après chaque cours et par conséquent, le pro-
gramme d’études du CESN est mis à jour. Cette révision est basée sur l’information provenant
des stagiaires, les recommandations du directeur des études stratégiques, des directeurs de
groupe d’études supérieurs et du personnel du CESN, une révision de toute recommandation
pour une mise à jour faite aux exigences militaires fondamentales — Gen et toute autre informa-
tion qui comprendra l’information validée par la Section de l’assurance de la qualité du CFC.
Annexes :
Annexe A Buts du programme et résultats d’apprentissage
Annexe B Objectifs d’apprentissageANNEXE A
CHAPITRE 2
SYLLABUS DU CESN 7
DOMAINES D’ÉTUDES ET
RÉSULTATS D’APPRENTISSAGE
DOMAINE D’ÉTUDES 1 — ÉTUDES SUR L’ART D’ÊTRE OFFICIER
Perfectionner la capacité des officiers supérieurs d’évaluer et de mettre en pratique les principes
de commandement, de leadership et de gestion au niveau stratégique, et d’évaluer et de caractéri-
ser l’éthos militaire.
Série Résultats d’apprentissage Niveau
d’apprentissage
N101 Analyser les concepts, les théories et les techniques du comman- 4
dement et les mettre en pratique au niveau stratégique
N102 Évaluer les concepts, les théories et la rétroaction 6
d’autoévaluation du leadership afin de rehausser le leadership
personnel
N103 Analyser les théories et les principes de leadership, et leur appli- 4
cation efficace au niveau stratégique
N104 Analyser les théories et les pratiques de l’éthique 4
N105 Comprendre les besoins et l’interaction des FC et des médias 2
dans les opérations
DOMAINE D’ÉTUDES 2 — ÉLABORATION DE LA POLITIQUE STRATÉGIQUE
Approfondir la compréhension qu’ont les officiers supérieurs des facteurs, tant internes
qu’externes au Canada, qui influencent la formulation des politiques de sécurité du Canada et
évaluer les réglementations sur la mise en œuvre de ces en stratégie militaire, plans
ministériels et opérations des Forces canadiennes.
NiveauSérie Résultats d’apprentissage
d’apprentissage
N201 6Évaluer la politique de défense et de sécurité canadienne actuelle
N202 Évaluer l’organisation, les rôles et les concepts d’exploitation du 6
MDN et des FC
N203 Évaluer et mettre en pratique la stratégie militaire 6
N204 Évaluer les contrôles du recours à la force militaire dans les opé- 6
rations domestiques et internationales
N205 Évaluer et mettre en pratique la doctrine interarmées et interalliée 6
au niveau stratégique
2-A-1/3