CAHIER PRIMAIRES 2010
20 pages
Français

CAHIER PRIMAIRES 2010

-

Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres
20 pages
Français
Le téléchargement nécessite un accès à la bibliothèque YouScribe
Tout savoir sur nos offres

Description

  • redaction
33es Rencontres Henri Langlois Festival international des écoles de cinéma TAP – scène nationale / 1 boulevard de Verdun – 86000 POITIERS T. +33 (0)5 49 03 18 90 / F. +33 (0)5 49 03 18 99 Mél : / Séance écoles primaires 2010 CAHIER PÉDAGOGIQUE Rédaction : Alexandra TOPOREK
  • film d'animation sur le site
  • sites du festival
  • site du festival
  • festival international des écoles de cinéma tap
  • réalisé par émilien davaud
  • excellent lexique des métiers du cinéma d'animation en volume
  • animation couleur
  • ours
  • école primaire
  • ecole primaire
  • écoles primaires
  • écoles primaire
  • couleur
  • couleurs
  • film
  • films

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 46
Langue Français

Exrait


Séance écoles primaires 2010
CAHIER PÉDAGOGIQUE


Rédaction : Alexandra TOPOREK
es33 Rencontres Henri Langlois
Festival international des écoles de cinéma
TAP – scène nationale / 1 boulevard de Verdun – 86000 POITIERS
T. +33 (0)5 49 03 18 90 / F. +33 (0)5 49 03 18 99
Mél : festival.rihl@tap-poitiers.com / www.rihl.org Sommaire

Miramare page 3
Hinterland page 5
Orsolya page 7
D’une rare crudité page 9
page 11 Benigni
Le Gardien de phare page 13
Le Garçon qui voulait être un lion page 15
Mobile page 17
Stanley Pickle page 19
AUTOUR DES FILMS


Avant la projection
À partir des titres et des images des films de la séance, se demander quelles histoires vont êtres racontées.
En fonction des nationalités des films, retrouver les pays concernés sur une carte.

Après la projection
Faire raconter et/ou écrire aux enfants ce qu’ils ont compris du film.
Leur faire raconter l’histoire.
Se demander les raisons du choix des différents titres et en chercher d’autres possibles.
Demander aux enfants de décrire ou de dessiner une image du film, un personnage, un élément, puis
confronter les écrits ou dessins et discuter de ce que chacun a vu.
Réfléchir aux différences et points communs entre les films vus, au niveau des sujets, des couleurs, des
techniques…
Regrouper les films sur la notion du changement, de la métamorphose : évolution dans le temps (cycle
végétal) et prise de conscience (grandir, vieillir, mourir - pousser, mûrir, pourrir - sortir d’un monde
protégé pour s’ouvrir vers l’inconnu).

D’autres documents pour vous aider
Vous trouverez un excellent Lexique des métiers du cinéma d’animation en volume présentant de façon
ludique les différents métiers que l'on trouve sur le tournage d'un film d'animation sur le site :
www.lequipee.com
Un cahier pédagogique indépendant sur le film Stanley Pickle est également téléchargeable sur le site du
Festival : www.rihl.org/educ_cahiers.php
Miramare

Réalisé par Michaela Müller
Animation en couleur, 8 min
Academy of fine arts Zagreb, Croatie


Pitch : Sur les côtes méditerranéennes, là où les touristes se relaxent tandis que les immigrés
cherchent une vie meilleure, deux enfants sentent rapidement que la réalité a très peu à voir avec
la belle vie au camping…

Présentation du film : Avec une technique assez singulière d'animation (la peinture sur
verre), Michaela Müller fait glisser l'histoire de quelques touristes suisses profitant de la côte
espagnole à la découverte par des enfants d'une réalité cachée mais pourtant existante : celle des
immigrés clandestins.

Description
Le film joue beaucoup de la couleur pour nous faire changer d'univers et d'état d'esprit. La
couleur crée trois « univers » différents dans le film :
■ L'univers du touriste, avec de jolies couleurs. Les parasols rougeoyants, la mer d'un bleu
intense, les glaces aux couleurs gourmandes. Un monde de couleurs où rien ne vient perturber
le vacancier encadré par une sécurité omniprésente (les vigiles avec les chiens à la sortie du
camping, le maitre nageur et son sifflet qui surveille les baigneurs, les barricades qu'il est
interdit de franchir dans un sens comme dans l'autre).
■ L'univers de la nuit en bleu/noir et rouge pour la tente. Lorsque l'on quitte la plage pour le
foyer de vacances (la tente, la voiture).
■ La zone interdite, où les couleurs ont disparu au profit de teintes grisées qui viendront
contaminer l'univers des touristes : les couleurs de la plage sont de plus en plus ternes au fil
du film, et l'on termine sur la scène de nuit sur l'autoroute. Ce gris permet de souligner le
caractère sombre de la situation (des gens ont quitté leur pays pour l'Espagne où ils sont mis à
3 l'écart de la société).

En assombrissant peu à peu le film, la réalisatrice nous fait comprendre que les enfants prennent
conscience de la situation : le panneau d'interdiction, les vigiles armés, la cabane et l'homme qui
y vit.


Pistes pédagogiques
La petite fille passe la frontière entre le monde des touristes et le monde des immigrés
clandestins. La frontière ? Qu'est -ce que cette notion évoque aux enfants ? Et le mot clandestin ?
Le mot immigré ? Aujourd'hui les frontières européennes sont ouvertes à tous ses ressortissants
(la famille suisse peut se rendre en Espagne sans soucis) mais il reste dans le monde de
nombreuses frontières, à quoi servent-elles ?
4
Hinterland

Réalisé par Jakob Weyde et Jost Althoff
Animation couleur, 9 min
HFF Konrad Wolf, Allemagne


Pitch : Pour se divertir, un ours civilisé s’achète un I-Pod. Mais c’est un plaisir de courte durée :
un corbeau s’empare de l’appareil. Lancé à la poursuite de l’oiseau à travers forêt et montagne,
l’ours revient à l’état sauvage.

Présentation du film : Un ours, sur une île résidentielle, qui écoute du Mozart dans son
fauteuil… Voilà une image bien amusante que nous offre le début d'Hinterland ! Un ours qui
s'ennuie en 3D (l'ours est une marionnette sur l'île) pour devenir un ours libre, en harmonie avec
« sa nature » en 2D (il est dessiné dans la forêt).

Description
Le film se divise en deux parties :
■ La première partie sur l'île avec l'ours « domestique ». En volume (marionnette), l'ours vit
dans une petite maison, porte un jogging, va découvrir les joies du baladeur numérique. Il est
civilisé. Il poursuit le corbeau en voiture et finit dans l'eau.
■ La deuxième partie, dans la forêt avec l'ours sauvage. Peu à peu, il se débarrasse de ses
attributs humains (t-shirt, baskets…) et se remet à marcher à quatre pattes. Il est dessiné au
crayon. Il n'est plus en volume mais toujours dans un décor en 3D (arbre, montagne…).

Par ce choix de changement d'animation, on peut se dire que l'animation marionnette, moins
naturelle, demandant plus de préparation (structure en fer à recouvrir de tissus et autres
matières) correspond à l'ours civilisé, tandis que le crayon, plus immédiat, naturel et brut sert
mieux la représentation de l'ours sauvage.

5 Pistes pédagogiques
Quels sont les éléments qui donnent à l'ours une allure humaine ?

L'ours est représenté avec différentes techniques d'animations. Diviser la classe en plusieurs
groupes. Chaque groupe possède du matériel différent (craies grasses, crayons de couleur,
peintures, matières papiers et tissus…) mais tous doivent représenter un ours dans une forêt.
Observer les différents résultats.

Dans le film, on entend trois morceaux de musique classique de style assez différents qui peuvent
être écoutés en classe :
■ Mozart : L'enlèvement du Sérail, « Bassa selim lebe lange! ».
■ Dvorak : La Symphonie du nouveau monde (Symphonie n°9 en mi mineur), op 95
I:Adagio Allegro molto.
■ Franz Schubert : Winterreise – Die Krähe (corbeau en allemand !).

Lors des courses poursuites dans la forêt, l'ours se retrouve confronté à la beauté des paysages.
Evoquer avec les enfants des peintures de paysages. À travers une série de tableaux, se
questionner sur comment représenter la nature. On proposera :
■ Paysage fluvial avec la parabole du semeur (1557) de Bruegel,
■ Le Moulin de Rembrandt (1650),
■ Le Voyageur contemplant une mer de nuages de Caspar David Friedrich (1818), dont la
scène de l'ours en haut de la falaise semble être inspirée,
■ Le Dernier voyage du Téméraire de William Turner (1839),
■ Les Coquelicots de Claude Monet (1873),
■ Champ de blé avec cyprès de Vincent Van Gogh (1890),
■ Vues de Paris de Marc Chagall,
■ et pour finir une photo Brie, France, Juin 1968 de Henri Cartier-Bresson.
6
Orsolya

Réalisé par Bella Szederkenyi
Animation noir et blanc, 8 min
Moholy-Nagy University of Art and Design Budapest, Hongrie


Pitch : Un brusque changement dans le corps d’Orsolya lui fait voir le monde sens dessus
dessous. Comment va-t-elle s’y prendre pour s’adapter à cette situation ?

Présentation du film : C’est le monde à l'envers ! Orsolya, tête en bas, essaye de se frayer
un chemin dans un monde qui a bien du mal à l'accepter telle qu'elle est. Et si la solution était
d'arrêter de vouloir vivre comme les têtes en l'air et se faire des amis au ras du sol…

Description
Belle animation en noir et blanc au crayon, Orsolya est un film qui met en avant deux éléments
de mise en scène, l'un sonore, l'autre visuel :
■ La voix-off, avec son léger accent hongrois, nous raconte l'histoire de cette jeune femme.
Narrateur extérieur, on finira par apprendre à la fin que c'est la voix de l'homme qu'elle
rencontre sous le lit : son amoureux. La voix-off au cinéma permet d'accentuer l'idée de récit,
de renvoyer aux contes, comme dans les films tels que Alice de Jan Svankmejer, Princesse
Bride de Rob Reiner ou encore L'histoire sans fin de Wolfgang Petersen.
■ Dès le début du film, on découvre des images inversées, des images vues à l'envers. C'est ce
que voit Orsolya. On peut parler d'un point de vue subjectif : on voit ce qu'elle voit (le psy, la
boite de nuit…). En partageant sa vision du monde, il est plus facile de comprendre sa
situation, de se mettre à sa place.




7 Pistes pédagogiques
Le monde à l'envers, Orsolya vit la tête en bas. Sa vision du monde est bien différente de la
nôtre. Proposer aux enfants de dessiner leur monde à l'envers. Imaginer comment on voit les
choses la tête en bas. On est autorisé à mettre la tête en bas mais attention aux tricheurs :
interdiction de retourner sa feuille !

Dans le film, une voix nous raconte l'histoire d'Orsolya. À qui appartient cette voix ? Imaginer
l'histoire de l'homme sous le lit, et l'écrire à la première personne (comme si vous étiez cet
homme) ou comme si c'était Orsolya qui racontait son histoire.

Travailler sur le noir et blanc, avec du fusain ou du crayon de papier. Travailler sur la notion de
dégradé.
8
D’une rare crudité

Réalisé par Émilien Davaud, Jérémy Mougel et Marion Szymczak
Animation couleur, 8 min
Supinfocom Arles, France


Pitch : Dans une nature presque extraordinaire, les jours et les saisons passent. Les légumes et
les fruits subissent continuellement le cycle de la vie.

Présentation du film : Avec son titre ironique, D'une rare crudité semble pratiquer un
humour noir qui humanise des végétaux pour mieux les faire souffrir par la suite. En leur donnant
un visage humain, on en appelle à la sympathie de spectateur, qui suit le quotidien d'un jardin
potager. L'histoire de tomates rougissantes, de fleurs sentimentales, de poires et pommes de
terre impassibles, qui, victimes de l'homme ou de l'usure du temps seront appelées à murir…
mourir… pourrir… rien de plus.

Description
Dans ce film, nous suivons cinq types de végétaux :
■ Les fleurs coquettes et charmeuses qui se font la cour, qui tentent d'attraper des abeilles et
qui sont les premières victimes de la sècheresse.
■ Les tomates moqueuses et rondouillardes.
■ Les poires nonchalantes, victimes désignées des corbeaux.
■ Les nénuphars qui, malgré leur flottaison, restent des végétaux reliés à la terre comme en
témoignent leurs racines qui les empêchent de remonter à la surface lorsque le niveau de l'eau
dans la mare augmente.
■ Les pommes de terre impassibles, gros visages sans corps et sans expression.

À travers ces cinq groupes c'est cinq rapports végétaux/éléments qui nous sont présentés.
9 La fleur est ancrée dans la terre, elle est entière et unique là où le pied de tomates produit
plusieurs spécimens suspendus dans le vide pour le pire et le meilleur. Les poires, elles, sont
rattachées à l'arbre. Plus hautes, elles observent le jardin. Les nénuphars vivent dans le milieu
aquatique tout en gardant un lien avec la terre. Les pommes de terre, quant à elles, investissent
le milieu sous-terrain où elles se développent dans le silence étouffé de la terre.


Pistes pédagogiques
Le film nous montre le cycle qui régit la vie des végétaux. Revenir sur les différentes étapes de
croissance (graine, pousse, éclosion, dessèchement…), les éléments qui aident cette croissance
(le soleil, la lumière, l'eau et l'homme) et ceux qui la desservent (chaleur, vent, intempéries,
mauvaises herbes, insectes nuisibles…).

Rechercher les noms des couleurs associées aux fruits et légumes : vert pomme, rouge framboise
-cerise-tomate, jaune bouton d’or, etc.

On pourra travailler sur les portraits du peintre italien Arcimboldo, dont les peintures était basées
sur le dessin de végétaux qui, rassemblés, composaient des visages.

Imaginer une histoire dont le héros serait un légume, un fruit ou une fleur, quel type d'aventure
pourrait-il vivre ? Quels ennemis pourrait-il avoir? Quels dangers pourrait-il surmonter ?

10

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents